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01/02/2019

CRI DU COEUR !

  • Aujourd'hui, quand tu veux aider des migrants ou que tu trouves révoltant que des gens puissent dormir dans la rue,
  • quand tu t'insurges contre l'évasion fiscale,
  • contre le fait que les grandes entreprises ne paient pas d'impôt, ou très peu,
  • que l'on supprime l'ISF,
  • contre le fait que les banques s'en mettent plein les poches, etc...,
  • quand tu te révoltes contre un système qui détruit la planète, la majorité de l'humanité, car sa seule priorité est de faire du profit, à tout prix, en se foutant des conséquences néfastes pour le monde,
  • quand tu trouves anormal qu'une seule personne puisse avoir les pleins pouvoirs sur une nation toute entière,
  • quand tu ne supportes plus de voir toute cette misère qui nous entoure, dans un pays riche comme la France,
  • quand tu finis par comprendre que l'égoïsme, l'individualisme, et le pragmatisme sont les pendants du système capitaliste, et que le gouvernement fait tout pour renforcer cela,
  • quand tu dénonces les mensonges, le double langage, la complicité des médias avec le pouvoir, et donc, la manipulation et la désinformation,
  • quand tu montres avec vérité les injustices qui deviennent la règle absolue,
  • les privilèges honteux des élites et des politiques, entres salaires mirobolants et cumul des retraites,
  • quand tu dénonces la corruption, et la non indépendance de la justice,
  • quand tu t'inquiètes de façon légitime de la disparition des services publiques, de la destruction programmée de l'hopital public,
  • et de la fin des retraites par répartition, et de la destruction aussi progressive de la sécurité sociale...,
  • et quand enfin, tu voies ta maison, notre planète, mourir à petit feu, avec des risques majeurs de déchaînements climatiques et d'emballements irréversibles,
  • et que l'on continue à pousser les gens à consommer plus que nécessaire,
  • que l'on continue à pousser la croissance,
  • que l'on continue à détruire l'amazonie,
  • que l'on continue au final à encourager le système capitaliste, responsable de tout cela !
  • Quand tu t'insurges aussi parce que la France, le « pays des droits de l'homme », produit et vend des armes à l'Arabie saoudite, pour être ensuite utilisée sur les populations civiles au Yemen, entres autres..

  • Quand tu fais tout cela, quand tu dis tout cela, quand tu écris tout cela, on te traite d'extrémiste, de populiste, de gauchiste !

  • Je réponds que c'est seulement le cri d'êtres humains , profondément humains, qui se préoccupent un peu d'eux mêmes, mais surtout beaucoup du monde autour !
  • Je réponds que ce sont des prises de conscience successives , qui nous ont montré cette réalité qui était invisible avant !
  • je réponds que nous voulons vivre dans un monde en paix, avec les autres, en harmonie,
  • nous voulons une coopération entre pays et de l'entraide,
  • nous voulons protéger notre planète,
  • la diversité animale qui se meurt, nous voulons pouvoir vivre décemment , simplement, nous ne voulons plus voir la misère et la souffrance liée à celle ci, ici et partout dans le monde !
  • Nous voulons la paix et l'amour partout !
  • Nous voulons arriver à créer et à vivre une nation humaine universelle !
  • Alors, si c'est ça être extrémiste, je crois que celui ci se niche plutôt dans la petite minorité qui veut nous empêcher de vivre réellement en être humain !

31/01/2019

LOI ALIMENTATION = HAUSSE DES PRIX POUR LES CONSOMMATEURS

 

 LA LOI ALIMENTATION.. Pourquoi ?

https://www.consoglobe.com/loi-alimentation-cg

Au terme d’une semaine de débats à l’Assemblée nationale, la loi Alimentation rime avec déceptions. En effet, le texte présenté par le gouvernement a été amendé à la marge. Explications.

Les lobbys grands vainqueurs de la loi Alimentation

Si le texte était au départ plein de promesses, au final, la loi Alimentation accouche d’une souris. Et les lobbys en sortent grands gagnants.

« Le poids des industriels est là. Les intérêts privés l’ont emporté sur les enjeux de santé publique », dénonce auprès de Libération la responsable des campagnes de l’ONG Foodwatch France(1).

