logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

24/02/2017

JL MELENCHON : "NE PAS SE FAIRE TROP D'ILLUSIONS"

Rencontre avec Hamon. Mélenchon appelle à ne pas trop "se faire d’illusions"

  • Même s'il s'est déclaré ouvert à une rencontre avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon prévient qu'il ne faut pas compter sur une "carabistouille à la sauce Verts-PS".
    Même s'il s'est déclaré ouvert à une rencontre avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon prévient qu'il ne faut pas compter sur une "carabistouille à la sauce Verts-PS". | AFP

Jean-Luc Mélenchon a prévenu ce vendredi qu’il ne faudrait « pas trop se faire d’illusions » sur le résultat d’une rencontre avec Benoit Hamon qu’il a présentée comme un geste de « bonne volonté » à l’égard des électeurs.

Le candidat de la France insoumise s’est réjoui devant les journalistes « de voir que le fait qu’il ait dit que la porte n’était pas fermée a été entendu » par Benoit Hamon qui a répondu ce vendredi matin favorablement à la demande de rencontre « dimanche ou lundi » formulée par Jean-Luc Mélenchon.

« Il ne faut pas qu’on aille non plus ici ou là se faire trop d’illusions, je suis toujours le même homme, aussi exigeant », a-t-il déclaré à l’issue d’un déjeuner avec le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent.

 

 

 

 

« Carabistouille à la sauce Verts-PS »

 

 

 

« Je le fais avec bonne volonté. Ce ne serait pas compris qu’on n’ait pas cette démarche […] Les gens ont besoin de comprendre », a-t-il indiqué.

 

« Mais il ne faut pas trop compter sur nous pour une carabistouille à la sauce Verts-PS », se disant un peu « amusé » de la reconstitution d’une « majorité PS-Verts de 2012, ce qui n’est pas de la première fraîcheur ».

À ses côtés, Pierre Laurent, que Benoit Hamon a proposé d’associer à cette rencontre tout comme Yannick Jadot, a indiqué que pour les communistes « la boussole restait l’exigence d’un contenu qui garantisse une politique de changement ». Il a indiqué ne pas avoir connaissance du texte d’accord Jadot-Hamon, déplorant un manque « de transparence ».

 

**

*

"Faut pas compter sur nous pour aller faire l'appoint d'une force politique

qui a du mal à remonter sur le cheval"

Jean-Luc Mélenchon

à franceinfo

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Qu'iraient faire les Insoumis dans cette galère ?

L'UNION POUR QUOI FAIRE ? LA SOUPE ??? NON C'EST L'OIGNON et il fait pleurer

 

L' OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE DES ACCORDS PS/EELV

Que vaut l'accord en 4 pages entre le PS et Jadot ? Quelles garanties ce dernier a-t-il reçues ? À part les circonscriptions, bien sûr. Il en faudrait car le bilan de l'accord de 2012 n'est pas brillant.

Voici quelques uns des pires reniements de ce document en 18 pages signé par EELV et le PS en 2012.

Liste partielle de ce qui n'a pas été tenu :

1. séparation des activités de dépôt et de financement et des activités spéculatives
2. limitation de la rémunération des traders
3. plafonnement des frais bancaires
4. interdiction du travail de nuit et des tâches physiques pour les travailleurs de plus de 55 ans
5. rétablir la hiérarchie des normes (merci la loi El Khomri)
6. permettre la présence des salariés et de leurs représentants dans les instances de décision et de rémunérations des grandes entreprises
7. rétablir le repos dominical
8. réaliser l’égalité salariale femmes-hommes
9. retour au barème de l’impôt sur la fortune d’avant 2007
10. réforme de la fiscalité sur les grosses successions
11. mise à plat des niches fiscales et sociales
12. 20% de la surface agricole utilisée en bio (6 % aujourd’hui!)
13. création d’un ministère de la Mer
14. taxe européenne sur les transactions financières de 0,05 %
15. abolition du secret bancaire
16. repenser le rôle et les missions de la Banque centrale européenne (BCE) afin de l’autoriser à racheter des emprunts d’États
17. salaire minimum européen
18. aide publique au Développement à 1 % du PIB d’ici à la fin de la législature
19. reconnaissance de l’État de Palestine
20. droit de vote et éligibilité aux élections locales pour les étrangers résidant en France depuis cinq ans et plus

Alors ? Stop ou encore ? L'obsolescence programmée des accords est une spécialité du PS.

