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31/03/2018

UN AFFREUX JOJO : "Ne souriez pas"

 

PAUVRE TYPE !

IDEES FAUSSES SUR LA S.N.C.F.

UNE PAGE DE PUB DANS TV MAGAZINE - SUD OUEST- m’a mise en colère … Je parcourais distraitement le programme T.V. quand je fus attirée par ces phrases : « leurs avantages sont payés par les contribuables, notamment via une subvention de 3,2 milliards d’euros » .
Qu’est-ce ?
Dans ce magazine TV, de la propagande pour qui, contre qui ?
Contre les CHEMINOTS. « prêts à bloquer le pays pour défendre leurs privilèges », dont le « régime spécial est sans commune mesure avec celui des salariés du privé! », etc. etc.

« Si comme nous, vous en avez assez d’être pris en otage, rejoignez sauvegarde retraites…

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Je lis : Ils peuvent partir à la retraite dès 50 ou 55 ans (52 ou 57 en 2023) au lieu de 62.

POLITIS

« LA RETRAITE A 52 ANS »
Les cheminots ont un régime de retraite spécial qui alimente tous les fantasmes. Les conducteurs peuvent théoriquement partir en retraite à 52 ans, et les agents sédentaires, qui représentent 75% des effectifs, sont autorisés à partir à 57 ans. Mais ils cotisent davantage que les salariés du privé, et ces âges de départ sont de plus en plus théoriques, car un agent doit avoir cotisé 43 ans pour partir à taux plein (pour ceux nés après 72). Par ailleurs, les agents embauchés après l’âge de 31 ans relèvent du régime général.
En outre, contrairement à une autre idée largement véhiculée, les cheminots travaillent bien 35 heures par semaine. Avec des accords de RTT comparables à ceux des entreprises privées, même pour le personnel roulant, qui travaille souvent plus de 8 H 30 par jour et qui, dans le fret, « découche » fréquemment.


Je lis : Le niveau de leurs pensions est 100% garanti par l’Etat »

POLITIS

Autre objet de fantasme : les salaires. Selon le dernier rapport sur la responsabilité sociale de la SNCF, la moyenne des rémunérations dans le groupe est de 3 013 euros brut en 2015 (2 320 net), soit à peine 3% de plus que la moyenne nationale. Et les augmentations sont gelées depuis trois ans.

La mutuelle des cheminots alimente aussi la littérature fantasmagorique. Elle est certes avantageuse, mais correspond à ce qui se fait dans les entreprises, y compris du secteur privé, ou un bon niveau de protection a été négocié au fil du temps.
Pour les syndicats, il s’agit d’une contrepartie naturelle à un fort esprit de dévouement qui caractérise la grande famille SNCF.
Les cheminots étaient souvent logés dans des logements appartenant à l’entreprise, près de la gare où ils doivent prendre leur service, afin de réduire les risques de retard, mais cela est de moins en moins vrai.
Enfin, les agents bénéficient de la gratuité des trajets, ou quasiment, ainsi que leur famille.
Cet avantage dont bénéficient également les contractuels de la SNCF et qui ne sont donc pas concerné par la réforme en cours de négociation, est une contrepartie essentielle à la mobilité des cheminots.
Pour assurer la continuité du service public, les agents doivent pouvoir être mutés loin de leur ville d’origine. Ces avantages ont donc été négociés pour faciliter les visites de leur famille.

LES SALARIES DE CARREFOUR EN GREVE

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Chez Carrefour, rencontre avec des salariés « au bord de la psychose »

CYPRIEN BOGANDA
Jeudi, 18 Janvier, 2018
Humanité Dimanche

La direction du groupe Carrefour, premier employeur privé de France, doit annoncer un vaste plan de restructuration le 23 janvier. Alexandre Bompard a été propulsé à la tête de l'enseigne l'été dernier, avec pour principal objectif de faire remonter le cours de Bourse. En attendant, des informations parcellaires sont distillées en interne, mettant les 100 000 salariés sur les dents. La CGT estime que 5 000 postes pourraient être supprimés...

