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04/10/2017

N'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

 

 Ma dernière note sur le sujet

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Quand je découvre ce sac poubelles sur un blog parmi d'autres déclarations de mauvaise foi

je suis obligée de répondre à ces infâmies
par mes lectures

***

"PARIS ETAIT DEJA AUX MAINS DES PARISIENS

 Nous avons donné le coup de grâce (Eisenhower)"

 

"L'INSURRECTION  A ECLATE TROP TOT" (VON CHOLTIZ)

 

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"Si Paris n'a pas été détruit, c'est grâce à l'insurrection parisienne bouleversant à la fois les plans de l'état-major allemand et ceux des Alliés. On sait aujourd'hui que le plan initial des armées alliées était de contourner Paris par le Sud (vers Melun).

Le général américain Bradley l'a écrit noir sur blanc :

"Paris n'avait aucune signification tactique.

En dépit de sa gloire historique Paris ne représentait qu'une tâche d'encre sur nos cartes ; il fallait l'éviter dans notre marche sur le Rhin".

les Alliés ne comptaient pas s'engager dans des combats de rue à Paris (trop coûteux), mais plutôt le contourner. Ils pensaient obtenir la reddition de la ville en "l'enveloppant".

Ils ont été pris de court par

L'action armée des résistants unis au sein du F.F.I.

et le soulèvement de la population

Parachevée par les blindés de Leclerc 

qui ont chassé l'occupant

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****

De Gaulle avait prévu de longue date une unité française face aux puissances alliées qui avaient prévu d'imposer à la France une administration militaire anglo-saxonne (AMGOT)

***

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 Attaquer l'ennemi partout où il se trouvera »

Le 17, le Comité parisien de libération,
qui réunit les dirigeants de la Résistance, adopte à l'unanimité le texte de l'appel.

Il est imprimé, rendu public et affiché sur les murs de Paris dès l'après-midi du 18 (en même temps que le texte de la Résistance communiste).

Ce jour-là, dans la continuité des mouvements des métallos, des postiers et des agents du métro, la CGT (en accord avec la CFTC) lance un appel à la grève générale, à l'exclusion de services de distribution d'eau, de gaz et d'électricité.


En même temps, 150 tonnes d'armes légères tombent aux mains des FFI : plusieurs centaines de combattants supplémentaires sont sur le pied de guerre.

Dans l'appel signé de Rol-Tanguy, ordre est donné à tous les Parisiens de rejoindre les FFI et « d'attaquer l'ennemi partout où il se trouvera ».

Conclusion solennelle et déterminée : « L'heure de la libération a sonné. »

 http://www.leparisien.fr/politique/le-18-aout-1944-l-appel-a-l-insurrection-18-08-2004-2005219007.php

 

 19 août 1944 : Le début de l'insurrection Parisienne
Sans attendre les Alliés, Paris se soulève pour se libérer du joug allemand.

Alors que les troupes alliées débarquées en Normandie progressent rapidement vers Paris, le peuple Parisien se soulève : les cheminots sont les premiers à se mettre en grève le 10 août. Le 18 août, c'est la grève générale. Paris se couvre d'affiches appelant le peuple à s'insurger.

Les Barricades
Le 19 août, les barricades fleurissent, les escarmouches se multiplient, les tireurs s'embusquent dans Paris. Sur l'île de la Cité, les insurgés hissent le drapeau tricolore en haut de la préfecture de Police. Le soulèvement est coordonné par le chef des FII, le Colonel Rol-Tanguy, qui a installé son quartier général dans les catacombes, place Denfert-Rochereau.

 

 http://www.39-45.org/portailv2/articles/articles-13-100+19-ao-t-1944-le-d-but-de-l-insurrection-par.php

 

25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

Yves Housson
Lundi, 25 Août, 2014
L'Humanité
AFP

Après quatre ans sous le joug allemand, la capitale sort de la nuit. L’action armée des résistants unis au sein des FFI, 
conjuguée avec le soulèvement de la population, 
parachevée par les blindés de Leclerc, chasse l’occupant.