La déception est donc de taille du côté des associations et les élus.

Ainsi, l’eurodéputé (Europe Ecologie-les Verts) Yannick Jadot a lui aussi dénoncé, mardi 29 mai sur France Inter : « C’est le lobby de la malbouffe, le lobby de la souffrance animale, le lobby de l’industrie concentrationnaire qui a dicté la loi et gagné contre la société, contre la santé, contre l’environnement et contre tous les paysans. »

 

• Un «compromis» sur les prix agricoles

L'amendement est présenté par Stéphane Travert comme une «avancée significative». Les députés ont validé la proposition du rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LREM) qui contraint les organisations interprofessionnelles agricoles à élaborer et à diffuser des indicateurs de prix. Ces derniers doivent servir de référence dans les négociations commerciales entre producteurs et distributeurs qui doivent débuter en novembre.

Le gouvernement estime en effet que c'est aux filières de prendre leurs responsabilités, par le biais de la négociation. Mais pour le chef de file du groupe LR, Christian Jacob, l'amendement ne va «absolument rien changer» car rien n'est prévu si l'interprofession n'élabore pas d'indicateur.

«Si l'État n'assume pas son rôle de régulateur dans une économie de marché, le déséquilibre dans le rapport de force risque de perdurer», a aussi déploré le socialiste Guillaume Garot.

«On demande aux paysans de se mettre d'accord avec l'industrie alimentaire et la grande distribution», mais «je ne fais pas confiance», a lancé l'Insoumis François Ruffin.

Dans un communiqué, la FNSEA a également estimé que «le compte n'y est malheureusement pas».

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le panier de course des Français va flambler

La loi alimentation va être mise en place le 1er février. Elle aura un impact sur le pouvoir d'achat des Français : certains produits vont augmenter.

L'entrée en vigueur de la loi alimentation doit avoir lieu à la fin de cette semaine. À partir du 1er février, de nombreux produits de grande consommation vont flamber, selon les informations du Parisien, qui s'est procuré la liste des principales hausses déjà programmées par un grand distributeur. Eau minérale, pâtes, huile, café, soda, au total, plusieurs milliers de produits alimentaires sont concernés. Ainsi, la hausse devrait être de 8,4% pour un pot de pâte à tartiner, 8,1% pour du lait infantile en poudre, 6% pour 12 pots de yaourt nature. 

Le pouvoir d'achat ponctionné

D'un côté, les distributeurs doivent réduire leur marge sur les produits agricoles afin de garantir un meilleur revenu aux agriculteurs. En contrepartie, la grande distribution a désormais l'obligation de réaliser 10% de marge sur de nombreux articles. Le panier de la ménagère devrait augmenter de 7 % en moyenne, selon le ministère de l'Agriculture. Il y a quelques mois, Michel-Édouard Leclerc, patron des hypermarchés homonymes, évoquait une ponction d'un milliard d'euros sur le pouvoir d'achat. Un scénario noir pour les consommateurs en pleine crise des "gilets jaunes".

https://mobile.francetvinfo.fr/economie/budget/loi-alimentation-le-panier-de-course-des-francais-va-flamber_3167937.html 

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Loi alimentation: ces produits dont le prix va flamber

Une mesure de la loi alimentation entre en vigueur le 1er février : pour les produits alimentaires, la hausse de 10 % du seuil de revente à perte va provoquer une hausse identique des prix des références des grandes marques.

La nuit prochaine, on ne change pas d'heure, on change de prix.

Le 1er février, les étiquettes des produits alimentaires auront enflé de quelques centimes, voire un euro.

Conséquence directe de la loi alimentation, les enseignes n'ont plus le droit de vendre à prix coûtant, le seuil de revente à perte est relevé de 10 %. Or, environ 20 % du chiffre d'affaires des distributeurs était jusqu'ici réalisé avec moins de 10 % de marge.

«L'effet inflationniste varierait entre 14 et 38 euros par an et par ménage», estime l'Autorité de la concurrence.

Chez Carrefour, la hausse de prix sera en moyenne de 35 centimes par produit. «Il y a environ 1 000 références qu'on vendait jusque-là avec des marges très faibles, entre 0 et 10 %, car ce sont les produits les plus bataillés», explique Élodie Perthuisot, directrice marketing et clients Carrefour.