L'opération déminage a tourné court. La direction de Carrefour comptait annoncer à ses salariés un plan de restructuration en décembre, mais elle a préféré différer ses annonces à fin janvier. De peur de plomber l'image du groupe à la veille de Noël ? Ou de gâcher les fêtes de ses salariés ? Dans les deux cas, l'objectif est raté. La presse économique bruisse de rumeurs au sujet d'une purge éventuelle et se perd en spéculations sur le nombre de postes supprimés. Quant aux salariés, ils ont eu du mal à digérer leur dinde aux marrons, malgré le report de l'annonce. « La direction nous a pourri les vacances, peste Saliha, caissière à la station service du Carrefour de Thiers (Puy-de-Dôme) depuis dix-sept ans. Nos dirigeants jouent avec nos nerfs, en distillant les informations au compte-gouttes. Les comités d'entreprise ont informé les gens dès novembre du projet d'automatiser toutes les stations service du groupe, mais sans donner plus de détails. En gros, on sait qu'on va perdre notre poste, mais on ne sait pas quand, ni ce qu'on va devenir. »

« Bompard est un financier, qui veut gérer la boîte sans se soucier de son coeur de métier, s'agace Philippe Allard, délégué syndical CGT. Nous n'avons pas besoin de supprimer encore des postes pour survivre, mais de stopper la financiarisation de l'entreprise. Aujourd'hui, le groupe distribue 80 millions d'euros de participation aux bénéfices aux salariés et 500 millions de dividendes aux actionnaires ! » 

 

 

 

Carrefour : «Le personnel n’en peut plus»

 

Chez Carrefour, le positif est bien loin

César Prieto
Vendredi, 12 Juin, 2015
L'Humanité

12 000 postes supprimés en trois ans

Une dame, qui sort de l’assemblée, refuse un tract à un autre salarié, Karim, en s’expliquant : « Grâce aux dividendes de Carrefour, je touche 50 euros par an ! » Karim, avec ses vingt années d’ancienneté à Carrefour, est un bon témoin de la lente dégradation des conditions de travail des salariés : « Au début, j’allais au travail content, avec le sourire et aujourd’hui, j’y vais la boule au ventre. Car on n’est sûr de rien ! » Le groupe Carrefour, premier employeur de France, a supprimé, malgré de bons résultats, plus de 12 000 postes sur les trois dernières années. « Un salarié se retrouve à faire le travail de deux ou trois personnes », témoigne Zohra Abadallah. Le tract distribué dénonce la précarisation de la masse salariale, avec le pourcentage de CDI qui diminue graduellement depuis deux ans. « Par exemple, une salarié à Port-de-Bouc s’est retrouvée à faire deux ans en enchaînant des CDD à la petite semaine », dénonce Franck Gaulin, qui ajoute : « À la suite des restructurations, on se retrouve avec des caissières s’occupant de la charcuterie. » Ces conditions de travail entraînent, d’après la CGT, l’augmentation constante des temps partiels thérapeutiques, ainsi qu’une hausse des maladies professionnelles et des dépressions. Les salariés sont également victimes de la généralisation des ouvertures des hypermarchés les dimanches et dénoncent dans leurs tracts la responsabilité de l’État, d’autant que le groupe a touché 350 millions d’exonérations fiscales en 2014 sur les contrats précaires. À la suite des négociations annuelles obligatoires de 2015, les salariés n’ont obtenu qu’une augmentation de salaire de 0,5 %, mais ont perdu certains avantages acquis pour les nouveaux employés (prime de vacances, prime de fin d’année pour lesquelles on demande aujourd’hui 12 mois d’ancienneté, contre 3 auparavant). Un mouvement de grève avait éclaté le 13 mars dernier. Une autre est également prévu le 23 juin prochain.

 

 

 

 https://www.la-cgt-chez-carrefourmarket.com/

 

 

 

 

 

30/03/2018

12 décembre 1995 : Discours de Pierre Bourdieu aux cheminots grévistes

12 décembre 1995 : Discours de Pierre Bourdieu aux cheminots grévistes, Paris,

Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent, depuis trois semaines, contre la destruction d'une civilisation, associée à l'existence du service public, celle de l’égalité républicaine des droits, droits à l'éducation, à la santé, à la culture, à la recherche, à l'art, et, par-dessus tout, au travail. Je suis ici pour dire que nous comprenons ce mouvement profond, c'est-à-dire à la fois le désespoir et les espoirs qui s'y expriment, et que nous ressentons aussi ; pour dire que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que trop ) ceux qui ne le comprennent pas, tel ce philosophe qui, dans le Journal du Dimanche du 10 décembre, découvre avec stupéfaction "le gouffre entre la compréhension rationnelle du monde", incarnée selon lui par Juppé - il le dit en toutes lettres -, "et le désir profond des gens".