 

Le 24 août, les FFI tiennent la rue, les Allemands sont confinés dans leurs retranchements, lorsque, dans la soirée, arrive à l’Hôtel de Ville un premier détachement de la 2e division blindée (DB) de Leclerc, celui du capitaine Dronne, composé de républicains espagnols. Suivront, le lendemain, guidés par les FFI, freinés par des foules en liesse tout au long de leur chemin, l’ensemble de la 2e DB ainsi que la 4e division d’infanterie américaine, qui, avec leur armement lourd, pourront « finir le travail », réduisant les derniers points fortifiés : le Palais Bourbon, le Luxembourg, la caserne de la République, l’École militaire, le central téléphonique Archives, l’hôtel Majestic, et enfin l’hôtel Meurice, QG de von Choltitz. Lequel signera l’acte de capitulation dans l’après-midi du 25 avec Leclerc et Rol-Tanguy.

Il aura fallu la forte insistance des FFI auprès des généraux américains pour obtenir l’envoi de la 2e DB, encore placée sous leur commandement :

leurs plans ne prévoyaient pas de passer par Paris, dépourvu à leurs yeux de « signification tactique », mais de le contourner.

« Les FFI me forcèrent la main », reconnaîtra 
Eisenhower.

L’insurrection populaire s’est imposée à lui, bousculant ses schémas.

« Quand nous sommes arrivés, nous les troupes régulières, résumera le général américain, nous avons donné le coup de grâce à l’ennemi, mais Paris était déjà aux mains des Parisiens. »

 

En août 1944, alors que les armées allemandes refluent vers l’Est, l’enjeu militaire de Paris paraissait certes limité. Outre réprimer l’insurrection, von Choltitz avait mission d’assurer le passage des ponts sur la Seine pour les troupes de la Wehrmacht en retraite au sud. L’enjeu politique de la libération était, lui, considérable. En chassant l’occupant, la Résistance montre que la France entend reprendre en main son destin. Message de poids quand on sait que les Américains avaient envisagé de placer le pays – comme ils l’avaient fait en Italie – sous une administration militaire provisoire (l’Amgot) et une monnaie idoine. Les fonctionnaires américains formés pour cela ne seront jamais mis en place. Aussitôt Paris libéré, le gouvernement provisoire de la République française, dirigé par de Gaulle, comprenant toutes les forces de la Résistance, s’installe. La libération totale du territoire ne sera pas obtenue avant mai 1945, mais la souveraineté nationale est d’ores et déjà rétablie.

 ****

*

 

Le peuple de Paris tout entier s’est levé, magnifique d’enthousiasme; le sol de la capitale s’est hérissé de barricades, et si des misérables, en concluant une trêve avec les Boches, ont fait le jeu de l’ennemi, ils ont été bien vite jugés à leur juste valeur par le peuple de Paris.

C’est par haine du peuple, par anticommunisme, que des personnages officiels négocièrent avec les Boches en pleine insurrection et mirent tout en œuvre pour faire cesser le feu des patriotes. Mais pendant que les négociateurs de la trêve, marqués au front du stigmate de la trahison, s’employaient à faire cesser le feu, les Boches massacraient des patriotes à l’entrée du Jardin des Plantes.

Ces hommes, dont les mains sont rouges de sang français, auraient dû être traduits en justice, mais il n’en est rien, et le principal d’entre eux est aujourd’hui placé à un poste très important. Mais rien ne peut effacer le crime commis.

Il était indispensable de dire la vérité sur la trêve, cette vérité dont certains ont peur. C’est ce que fait cette brochure qui donne une relation objective des événements et ne craint pas de dire tout ce qui doit être dit.

Il faudra bien que la lumière soit faite sur cette trêve qui aurait pu déshonorer Paris, si notre Parti ne s’était pas mis en travers de cette trahison en faisant reculer les capitulards et les lâches.

Jacques DUCLOS  - député de la Seine, Secrétaire du Parti communiste français.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/25-aout-linsurrection-parisienne-la-liberation-de-paris-par-la-resistance-menee-par-les-communiste/

www.histoire-pour-tous.fr › Histoire de France

 

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Le Barça PLUS QU'UN CLUB ... Real Madrid, joyau de l'Espagne Franquiste

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https://www.fcbarcelona.fr/club/identite/card/plus-qu-un-club

La devise “Plus qu’Un Club” exprime l’engagement que le FC Barcelone a maintenu et maintient avec la société, au-delà de la stricte activité sportive. Pendant de longues années, cet engagement se reflète particulièrement dans la société catalane, qui a vécu de nombreuses décennies du XXème siècle sous des dictatures qui ont lutté contre sa langue et sa culture.

