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12/02/2016

Definitivement disqualifiés pour une primaire à gauche

Gerard Mordillat : le cas Goodyear règle définitivement le cas de la primaire à gauche

Gérard Mordillat, romancier et cinéaste :


 » La condamnation des syndicalistes de Goodyear règle d’une certaine manière la question de la primaire à gauche : messieurs Hollande, Valls et tous les membres du gouvernement – je dis bien tous ! – sont définitivement disqualifiés pour y participer. Aucun d’entre eux ne peut se revendiquer “de gauche” ; une gauche et ses valeurs qu’ils vilipendent, qu’ils déshonorent,
qu’ils insultent par le verbe et par les faits.

Si le cœur leur en dit, ils peuvent toujours se mêler à la primaire de droite, où ils retrouveront leurs amis, leurs complices et pourront célébrer en chœur l’entreprise, le Medef, la déchéance nationale, les racines chrétiennes de la France, la persécution des syndicalistes, des étrangers et de tous les opposants à leur vision ultralibérale.  »

 
Photo de Marie Max Moulin.

10/02/2016

UNE NOUVELLE DROITE S'IMPLANTE... le F.N. ! c'était en 1984 avec Mitterrand aux commandes

Décidément !

Je feuillette ma Chronique de la France et des Français et je lis :

 

 

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17 juin 1984 : UNE NOUVELLE DROITE S'IMPLANTE

Héritier d'une droite autoritaire, populiste et xénophobe, le Front National gardait une audience restreinte. Or, son discours sur l'immigration, le chômage et la délinquance fait aujourd'hui recette.

Les élections européennes lui permettent de trouver une audience nationale, plus forte dans la France urbaine du Nord et du Sud-Est.

Avec 10,95% des voix, le parti de Jean-Marie Le Pen emporte 10 sièges.

Ce vote témoigne plus d'une contestation radicale du gouvernement que d'une réelle adhésion aux thèses lepénistes. Mais les autres partis devront désormais compter avec lui.

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Le 13 février 1984 on lui avait offert un plateau télévisé de grande audience pour la première fois

"Jean-Marie LE PEN est l'invité de "l'Heure de Vérité" sur Antenne 2. C'est sa première participation à une émission télévisée de grande audience".

*

17 juillet 1984 : Démission d'Alain SAVARY après le retrait de son projet de loi, suivie de celle du gouvernement MAUROY.

Laurent FABIUS est nommé Premier ministre

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19 juillet 1984  : départ des 4 ministres communistes "La contradiction entre la présence des communistes au pouvoir et leur discours hostile à sa politique économique devenait invivable. Le P.C.F. dont le comité central était convoqué après la démission de Pierre MAUROY, a décidé de ne pas participer au gouvernement FABIUS..."

*

Alors ?

32 ans plus tard!!

No comment !

FABIUS... élégance lisse d'un grand bourgeois parisien

J'ai feuilleté ma Chronique de la France et des Français et suis tombée sur ce petit article de presse du 17 juillet 1984 concernant FABIUS qui quitte aujourd'hui le Ministère des Affaires Etrangères pour la Présidence du Conseil Constitutionnel.

 Laurent Fabius à l'Elysée à la sortie du conseil ministre le 10 février.

Il est ainsi "dépeint" : FABIUS, la nouvelle génération socialiste

Enarque et normalien, la calvitie naissante et l'élégance lisse d'un grand bourgeois parisien ; l'image du  nouveau Premier Ministre s'oppose à celle d'un Pierre Mauroy, orateur chaleureux et symbole du "peuple de gauche". Mais Laurent FABIUS arrive à la tête du pays au terme d'un parcours sans faute.

Directeur de cabinet de François MITTERRAND, "parachuté" en 1977 au Grand-Quevilly, il a été ministre du Budget puis de l'Industrie.

Le PS reste perplexe devant ce conseiller du Prince, expert dans l'art de l'esquive et si bien coulé dans le moule qu'on parvient mal à distinguer sa propre pensée de celle du président.

N'avoir que 37 ans suffit-il pour incarner la modernité socialiste ?

 

 

09/02/2016

441 députés absents ! Scandaleux ! Décomposition de la Ve République

Voir l'image sur Twitter

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IL EST URGENT DE LES VIRER !

 

POLITIQUE - Lors du vote lundi 8 février de l'article 1 de la révision constitutionnelle prévoyant l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, de très nombreux députés avaient déserté les bancs de l'Assemblée nationale. En effet, sur les 577 parlementaires que compte l'hémicycle, quelque 441 élus étaient portés absents, soit 76% de l'ensemble des députés.

Alors que la portée symbolique de ce texte est d'une importance sans précédent, allant même jusqu'à émouvoir aux larmes le député centriste Charles de Courson, l'absentéisme de nombreux parlementaires fait tache et de nombreux observateurs de la vie politique se sont indignés du décalage entre l'importance de cette révision et l'absentéisme des élus.

Au premier rang des révoltés, l'essayiste Raphaël Glucksmann s'est insurgé sur Twitter de cette démobilisation en deux posts lapidaires

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05/02/2016

FRANCE 2 COUPE LA CHIQUE AU SYNDICALISTE CGT

Accueil

Sarkozy dans DPDA : France 2 finit par couper son micro à un syndicaliste de la CGT

Sur une heure de dialogue avec six Français sélectionnés par ses soins face à Nicolas Sarkozy, France 2 n'a réussi, jeudi soir dans "DPDA", qu'à accorder 5 petites minutes au dernier d'entre eux, un syndicaliste de la CGT. Avant de lui couper purement et simplement le micro.
Face à Sarkozy dans DPDA, la parole n'était pas à la CGT. - Capture d'écran

Les Français à la rescousse de leurs ministres. Sans membre du gouvernement à présenter sur le plateau de “DPDA” pour contredire Nicolas Sarkozy (), France 2 a décidé jeudi soir de placer l’ex-chef de l’Etat sur le retour face à un panel de six citoyens.

C’est parti pour une heure de discussion, cordiale mais franche, vous avez carte blanche", promet David Pujadas à ses invités, qui n’auront pas pour autant l’honneur de s’asseoir à la table du politique.

Premier à intervenir, Willliam Lecart, 28 ans, tenancier d’un bar-épicerie dans un village du Médoc. Question : “J’ai voté pour vous en 2007, j’ai été déçu (...) pourquoi est-ce que je ne devrais pas voter le Front national ?” Réponse : “Quand nous avons connu la crise, 2008-2010, que le monde s’est écroulé (...) croyez-vous vraiment qu’elle (Marine Le Pen, ndlr) aurait pu tenir la barre du navire France ?

"Parce que les normes, on n’en peut plus”
Nicolas Sarkozy déroule ensuite son argumentaire sur le trop-plein de charges et de lourdeurs administratives qui écrase les petits entrepreneurs, “parce que les normes, on n’en peut plus”. Mais William n’est pas convaincu, tout buté qu’il est sur ce fait : “Vous avez été au pouvoir (...), pourquoi vous ne l’avez pas fait ?” Têtu, mais pas méchant. D’ailleurs Nicolas Sarkozy aura beau jeu de sortir la carte de la compréhension, quand David Pujadas demandera à son interlocuteur s’il a changé d’avis au cours de cet échange de 10 minutes : “Il vous prend pour un derviche-tourneur !

Intervient ensuite Valérie de Boisrolin, mère de trois enfants dont Léa, partie en Syrie lorsqu’elle avait 16 ans avec un garçon qui lui a fait un enfant. Question : “Que feriez-vous s’il y a des retours de ces jeunes ? Et qu’est-ce qu’on fait de ces enfants (nés en Syrie, ndlr) si jamais ils reviennent en France ?” Là, le terrain est personnel, difficile, glissant… Nicolas Sarkozy s’y aventure prudemment puis s’enhardit sur ses sujets de prédilection : consultation de sites djihadistes rapportée à celle de sites pédophiles, centres de radicalisation, expulsion des imams qui prêchent contre les valeurs de la République… Les solutions pleuvent comme à Gravelotte sur le plateau, jusqu’à un tacle final à François Hollande et ses atermoiements autour de la déchéance de nationalité. Une séquence de 15 minutes, la plus longue des six, très remarquée et salué sur Twitter pour sa bonne tenue.

David Pujadas enchaîne, pour 11 minutes de dialogue avec Bénédicte Pételle, institutrice qui a recueilli un migrant chez elle. Puis huit avec Fatim Dramé, juriste sans emploi qui veut évoquer les discriminations à l’embauche. Ou encore dix avec William Branly, chef d’une PME et adhérent UDI qui veut savoir, comme son homonyme du Médoc, pourquoi il revoterait Sarkozy après avoir été, lui aussi, tellement déçu.

"Deux chefs d'entreprise se sont exprimés sur le poids des charges"
Vient enfin le moment de Karl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce. Son fait d’armes : la croisade contre le travail dominical et de nuit à Paris. Sa faiblesse : il passe en dernier. Et il le sait : Je voudrais d’abord que vous me rassuriez sur le temps qu’il me reste…” “Allez, cinq minutes”, lui lâche, bon prince, l’animateur de la soirée. “C’est un petit peu court", ose l’impertinent, faisant remarquer à juste titre qu’”il y eu deux chefs d'entreprise qui se sont exprimés sur le poids des charges, il serait bien peut-être aussi d’entendre un peu longuement la parole des salariés… Peut-être, mais non : dès la fin de sa question - un tantinet longue, il faut bien l’admettre, mais lui n’en aura qu’une et il le sait -, le gong retentit sur le plateau !

Flexibilité, droits sociaux, chômage, il est alors urgent de balayer les sujets : François Langlet trépigne dans les starting-blocs. C’est à peine si le syndicaliste aura le temps de balancer à l’ancien président qu’il n’a “pas changé” et de lui glisser une pique sur son rapport “fâché” aux chiffres - “On le sait, vos comptes à la présidentielle…”. Le cégétiste aura beau contester, protester, renâcler devant ce temps qui file à toute allure, David Pujadas s’impatiente face à cet homme qui ne veut pas se taire. Alors, aux grands maux les grands moyens, la production finira tout simplement par éteindre son micro.

Fermez le ban, donc, et pour les salariés, on repassera. On ne se souvient pas d’autant de célérité, ni de sévérité, avec une certaine Wiam Berhouma qui, le 21 janvier sur le même plateau, avait pris de longues minutes pour reprocher à Alain Finkielkraut d'alimenter les discriminations envers les musulmans avant de lui lancer : “Taisez-vous”. Cette fois-ci, personne n'a dit à quiconque de se taire : on a juste coupé le sifflet du syndicaliste.

 
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