Chez Intermarché, 5 % de l'assortiment affichera des hausses, ce qui correspondrait à une inflation de 0,8 % sur le panier de la ménagère en 2019. Annoncé comme le grand perdant de cette inflation,

Leclerc assure maîtriser la situation. «Environ 3000 produits auraient dû augmenter mais, au 1er février, on aura réussi à juguler l'essentiel de la hausse. Restent 1000 produits qui augmenteront de 3 %», assure Michel-Édouard Leclerc, président des Centres E. Leclerc.

Alors que l'application de la loi alimentation entraînera une hausse des prix de certains produits d'appel bien connus du grand public, les distributeurs rivalisent d'inventivité pour continuer à proposer d'importants rabais.

Des promotions ciblées, en prix barrés, personnalisées, des tombolas ou encore des cartes de fidélité qui deviennent de véritables cartes de crédit… Les supermarchés déploient des stratégies pour contourner les hausses de prix induites par l'application de la loi alimentation.

De fait, dès le 1er février, l'entrée en vigueur de la mesure sur le relèvement du seuil de revente à perte (SRP) fera automatiquement flamber les prix de certains produits d'appel comme le Nutella, le Coca-cola ou d'autres produits bien connus du grand public.

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Loi alimentation : Michel-Édouard Leclerc compte "diminuer l'impact des hausses" de prix

Fermement opposé à loi alimentation, dont l'une des conséquences est l'augmentation du prix de nombreux produits d'appel au 1er février, Michel-Édouard Leclerc répond à France 3.

Les prix de nombreux produits alimentaires vendus par la grande distribution vont augmenter au 1er février, en conséquence de la loi alimentation. "Ce n'est pas la loi que je critique, parce que l'essentiel de la loi a pour but d'aider et de rémunérer mieux les agriculteurs. Et nous, Leclerc - même Intermarché, Lidl, etc - n'avons pas besoin d'augmenter nos prix et de taper nos consommateurs pour acheter mieux", explique Michel-Édouard Leclerc sur le plateau du 19/20. Il ajoute : "Si c'était pour aider l'agriculture, il n'y a pas de problème". Le nombre de produits concernés par l'augmentation des prix oscille "entre 2 000 et 3 500 articles dans un hypermarché", dit-il aussi, "si on appliquait [la loi] sans rien faire, sans [la] remettre en question".

 

"Diminuer l'impact de ces hausses"

"On nous demande, à l'heure des 'gilets jaunes' et des demandes sur le pouvoir d'achat, de remonter les prix, au moins jusqu'à 10%. Moi je trouve que c'est du délire. On vit une période assez dingue, je trouve", déclare encore le PDG de Leclerc.

Il ajoute que "avec tous les centres Leclerc, mais je vois bien la même chose chez les concurrents, on essaye de diminuer l'impact de ces hausses tout en étant légalistes. C'est-à-dire qu'on va donner des rabais en compensation, faire des remises, créditer les cartes de fidélité, baisser [les prix de] 4 600 articles de nos marques de distributeurs".

 

Scandale : le questionnaire pourri du Grand Débat !

 
 
 

On sait bien que c’est une arnaque le Grand Débat...mais à ce point c’est vraiment du gros foutage de gueule  ! Plongée dans un questionnaire dont les questions-réponses sont un miroir de la pensée macronienne...

Depuis maintenant plus de deux mois, les Gilets Jaunes débattent : sur des ronds-points, dans la rue et dans les assemblées locales. Mais Emmanuel Macron n’aime pas trop nos débats. On dit trop de choses, on parle trop fort et puis ça caille dehors. Il a donc lancé son petit débat à lui tout seul. Tout le monde dit que ça ne vaut rien, mais par curiosité on est quand même aller voir ce qui est proposé…

Avec le questionnaire du Grand Débat, tout passe sur un beau site internet, ambiance «  start-up nation  ». Des «  fiches explicatives  » sont proposées pour cadrer tout ça, mais c’est juste une répétition des discours habituels, du type «  vous coutez trop cher à l’État et le climat c’est de votre faute  ». Comme ce serait trop long et trop chiant à détailler, on s’est simplement concentré sur le questionnaire individuel qui permet d’exprimer ses revendications depuis son canapé.

