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16/01/2018

LA LOI IMMIGRATION FAIT DEBAT

 
Je n'ai rien dit...
"Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour dire quelque chose."
 
Pasteur Martin Niemöller   Dachau, 1942.
 
 
 
 
 
 
Ajoutée le 12 janv. 2018
Thomas Guénolé, politologue membre de la France Insoumise, participait au débat du 11/01/2018 dans 24 h Pujadas.
Thème du jour : "Loi immigration : un piège politique pour Macron ?".
Echanges tendus entre les député.e.s FI et LREM...
 
 
Bruno Tonnelier
Je pense que la personne des LREM et celle des LR oublient qu'on parle de personnes, d'êtres humains et de faire des différences entre les personnes qui fuient la guerre et celle qui partent pour des raisons économiques n'est pas bien. Si on devait quitter notre pays pour une des deux raisons, je serais dégoûté d'être accueilli avec autant de violences surtout venant de personnes qui expliquent qu'à une certaine époque leurs grands parents ont émigré. On est pas le pays des droits de l'homme ?
 
 
david albo
Alors je ne sais pas qui est cette femme mais elle est juste insupportable a toujours vouloir avoir le dernier mot afin de placer un ultime élément de langage. C'est indigeste, elle rabaisse le débat et empêche toute discussion de s'élever. Peut être est-ce, finalement, son souhait ?
 
Sodgger
Bizarrement je pense, j'espère ne pas être le seul, mais si ces réfugiés étaient du Canada, de Grèce ou d'Espagne tous ces débats n'auraient même pas lieux, la France est un pays avec un gouvernement raciste.
 
Quand on parlera de personnes au lieu de migrants, on aura déjà fait un pas.
La police parisienne "sympa" qui a distribué des couvertures aux gens qui ont passé la nuit devant l'église de la Madeleine pour être au premier rang aux obsèques de Johnny Halliday, asperge d'eau les migrants à Paris qui dorment sur des bancs. En cette période de l'année asperger d'eau des gens, souvent des familles, c'est l'horreur.
 
daniele Lavin de la lama
elle est hystérique et ça fait peur de voir des gens comme ça défendre l'indéfendable
 
Il était temps que quelqu'un souligne le double discours de Macron. Magnifique dans les paroles, misérable sur les actes. C'est le cas sur ce sujet, mais aussi sur quasi tous les sujets.
 
"Ces derniers mois le président acrobate a surmonté tous les obstacles, celui de la travail, celui de la suppression de l'ISF, celui de la sélection à l'université" En même temps quand la consigne est donnée de ne voter aucun amendement de l'opposition, quand il y a des députés godillos, je ne vois pas ou est la difficulté. Mais c'est tellement mieux de montrer que c'est un exploit.

REVUE DE LA SEMAINE de Jean-Luc MELENCHON ... LE BON SENS

15/01/2018

2. L'INFORMATION vue par A. LANOUX... C'était en 1973 !! et ça continue encore et encore

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(...) Publicité et propagande, plus ou moins larvées, paraissent simultanément avec le fait, et prennent aussitôt les attributs de l'embellissement, du mensonge, tacite ou formulé. Il est certain que nous sommes loin des conditions morales d'une liberté de l'information. De plus en plus loin.

La célèbre dépêche d'Ems ***, vue aujourd'hui, apparaît comme un parfait exemple de ces sortes de manipulations.

Ce n'était pas le faux dont ont parlé les manuels d'origine française, mais une interprétation habile et tendancieuse, par simple condensation de texte. Sans qu'un mot soit ajouté, le sens général a été altéré dans des buts précis par un Bismarck qui connaissait les ressources du journalisme.

Que l'on imagine de nouvelles dépêches d'Ems au temps des satellites, de l'atome et de l'instantanéité, et on ne peut s'empêcher de frémir !

La dépêche d'Ems est l'occasion de la guerre franco-allemande

de 1870-1871.

La dépêche d'Ems est un texte rédigé par le chancelier prussien Bismarck le 13 juillet 1870. Ce texte rendait compte, d'une manière très insolente, de la réponse courtoise mais négative que le roi de Prusse Guillaume Ier qui prenait alors les eaux à EMS, donnait à une entrevue réclamée par l'ambassadeur de France.