JLM

 

Je n'en reviens pas ... Ouvrez grandes vos mirettes braves gens !...

Qu'iraient faire les Insoumis dans cette galère ?

RENIEMENTS... RENIEMENTS ... EST-CE QUE J'AI UNE GUEULE DE RENIMENTS ?

aurait pu dire Arletty

QUELLE DROLE D'ATMOSPHERE TOUT DE  MEME !

PUJADAS ET SA CLIQUE : JEU DANGEREUX

Conjurer Mélenchon par Le Pen: le jeu dangereux de Pujadas et sa clique

Face à Jean-Luc Mélenchon, hier 23 février, Pujadas et sa clique ont exécuté tous les pas de leur danse habituelle : Poutine, Cuba et surtout, à toutes les sauces et jusqu’à l’écoeurement, Marine Le Pen. Que l’on soutienne ou non le candidat de la France Insoumise, chacun devrait s’inquiéter que France 2 se risque, pour l’abattre, à faire le jeu du Front National. Retour sur une sale soirée.
 

Hasard ou connivence, l’émission tombait au bon moment puisque Yannick Jadot venait d’annoncer au journal de 20h qu’il se retirait de la campagne présidentielle au profit de Benoît Hamon, concluant par un appel vibrant à Mélenchon : parlons-nous, rejoins la grande aventure ! Sous-entendu : Mélenchon refuse de parler. Jadot se mettait ainsi d’emblée au service de la stratégie du PS qui n’a bien sûr jamais eu l’intention de faire alliance avec Mélenchon – on imagine l’apoplexie des Valls, Cazeneuve et autres Cambadélis. Depuis le début, la mise en scène du rassemblement ne vise qu’à marginaliser Mélenchon en le faisant passer pour un mégalomane irréductible. Pujadas et Salamé se font les relais complaisants de cette stratégie mais Mélenchon s’en tire bien : il lui suffit de souligner que c’est lui qui a fait à Hamon, par écrit, une proposition précise à laquelle celui-ci n’a pas répondu. Une lettre « un peu rude » s’empresse de commenter Pujadas. Le coup ne porte pas mais Pujadas prévient : « On en reparlera tout à l’heure, vous verrez ». Il fait référence à l’intervention de Philippe Torreton, proche de Jadot, dont il s’attend à ce qu’il redouble d’exhortations à Mélenchon.

Torreton avait visiblement souscrit à la thèse médiatique selon laquelle le problème réside dans l’égo surdimensionné de Mélenchon : c’est pourquoi il avait prévu de lui lire une page de Giono sur l’altruisme, trait caractéristique des grands hommes. Mais Torreton n’est pas en service commandé : les explications de Mélenchon l’ont convaincu. Puisque ce n’est pas lui qui empêche le rassemblement, il devient inutile de l’y exhorter. Pujadas et Salamé ne l’entendent pas de cette oreille et poussent Torreton à faire la besogne pour laquelle ils l’ont invité avec une telle impudeur que le public éclate de rire. Un coup dans l’eau pour les torpilleurs. Pas de panique, il reste deux cartouches : le binôme Castro/Poutine et surtout l’atout maître, Marine Le Pen.

La séquence Castro/Poutine est introduite par un tour de bonneteau si grossier qu’on peine à y croire. Mélenchon est invité à choisir entre trois images : Castro, Poutine et Amnesty International. S’il avait choisi la première, Pujadas l’aurait bien sûr tancé sur les violations des droits de l’homme à Cuba. S’il avait choisi la deuxième, sur leurs violations en Russie. Mais s’il choisit la troisième – ce qu’il fait – cela revient au même, puisqu’Amnesty International défend les droits de l’homme. Pujadas commence par accuser Mélenchon de n’avoir pas d’intérêt pour les droits de l’homme, ce qui est quasi diffamatoire. Mélenchon proteste et Pujadas d’enchaîner : pourquoi, dans ce cas, ne condamne-t-il pas Poutine ? Bravo l’artiste ! Pour la millième fois, Mélenchon expose sa conception des relations entre la France et la Russie, condamnées à être des partenaires pour préserver l’équilibre du continent.