Et là attention, c’est la grosse blague  ! En termes de méthodologie, les critères de neutralité les plus simples ne sont absolument pas respectés. Pour la grande majorité des questions, les phrases sont mal formulées, les modalités de réponses complètement bidons…de façon à orienter grossièrement les réponses. Même les instituts de sondage n’osent pas aller si loin  ! On a été obligé de sélectionner les pires exemples pour ne pas faire trop long, mais ça fait quand même 18 questions sur 30 au total.

Bon déjà, il faut dire que 30 questions, ça ne fait pas beaucoup pour répondre à une crise de cette ampleur. En fait c’est l’équivalent d’un questionnaire sur les parfums de yaourts, ça se remplit en 5 minutes. Sauf que là, on ne gagne rien à la fin. C’est réparti en 4 grands thèmes…attention les yeux  !

 

ÉCOLOGIE

Seulement 7 questions sur l’écologie, dont 5 sont inutilisables. Ça va être un peu court pour éviter le désastre planétaire, mais il faudra faire avec. Et ça commence très fort dès la première question, qu’on peut classer sans hésitation dans la catégorie «  questions ridicules  ».

Les questions ridicules

Pensez-vous que vos actions en faveur de l’environnement peuvent vous permettre de faire des économies  ?

 

  • Oui
  • Non

Non mais c’est quoi cette question trop bizarre  ?! En quoi ça concerne l’action de l’État  ?! En gros, on essaye de nous faire comprendre que le bio ça coûte cher, mais si t’appuies pas trop fort sur la chasse d’eau tu gagnes quelques centimes  ? La seconde question proposée est à peine mieux…

Diriez-vous que vous connaissez les aides et dispositifs qui sont aujourd’hui proposés par l’État, les collectivités, les entreprises et les associations pour l’isolation et le chauffage des logements, et pour les déplacements  ?

 

  • oui
  • non

C’est un cours d’éducation civique en fait  ? Ça sert à évaluer la communication du gouvernement  ? Quand est-ce qu’on parle des pesticides et de la qualité de l’air  ? La suite n’est pas mieux, mais on change de catégorie…

Les réponses à choix multiples très orientés

La question suivante commence très mal, puisqu’on nous demande à quoi doivent servir les taxes, sans qu’on puisse dire qu’il y en a trop ou qu’elles sont mal réparties. Mais ce n’est pas le seul problème…

À quoi les recettes liées aux taxes sur le diesel et l’essence doivent-elles avant tout servir  ?

 

  • À baisser d’autres impôts comme par exemple l’impôt sur le revenu  ?
  • À financer des investissements en faveur du climat  ?
  • À financer des aides pour accompagner les Français dans la transition écologique  ?

Oh la manipulation statistique  ! La technique est très simple à comprendre : si vous mettez deux choix possibles très proches l’un de l’autre, ça va diviser les réponses et favoriser le troisième choix. Ici, deux réponses possibles sur l’écologie, donc forcément il y a aura un score plus important pour l’autre réponse, puisqu’il n’y a qu’une réponse possible  ! Donc ça voudrait dire qu’il faut taxer l’essence pour faire baisser l’impôt…complètement absurde  ! Enfin pas tant que ça, puisque les riches ne payent pas plus de taxes sur l’essence, contrairement à l’impôt sur le revenu.

Selon vous, la transition écologique doit être avant tout financée :

 

  • Par le budget général de l’État
  • Par la fiscalité écologique
  • Les deux
  • Je ne sais pas

Tiens donc, pourquoi on a un «  je ne sais pas  » tout d’un coup  ? Ça va tout embrouiller  ! Et puis la «  fiscalité écologique  » c’est beaucoup trop vague, ça peut concerner à la fois les entreprises et les particuliers. Pourquoi il n’y a pas une réponse «  par les entreprises  » et une autre «  par les particuliers  »  ? Pourquoi on ne peut pas dire que les entreprises doivent payer  ?!