Cette opposition entre la vision à long terme de "l'élite" éclairée et les pulsions à courte vue du peuple ou de ses représentants est typique de la pensée réactionnaire de tous les temps et de tous les pays ; mais elle prend aujourd'hui une forme nouvelle, avec la noblesse d’État, qui puise la conviction de sa légitimité dans le titre scolaire et dans l'autorité de la science, économique notamment : pour ces nouveaux gouvernants de droit divin, non seulement la raison et la modernité, mais aussi le mouvement, le changement, sont du côté des gouvernants, ministres, patrons ou "experts"; la déraison et l'archaïsme, l'inertie et le conservatisme du côté du peuple, des syndicats, des intellectuels critiques.

C'est cette certitude technocratique qu'exprime Juppé lorsqu'il s'écrie: "Je veux que la France soit un pays sérieux et un pays heureux". Ce qui peut se traduire: "Je veux que les gens sérieux, c'est-à-dire les élites, les énarques, ceux qui savent où est le bonheur du peuple, soient en mesure de faire le bonheur du peuple, fut-ce malgré lui, c'est-à-dire contre sa volonté ; en effet, aveuglé par ses désirs dont parlait le philosophe, le peuple ne connaît pas son bonheur - en particulier son bonheur d'être gouverné par des gens qui, comme M. Juppé, connaissent son bonheur mieux que lui". Voilà comment pensent les technocrates et comment ils entendent la démocratie. Et l'on comprend qu'ils ne comprennent pas que le peuple, au nom duquel ils prétendent gouverner, descende dans la rue - comble d'ingratitude ! - pour s'opposer à eux.

Cette noblesse d’État, qui prêche le dépérissement de l’État et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l’État ; elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la République, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est la reconquête de la démocratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des "experts", style Banque mondiale ou F.M.I., qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Léviathan ( les "marchés financiers" ), et qui n'entendent pas négocier mais "expliquer" ; il faut rompre avec la nouvelle foi en l'inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme ; il faut inventer les nouvelles formes d'un travail politique collectif capable de prendre acte des nécessités, économiques notamment ( ce peut être la tache des experts ), mais pour les combattre et, le cas échéant, les neutraliser.

La crise d'aujourd'hui est une chance historique, pour la France et sans doute aussi pour tous ceux, chaque jour plus nombreux, qui, en Europe et ailleurs dans le monde, refusent la nouvelle alternative : libéralisme ou barbarie.

Cheminots, postiers, enseignants, employés des services publics, étudiants, et tant d'autres, activement ou passivement engagés dans le mouvement, ont posé, par leurs manifestations, par leurs déclarations, par les réflexions innombrables qu'ils ont déclenchées et que le couvercle médiatique s'efforce en vain d'étouffer, des problèmes tout à fait fondamentaux, trop importants pour être laissés à des technocrates aussi suffisants qu'insuffisants :

comment restituer aux premiers intéressés, c'est-à-dire à chacun de nous, la définition éclairée et raisonnable de l'avenir des services publics, la santé, l'éducation, les transports, etc., en liaison notamment avec ceux qui, dans les autres pays d'Europe, sont exposés aux mêmes menaces?

Comment réinventer l'école de la République, en refusant la mise en place progressive, au niveau de l'enseignement supérieur, d'une éducation à deux vitesses, symbolisée par l'opposition entre les grandes écoles et les facultés?

Et l'on peut poser la même question à propos de la santé ou des transports.

Comment lutter contre la précarisation qui frappe tous les personnels des services publics et qui entraîne des formes de dépendance et de soumission particulièrement funestes dans les entreprises de diffusion culturelle ( radio, télévision ou journalisme ), par l'effet de censure qu'elles exercent, ou même dans l'enseignement?

Dans le travail de réinvention des services publics, les intellectuels, écrivains, artistes, savants, etc., ont un rôle déterminant à jouer. Ils peuvent d'abord contribuer à briser le monopole de l'orthodoxie technocratique sur les moyens de diffusion. Mais ils peuvent aussi s'engager, de manière organisée et permanente, et pas seulement dans les rencontres occasionnelles d'une conjoncture de crise, aux côtés de ceux qui sont en mesure d'orienter efficacement l'avenir de la société, associations et syndicats notamment, et travailler à élaborer des analyses rigoureuses et des propositions inventives sur les grandes questions que l'orthodoxie médiatico-politique interdit de poser : je pense en particulier à la question de l'unification du champ économique mondial et des effets économiques et sociaux de la nouvelle division mondiale du travail, ou à la question des prétendues lois d'airain des marchés financiers au nom desquelles sont sacrifiées tant d'initiatives politiques, à la question des fonctions de l'éducation et de la culture dans des économies où le capital informationnel est devenu une des forces productives les plus déterminantes, etc.