C’est à François Lenglet qu’il reviendra d’ouvrir la séquence lepéniste. Il arrive avec une paire de Nike pour développer un argument proprement sidérant contre le programme économique de Mélenchon. Ce dernier veut augmenter les salaires mais, la France ne produisant plus rien, les Français n’achètent plus que des produits étrangers ; si l’on augmente les salaires, on ne fera donc qu’augmenter les importations. Jamais Shaddock n’a aussi bien tiré les conséquences de la mondialisation ! Il faut, nous dit Lenglet, se faire une raison : pour préserver la balance commerciale, les Français ne doivent pas acheter davantage à l’étranger qu’ils ne produisent en France et comme il ne s’y produit plus rien, ils ne doivent rien acheter. Il faut donc les maintenir dans la pauvreté pour les en empêcher.

A cela, Mélenchon aurait pu répondre que 80% de l’économie Française est dans son marché intérieur : on ne va pas au restaurant, ni ne se coupe les cheveux, ni ne prend le train, ni ne va au cinéma en Chine. L’augmentation des salaires permettrait donc principalement de relancer l’économie française, d’autant plus que Mélenchon ne se contenterait pas d’augmenter les salaires, il développerait une politique d’investissement dirigée directement vers les TPE/PME : il prend pour exemple le plan « zéro obstacle » pour les handicapés. Certes, l’augmentation des salaires ferait également augmenter les importations de certains produits, mais cette augmentation serait compensée par la diminution d’autres importations, notamment énergétiques, puisque la politique d’investissement de la France Insoumise vise à augmenter l’indépendance énergétique de la France. Lenglet n’y comprend rien. Navré, il agite sa paire de Nike et lève les yeux au ciel. Enfin, à court d’arguments, il dégaine sa carte maîtresse : un comparatif des programmes économiques de Le Pen et Mélenchon qui sont, dit-il, identiques. Question puissante : « Comment expliquez-vous ces similitudes ? »

Mélenchon tentera tant bien que mal de montrer que Le Pen s’est contredite d’innombrables fois sur les questions économiques, ce qui n’est pas surprenant. Le programme de Le Pen vise à accomplir une improbable quadrature du cercle : emprunter des mesures à la gauche pour séduire les classes populaires tout en conservant les mesures de droite qui correspondent à son électorat naturel de commerçants et petits patrons. Eh oui M. Lenglet, ce n’est pas difficile à comprendre : si les programmes de Mélenchon et Le Pen se ressemblent superficiellement, c’est parce que vous avez choisi dans le second ce qu’elle a copié sur le premier. Ce que vous ne dites pas, c’est que Le Pen, prisonnière de son électorat de droite, ne pourrait jamais annoncer qu’elle financera ses mesures sociales par une révolution fiscale : elle est donc réduite à dire qu’elle les financera par la suppression de l’aide médicale aux étrangers, par leur exclusion des minima sociaux et l’exclusion de leurs enfants des écoles. Or cela représente des sommes dérisoires comparées aux dépenses qu’elle annonce. Dites-moi : quand avez-vous entendu pour la dernière fois un journaliste pointer cette incohérence dans le programme du Front National ? Pour moi – et je suis assez masochiste pour regarder les interviews de Le Pen et Philippot – j’ai beau fouiller dans ma mémoire, je n’en ai aucun souvenir.

Lenglet ne voulant rien comprendre, Mélenchon prend le problème par un autre bout : Quand bien même Le Pen et lui auraient le même programme économique, et alors ? La différence fondamentale entre Le Pen et Mélenchon n’a jamais tenu à l’économie mais à la conception de la République. L’une est l’héritière idéologique d’un pétainiste tortionnaire de l’OAS et défend une vision ethniciste de la France fondée sur un racisme qu’elle voile juste assez pour que ses partisans le devinent mais que les journalistes ne l’en accusent pas. L’autre est l’héritier de la conception politique de la nation née de Révolution française, fondée sur l’universalisme des droits humains. C’est ce que finira par rappeler Mélenchon à un Lenglet qui ne semble trouver à cela aucune importance. C’est que pour Lenglet comme pour toute la clique des libéraux hallucinés qui règnent sur les radios et les télés, une seule chose compte : êtes-vous pour le libre-échange ? Aller contre les lois naturelles de la mondialisation, c’est un crime d’une telle gravité qu’aucune différence éthique entre ceux qui les contestent n’a plus d’importance à leurs yeux.