Et qui doit être en priorité concerné par le financement de la transition écologique  ? Plusieurs réponses possibles

 

  • Les entreprises
  • Les administrations
  • Les particuliers
  • Tout le monde

Là, il y a bien les entreprises  ! Ah oui, sauf que la dernière réponse c’est «  tout le monde  ». Règle de base du questionnaire : il faut à tout prix éviter ce genre de choix, parce que tout le monde est incité à choisir «  tout le monde  », forcément  ! Ça s’appelle l’«  effet-centre  ». Là encore, pour cette question, ça permet de diluer la responsabilité des entreprises…

Les questions ET les choix très orientés

Donc là c’est le combo de l’erreur statistique. Le type de questions vraiment pourries dont se sert le prof pour montrer aux étudiant·es de première année ce qu’il ne faut absolument pas faire…

Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens  ?

 

  • Cofinancer un plan d’investissement pour changer les modes de production
  • Modifier les accords commerciaux
  • Taxer les produits importés qui dégradent l’environnement

Déjà faut lire trois fois pour comprendre…c’est beaucoup trop long  ! Alors que les questions sont censées rester neutres, plus des deux tiers de la phrase servent à bien dire aux gens : «  attention, ne répondez pas quelque chose de pas sympa pour les entreprises  !  » Sur les choix possibles, c’est n’importe quoi, on nous propose seulement des taxes, accords commerciaux ou investissements, pour protéger la biodiversité  ! Si tu voulais sauver la rainette des bois, retourne sur ta ZAD…

FISCALITÉ

Seulement 4 questions sur la fiscalité, toutes problématiques, alors que c’est le point de départ du mouvement. On ne va quand même pas parler de la TVA sur les produits de première nécessité, ou de l’ISF…c’est bon pour les ronds-points ça. Non, on va plutôt vous rappeler que vous coûtez trop cher, bande de fainéants.

Les questions ET choix très orientés

Afin de réduire le déficit public de la France qui dépense plus qu’elle ne gagne, pensez-vous qu’il faut avant tout :

 

  • Réduire la dépense publique
  • Augmenter les impôts
  • Faire les deux en même temps
  • Je ne sais pas

Première chose basique : ne jamais commencer par une affirmation. Et si j’ai pas envie de réduire le déficit public, ou si je trouve ça pas important  ? Ensuite, au cas où vous n’auriez pas compris, on vous met une précision très orientée : «  la France qui dépense plus qu’elle ne gagne  ». Et pour que ce soit vraiment n’importe quoi, on reproduit l’erreur grossière de l’«  effet-centre  » avec un «  les deux en mêmes temps  » très macronien. Si tu penses que «  la France  » devrait récupérer les sous de la fraude fiscale plutôt qu’augmenter les taxes et massacrer les services publics, passe ton tour  !

Afin de baisser les impôts et réduire la dette, quelles dépenses publiques faut-il réduire en priorité  ?

 

  • Les dépenses de l’État
  • Les dépenses sociales
  • Les dépenses des collectivités territoriales
  • Je ne sais pas

On reprend la même technique  ! Avec une question qui commence par une affirmation, un truc qu’on entend déjà à longueur de journée sur les plateaux TV. Et des choix possibles qui évacuent complètement les riches, les entreprises, ou les crédits d’impôts comme le CICE, pourtant largement décriés par les Gilets Jaunes.

Parmi les dépenses de l’État et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire avant tout des économies  ? Plusieurs réponses possibles

 

  • L’éducation et la recherche
  • La défense
  • La sécurité
  • Les transports
  • L’environnement
  • La politique du logement

Et ça continue  ! Il faut faire des économies qu’on vous dit, la France est un pays très pauvre, il n’y a plus d’argent…

Une question ridicule ET orientée

Seriez-vous prêt à payer un impôt pour encourager des comportements bénéfiques à la collectivité comme la fiscalité écologique ou la fiscalité sur le tabac ou l’alcool  ?

 

  • Oui
  • Non

Mais ça sert à rien de poser la question, on paye déjà des impôts énormes sur l’essence, le tabac et l’alcool  ! Et ça nous regarde si on veut se bourrer la gueule ou fumer des clopes  ! Par contre, on aimerait bien une taxe sur la lacrymo, ça ce serait «  bénéfique à la collectivité  ».