Ce programme peut paraître abstrait et purement théorique. Mais on peut récuser le technocratisme autoritaire sans tomber dans un populisme auquel les mouvements sociaux du passé ont trop souvent sacrifié, et qui fait le jeu, une fois de plus, des technocrates.

Ce que j'ai voulu exprimer en tous cas, peut-être maladroitement - et j'en demande pardon à ceux que j'aurais pu choquer ou ennuyer -, c'est une solidarité réelle avec ceux qui se battent aujourd'hui pour changer la société : je pense en effet qu'on ne peut combattre efficacement la technocratie, nationale et internationale, qu'en l'affrontant sur son terrain privilégié, celui de la science, économique notamment, et en opposant à la connaissance abstraite et mutilée dont elle se prévaut, une connaissance plus respectueuse des hommes et des réalités auxquelles ils sont confrontés.

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Laurent Brun : « Les usagers veulent des trains à l’heure, les cheminots aussi »

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C'est une grève pas comme les autres qui va débuter lundi 2 avril à 20h pour la SNCF : avec deux jours de grèves, trois jours de non-grèves et ainsi de suite, « le temps que les grévistes décident de maintenir, explique Laurent Brun. C’est inédit sur la forme, mais on s’adapte aux ordonnances. »

Une polémique a pris quant à l'indemnisation des cheminots autour de ce mouvement social. La direction affirme qu’elle va décompter les jours de grèves différemment : "La SNCF souhaite retenir sur notre salaire des jours de non-grève. Nous ne voulons payer que les jours de grève, pas plus."

Mais la direction de la SNCF ne se serait pas arrêtée là pour tuer le mouvement dans l'oeuf. "Nous avons été alertés par un syndicat anglais, que des cheminots anglais allaient être appelés pour remplacer les grévistes français, ce que nous dénonçons."

 

Enfin concernant la grève du zèle que certains cheminots auraient prévu de pratiquer les jours de non-grève, Laurent Brun explique que cette désorganisation du travail les lendemains de jours de grève n'est pas de la faute des syndicats. "Nous constatons que l’entreprise SNCF a été complètement désorganisée ces dernières années, donc nous ne sommes pas surpris de savoir que les trains rouleront difficilement les jours de non-grève. C’est une démonstration des conséquences des précédentes réformes."

Laurent Brun parle-t-il du conflit à venir avec Bernard Thibault, figure du mouvement social de 1995 ? "À la manifestation du 22 mars, tous les anciens leaders CGT étaient présents. Nous avons donc discuté. L’attaque que le service public a subie à l'époque est comparable à la situation d’aujourd’hui."

Mais pour que le mouvement prenne, encore faut-il que les syndicats soient d'accord entre eux, c'est l'objet de la question qui fâche. "Nous ne sommes pas inquiets quant à l’unité des cheminots. Je pense aussi que les usagers sont d’accord avec notre lutte."

L'interview s'est terminée avec Le dernier tango de Mass Hysteria.

OSONS CAUSER

Ajoutée le 29 mars 2018
 
Sarkozy aurait été élu en trichant en 2007 avec l’argent de Kadhafi. Des témoins clefs sont morts ou dans le coma, peut-être assassinés. La police a retrouvé la trace de masses de cash non déclaré au QG de Sarkozy en 2007 et d’un immense coffre-fort loué par le numéro 2 de Sarkozy Claude Guéant pendant la campagne. Des éléments solides indiquent que le dictateur Kadhafi serait la source de dizaines de millions décisifs pour faire gagner Sarkozy. Malheureusement, des témoins clefs meurent dans des circonstances très bizarres… Découvrez un des plus gros scandales de la 5eme République, ou comment l’élection de 2007 a peut-être été volée avec l’argent d’un dictateur. ►► POUR NOUS SOUTENIR : https://www.tipeee.com/osons-causer ►LES SOURCES : http://www.osonscauser.com/sarkozy-el...

 

 
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