Face à ces circonstances, le Barça a toujours été avec les sentiments catalans de défense de la langue, de la culture et de la démocratie. Pour cela, même si le catalan n’était pas une langue officielle, le Club a rédigé ses statuts dans la langue propre à la Catalogne. À cette époque, en 1918, le Club a adhéré à une demande de statut autonome pour la Catalogne, que demandaient tous les secteurs des mouvements catalans. Ces décisions ont valu des représailles des autorités espagnoles, et pendant la dictature de Primo de Rivera, le club a été fermé pendant six mois.

Durant le II République espagnole, le Club a accentué son message d’implication avec la culture et les institutions de Catalogne. Le Président Josep Sunyola mené cette action avec le slogan “sport et citoyenneté”, afin de réclamer l’implication du monde sportif dans les affaires sociales et culturelles du pays. Sunyol, qui était aussi député, a été fusillé au début de la Guerre Civile, en 1936. Le Club était alors un référent dans la défense de la République, comme il l’a démontré lors de la tournée au Mexique et aux États-Unis en 1937.

À la fin de la Guerre Civile, la dictature du Général Franco a voulu en finir avec la signification sociale du Club. Le nom a été “espagnolisé” et les quatre barres du drapeau catalan ont été retirées du blason. Malgré la dictature, le Club a essayé de récupérer son esprit, comme par exemple avec le discours du Président Narcis de Carreras, qui a prononcé pour la première fois en 1968 le fameux “Plus qu’Un Club”.

En dehors de la Catalogne, dans de nombreuses villes d’Espagne, le Barça est aussi devenu un référent démocratique et anticentraliste. Lors de l’étape démocratique commencée après la mort de Franco, le Club a maintenu son engagement social et d’autres formes de soutien à des causes solidaires sont apparues, avec notamment la création de la Fondation du Club. Le Barça a ensuite étendu son engagement social au niveau mondial, avec notamment un accord avec l’Unicef en 2006, afin d’expliquer qu’un Club sportif ne peut pas vivre en marge des problèmes de la société, dans ce cas des problèmes infantiles.

C’est pour cela qu’actuellement, le Barça reste “Plus qu’Un Club” autant en Catalogne que dans le reste du monde à travers de nombreuses initiatives.

 

****

 

Liga : le président de Malaga insulte le Barça et "ces raclures de Catalans"
En savoir plus sur http://www.lindependant.fr/2017/04/27/liga-le-president-de-malaga-insulte-le-barca-et-ces-raclures-de-catalans,3009721.php#uyh7cJCJ7tzGhcjV.99

 

Huées et insultes pour le Catalan Gerard Piqué avec la sélection espagnole

LE SCAN SPORT - Le joueur du FC Barcelone, qui affiché son soutien au droit à l'autodétermination de la Catalogne, a été conspué lors de l'entraînement de l'équipe d'Espagne près de Madrid.

Fervent défenseur du droit à l'autodétermination de la Catalogne, Gérard Piqué a vécu un retour en sélection houleux cette semaine. Lundi, le joueur du FC Barcelone a rejoint ses coéquipiers de l'équipe nationale non loin de Madrid pour participer à la préparation des matches de qualification du Mondial 2018. Le joueur a reçu un accueil agité de la part des centaines de spectateurs présents à l'entraînement.

Dimanche, le joueur s'était exprimé après les heurts survenus en Catalogne entre les habitants et les forces de l'ordre. «Je suis très fier de la Catalogne et de tous ses habitants» avait réagi, ému, l'Espagnol en larmes. «En dépit de toutes les provocations, de l'envie (des autorités espagnoles, ndlr) de les piéger, ils ont manifesté pacifiquement et se font fait entendre haut et fort».

... Lundi, son club, le FC Barcelone avait fait savoir qu'il se joindrait à la grève générale programmée ce mardi dans toute la Catalogne. Les équipes professionnelles mais aussi toutes les sections de jeunes feront bloc derrière la Communauté autonome.

 

Le Real Madrid : joyau de l'Espagne franquiste

Sur la scène européenne, le Real Madrid représentait l'Espagne, et c'est bien Franco qui remit en personne la Coupe d'Europe 1957 au capitaine du Real Madrid, dans le stade Santiago Bernabéu...