(...) La liberté de l'information n'a jamais existé,  mais c'est un fait aussi que les progrès techniques nous en éloignent à une vitesse accélérée. Aussi bien par le gigantisme de la presse, sa recherche du sensationnel, sa volonté de complaire à tout prix, que par les moyens audio-visuels entre les mains des états, quand ils ne sont pas entre les mains d'énormes intérêts privés, l'information arrive à l'informé dénaturée, mêlée inextricablement au commentaire inspiré, sans que se nomme celui qui les oriente. Elle est, en fait, aussi déformatrice qu'informatrice.

Si nous n'y prenons garde, l'homme en proie aux images, traqué dans son intérieur conditionné pour la TV par des voix énormes par leur masse, chuchotantes par l'intimité, rejoint de surcroît par l'imprimé en couleurs - il est question de journal qui s'imprime chez le lecteur vingt-quatre heures sur vingt-quatre - surinformé jusqu'à l'écoeurement, ne sera plus qu'un mouton excédé, le développement monstrueux de l'information ayant fini par en faire disparaître le goût.

Il n'y a hélas, aucune raison d'être optimiste. L'information, qui devrait apparemment servir la liberté par l'enrichissement des éléments de réflexion et de choix, aboutit le plus souvent au contraire. Tous les progrès techniques concourent au recul de la liberté, si l'homme ne prend pas conscience de cette autre pollution. Toucher à la biosphère est un crime contre l'espèce. Il existe une biosphère de la liberté.

La seule issue que l'on puisse entrevoir est dans la prise de conscience collective de ces dangers, dans une vigilance sans faiblesse, et dans une action politique au bon sens de ce terme, au niveau du contrôle des institutions par les hommes pour qui elles sont faites. Mourir pour la liberté, et avant tout pour la liberté de la presse, fut en France le cri de 1793, de 1830, de 1848, de la Commune (du moins à ses débuts). Il reste le cri du démocrate.

A la condition que, dans l'immense bonneteau d'idées qui le troublent, il se rende d'abord compte que la liberté est en péril. Ce n'est pas si facile. Les sociétés d'abondance ont quelque chose d'euphorisant. Le rejet par elles de tout ce qui traumatise l'homme, le froid, la faim, l'angoisse, son enveloppement dans un air où tout est conditionné, à commencer par les idées, lui ôte, sans qu'il s'en aperçoive, l'usage de son libre arbitre. Cela se fait sans douleur, par le seul jeu chatoyant des inventions, réelles ou gadgets, et de leurs conséquences.

Cela se fait aussi par l'habitude. Rien ne surprend plus, ni le supersonique, ni le téléphone télévisé, ni la conservation animée du visage et de la voix humaine.

Mourir pour la liberté, criaient les Quatre Sergents de la Rochelle. Cela leur était facile, ils la voyaient étranglée.

Il va être beaucoup plus difficile à leurs arrière-petits-enfants de vivre pour elle.

Armand LANOUX

achevé d'imprimer le 12 janvier 1973

14/01/2018

1. L'INFORMATION vue par A. LANOUX et le NOUVEAU MEDIA CITOYEN

Ce matin, j'ai tiré des mes étagères, pour le consulter rapidement par temps de pluie, un livre de ma Collection de 1973, "L'HUMANITE EN MARCHE", intitulé L'INFORMATION, préfacé par Armand LANOUX.

 Armand LANOUX,  (né le 24 octobre 1913 à Paris XII, mort le 23 mars 1983 à Champs-sur-Marne),romancier, de l'Académie Goncourt, journaliste, auteur du "Commandant Watrin", de "Bonjour Monsieur Zola", et de la "polka des canons" et "Le coq rouge", "quand la mer se retire".

L Humanite En Marche. L Information, Noir Sur Blanc. de Fonvielle Alquier Francois Et Parmelin Helene.

"Tout ce qui touche à l'information touche à l'homme tout entier, aussi bien dans son comportement personnel, ses goûts, ses passions, ses opinions, que dans son comportement social, économique, commercial (la fameuse pub), et naturellement politique. De même que selon Clausewitz, la guerre n'est que le prolongement du conflit des états en temps de paix, la propagande n'est que la forme politique aiguë de la publicité. Publicité et propagande sont sans solution de continuité. Publicité, guerre de marques, et propagande, guerre d'idéologies, traquent également l'homme.

....

L'information est la plus puissante arme de maniement des opinions. L'audio-visuel a vite centuplé les dimensions du phénomène et sa dernière vague, l'invention des satellites, risque de déborder tous les barrages nationaux. En paix comme en guerre, la conquête du pouvoir passe de plus en plus étroitement par la conquête de l'information. Les successives maîtrises militaires des éléments, la terre, les mers, les airs, cèdent le pas à la maîtrise idéologique des ondes, complément de la fission atomique?.