Une grossière inexactitude dans le parallèle établi par Lenglet révéla son idologie dans toute sa pureté : selon lui, Mélenchon comme Le Pen veulent faire racheter la dette de l’Etat par la Banque de France. Mélenchon le corrige. C’est vrai de Le Pen qui est décidée à sortir de l’euro ; pour sa part, il veut changer le mandat de la Banque Centrale Européenne. Lenglet s’écrie : « C’est la même chose ! » La Banque de France et la BCE, c’est la même chose ? Bien sûr que non puisque changer le statut de la BCE doit permettre de sauver l’Europe, tandis que se rabattre sur la Banque de France n’a de sens que dans le contexte d’une sortie de l’euro. C’est en quoi Mélenchon diffère de Le Pen : il a un plan A et un plan B, elle n’a qu’un plan de sortie. C’était si absurde que j’ai mis du temps à comprendre. En définitive, peu importe à Lenglet de quelle banque on parle ; ce qui lui fait pousser les hauts cris, c’est la planche à billets. Le diable de Lenglet, c’est la création monétaire qui permettrait l’investissement public, libérerait les Etats de la tutelle des marchés et provoquerait peut-être même une légère inflation qui aurait pour saine conséquence de réduire la valeur réelle de la dette – mais aussi du capital, au service duquel s’exprime M. Lenglet.

Après Lenglet, entre en scène Karim Rissouli dont la détermination à promouvoir Le Pen fut évidente lorsque Mélenchon fut confronté à madame Valérie Gloriant, restauratrice qui dit avoir fait faillite à cause des migrants. Le choix de cette française lambda ne devait rien au hasard puisqu’elle était déjà apparue à la télévision dans un reportage sur les électeurs frontistes. Malheureusement, madame Gloriant, ayant raconté son histoire, omet l’essentiel ! Cela ne va pas. Karim Rissouli prend donc sur lui de le révéler : de parents communistes, madame Gloriant s’apprête à voter Le Pen.

Il faut mesurer tout ce que la pression exercée par Karim Rissouli a de choquant. Il fut un temps, le Front national était un parti tabou, pour l’excellente raison que c’est un parti fasciste. Ceux qui votaient pour lui n’osaient guère s’en vanter et cette autocensure réduisait la capacité du Front national à s’étendre. Il restait un peu de cette pudeur à Mme Gloriant qui le dit elle-même : son cœur n’est pas avec le Front national. Elle avait envie d’interpeller Mélenchon mais n’était pas venue faire la promotion de Le Pen. Mais Karim Rissouli s’en charge : allons, dites-le que vous votez Le Pen ! N’ayez pas honte ! C’est humain, trop humain, dans les circonstances catastrophiques où nous vivons ! Qui n’en ferait pas autant à votre place ? M. Rissouli, chacun a droit à ses convictions, quelles que soient ses origines. Je ne devrais donc pas vous le dire mais il faut que ça sorte : je trouve désolant de voir un Arabe passer les plats au Front National. Savez-vous que depuis le Brexit, les racistes Anglais se croient tout permis et cassent du Pakistanais au coin des rues? Imaginez-vous ce qui attend les Français d’origine maghrébine si Le Pen l’emportait?

Je veux bien croire que ni Karim Rissouli, ni Léa Salamé, ni David Pujadas ne votent pour le Front national. Je comprends bien que le but de l’émission était de torpiller Mélenchon – Karim Rissouli lui refera pour conclure le petit numéro du rassemblement que Mélenchon qualifiera à juste titre de comédie. Il faut refermer le cercle de la raison : Fillon, Macron et Hamon – car tout le monde sait bien qu’Hamon ne renégociera pas les traités européens et qu’ayant ainsi échoué à se donner les marges de manœuvre nécessaires à une politique écologique et sociale, il finira en piteux avatar de François Hollande. En un sens, qu’une telle énergie soit déployée contre le candidat de la France Insoumise est plutôt bon signe. Mais en utilisant le Front national comme arme contre Mélenchon, Pujadas et sa clique jouent un jeu dangereux : ils contribuent à l’invisibilisation de son fascisme et à la banalisation du racisme et du repli nationaliste qu’ils prétendent combattre.

Et tout ça pour sauver l’Europe du libre-échange ! Mais ils ne se rendent pas compte que l’Europe qu’ils défendent est, sauf transformation profonde, indéfendable. Le Brexit ne leur a pas fait comprendre que plus personne n’accepte de se rendre à la fatalité de la mondialisation malheureuse. Ils ne réalisent pas qu’il n’y a plus aujourd’hui, à plus ou moins long terme, que deux possibilités : voir l’Europe radicalement refondée par la gauche ou la voir dissoute par l’extrême droite. Si la seconde est si prêt de l’emporter, leur aveuglement en est une cause majeure.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

BONJOUR BENOIT !

" Mon intention est de faire cesser la partie de cache-cache

qui dure depuis son investiture"

 

« Bonjour Benoît,

Lors de mon meeting à Strasbourg, j’ai pris l’initiative de te proposer publiquement une rencontre. J’ai proposé la fin de la semaine prochaine compte tenu des rudes obligations de mon calendrier. Tu avais dit que tu me contacterais dès ton investiture. Mais tu n’en as pas eu le temps. Il en résultait un harcèlement de questions exclusivement sur ce thème de la part des médias et il devenait difficile de s’épargner le ridicule d’une situation qui semblait bloquée. Or, elle ne l’est pas de mon fait. J’ai rencontré avec grand plaisir Yannick Jadot à Strasbourg et je te verrai de même. Demain nous allons échanger une première fois, de vive voix.

Pour faciliter notre échange, je voudrai résumer ici ce que j’ai dit sur le sujet à Strasbourg et au cours de divers entretiens.

Ton investiture a exprimé un net désaveu de la politique du quinquennat. Non seulement du point de vue de ton programme mais aussi du fait de la rude sanction qu’a subie le Premier ministre emblématique de cette période qu’est Manuel Valls. À présent tu proposes une convergence de nos forces dans les élections présidentielles et législatives. Je ne crois pas un instant qu’elles puissent s’ajouter sans que de très sérieuses garanties ait été données. Au contraire, des accords d’appareils pourraient bien, hélas, démoraliser et désorganiser ce qui a été rassemblé de part et d’autre.

Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire.

Tu as dit que tu ne faisais aucun préalable même de ta propre candidature. C’est une attitude positive. Mais tu as aussi déclaré qu’en toute hypothèse il y aura un bulletin de vote à ton nom le 23 avril prochain. Que devons-nous retenir ? Nous proposes-tu une candidature unique à l’élection présidentielle ?

En toute hypothèse, il s’agit d’être prêt à convaincre à entraîner et à gouverner. Cela nécessite confiance et cohérence. Sans que cela soit attaché à ta personne ni à ton talent il est évident que dans les sondages ta candidature reste à un niveau extrêmement bas par rapport aux scores traditionnels du PS. C’est cela le bilan de ce quinquennat. Le PS dont tu es le candidat n’est plus en mesure de fédérer les français. Tout est à reconstruire dans notre pays. Veux-tu t’atteler à cette tâche ? Un accord à l’ancienne ne le pourra jamais. D’autant que le quinquennat de François Hollande a montré quel usage un candidat du PS pouvait faire de ses engagements les plus solennels. Je te fais de bon cœur crédit de ta bonne foi. Mais nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole alors même que tu es et restes le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends. Il est donc légitime et honnête que nous te demandions des garanties politiques précises sur ton engagement à rompre avec le quinquennat et son bilan. Comment sans cela parler de quoi que ce soit avec confiance ?

La première garantie concerne le périmètre de la convergence. Nous ne voulons aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement. Pour nous, ce que l’on connait du programme d’Emmanuel Macron est purement et simplement la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande

La seconde garantie concerne ta propre volonté d’assumer la rupture avec la politique du quinquennat et donc l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette « loi-travail » à coup de 49/3.

Mais nous croyons qu’à la rupture doit s’ajouter une volonté positive d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de notre pays. Notre programme comporte 357 mesures. Nous le mettons à la disposition de la discussion. Mais nous croyons que l’essentiel de l’esprit qu’il incarne, en lien avec les enseignements de l’altermondialisme, est à la base du contrat à nouer avec notre peuple. Compte tenu de ce que nous t’avons entendu dire nous croyons qu’il t’est possible de t’avancer largement vers ces positions quitte à ce que ceux qui te combattront de toute façon dans ton parti prennent leur distance !

Garantie de tourner la page de la monarchie présidentielle avec la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature.

Garantie d’ouvrir le chapitre d’un cycle vertueux du partage de la richesse. Je suppose que nous sommes d’accord sur l’augmentation du SMIC et des minima sociaux. Mais il faut ouvrir de nouveaux horizons de progrès social avec l’échelle des salaires et limitée de un à vingt et l’instauration de la sécurité sociale intégrale, et au minimum le retour aux 35 heures réelles comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.