DÉMOCRATIE

Seulement sept questions cette fois, la plupart proposant seulement des réponses oui/non. On dirait qu’on s’en fout un peu de la démocratie dans le Grand Débat  !

Question périmée

Pensez-vous qu’il serait souhaitable de réduire le nombre de parlementaires (députés + sénateurs = 925)  ?

 

  • Oui
  • Non

Non mais c’est déjà décidé ça  ! Le projet de loi a été détaillé en avril 2018  ! Ça sert à quoi de poser la question  ? A part faire la publicité des mesures gouvernementales, aucun intérêt.

Question ridicule

Faut-il rendre le vote obligatoire  ?

 

  • Oui
  • Non

Non mais on n’a jamais parlé de ça  ! Pas une pancarte «  vote obligatoire  » dans les manifs et absolument rien sur ce point dans les revendications locales. Les Gilets Jaunes parlent de reprendre leurs vies en main et lui il propose le vote obligatoire. Cherchez l’erreur.

Question ridicule et choix très orientés

Diriez-vous que l’application de la laïcité en France est aujourd’hui :

 

  • Satisfaisante
  • À améliorer
  • À modifier profondément

Mais personne n’a parlé de laïcité sur les ronds-points  ! Ça fait 10 ans que les politiques et les médias détournent l’attention avec ça  ! Et ici encore, il y a une énorme erreur sur l’«  effet-centre  », avec une la tentation forte de répondre «  à améliorer  », donc le programme de Macron. Dans toutes les enquêtes à peu près sérieuses, on met toujours 4 choix pour éviter ça, du genre : «  très bon / assez bon / assez mauvais / très mauvais  ». Sans aucun doute, ce questionnaire est «  très mauvais  ».

ORGANISATION DE L’ÉTAT

Encore un petit effort, c’est presque fini  ! Vous vous souvenez avoir parlé de l’organisation de l’état en enfilant votre gilet  ? Non  ?! C’est pas grave, on a quand même douze questions à vous poser. C’est le thème dont les Gilets Jaunes ont le moins parlé, mais celui qui prend le plus de place.

La question-insulte

Savez-vous quels sont les différents échelons administratifs (État, collectivités territoriales comme la région, la commune, opérateurs comme par exemple Pole Emploi ou la CAF) qui gèrent les différents services publics dans votre territoire  ?

 

  • Oui
  • Non

C’est un QCM d’éducation civique  ? Il y a une note à la fin  ? Non mais arrêter de prendre les gens pour des enfants  ! Et on a beau chercher, on se demande se qu’ils pourront trouver d’intéressant dans l’analyse des réponses…

Questions inutiles

Lorsqu’un déplacement est nécessaire pour effectuer une démarche administrative, quelle distance pouvez-vous parcourir sans difficulté  ?

 

  • jusqu’à 5 kms
  • jusqu’à 10 kms
  • jusqu’à 15 kms
  • jusqu’à 20 kms
  • plus de 20 kms

Non mais ça dépend de la démarche administrative et puis ça dépend du mode de transport. Et puis nos problèmes de déplacement, c’est pour aller au boulot, pour faire nos études, pour garder les enfants, pour aller en vacances…c’est ça les trucs dont on n’arrête pas de parler  !

Dernier commentaire, parce que ça commence à devenir énervant. Et comme on était déjà bien énervé avant, on risque de péter une pile. Le questionnaire se termine par une série de questions sur des trucs…qui sont déjà en place, ou qui sont en cours d’application. Des trucs tellement consensuels que ça n’aurait aucun sens de répondre négativement.

Que pensez-vous du regroupement dans un même lieu de plusieurs services publics (Maisons de services au public)  ?