La dialectique, le matraquage publicitaire, la sémantique, le slogan, sont devenus des moyens de conquête, d'occupation ou de libération, que l'avenir immédiat (avant 1980) va rendre sans commune mesure avec ce que nous connaissons ... Les moyens d'information et du même coup, la quantité d'êtres informés, croissent à la même vitesse que la démographie.

****

(...) Dans le monde en proie à l'information généralisée, que reste-t-il,  non seulement de la liberté individuelle, menacée par les conditionnements, mais de la liberté nationale ? On voit tout de suite que l'adjectif "menacé" est faible. La liberté est déjà altérée par la progression universelle et irréversible des "mass media".

 

(...) C'est l'histoire de l'homme de ce temps, en proie à la modification accélérée de son environnement, et sans cesse condamné à réajuster ses concepts.

Et parmi eux, le plus sensible de tous, le mot liberté. (... )

L'expression liberté de la presse ne suffit plus. C'est pour la liberté de l'information qu'il faut se battre, contre toutes les formes d'une oppression d'autant plus dangereuse qu'elle a pris un caractère viral. Devant la masse immense de l'information pré-orientée déversée sur les hommes, comment ne pas voir que c'est un combat en retraite qu"'il faut soutenir ?

(...) Mais comment ne pas voir que ce progrès technique n'a été accompagné d'aucun progrès dans la garantie de l'objectivité ? Plutôt d'un recul, dû à l'énormité des moyens mis en cause, qui provoque l'écrasement de toutes les nuances.  (...) Les conflits humains ne mettent plus en présence que des salauds et des saints, le Mal et le Bien, le Diable et Dieu. Le fait, base de l'information, est écrasé presque aussitôt dans la façon dont il est cadré, isolé de son contexte, éclairé, commenté, interprété, utilisé. Il n'y a plus de marge de réflexion entre le fait et son interprétation, immédiatement fournie sur des bases de concurrence, de guerre froide ou de guerre chaude.

La conditions première d'une liberté de l'information, c'est que le fait soit relaté aussi précisément et aussi impersonnellement que possible. Après, non point cette objectivité, jamais parfaite, mais cet effort d'objectivité, les opinions sur le fait doivent s'exprimer. Elles font aussi partie -et non la moindre- du système général de l'information. Encore faut-il qu'elles soient loyales, clairement identifiées, et équilibrées par rapport à la diversité des opinions suscitées par le fait. La réflexion sur le fait, plus conforme au génie naturel de l'information imprimée, doit toujours parvenir au citoyen à visage ouvert. (...)

 

 L Humanite En Marche. L Information, Noir Sur Blanc. de Fonvielle Alquier Francois Et Parmelin Helene.

Pour un nouveau média citoyen ?

Des personnalités politiques et de la société civile ont signé un manifeste pour la création d'un nouveau média citoyen. Son lancement officiel est programmé pour le lundi 15 janvier 2018.

Le 25 septembre dernier, le Manifeste pour un nouveau média citoyen a été publié dans le journal Le Monde. Pour rappel, ce journal est édité par le Groupe Le Monde, groupe contrôlé par la société Le Monde libre qui est elle-même détenue par les hommes d'affaires Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ainsi que par le groupe de presse espagnol Prisa.

Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont donc signé ce manifeste qui commence par cette phrase : "Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen·ne·s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ?" Bonne question !

Parmi les personnalités politiques (dont certaines sont membres de la France Insoumise) soutenant ce projet, on retrouve notamment Philippe Poutou, François Ruffin, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère, Pierre Joxe, Eva Joly, Aurélie Filippetti, Adrien Quatennens ou encore Marie-Georges Buffet

Alors pourquoi un nouveau média citoyen "fondamentalement alternatif par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement" comme il est précisé dans le texte de la pétition pour soutenir la création de ce nouveau média ? 

En 2015, Laurent Mauduit (journaliste et cofondateur de Mediapart) a publié son livre Main basse sur l’information! pour dénoncer "l’état de servitude dans lequel sont placés la presse et tous les grands médias d’information, radios et télévisions". Le journaliste de Mediapart explique dans son livre que "tout concourt, y compris la puissance publique, à ce que le système de l’information soit en France totalement – ou presque – verrouillé par quelques grandes fortunes. La presse dans toutes ses composantes : la presse écrite comme la presse audiovisuelle…".

En 2016, Le Monde Diplomatique et  Acrimed ont publié une carte du paysage médiatique français. 

 Médias français - Qui possède quoi ? © Acrimed et Le Diplo

 

 

Comme le souligne Télérama (Groupe Le Monde), cette infographie permet de constater que "la plupart – voire la totalité – des titres de la presse française sont aux mains de grands industriels, plus ou moins proches du pouvoir."

Aude Lancelin, ancienne directrice adjointe de L’Obs publie en 2016 son essai "Le Monde libre" dans lequel "elle raconte son histoire, et au-delà, l’histoire du naufrage consternant de son hebdomadaire, qui se confond avec le naufrage de la gauche socialiste.

Dans son livre, Aude Lancelin - qui a rebaptisé L’Obs en "l’Obsolète"et Laurent Joffrin en "Laurent Môquet" - explique comment Joffrin, directeur de la rédaction, "remplissait les fonctions de garde-barrière de l’orthodoxie de L’Obs" selon les termes d'Acrimed (...)

La relecture ligne à ligne des papiers à portée idéologique pouvait prendre plusieurs heures dans son bureau, parfois étalées sur plusieurs jours, le temps de laisser le fautif méditer solitairement ses crimes de pensée, et rogner lui-même ses paragraphes coupables."

Aude Lancelin soutient d'ailleurs le nouveau média citoyen, tout comme la journaliste Cécile Amar, sanctionnée cette année par L’Obs pour avoir écrit un livre d’entretien avec Jean-Luc Mélenchon.

 

"Si la presse est globalement libre et plutôt bien protégée par la loi, le paysage médiatique français est largement constitué de groupes dont les propriétaires ont d’autres intérêts que leur attachement au journalisme. Cette situation entraîne des conflits qui font peser une menace sur l'indépendance éditoriale, et même sur la situation économique des médias." 

Il est donc évident que la situation du paysage médiatique français n'est pas réjouissante...

Pour information, les journalistes Philippe Pujol (prix Albert-Londres du grand reportage de presse écrite en 2014) et Edouard Perrin (Journaliste pour l'émission "Cash Investigation" à l'origine des révélations dans l'affaire LuxLeaks ) ont aussi signé le manifeste.

Précision sur le journal quotidien : Sophia Chikirou (en charge de la communication de la France Insoumise) a expliqué sur le plateau d'Arrêt sur Images que "ce ne sera pas un JT de 20h. Il faut bâtir autre chose".

 

Le lancement est prévu le 15 janvier 2018. 

 

11/01/2018

Gallimard annonce «suspendre» son projet de réédition des pamphlets antisémites de Céline

 

Edition.

La maison d'édition Gallimard «suspend» son projet de publication des pamphlets antisémites de Céline (photo AFP), annonce-t-elle après plusieurs semaines de polémique. Interpellé par le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, critiqué entre autres par Serge Klarsfeld et le député France insoumise Alexis Corbière, Gallimard avait jusqu'à maintenant maintenu son projet.

Ce dernier doit réunir Bagatelles pour un massacreL'Ecole des cadavres et Les Beaux Draps, tous trois écrits entre 1937 et 1941 et pas réédités depuis à la demande de Céline lui-même, une exigence jusqu'à maintenant respectée par sa veuve Lucette Destouches (qui est toujours en vie).

Le volume doit aussi inclure l'éclairage de Régis Tettamanzi, professeur de littérature française à Nantes. Or, relevait Le Monde dans une enquête très complète parue la semaine dernière, ce travail d'éclairage peut être jugé nettement insuffisant vu la violence des textes dont il est question.

Dans son communiqué transmis à l'AFP, le PDG de la maison d'édition, Antoine Gallimard, invoque sa «liberté d'éditeur» et sa «sensibilité à [son] époque», en estimant que «les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour envisager sereinement» ce projet de réédition. 

«Les pamphlets de Céline appartiennent à l'histoire de l'antisémitisme français le plus infâme. Mais les condamner à la censure fait obstacle à la pleine mise en lumière de leurs racines et de leur portée idéologiques, et crée de la curiosité malsaine, là où ne doit s'exercer que notre faculté de jugement», estime aussi l'éditeur.

Mais, ajoute-t-il, «je comprends et partage l'émotion des lecteurs que la perspective de cette édition choque, blesse ou inquiète pour des raisons humaines et éthiques évidentes».

 
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