 L'abolition de la monarchie et l'instauration de la Seconde République en avril 1931 touche les symboles du club : il perd son titre de Real (redevenant le « Madrid Football Club ») et doit effacer la couronne, hommage à Alphonse XIII, de son blason

À la suite de la défaite des Républicains et de la victoire de Francisco Franco, le club retrouve le titre de Real ainsi que son ancien blason.

Le football reprend ses droits alors que sévit dans le reste de l'Europe la seconde Guerre mondiale. En 1943, le Real remporte une victoire 11-1 face au FC Barcelone en demi-finale de la Copa del Generalísimo (renommée ainsi en l'honneur du Général Franco), après une défaite 3-0 en Catalogne. Une polémique éclate sur le rôle du directeur de la police, qui serait venu menacer les joueurs de Barcelone avant le match

Le 15 septembre 1943, Santiago Bernabéu est nommé à l'unanimité président du club. Bernabéu est lié de longue date avec le club madrilène : il a intégré le club en 1909, a joué en équipe première, dont il est devenu capitaine, jusqu'en 1927 (pour un bilan de 689 matchs et plus de 340 buts), avant d'intégrer l'équipe technique. Pendant la Guerre civile, il s'engage avec les forces nationalistes de Franco, puis retrouve en 1939 ses responsabilités sportives au club

03/10/2017

6. LA CATALOGNE OBTIENT SON AUTONOMIE... apprendre, s'informer, pour comprendre les évènements

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La senyera, drapeau de la Catalogne et symbole national catalan.

Après sept ans de dictature (1923 – 1930), le roi d’Espagne Alphonse XIII destitue le chef du gouvernement, Miguel Primo de Rivera. Emettant le souhait d’en revenir à un régime constitutionnel, il doit cependant s’exiler face aux manifestations antimonarchiques et les velléités républicaines. Dans ce contexte,

la Seconde République espagnole est proclamée le 12 avril 1931.

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En 1932, la Catalogne obtient un statut faisant d'elle une région autonome au sein de l'Etat espagnol. Son gouvernement, la Generalitat, dispose désormais d'un parlement, d'un président et d'un conseil exécutif. Mais sous la dictature franquiste, ce gouvernement est suspendu.

 ***

Si la République réformatrice inaugura tragiquement ses premières tensions avec un important secteur du mouvement ouvrier, elle parvint, en revanche, à résoudre sans heurts violents un problème particulièrement délicat : le Statut de la Catalogne.

Les choses avaient pourtant pris un mauvais départ.

Forts de l'engagement formel que les signataires du "Pacte de Saint-Sébastien" avaient souscrit, et selon lequel l'autonomie promise à la Catalogne lui serait concédée après le vote d'une loi par les Cortes constituantes, certains nationalistes catalans, dont le chef charismatique était le colonel Marcia, septuagénaire impulsif, conspirateur aux cheveux blancs de neige ayant connu les prisons et l'exil, voulurent, au lendemain de la chute de la Monarchie, aller d'emblée beaucoup plus loin en proclamant à Barcelone, le 14 avril, du haut du balcon de la Diputacion : l'Etat Catala, c'est-à-dire la République de Catalogne.

Cette déclaration intempestive avait provoqué, chez tous les membres du Gouvernement provisoire une réaction très vive, faite de colère et de réprobation. Elle risquait, en effet, de compromettre l'unité des républicains, mais en la prenant, Macia s'assura d'un coup le beau rôle, quitte à battre en retraite ensuite, comme on va le voir.

Si républicains et socialistes souhaitaient que la CATALOGNE fût dotée, le plus rapidement, d'un "Statut" satisfaisant des aspirations à l'autonomie, aucun d'entre eux n'acceptait en effet que cette région industrielle si riche, reliée depuis tant de siècles à l'Espagne, s'octroyât d'elle-même, du jour au lendemain, une existence nationale indépendante.

Pour ramener le colonel Macia à la raison, il fallut qu'une première délégation du Gouvernement provisoire se rendit à Barcelone et que Indalecio Prieto fit courir le bruit que l'armée et la garde civile entreraient en action pour empêcher la sécession.

Les trois émissaires, aidés par Lluis Companys, leader de la Esquerra de Catalunya- parti de masse nouvellement formé et rassemblant dans ses rangs petits proriétaires ruraux, "rabassaires" et paysans moyens, nombre d'ouvriers catalanistes sans conscience très précise de leur identité sociologique, de prestigieux intellectuels attachés au renouveau culturel catalan et jusqu'à des représentants de certains intérêts de la bougeoisie commerçante et d'affaires- parvinrent à fléchir le vieillard visionnaire, qui accepta finalement l'offre de la promulgation par décret d'un organisme régional doté d'un gouvernement, qui ferait revivre l'ancienne Generalitat....

Ce décret ayant été publié le 23 avril, Alcala Zamora effectua alors un voyage officiel à Barcelone, le 27 avril, au nom du Gouvernement provisoire.

Accueilli triomphalement dans une ville en liesse, il donna l'accolade au colonel Macia, sur le grand balcon du Palais de la Generalitat, scellant ainsi devant une foule innombrable l'accord négocié quelques jours plus tôt, qui couronnait des décennies d'espoir et de luttes.

Sur la place de Saint Jaume, qu'on appellerait bientôt "de la Généralitat", le drapeau rouge, or et violet de la République espagnole, et celui de la Catalogne (la senyera), aux couleurs rouge et or, ondoyèrent désormais aux mâts des édifices publics.

 

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Generalitat De Palais De La Catalogne à Barcelone, Place De Sant Jaume

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DRAPEAU DE LA IIème REPUBLIQUE ESPAGNOLE

5. Comprendre les évènements en Espagne où le recours à la violence a souvent eu lieu, hélas !

Après la victoire de la gauche aux élections municipales de 1931, qui entraîne l’exil du roi Alphonse XIII et la proclamation de la République (14 avril 1931), Azaña est nommé président du Conseil (octobre). Principal tenant de l’exécutif sous l’autorité du président de la République, Niceto Alcalá Zamora, il dirige, dit-il, un « gouvernement de raison » et mène une politique laïque radicale tout en essayant de préserver la difficile cohésion des partis républicains. Pratiquement, il épure l’armée ***, limite la puissance de l’Église (expropriation de nombreux couvents et monastères), met en chantier de grandes réformes agraires, électorales (suffrage universel) et administratives (autonomie provinciale). Mais, en 1933, il perd les élections face à une coalition de droite regroupée dans la CEDA de José María Gil-Robles.

*** La réforme militaire d'Azana constituait un ensemble de mesures contradictoires : les unes excellentes, les autres néfastes (L'offre faite aux officiers de prendre une retraite anticipée avec maintien intégral de leur solde, constituait une erreur de taille. Par cette mesure , il se proposait surtout de se débarrasser de nombre d'officiers monarchistes. L'armée s'allégea mais ne se débarrassa guère des éléments hostiles au nouveau régime. De nombreux officiers de tendance républicaine prirent, en effet, leur retraite, mais les généraux monarchistes et fascisants , appartenant au clan dur des "africanistas" se gardèrent, eux, de s'en aller... il fallait rester dans l'armée, y regrouper leurs forces... unir leurs efforts pour renverser la République.

Le général FRANCO engagea ses pairs à rester dans l'armée, où leur dit-il, " le moment venu, ils pourraient être très utiles".

Azana, non seulement ne comprit rien à cette évidence, mais il ne destitua aucun des officiers généraux dont il connaissait pourtant l'hostilité à la République.

Il porte alors une responsabilité non négligeable dans la montée aux extrêmes que connaît le pays en se compromettant lourdement dans les insurrections socialistes et anarchistes de septembre et octobre 1934, planifiées comme coup d'État par leurs chefs, qui ont lieu dans plus de 20 provinces, entre autres en Catalogne, à Madrid et dans les mines des Asturies.

Durant ses huit mois d'existence, le Gouvernement provisoire dut faire face à une agitation ouvrière d'autant plus vive que les anarcho-syndicalistes de la C.N.T. rivaux essentiels de l'U.G.T. contrôlés par les socialistes, pensèrent pouvoir à cette occasion étendre leur champs d'influence.

... le Gouvernement provisoire clama l'état de guerre le 22 juillet, n'hésitant pas à faire tirer au canon sur les travailleurs sévillans. Bilan : 30 morts et 200 blessés.

La répression, par son implacable brutalité, et du fait même que les socialistes membres du gouvernement, y étaient associés, envenima les rapports entre les deux centrales syndicales.

Elle retentit même sur les rapports entre la CATALOGNE et le pouvoir central.

Deux dirigeants catalans libéraux, le colonel Macia et le futur président de la Généralitat de Catalunya, Lluis Companys, dénoncèrent publiquement ce recours à la violence, ce dernier refusant de voter pour le Gouvernement provisoire, lors du débat aux Cortes constituantes qui suivit le rétablissement de l'ordre à Séville.

...Dès lors, journaux et militants anarcho-syndicalistes se considérèrent en état de guerre contre le Gouvernement et réglèrent leurs divergences avec les socialistes et l'U.G.T. à coups d'invectives et de revolvers.

Les responsabilités sanglantes prises par le gouvernement ne s'arrêtèrent pas là.

La persécution des anarcho-syndicalistes, lancée à BARCELONE, dès le mois de septembre, par le gouverneur Anguera de Sojo, rappela les jours haïs du règne du "Boucher de Barcelone", Martinez Anido où toute l’Espagne est sous un régime de Terreur.  Personne ne peut parler de politique ou lire publiquement la presse sociale.

Comme si cette dégradation des rapports avec le monde ouvrier ne suffisait pas, une loi dite de "Défense de la République" fut votée par les Cortes, à l'instigation de Manuel AZENA, permettant la mise en veilleuse des garanties constitutionnelles, apanage de tous les citoyens, quelles que fussent leurs opinions politiques.

 

***

On ne peut pas dire que le "gouvernement de raison" ait été raisonnable pour le monde ouvrier.

 

 Autonomie de la CATALOGNE ... Affaire à suivre

4. LA CATALOGNE EST TETUE...son combat pour l'indépendance ne date pas d'hier

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Le catalanisme n'est pas tombé du ciel en 1830.

("Encore moins en 2017 !")

"Sa première phase revêtit un aspect affectif. On redonna un statut littéraire à la langue catalane. La renaissance du catalan s'inscrivit dans la foulée du romantisme français, allemand et s'exprima dans deux directions : la poésie et l'histoire.

Dans le domaine de la poésie, la production fut abondante...VERDAGUER et plus tard MARAGALL donnèrent leur titre de noblesse aux nouvelles lettres catalanes.

... L'histoire centra, elle, ses activités sur la revalorisation du passé national, sur une sorte de reprise de conscience de sa spécificité.

La deuxième phase du catalanisme s'identifie à l'essor industriel de la Catalagne. Vers le milieu du XIXe siècle, les manufactures textiles espagnoles se trouvant concentrées en Catalogne (90% des broches), la production catalane recouvrait la presque totalité de la production nationale espagnole.

Les industriels catalans crurent alors qu'il leur serait possible de s'approprier le pouvoir politique sur le plan national. Mais la réaction du pouvoir central contre leurs ambitions fut vive.

Les tensions entre la Catalogne et le pouvoir central s'aggravèrent. Cette dégradation des rapports catalano-espagnols mit en lumière l'existence de deux structures et deux psychologies, qui s'affrontèrent à l'occasion des débats parlementaires sur les problèmes fiscaux et douaniers.

...

De tous ces antagonismes, celui qui prit un caractère prédominant était toutefois d'ordre économique.

La bourgeoisie catalane vit dans les attaques des libéraux madrilènes contre le protectionnisme (qui avait fait sa fortune) une mise en cause de la place privilégiée qu'elle avait reconquise dans la communauté espagnole.

Et elle en vint à considérer que, pour sauvegarder ses avantages, il lui fallait échapper au carcan du pouvoir central, via l'autonomie.

De fil en aiguille, les choses allèrent se précipitant.

A la condamnation globale de la Catalogne industrielle et moderne par les classes dirigeantes espagnoles dont l'origine, le comportement social, le mode de vie, les intérêts essentiellement agricoles dataient d'avant la révolution industrielle, succéda durant le règne des "libéraux" à Madrid, une véritable braderie du patrimoine minier de l'Espagne livré à vil prix à des sociétés étrangères au nom de la nécessité proclamée par Echegaray, ministre de l'Industrie et du Commerce, de "la communication entre nations, grand principe moderne selon lequel l'Humanité est érigé en unité suprême".

 

La divergence fondamentale qui opposait les Espagnols libre-échangistes

aux Catalans protectionnistes

finit par rendre infranchissable le fossé les séparant."

 

"Lorsqu'en 1892 furent proclamées les "Bases de Manresa"****, il ne s'agissait plus désormais de protectionnisme, mais bel et bien d'un programme politique constituant un considérable pas en avant.

Ces Bases revendiquaient, en effet, l'établissement d'un parlement catalan, l'admission des seuls Catalans aux fonctions publiques en Catalogne, la reconnaissance du catalan comme seule langue officielle dans le pays, la frappe d'une monnaie catalane.

Plus rien n'entrava dès lors le processus de dissociation du reste de l'Espagne que la Catalogne portait en elle.

Cinquante associations et journaux signèrent un Manifeste ... affirmait avec force la "nécessité absolue pour la Catalogne d'avoir le gouvernement de ses intérêts propres, et en politique extérieure une part d'influence proportionnée à ses forces"."

Manipulation de Madrid

"...Durant cette période du nationalisme catalan, Madrid tenta d'utiliser pour le contrebattre Alexandre Lerroux, idole des foules ouvrières et petites bourgeoises barcelonaises, qu'il chauffait à blanc par des discours incendiaires, appelant au renversement de l'ordre social. La sainte frayeur que cet histrion inspira à la bourgeoisie catalane ne fut pas étrangère aux oscillations ultérieures du catalanisme.

Lerroux, toutefois, se disqualifia de lui-même, du fait qu'après s'être posé en champion de la violence, il s'en tint à l'écart lorsque celle-ci se déchaîna durant les tumultueuses journées de la "Semaine tragique" (1909)  "

Les révoltes de la semaine tragique débutent à Barcelone quand le gouvernement espagnol décide de coloniser le Maroc, obligeant les réservistes, principalement issus de la classe ouvrière, à se rendre dans le Rif, ces derniers se mettent en grève. Ce mouvement anarchiste dure du 25 au 31 juillet 1909 et le bilan est lourd. 78 morts pour environ 500 blessés. La répression est violente : poursuites pénales, exil, peines de prison à perpétuité ou encore condamnations à mort. Accusé d'être à l'origine de ces émeutes, le théoricien et libre-penseur Francisco Ferrer est exécuté le 12 octobre 1909. Les exécutions entraînent l'indignation des pays étrangers et obligent le roi à destituer son chef du gouvernement. Avec cette crise, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) compte de plus en plus d'adeptes.

 

L'Espagne se tient à l'écart de la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut de s'enrichir et de se développer. Mais son armée subit peu après, en juillet 1921, un amer revers à Anoual, dans le Rif, face à l'insurrection d'un chef marocain, Abdelkrim.

Cette nouvelle humiliation entraîne le capitaine général de Catalogne, Miguel Primo de Rivera, à prendre le pouvoir le 13 septembre 1923, à Barcelone.

Résigné, le roi Alphonse XIII l'appelle à former le gouvernement et lui donne les pleins pouvoirs.

Inspiré par l'exemple de Mussolini, dont l'arrivée au pouvoir remonte à moins d'un an, Primo de Rivera suspend la Constitution, dissout l'assemblée des Cortes et instaure la censure.

Le général ne tarde pas à se brouiller avec les Catalans en leur interdisant l'usage officiel de leur langue.

Il prend des mesures radicales qui instituent une dictature. Il engage aussi une série de grands travaux pour moderniser le pays. Mais son autoritarisme, la crise économique de 1929, la persistance du problème agraire et les mécontentements visibles dans tout le pays ont raison de lui : il s'exile en 1930, suivi du roi en 1931. La Seconde République espagnole est proclamée.

 

*** Les bases étaient inspirées par une idéologie fédéraliste et les anciennes constitutions catalanes de 1585.

Le texte prévoyait la séparation des pouvoirs au niveau du pouvoir central, le pouvoir législatif étant partagé entre le roi et une assemblée régionale, l'exécutif constitué de cinq ministères ou secrétariats et le judiciaire d'un tribunal suprême régional.

Il instaurait l'officialité exclusive de la langue catalane et la maîtrise de celle-ci comme un prérequis obligatoire à l’exercice de la fonction publique.

 ***

*

 

 

 

 
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