 

  • Bonne chose
  • Mauvaise chose
    Que pensez-vous des services publics itinérants (bus de services publics)  ?
  • Bonne chose
  • Mauvaise chose
    Que pensez-vous du service public sur prise de rendez-vous  ?
  • Bonne chose
  • Mauvaise chose
    Que pensez-vous des agents publics polyvalents susceptibles de vous accompagner dans l’accomplissement de plusieurs démarches quelle que soit l’administration concernée  ?
  • Bonne chose
  • Mauvaise chose
 

 

 

Les questions que nous on peut se poser…

Toute l’organisation de ce débat est une véritable incitation au boycott. Pareil avec la tournée des salles des fêtes remplies de Maires, puisque ce sont les préfets qui ont validé les listes d’invités, alors qu’ils sont sous l’autorité directe du chef de l’État. Ce sont aussi les préfets qui devront nommer un «  référent  » dans chaque département pour l’organisation des débats locaux. Ces «  référents  » seront chargés de distribuer des «  kits méthodologiques  » dont les premières analyses montrent déjà qu’ils sont bourrés de fake news.

Finalement, quand le foutage de gueule et les tentatives de manipulation atteignent des niveaux aussi élevés, le simple fait de boycotter semble un peu léger. On serait plutôt tentés de passer la vitesse supérieure et de franchement perturber tout ça. La page internet du «  Grand débat  » précise d’ailleurs que «  Des stands de proximité seront installés dans des lieux de passages du quotidien. Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat  ». Des «  conférences citoyennes  » seront également organisées, à partir du 1er mars. À vos Gilets  !

Et surtout, n’oublions pas que les vrais débats et les pratiques démocratiques qui ont réellement du sens, c’est bien dans nos assemblées, sur nos ronds-points et dans nos manifestations qu’elles s’expriment. Les assemblées se multiplient actuellement et c’est en y prenant part que l’on peut se réapproprier les pouvoirs à l’échelle locale, là où ça fait sens pour notre quotidien, là où les rencontres deviennent une force.

Un GJ qui préfère les mots-croisés

 

 

 

 

 

P.-S.

PS : Ce texte n’a pas vocation à dire qu’il y a des mauvais sondages et des bons, qu’il suffirait de faire ça correctement pour que ça marche. Les sondages de ce type sont problématiques en eux-mêmes. Ils fabriquent une opinion publique plutôt qu’ils ne la recueillent, comme le sous-entend la fameuse sentence de Bourdieu : «  l’opinion publique n’existe pas  ». Il s’agit plutôt de chercher pourquoi des experts gouvernementaux magouillent grossièrement des techniques qu’ils connaissent pourtant très bien, pourquoi ils ne posent pas les questions selon des règles qu’on peut apprendre en première année de fac de sociologie. Une réponse possible serait de dire que ce questionnaire pose des questions dont le gouvernement a déjà les réponses, alors que les GJ veulent des réponses aux questions que le gouvernement ne veut pas poser, ou plutôt poser des questions eux-mêmes et y répondre par eux-mêmes, dans les assemblées locales.

Sur le site paris-luttes.info le gros foutage de gueule de l’arnaque du grand débat avec ce lien : https://paris-luttes.info/scandale-...https://paris-luttes.info/scandale-....

 

Grand débat : Chantal Jouanno dénonce une « opération de communication »

La présidente de la Commission nationale du débat public déplore le fait de limiter les discussions à quatre thèmes et aux questions imposées par le gouvernement.

Chantal Jouanno juge le grand débat faussé

Le grand débat est une « consultation »

« Le principe d'un débat public, ce n'est pas de poser des questions aux Français, c'est les Français qui vous posent des questions, c'est eux qui s'expriment, c'est eux qui disent ce qui leur tient à cœur », a-t-elle souligné. Le grand débat actuellement mené par le gouvernement est, à ses yeux, une « consultation » : « C'est un autre exercice, où vous choisissez les questions, qui sont forcément orientées. Forcément, il y a toujours des biais dans les questions que vous posez. Là, par exemple, si vous voulez parler de la question du travailleur pauvre et du pouvoir d'achat, il n'y a aucune question qui porte sur ce sujet. »

PARIS (Reuters) - Le grand débat est "faussé" et se résume plutôt à une consultation voire une opération de communication, a estimé vendredi Chantal Jouanno, qui a renoncé le 8 janvier à présider à son organisation après une polémique sur son salaire.


 

30/01/2019

BANDE DE FACHOS

 

QUI C'EST CELUI-LA ??? ON VOUS LE DIT CI-DESSOUS

facho / Sympatisant dextrême-droite.

 

ON EN PARLE : "HISTOIRE DE TA BETISE" de François BEGAUDEAU

 
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