Garantie du changement de la matrice productive du pays avec la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.

Garantie de récupération de l’autonomie économique de notre pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA et organisation de la consultation du peuple sur cet accord. Arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays et passage au plan B en cas d’échec des discussions avec nos partenaires européens pour mettre fin à la politique des traités budgétaires et des semestres européens.

Garantie de l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN avec la sortie de cette alliance militaire et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.

En t’adressant ces lignes, j’ai le sentiment de répondre à une exigence de sérieux et de sincérité dans les relations politiques. Comme la majorité de notre peuple, je n’ai plus aucune confiance dans les accords d’appareils entre partis politiques.

Le mouvement « la France insoumise » s’est constitué sur un programme et une candidature qui le porte. Rien d’autre. Cela nous suffit amplement pour vouloir en convaincre le grand nombre. Mais s’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui nous a regroupé puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite.

Mais je veux dire directement et franchement que je ne saurai composer avec les engagements que j’ai pris, ni faire confiance à la parole du candidat du PS sans garantie ferme et solide de sa part.

Avec l’espoir de t’en convaincre,

bien amicalement,
Jean luc Mélenchon »

Ce message a été publié sur Facebook :

21/02/2017

Les 600.000 canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour éradiquer la grippe aviaire

Capture CANARDS.JPG

Il faut passer à une autre étape : dépeupler l'ensemble des animaux sans dérogation pour démarrer enfin un vide sanitaire", François Lesparre président de la FDSEA des Landes.
Plusieurs voix s'élèvent désormais pour demander un abattage total des canards. Le président du conseil départemental des Landes Henri Emmanuelli, la FDSEA, le CIFOG réclament cette mesure.
**
*
Tous ne partagent pas l'avis selon lequel l'abattage massif est justifié.
Pour Jérôme Cordier, dont la famille entière travaille à l'attrapage, dans les Landes, d'autres solutions auraient pu être trouvées : "pourquoi abattre des bêtes saines ?
Pour les éleveurs, c'est un crève-coeur. Pour le reste de la filière, c'est-à-dire les attrapeurs, les gaveurs, les abattoirs, c'est une catastrophe aussi. Tout le monde va se retrouver au chômage."
Tous les professionnels se rejoignent au moins sur un point : cette nouvelle vague de grippe H5N8 est un constat d'échecs. L'échec du vide sanitaire de l'an dernier.
L'échec des politiques de biosécurité, qui ont demandé des investissements importants aux éleveurs.
L'échec des autorités, disent les agriculteurs, à circonscrire l'épizootie dès les premiers signes.
"C'est vrai qu'aujourd'hui, on n'a pas d'autres choix que d'abattre les canards, mais si les pouvoirs publics avaient réagi un mois plus tôt, nous en aurions perdu 100.000 au lieu d'un million", fulmine Christian Candelon.

Grippe aviaire : 80 "Canards en colère" à Auch

Par Lisa Melia, France Bleu Gascogne et France Bleu jeudi 5 janvier 2017 à 19:26


Les dettes s'accumulent

Jusqu'au 20 janvier, les volailles continueront donc à être éliminées. On abat et on jette. Sont concernées 53 communes des Landes, 6 des Hautes-Pyrénées, 3 des Pyrénées-Atlantique et 88 du Gers, y compris celle où travaille Michael Launet. Il possède trois bâtiments de poulets et un atelier de gavage de 800 places. Aujourd'hui, il cède au désespoir.

Je n'ai pas pu faire les mises aux normes, c'était trop cher. Financièrement, je n'en peux plus, je ne peux plus nourrir ma famille. L'an dernier, j'ai rentré 1.500 euros de bénéfices, alors que les frais fixes continuent de tomber tous les mois. J'ignore complètement de quoi demain et après-demain seront fait. On me demandait 15.000 euros d'investissement, alors que j'ai déjà des dettes de 150.000 euros. Pourquoi continuer ? - Michel Launet

La fin du canard fermier

La plupart des agriculteurs présents devant la préfecture du Gers ce jeudi viennent de petites exploitations indépendantes. Nombreux sont ceux qui blâment les grands groupes et la logique de concentration des volailles. Sébastien Héreau, éleveur à Bergerac, laisse sa colère exploser :

Pourquoi les animaux parcourent-ils des centaines de kilomètres pour être gavés ? Pourquoi l'âge des gavages est-il toujours plus bas ? Certaines volailles arrivent au gavage à onze semaines, elles ont encore du duvet derrière la tête !

On paye la facture de l'agro-industrie. Si ça continue comme ça, dans cinq ans, nous ne mangerons plus de canards fermiers - Sébastien Héreau, éleveur à Bergerac

 

Le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras craint des pertes de l'ordre de 75 à 80 millions d'euros. Beaucoup d'éleveurs attendent encore les 30% restants de leurs indemnités de l'an dernier, alors ils ne sont pas très optimistes concernant les prochaines indemnisations promises par les pouvoirs publics.

Attention, préviennent les agriculteurs, "nous sommes au bord du gouffre, mais nous ne mourrons pas en silence. Nous ferons du bruit".

 

 

Par Frédéric Denis, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Pays Basque et France Bleu lundi 20 février 2017 à 22:12 Mis à jour le mardi 21 février 2017 à 7:23

 Stéphane Le Foll annonce ce matin sur France Bleu Gascogne l'abattage des 600 000 canards encore vivants dans les Landes pour éradiquer la grippe aviaire
Stéphane Le Foll annonce ce matin sur France Bleu Gascogne l'abattage des 600 000 canards encore vivants dans les Landes pour éradiquer la grippe aviaire © Maxppp - Alexandre Marchi

Changement de braquet pour lutter contre la grippe aviaire : tous les canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour en finir avec le virus H5N8. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'annoncera ce mardi face aux professionnels de la filière avicole à Mont-de-Marsan.

Les 600.000 canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour en finir avec la grippe aviaire. Il faut assainir la Chalosse. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'annoncera ce mardi après-midi face aux professionnels de la filière avicole réunis à la Chambre de Commerce et d'Industrie à Mont-de-Marsan.

 "Il faut malheureusement traiter la partie ouest des Landes, la Chalosse" confie Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture sur France Bleu Gascogne.

Henri Emmanuelli, la FDSEA, le CIFOG : beaucoup de professionnels de la filière avicole réclamaient un dépeuplement total des élevages suivi d'un vide sanitaire. Le ministre de l'Agriculture les a entendus. Stéphane Le Foll promet de tout faire pour éviter que des exploitations agricoles ferment à cause de cette crise aviaire. Sur la question des indemnisations, les aides pour les éleveurs touchés arriveront fin mars, début avril. Des avances de trésorerie seront possibles pour les entreprises de l'aval, la partie transformation.

"On ne s'est pas trompé de stratégie" - Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture

Pour Stéphane le Foll, le gouvernement ne s'est pas trompé de stratégie pour éradiquer la grippe aviaire : seul l'abattage est validé scientifiquement, dit le Ministre de l'Agriculture. Il n'existe pas de vaccin.

 

"On ne s'est pas trompé de stratégie" dit le ministre de l'Agriculture

 

Mont-de-Marsan, France

 ****

*

Alexia Sierra a publié une vidéo sur Facebook mercredi, quand les canards de la ferme familiale de Clermont (Landes) ont été abattus à cause de la grippe aviaire. Elle s'adresse directement au ministre de l'Agriculture pour transmettre le découragement des agriculteurs. Déjà plus de 60.000 vues.

Certes la vidéo est un peu floue, on entend le bruit du vent dans le micro, mais en quelques mots Alexia Sierra a su toucher le cœur des agriculteurs de la filière canard dans les Landes.

 

 

 Alexia Sierra devant les bâtiments vides de la ferme familiale à Clermont (Landes)
 

 

La jeune landaise de 25 ans, a publié une courte vidéo sur sa page facebook mercredi matin, alors que les 3.000 canards de la petite exploitation de ses parents à Clermont en Chalosse étaient emmenés pour être abattus dans le cadre des mesures sanitaires contre la grippe aviaire.

De voir ces 3.000 canards partir par principe de précaution, ça m'a pris aux tripes - Alexia Sierra

 

"Je lance une bouteille à la mer pour faire bouger les choses"- Alexia Sierra

Il a répondu : tous les canards, même sains, seront abattus.

C'est sûr ! je boycotterai tout ce qui vient du canard, vendu dans les super marchés.

Il est dit que les Landes sont le plus gros client de la Hongrie

Les Delpeyrat, les Labeyrie iront se faire voir ailleurs que chez moi.

OUI AU CANARD FERMIER ! NON AU CANARD INDUSTRIEL

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique