logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

11/09/2017

Pierre-Alain Mannoni : Un humaniste au tribunal

thumbnail_large-37515.jpg

https://www.politis.fr/articles/2017/09/pierre-alain-mannoni-un-humaniste-au-tribunal-37515/

 

Pour avoir accompagné des migrants jusqu’à Nice en voiture, Pierre-Alain Mannoni a été relaxé dans un premier temps, mais le procureur a fait appel. Verdict le 11 septembre.

Le poing levé, le sourire inaltérable, Pierre-Alain Mannoni sort abasourdi mais heureux du tribunal correctionnel de Nice, le 6 janvier 2017 : le juge a acté sa relaxe. Deux mois plus tôt, il comparaissait pour aide au séjour et à la circulation de migrants ayant franchi la frontière franco-italienne. Le premier acte d’un acharnement judiciaire. Car le procureur de la République a fait appel : il l’accuse d’être un passeur, et même un militant. Originaire d’Île-de-France, Pierre-Alain Mannoni se retrouve professeur de géographie à l'université de Nice Sophia-Antipolis.
Le bord de mer lui permet de poursuivre ses recherches en écologie marine au CNRS, mais la mentalité dominante de la Côte d'Azur ne lui correspond pas vraiment.
 
Il sympathise avec de jeunes paysans qui descendent de la vallée de la Roya pour vendre du fromage de brebis, et découvre alors l'altruisme des habitants de l'arrière-pays niçois.
 
Lorsque les migrants arrivent par milliers à la frontière franco-italienne en 2015 ...

 

POLITIS HUMANISTE 001.jpg

« Nous soutenons la mobilisation du 12 septembre »

Couverture de l’Hebdo Politis N°1468 

par Collectif

thumbnail_large-37537.jpg

Photo : LOIC VENANCE / AFP

Des élus et des responsables nationaux de diverses forces de gauche, écologistes, réaffirment leur soutien aux mobilisations syndicales et politiques à venir contre la réforme du code du travail.

Nous l’avions dit ensemble dès le mois de juin : « Nous refuserons une loi Travail bis par ordonnances ! » 

Aujourd’hui, nous soutenons la journée de lutte intersyndicale du 12 septembre ainsi que toutes les mobilisations syndicales et politiques à venir contre la politique de casse sociale de Macron. Aujourd’hui, les forces de gauche et écologistes se rassemblent et agissent contre les nouveaux visages de la droite libérale.

Après la loi El Khomri de 2016, le président Macron annonce un plan de casse sociale en 18 mois pour renverser les principes du Code du travail, réduire les libertés syndicales, diriger lui-même l’assurance-chômage en menaçant les droits des sans-emplois, augmenter la CSG pour fiscaliser la Sécurité sociale, briser les acquis du Conseil national de la résistance. De plus, il veut gouverner par l’austérité, baisser les budgets sociaux (APL, emplois aidés…) et ceux des collectivités territoriales. Il veut montrer son autorité pour imposer les disciplines financières et diriger l’Europe libérale.

Il ne faut pas le laisser faire !

On nous dit que Macron avait mis le Code du travail dans son programme et qu’il faut l’appliquer. Mais jamais un tel projet n’a été rendu public avant l’élection. Et la véritable démocratie exige aussi le respect de la démocratie sociale, l’écoute des salarié-es, des syndicats, des associations.

La véritable démocratie demande un débat public contradictoire, et non de passer en force par des ordonnances ou par le procédé du 49-3 comme en 2016. Le gouvernement prétend qu’il faut aller vite. En réalité, il veut limiter ou supprimer le débat social et politique.

A peine élu, le gouvernement commence par réduire le rôle de ses députés à être au service du pouvoir exécutif. En même temps qu’un coup d’état antisocial, il y a aussi un coup porté à la démocratie. C’est logique : libéralisme et autoritarisme vont de pair. Emmanuel Macron est un président qui veut tout diriger d’en haut.

La Vème république monarchique continue et s’aggrave. Ce n’est pas ce que voulaient nos concitoyens au printemps. La popularité en chute libre du président le prouve.

Nous sommes donc aux côtés des salarié-es, des précaires, des chômeurs.

Nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui comprennent très bien que leurs emplois pourront être supprimés avec des facilités accrues, des compensations très réduites, même lorsque les chefs d’entreprises licencient de manière frauduleuse.

Nous refusons qu’on puisse négocier dans les petites entreprises sans passer par les syndicats. Nous refusons que le chef d’entreprise puisse imposer un pseudo-référendum pour imposer son point de vue, alors que les salarié-es sont dans une situation de domination et de peur des représailles et des licenciements.

Nous nous élevons contre la possibilité ouverte de licencier une personne qui verrait son contrat de travail modifié sans son consentement, sous prétexte d’un accord de compétitivité.

Il est inadmissible que les Institutions représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène et sécurité et conditions de travail-CHSCT), fruit d’une histoire sociale très longue, soient fusionnées en un seul organisme, avec moins d’heures octroyées aux élu-es du personnel pour les préparer.

Il est scandaleux que le CHSCT, institution qui permet de protéger les conditions de travail, la santé, d’alerter en cas de dangers, de dénoncer les maladies professionnelles, soit réduit à la portion congrue, voire quasiment supprimé.

C’est donc bien un coup d’état antisocial qui est annoncé, assorti de mensonges.

Il n’est pas vrai que la réduction des droits sociaux permet de lutter contre le chômage : les instituts d’analyse économiques officiels le reconnaissent (OCDE).

Faciliter les licenciements ne sert qu’à une chose : rendre les situations de travail plus angoissantes, et renforcer la sécurité pour les actionnaires, alors que les profits du CAC 40 dépassent déjà 50 milliards en 2017.

Nous avons des contre-propositions :

  • Protéger contre les licenciements par une sécurité sociale professionnelle, permettant la protection des droits, du salaire, des qualifications ;

  • Libérer la parole dans le travail par le droit de se réunir avec les syndicats, de débattre des horaires, de la santé, des techniques employées, des postes à créer ;

  • Valoriser l’autonomie des travailleurs-euses à l’opposé d’ubérisation sauvage ;

  • Réduire la durée du travail, garantir la semaine de 35 heures sans flexibilité, vers les 32 heures pour réduire massivement le chômage ;

  • Promouvoir une nouvelle politique industrielle, ainsi que le développement des services publics, répondant aux besoins sociaux et aux impératifs écologiques.

Préparons l’alternative !

Les premiers signataires

Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat ; Clémentine Autain, Ensemble - député France Insoumise ; Guillaume Balas, député européen, Parti socialiste (PS) ; Jean- Claude Branchereau, Gauche démocratique et sociale (GDS) ; André Chassaigne, député et président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale ; Éric Coquerel, coordonnateur du Parti de gauche (PG) député France Insoumise, conseiller régional IDF ; Isabelle de Almeida, en charge des relations avec les syndicats au Parti communiste français (PCF) ; Caroline De Haas, militante féministe ; Dominique Deharbe, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Gérard Filoche, bureau national du PS ; Lucien Jallamion, secrétaire général de République et socialisme (RS) ; Marianne Journiac, secrétaire national santé RS ; Philippe Juraver, secrétaire national du PG, entreprises et luttes sociales ; Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ; Anne Hessel Lecarpentier, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Sarah Legrain, secrétaire nationale du PG ; Nicole Lozano, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Jean-Claude Mamet, équipe d’animation nationale d’Ensemble ! ; Jean-Alain Mazas, Gauche démocratique et sociale ; Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble !, conseillère régionale Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP) ; Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble ! ; Éric Thouzeau, conseiller régional socialiste ; Philippe Reig, (RS) ; Simone Sebban, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Patrice Siard, secrétaire général adjoint de RS ; Danielle Simonnet, coordinatrice du PG, conseillère de Paris ; Paul Vannier, secrétariat national PG ; Marie-Christine Vergiat, députée européenne (groupe Gauche unie européenne) ; Marie-Pierre Vieu, en charge des relations extérieures au PCF.

06/09/2017

MOBILISATION LE 12 SEPTEMBRE CONTRE LA REGRESSION SOCIALE SAUCE MACRON

 

Affiche-Macron-Urif.jpg

Mobilisation

12 septembre à 14 h  ... 17 h 00


Syndiquez-vous en ligne



Bienvenue à la CGT

Comme plusieurs dizaines de milliers de salarié-e-s qui l’ont fait, vous envisagez de rejoindre la CGT.
Quelles que soient vos motivations, vous exprimez ainsi la volonté de ne pas rester isolé-e, d’être acteur, actrice de votre avenir, de prendre en main vos revendications.

Pour vous syndiquer, veuillez remplir et valider le formulaire ci-dessous.

Le paiement en ligne proposé est sécurisé.
Votre adhésion devient effective dès l’enregistrement du paiement.
Dans les meilleurs délais, la CGT trouvera le syndicat en charge de vous accueillir.

Dans l’attente de cette affectation définitive, vous serez rattaché-e à une structure nationale d’accueil provisoire qui vous garantira l’accès aux droits communs aux adhérents de la CGT.

 
  • Les champs marqués d’une astérisque (*) sont obligatoires

  • Vous souhaitez * :
  • État civil
    • Date de naissance :

 

  • Votre situation professionnelle
  • Votre entreprise
    • Les champs ** sont obligatoires uniquement si votre situation professionnelle est Actif-ve

    • Renseignement figurant sur la fiche de paie. Les éléments communiqués sur votre entreprise nous serviront à transmettre votre adhésion vers l’organisation CGT la plus proche pour vous accueillir et vous orienter

  • Votre cotisation
    • Les champs *** sont obligatoires uniquement si vous souhaitez vous syndiquer

    • Vous serez très prochainement contacté-e par la CGT

    • En validant, vous devrez confirmer votre paiement.

 

Être syndiqué-e à la CGT ouvre des droits :

Droit de participer et de décider

La CGT fait le choix de la démocratie. Elle décide de ses orientations avec les syndiqué-e-s. Ses adhérents sont regroupés dans des syndicats qui sont les organisations de bases de la CGT.
Être citoyen dans le syndicat est au cœur de la vie syndicale : donner son opinion, débattre et participer à la prise de décision, s’impliquer dans la vie syndicale, y exercer des responsabilités si on le souhaite ;

Droit de se former

La formation syndicale est un droit pour tous les salariés et les privés d’emploi, qu’ils soient syndiqués ou non, sous réserve que la formation soit dispensée par une organisation syndicale représentative.

Chaque salarié a le droit de s’absenter 12 jours par an en formation syndicale. Toutefois le total des jours d’absence annuel dans une entreprise est limité (par exemple : 36 jours pour 50 salariés et 60 jours pour 100 salariés). La CGT revendique l’augmentation de ces droits.

Les modalités sont similaires dans les secteurs public et privé, même si elles se réfèrent à des bases législatives différentes (Code du travail pour le secteur privé, statuts pour les fonctionnaires ou les entreprises publiques).

La différence porte sur la couverture salariale de l’absence : il n’y a pas de perte de salaire dans le secteur public. Pour le privé, sauf en cas d’accord d’entreprise, la compensation est souvent très faible. La CGT revendique la prise en charge intégrale des salaires pour tous.

La CGT ambitionne la participation de tous les syndiqués à la formation syndicale dès leur adhésion.

La CGT propose plusieurs types et niveaux de formation, de caractère général ou spécifique, ouverts à tous les syndiqués, qu’ils aient ou non des responsabilités syndicales.

Ces formations sont organisées, selon les cas, à différents niveaux : l’entreprise, local régional, national…

Pour en savoir plus : Formation Syndicale

Droit à l’information

La CGT dispose d’une presse confédérale dont l’objectif est d’être utile à la réflexion de chacun-e pour se forger son opinion, participer à l’échange collectif pour décider ensemble.
Ouverte sur le monde du travail, utile pour solidariser les intérêts de tous, construire les luttes qui unissent au plan local et national, européen et mondial.
- Ensemble, mensuel adressé à l’ensemble des adhérents de la CGT.
- La NVO et NVO.fr, le bi-média pour tous les syndiqué-e-s.
- Options, mensuel pour les ingénieurs, cadres, techniciens.
- Vie Nouvelle, 6 numéros par an pour les retraités.

Nos journaux

Pourquoi une cotisation syndicale ?

La cotisation syndicale versée régulièrement par le syndiqué matérialise son appartenance à la CGT et constitue un élément vital au financement de l’activité de toute la CGT, du syndicat qui mène l’action à l’entreprise jusqu’à la Confédération. Elle garantit son indépendance à l’égard du patronat et des pouvoirs publics.

De combien ?

La cotisation fixée statutairement à 1 % du salaire net est un principe d’égalité. Chaque adhérent cotise proportionnellement à ses revenus.

Pour une gestion pratique et régulière, la CGT, ses organisations pratiquent et encouragent le prélèvement automatique des cotisations syndicales.

En savoir plus sur la CGT

Pour connaître notre histoire, nos statuts, nos revendications, les textes de notre Congrès..., reportez-vous à la rubrique : la CGT en page d’accueil.

Pour connaître les coordonnées des Fédérations (branches professionnelles) et des organisations territoriales, reportez-vous à la rubrique : notre réseau en page d’accueil.

 

 

 

MILITANTS FO : GROGNON RALEURS

Il ne se gêne même plus. Après avoir refusé d’appeler à manifester le 12 septembre et ce, avant même la publication des ordonnances par le gouvernement, Mailly, interrogé à la sortie de la présentation à Matignon des ordonnances, s’est moqué avec le plus grand mépris des syndiqués de FO qui voudraient manifester : « Je ne suis pas un PDG, je suis un secrétaire général qui a un mandat. C’est toujours arrivé dans l’histoire de FO, il y a des grognards fidèles et des grognons râleurs ; bon ben, il y en a qui font partie toujours des grognons râleurs, c’est leur droit d’exister ». Celui-ci a même cru bon d’ajouter : « Heureusement que nous avons fait notre travail syndical sinon, depuis le mois d’août, les ordonnances auraient été publiées et tout le monde pleurerait aujourd’hui ».

C’est toujours arrivé dans l’histoire de FO, il y a des grognards fidèles et des grognons râleurs ; bon ben, il y en a qui font partie toujours des grognons râleurs, c’est leur droit d’exister

Des déclarations qui ne surprennent même plus venant d’un dirigeant syndical bien plus proche du gouvernement et du patronat que des travailleurs. Celui-ci est, par exemple, un ami de longue date de la ministre du travail et ex-DRH de Danone, Muriel Pénicaud. Lors des négociations, Mailly n’hésite pas à conseiller Macron sur sa réforme en le tutoyant.

« Après son élection, Emmanuel Macron m’explique vouloir s’attaquer au Code du travail rapidement pour ne plus avoir à y revenir après, raconte ainsi Jean-Claude Mailly à Challenges. De mon côté, je lui ai dit : "Je te demande de lancer une véritable négociation et de mettre tout sur la table lors des discussions. Et surtout, n’oublie pas que nous avons des lignes rouges". Il m’a répondu : "OK, les ordonnances seront pour septembre et essayons la concertation" ».

De plus, Mailly peut s’appuyer sur Stéphane Lardy, l’ancien négociateur de FO, au gouvernement, qui est passé directement de l’organisation syndicale au cabinet de la ministre du travail

Je te demande de lancer une véritable négociation et de mettre tout sur la table lors des discussions

Mailly s’adressant à Macron

Aux côtés de la CGT durant la loi travail première version, Jean-Claude Mailly assume désormais son statut de traître au grand jour et est devenu l’une des pièces maitresses de Macron pour faire passer la casse du code du travail. Une trahison qui ne semble pas être du goût de nombreuses unions départementales, certaines fédérations, ainsi que de nombreux militants FO, qui ont déjà appelé à préparer la manifestation du 12 septembre. Une mobilisation qui devra être la plus nombreuse possible pour enfin rabattre le caquet du meilleur majordome du gouvernement et du MEDEF.

Crédits photos : AFP

 

Le syndicat FO 44 vient d’annoncer ce matin qu’il se joindrait aux autres organisations syndicales.

Les syndicats donnent rendez-vous à Nantes à 14 h 30, place du Commerce, à 10 h devant la mairie de Saint-Nazaire et à 11 h devant la mairie de Châteaubriant.

Ordonnances : les six manières par lesquelles les licenciements seront facilités

 

Les ordonnances sont maintenant présentées et chaque page ouverte est synonyme d’une mauvaise nouvelle pour les salariés. Outre les suppressions d’acquis des salariés, l’autre projet de ces ordonnances est simple : faciliter les licenciements. Tour d’horizon des outils du patronat pour vous licencier.

Le plafonnement des indemnités prud’homales

Une des premières façons de faciliter les licenciements, c’est le plafonnement des indemnités que peut recevoir un employé qui fait reconnaître aux prud’hommes que son licenciement était « abusif ». La mesure, qui était la ligne rouge de la CFDT au printemps 2016, permet tout simplement au patron de votre entreprise de prévoir quel sera le coût de votre licenciement, même s’il est « sans cause réelle ni sérieuse ». En effet, auparavant, les tribunaux pouvaient condamner un employeur à n’importe quel montant pour réparer les préjudices causés. Aujourd’hui, le plancher baisse de 6 à 3 mois de salaires avec deux ans d’ancienneté et un mois de salaire en dessous. Le plafond est fixé à vingt mois de salaire pour trente ans d’ancienneté, avec une grille inscrite dans la loi.

La réduction du temps de recours aux prud’hommes en cas de licenciement

De surcroit, le recours aux prud’hommes pour faire reconnaître son licenciement comme « abusif » sera réduit par les ordonnances, de 24 mois à 12 mois. Le MEDEF espérait faire passer ce chiffre à 6 mois, ce qui n’a finalement pas eu lieu. La réduction de ce temps de recours est une aubaine pour les entreprises, qui vont pouvoir ainsi réduire le nombre de procès pour licenciements abusifs. En effet, l’accès inégal aux ressources juridiques des personnes licenciées en empêche beaucoup de porter plainte dans les temps, ne sachant pas que leur licenciement était illégal.

L’employeur ne sera plus obligé de motiver le licenciement sur la lettre de licenciement

Autre disposition des ordonnances : la direction d’une entreprise licenciant un de ses employés ne sera pas obligée de motiver le licenciement sur la lettre qui lui notifie la rupture du contrat. Pour pouvoir avoir un motif de licenciement, le salarié sera obligé de demander celui-ci à son employeur, qui sera légalement obligé de le faire. S’il n’y a pas de cause de licenciements formulée, le licenciement ne pourra pas être reconnu comme « abusif » par les prud’hommes, empêchant donc le salarié d’avoir droit à ses indemnités. Officiellement, l’employeur sera obligé de répondre au salarié qui lui demandera le motif de son licenciement. Mais dans les faits, il est très probable que l’employeur refuse et fasse pression sur le salarié en question, refusant tout simplement de lui donner officiellement le motif de son licenciement.

La redéfinition du périmètre d’appréciation de la cause économique du licenciement

Aujourd’hui, pour mettre en place un plan social, la direction d’une entreprise doit justifier de sa mauvaise santé au plan global, c’est à dire en tenant compte des résultats de toutes les filiales et au niveau mondial. Les ordonnances veulent réduire ce périmètre aux résultats nationaux, permettant ainsi aux entreprises de mettre en place de grands licenciements dans les usines françaises s’ils estiment que celles-ci ne sont pas assez rentables. En effet, il sera très facile pour une entreprise de faire passer des bénéfices dans d’autres filiales à l’étranger pour montrer qu’une usine est en difficulté et justifier ainsi les licenciements.

Le refus de reconnaissance d’un accord d’entreprise

Lors de la signature d’un nouvel accord collectif, le salarié peut refuser d’y adhérer. Actuellement, ce refus équivaut à un licenciement économique, ce qui permet à l’employé d’avoir un contrat de sécurisation professionnelle (CSP), un dispositif réservé aux salariés licenciés dans le cadre d’un plan social. Le CSP donne un certain nombre de droits notamment une indemnité chômage plus importante et un meilleur suivi de Pôle emploi. Cependant, avec la nouvelle réforme qui prévoit de renforcer le rôle des accords d’entreprises, le gouvernement a décidé de supprimer tout simplement ce droit et de faire passer les salariés qui refuseraient un nouvel accord dans le cadre d’un licenciement traditionnel. Seul « droit » : celui de se voir crédité 100 heures dans son compte personnel de formation.

L’arme fatale du patronat : les ruptures conventionnelles collectives

Finalement, le dernier outil que veulent mettre en place les ordonnances présentées par le gouvernement Philippe est l’élargissement des ruptures conventionnelles individuelles à l’échelle collective. Il sera ainsi beaucoup plus facile de déguiser un plan social, notamment les « plans de départ volontaire » en rupture conventionnelle collective, supprimant au passage les droits des salariés concernés par les plans sociaux.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique