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21/06/2015

François DELAPIERRE est décédé

 

Communiqué du 20 juin 2015

Décès de François Delapierre

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François Delapierre, notre camarade, est décédé. Une tumeur fulgurante l’a enlevé à l’amour des siens et au combat politique pour l’émancipation humaine qui a occupé sa vie jusqu’a son dernier souffle. Beaucoup perdent aujourd’hui à la fois un être très cher et un meneur sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles.

 

Francois Delapierre marche parmi les résistants de si longue date ! Il s’est engagé dans la lutte d’abord dans le mouvement social puis dans le combat politique qu’il a commencé à l’âge de quinze ans. Théoricien autant qu’organisateur, François Delapierre a écrit des livres et conduit de très nombreuses campagnes politiques. Premier délégué général du PG lors de sa création, puis aux premiers rangs des fondateurs du Front de Gauche, il a dirigé notre campagne présidentielle de 2012. Le corps brisé mais l’intelligence intacte, il a maintenu jusqu’à la fin sa participation au combat en dictant l’éditorial du bulletin hebdomadaire « A gauche » qu’il animait.

 

Si nous disons notre douleur et si nous organisons ses funérailles c’est pour qu’elles soient, en accord avec sa vie et nos partages, un appel à prolonger l’inépuisable combat que la mort, d’où qu’elle vienne, ne vaincra jamais.

 

Jean-Luc Mélenchon au nom du Secrétariat National du PG

 

 

Notre camarade François Delapierre est décédé

Posté par le 20/06/2015 dans A la Une, Actus | 52 commentaires

Notre camarade François Delapierre est décédé, ce matin du 20 juin 2015, après avoir combattu une tumeur au cerveau fulgurante et agressive.

Le Parti de Gauche perd une partie de lui-même. François Delapierre fut le premier à prendre la parole le 29 novembre 2008 lors du meeting fondateur du Parti de Gauche. Doté d’une capacité d’anticipation hors du commun, fin observateur des dynamiques politiques à l’œuvre dans le monde entier, François avait imaginé puis organisé le lancement du Parti de Gauche. Jeune dirigeant de parti, il avait toujours eu le goût de valoriser le talent des autres et en particulier celui des jeunes. Il a formé une grande part des responsables politiques du PG, en les accompagnant de sa puissance intellectuelle et bienveillance.

Militant depuis ses années de lycée, il fut durant vingt-cinq ans de tous les combats de la gauche sociale et antiraciste. En 2012, il dirigea la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en y injectant toute sa créativité et son audace. Son rapport maîtrisé au temps et l’ambition sans limites qu’il avait pour notre mouvement lui permettait de déployer une efficacité et une capacité de décision inégalées, que chacun a pu constater pendant cette mémorable et magnifique campagne.

Infatigable et toujours concentré sur ses tâches, François dirigeait l’hebdomadaire A Gauche, qui en 2014 est devenu A Gauche pour la 6ème République. Alors que la maladie le dépossédait de son corps, François a continué d’écrire l’éditorial jusqu’au bout, au plus grand bénéfice de ses milliers de lecteurs impatients. La ligne éditoriale avait progressé au fil des années, avec lui, qui était toujours en évolution. Issu du mouvement ouvrier traditionnel, il était devenu écologiste, et avait affirmé la nouvelle doctrine de l’écosocialisme. Lors de sa dernière participation à un Bureau National du PG, François avait proposé le lancement d’un mouvement pour la 6ème République.

Le Parti de Gauche est triste. Triste mais si fier d’avoir été dirigé par un homme si superbe. François vivra dans chacune de nos actions, dans chacune de nos indignations, dans chacun des coups que nous porterons à ceux qui gouvernent ce monde injuste qui empêche le grand nombre d’être heureux. A 44 ans, François part trop tôt, trop jeune, coupé dans son élan créateur. Il ne verra pas l’issue des réalisations qu’il a déclenchées. Mais n’est-ce pas le sort des bâtisseurs de cathédrales ? Les pégistes font le serment de continuer son œuvre.

Je veux manifester ma plus profonde affection à Charlotte Girard, sa compagne, dont le courage et l’élégance morale ont ébloui, pendant ces mois de maladie, tous ceux qui aimaient François. Avec les amis et frères et soeurs de combat de François, nous restons auprès d’elle et auprès de leurs deux petites filles, Valentine et Félicie.

 
R.F.I.

La gauche française rend hommage à François Delapierre ...

media François Delapierre était directeur de campagne du Front de gauche en 2012. RFI

En France, il était l'un des plus proches conseillers de Jean-Luc Mélenchon. François Delapierre s'est éteint ce samedi à l'âge de 44 ans d'une tumeur au cerveau. Secrétaire national du parti de gauche, il avait notamment dirigé la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2012.

« Beaucoup perdent aujourd'hui à la fois un être très cher et un meneur, sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles ». C'est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage ce samedi à François Delapierre, l'un de ses plus proches conseillers. Il avait notamment dirigé sa campagne présidentielle en 2012.

Les deux hommes s'étaient rencontrés une vingtaine d'années plus tôt, au Parti socialiste. Lorsqu'en 2000, Jean-Luc Mélenchon était notamment ministre de l'Enseignement professionnel. François Delapierre intègre son cabinet. À partir de là, cet attaché territorial, diplômé de Sciences po, va jouer un rôle essentiel à ses côtés, au point de devenir incontournable à partir de 2004, lors de la campagne pour le non au traité européen.

Idéologue, théoricien, stratège, François Delapierre était depuis 2008 la cheville ouvrière du Parti de gauche dont il occupait le poste de secrétaire national. De Benoît Hamon à Cécile Duflot, en passant par Harlem désir, c'est toute la gauche qui lui rend hommage ce samedi. « Son engagement manquera à nos débats », a réagi sur Twitter la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud Belkacem.

18/06/2015

GREGORY CHELLI ALIAS ULCAN en toute impunité, récidive

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Par Denis Sieffert - 17 juin 2015

Un « canular » désopilant

Comment les policiers peuvent-ils continuer à se laisser berner par un personnage parfaitement identifié ?

Les occasions de rire sont trop rares en ce bas monde. En voici une. Vous téléphonez au commissariat de police le plus proche, ou à la préfecture, et vous signalez que votre voisin de palier ou un bon ami, choisi pour son sens de l’humour, est en train d’égorger sa femme. Agissez de préférence au milieu de la nuit. Et normalement, et si votre voix n’a pas tremblé, un commando du Raid, groupement d’élite de la police nationale, devrait rapidement débouler à son domicile, armé de pied en cap, défoncer la porte d’entrée, tirer le suspect de son sommeil, le plaquer au sol, le menotter serré jusqu’au sang, puis le faire embarquer en dépit des objurgations de l’épouse bien présente et bien vivante.

Au fond, rien de très grave : en fin de matinée, l’ami est rendu à l’ordinaire de sa vie quotidienne sans autre préjudice que quelques contusions et le souvenir d’une belle frayeur. J’invente ? Pas le moins du monde !

La mésaventure est arrivée à Pierre Stambul dans la nuit du 8 au 9 juin à Marseille (il en a fait un récit détaillé sur notre site Politis.fr).

Pas plus tard que la nuit suivante, Jean-Claude Lefort aurait subi le même sort si les policiers de la Brigade anti-criminalité (c’était leur tour), accourus au domicile de l’ancien député du Val-de-Marne, n’avaient dû se résoudre à constater son absence.

Et depuis le 31 mars, ce sont trois autres personnes qui ont eu à souffrir du même genre de désagrément.

Si j’use de ce ton badin pour évoquer ces affaires, qui ne sont en réalité pas drôles du tout et qui peuvent virer au drame, c’est que le préfet de police des Bouches-du-Rhône a lui-même évoqué la chose avec une certaine légèreté, parlant de « canular ». C’est vite dit car, en fait de canular, nous avons affaire à des tentatives d’intimidation politique. Le procédé est connu, et son auteur présumé l’est tout autant. Je m’empresse d’ailleurs de déconseiller à quiconque de se livrer à ce genre de plaisanteries. Il vous en coûterait – et à juste titre – ainsi qu’à l’éditorialiste qui vous aurait donné ce très mauvais conseil.

Mais voilà bien le problème : il n’en coûte rien en revanche à l’énergumène franco-israélien qui se fait appeler Ulcan, et que tout le monde reconnaît derrière ces dénonciations mensongères. Ses victimes ne sont évidemment pas prises au hasard. Elles ont en commun de militer pour les droits des Palestiniens ou d’être journalistes. Pierre Stambul est coprésident de l’Union juive française pour la paix, et Jean-Claude Lefort fut président de France-Palestine Solidarité. Et des journalistes dont les articles avaient déplu au fameux « hacker sioniste » – c’est ainsi qu’il se définit – ont subi les mêmes violences l’été dernier au moment des bombardements sur Gaza. À commencer par le directeur de Rue89, Pierre Haski. Et le 30 septembre, le père d’un journaliste de ce même site avait succombé à la suite d’un infarctus quelques jours après un appel de ce Ulcan lui annonçant la mort de son fils, lequel était évidemment bien vivant. Après tant d’exploits douteux, le « hacker sioniste », qui opère depuis la ville d’Ashdod, au sud d’Israël, est donc toujours en activité. Ce qui nous intrigue ici, c’est l’impunité dont il jouit, et l’incroyable facilité avec laquelle il parvient à mobiliser la fine fleur de notre police nationale.

On s’interroge d’autant plus à son sujet qu’il procède aussi à des attaques de sites (de nombreux médias en ont été victimes). Ce qui suppose des moyens financiers importants. On en déduit que le personnage n’est peut-être pas seulement impuni, mais qu’il est aussi soutenu et aidé. Au point, par exemple, d’être capable d’intercepter les appels téléphoniques destinés à ses victimes. Quant aux autorités françaises, font-elles tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir l’extradition de l’activiste ?

L’autre question concerne les policiers : comment peuvent-ils continuer à se laisser berner par un personnage parfaitement identifié et détenteur de numéros de code qu’il n’a pas trouvés tout seul ? On serait donc sensible à une explication du ministre de l’Intérieur.

 

Ce qui supposerait que l’on renonce à la thèse du canular commis par un supporter un peu trop facétieux de la politique israélienne. D’autant plus que la nouvelle tentative de ce loup pas si solitaire survient au moment où la campagne pour le boycott des produits venant des colonies et, par extension, du territoire israélien enregistre des succès symboliques.

Il y a une semaine, la menace d’un désengagement d’Orange a mis hors de lui Benyamin Netanyahou. Et on apprend aujourd’hui que le patron de l’opérateur téléphonique, Stéphane Richard, vient de porter plainte après avoir reçu des menaces de mort, et après que ses données personnelles eurent été piratées et mises en ligne sur un site Internet… L’épisode montre à quel point cette campagne, si elle n’est pas encore un problème économique pour Israël, fait peur à son gouvernement. La référence à l’Afrique du Sud de l’apartheid hante les esprits. C’est à terme une arme redoutable. Mais à qui la faute ? Sinon au gouvernement israélien lui-même qui a bloqué toutes les voies de négociation, et qui continue de coloniser au mépris du droit international ? Sans oublier la responsabilité des grandes capitales qui arguent de leur impuissance quand elles ne témoignent pas ouvertement de leur complaisance. Dans ces conditions d’obstruction totale, les appels au boycott sont promis à un bel avenir. Quant à l’auteur de ces lignes, il tient à signaler, à toutes fins utiles, qu’il n’entre pas dans ses projets immédiats d’égorger sa femme…

P.S. : Au lendemain de l’écriture de cet édito, j’ai appris que notre confrère Daniel Schneidermann avait à son tour été victime du « hacker sioniste » et d’une police française étrangement naïve. Lui aussi avait « égorgé sa femme »… Par chance, il n’était pas présent quand la police est intervenue.

Il est grand temps que le ministère de l’Intérieur s’exprime sur ces affaires.

Qu’est-ce qui est fait en direction du gouvernement israélien ? Une enquête a-t-elle été diligentée pour savoir à quel niveau le dénommé Ulcan bénéficie de complicités qui apparaissent de plus en plus évidentes ? On aimerait savoir.

***
*
 
AUJOURD'HUI C'EST AU TOUR de Denis SIEFFERT
d'être agressé à son domicile
ça va durer longtemps cette histoire ?
On va arrêter les complices en FRANCE ?
 
 
Par Politis.fr - 18 juin 2015

Politis visé par les tentatives d’intimidation du dénommé Ulcan

 

Le dénommé Grégory Chelli alias Ulcan a récidivé.

 

Le directeur de Politis, Denis Sieffert a été victime, dans la nuit du 17 au 18 juin, d’une dénonciation mensongère qui a entrainé une intervention de la police à son domicile. Cela, après avoir reçu plusieurs appels anonymes. Le mode opératoire porte à n’en pas douter la signature du hacker pro-israélien.

Comme chaque fois, celui-ci alerte la police sur un crime supposé commis chez un journaliste ou un responsable associatif qui aurait « égorgé sa femme », ou qui aurait été lui même « pris en otage par un homme armé et cagoulé ». Dans le cas du directeur de Politis, les deux dénonciations ont eu lieu presque simultanément à son domicile à 2 heures du matin et au siège de l’hebdomadaire, une heure plus tard. Ce qui a entrainé deux interventions policières, non sans dommages matériels dans les locaux du journal.

Au cours de la même nuit, le cofondateur du site Rue89, Pierre Haski, a été une nouvelle fois victime d’appels malveillants très probablement de même origine, qui ont également entrainé une intervention de la police. La nuit précédente, c’est le fondateur d’Arrêt sur images, Daniel Schneidermann qui avait connu le même type d’agression. Une semaine auparavant, Pierre Stambul, co-président de l’Union juive française pour la paix, et l’ancien député Jean-Claude Lefort, avaient été les cibles des mêmes opérations.

C’est d’ailleurs sans aucun doute en représailles à l’éditorial de Politis « Un canular désopilant » protestant contre le sort réservé à Pierre Stambul et Claude Lefort que Denis Sieffert a été attaqué.

Chaque fois, les cibles d’Ulcan sont des responsables associatifs qui militent pour les droits des Palestiniens, ou des journalistes dont les articles ont déplu à l’activiste franco-israélien basé en Israël. Ces récentes affaires font suite à une longue liste aux effets parfois dramatiques. L’été dernier, le père d’un journaliste de Rue89 avait succombé à la suite d’un infarctus provoqué par le harcèlement téléphonique.

Dans tous les cas, il s’agit de tentatives d’intimidation intolérables, et, pour ce qui concerne les journalistes, d’atteintes à la liberté de la presse. Denis Sieffert, comme ses confrères, a déposé plainte. Ces faits interviennent dans le contexte particulier de l’affaire d’Orange. Le patron de l’opérateur téléphonique, Stéphane Richard, qui avait menacé de se désengager d’Israël, a lui-même reçu des menaces de mort, tandis que ses données personnelles étaient publiées sur un site.

Politis juge ces événements d’une extrême gravité. Ils appellent une réaction officielle des plus hautes autorités de l’Etat. Il faut que cesse l’impunité dont jouit visiblement le dénommé Grégory Chelli.

Mardi matin, seul le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait réagi, proposant de rencontrer les trois journalistes, le 23 juin.

 

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Gregory Chelli, connu sous le pseudonyme d'Ulcan, né à Paris le 23 septembre 1982, est un « hacktiviste » franco-israélien se présentant comme un « militant sioniste » ; il est principalement connu pour ses attaques informatiques contre divers médias, et son harcèlement de personnes qu'il considère comme ses ennemis politiques2.

À la fin des années 2000, il est un temps membre de la Ligue de défense juive. Il se fait par la suite connaître sur Internet en réalisant des canulars téléphoniques et en les publiant sur un site Web intitulé Viol Vocal, qui héberge également des impostures commises par d'autres participants. À partir de 2013, il utilise ces méthodes dans le cadre de son militantisme politique.

Durant l'été 2014, en réaction à des critiques émises par la presse française sur l'offensive israélienne sur le territoire de la bande de Gaza, il s'attaque à divers médias français, d'une part par techniques de piratage informatique comme le DDoS ou le defacing, et d'autre part en s'en prenant personnellement à des journalistes et à leurs familles, qu'il harcèle par téléphone et sur Internet.

Et en 2015, il continue, il récidive en toute impunité

 

Gregory Chelli
Alias
Ulcan
Naissance 23 septembre 1982 (32 ans)
Paris (Île-de-France)
Nationalité Drapeau : France Française
Drapeau d’Israël Israélienne
Activité principale
Auteur de canulars
Militant politique
Hacktiviste
Famille
Gilles Chelli (père), Brigitte Levi (mère)

(Pour abuser ses victimes ou les forces de l'ordre, il utilise notamment le phreaking — qui lui permet de falsifier le numéro de l'appelant— ou se procure des codes radio utilisés pour l'identification des commissariats de police.) 

17/06/2015

le 49.3 ça ne passe pas... Déni de démocratie...


Chassaigne quitte l'hémicycle pendant le 49... par LCP

Le président du groupe GDR dénonce un "déni de démocratie" après l’arrêt des débats sur la loi Macron.

Comme la droite, la gauche de la gauche a quitté l’hémicycle mardi pendant le discours de Manuel Valls engageant la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi Macron. "Des députés qui veulent dire pourquoi ils s’opposent au texte n’ont pas droit à la parole. Le fait de demander à parler, c’est considéré comme un affront par Monsieur le Premier ministre !, regrette André Chassaigne.

"On n’en peut plus de ce déni de démocratie, c’est une mascarade !" s’élève le président du groupe GDR à l’Assemblée qui dit réfléchir à propos de la motion de censure déposée par la droite jeudi : la signer ou pas ?

Sa collègue Marie-George Buffet se dit prête à le faire.

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L’article 49 de la Constitution de 1958 fait partie du Titre V : « Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement » (articles 34 à 51). Il organise la responsabilité politique du Gouvernement devant le parlement.

Cherchant à assurer la stabilité du gouvernement. Il réutilise en les renforçant des éléments déjà présents sous la IVe République et introduit par son alinéa 3 une disposition originale, sans équivalent dans des constitutions antérieures ou à l'étranger et fournissant une arme très puissante au Gouvernement. Ces dispositions visent à apporter au pays la stabilité gouvernementale qui lui faisait défaut en protégeant le gouvernement de majorités de circonstance qui défaisaient les gouvernements au gré des alliances, tout en étant incapables de proposer une alternative.

 L'article 49.3, dit d'« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu'il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l'opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d'espoir de réussite...

***

*

 https://fr.wikipedia.org/

Le 49.3 a été conçu alors que le Parlement avait le plus souvent été partagé entre des partis nombreux et de surcroît peu disciplinés. L’usage du 49.3 a été variable depuis 1958. Il est d'abord peu fréquent au début de la Vème République puis tend a être plus largement utilisé par certains gouvernements qui ne disposaient à l’Assemblée nationale que d’une majorité très étroite (gouvernements Barre, Rocard, Cresson et Bérégovoy notamment).

Après la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 son rôle d'arme ultime contre l'obstruction (par le fait d'un nombre importants d'amendements) décline naturellement.

La disposition en est d'autant plus efficace : le législateur, habituellement majoritairement du même bord que l'exécutif, ne vote pas la destitution du gouvernement même s'il s'oppose à la loi en cause car il craint une forme de suicide politique face aux électeurs.

Diverses raisons peuvent conduire à son emploi :

  • utilisation de confort pour accélérer un débat qui se prolonge trop, par rapport aux obligations du calendrier gouvernemental ou lorsque l'opposition tente de bloquer le processus de débat en multipliant à l'infini les propositions d'amendement, alors que le gouvernement dispose d'une majorité réelle et sans surprise possible. Le gouvernement intègre les amendements qu'il juge les plus sérieux et intéressants et lance la procédure du 49.3 ;
  • utilisation pour passer outre la fronde d'une partie récalcitrante de sa majorité. Cela permet de mesurer réellement la fronde et de la mettre au pied du mur en l'obligeant à prendre ses responsabilités et à s'allier le cas échéant à l'opposition. Raymond Barre utilisa cette procédure par 8 fois (1976-1981) pour lutter contre le harcèlement permanent des députés RPR de Jacques Chirac, qui finalement n'étaient pas prêts à voter avec ceux de François Mitterrand ;
  • utilisation pour passer outre les contraintes d'une majorité relative. Michel Rocard utilisa 28 fois la procédure de 49.3 pour faire passer ses textes, alors qu'il était constamment écartelé politiquement entre le PC, les centristes de l'UDC (séparés de l'UDF), l'hostilité d'une partie des députés mitterrandistes.
  • Édith Cresson, qui lui succéda, l'utilisa aussi par 8 fois, bien qu'elle bénéficiât dans son cas d'un plus grand soutien des députés mitterrandistes.

 

 

15/06/2015

EQUATEUR : MENACE DE COUP D'ETAT ?

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Menace de coup d'Etat en Equateur ?

EUGÉNIE BARBEZAT AVEC AFP
DIMANCHE, 14 JUIN, 2015

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afp
Le président socialiste d'Equateur, Rafael Correa, a affirmé samedi qu'"une conspiration (était) en marche" pour le "renverser".
"Cela a été une semaine très dure pour le pays (...). Une conspiration est en marche", a déclaré Rafael Corréa lors de son émission hebdomadaire radiotélévisée, cette fois depuis Milan (Italie) dans le cadre de sa tournée européenne.
 
"Ce sont des gens très violents, ils ont la complicité éhontée des médias", a-t-il poursuivi. "Il ne s'agit pas d'empêcher la loi sur les héritages, il s'agit de renverser le gouvernement", a-t-il poursuivi.
 
Au cours des cinq derniers jours et aux cris de "Dehors Correa, dehors!", des politiciens, hommes d'affaires et membres des classes moyennes et élevées ont manifesté à Quito, mais aussi à Guayaquil et Cuenca, contre le projet de loi controversé de "redistribution de la richesse".
 
Le 5 juin, le président Correa, une des figures de la gauche radicale en Amérique latine, a en effet présenté au Parlement une réforme de la fiscalité prévoyant de taxer les héritages supérieurs à 35.400 dollars, l'équivalent de cent salaires de base, abaissant de près de moitié le seuil du montant imposable jusqu'à présent.
 
Le projet doit être approuvé en juillet par le Parlement, où le parti présidentiel Alianza Pais (AP) détient la majorité.
 
Pour défendre le gouvernement, des milliers de sympathisants sont également descendus dans la rue, mais aucun incident ni blessé n'a été signalé entre les deux camps.
 
Si la mesure a soulevé un tollé dans les milieux d'affaires, avec lesquels M. Correa entretient des relations conflictuelles depuis son élection en 2007, son effet devrait toutefois être limité : seuls trois Equatoriens sur 100.000 perçoivent un héritage d'une valeur supérieure à 50.000 dollars, selon des chiffres officiels.
 
Selon le ministre de la Politique économique, Patricio Rivera, "la loi sur les héritages vise le secteur le plus élevé de la société, les 0,1% plus riches (....), 98% des Equatoriens ne paieront pas un centime".
 
Face à ces protestations, Rafael Correa a appelé ses partisans à "faire très attention", jugeant que "la situation du pays est assez grave".
De nouvelles manifestations sont prévues par l'opposition de droite, ce dimanche.
 
 

Je dénonce la tentative de coup d'État en Équateur.

Depuis trois jours, les riches manifestent violemment contre une loi sur l'héritage. En Equateur en 2012, les 20% les plus riches accaparent pourtant encore 52,5% des revenus (5 points de moins qu'avant la révolution citoyenne en 2006). Le président Rafael Correa a proposé une loi de redistribution de la richesse, visant les plus-values immobilières et l'évasion fiscale. Les recettes ainsi dégagées seront reversées aux programmes sociaux. Les riches refusent ce partage favorable au grand nombre. Cette oligarchie qui reçoit des héritages supérieurs à 50 000 dollars ne représente pourtant que trois pour cent mille équatoriens mais ils prétendent représenter le peuple !

Ces putschistes minoritaires veulent s'emparer du président Correa qu'ils qualifient de tyran alors qu'il a été réélu avec 57% des voix en 2013.

Une partie de l'armée et de la police impliquées dans le précédent coup d'État reste menaçante pour la démocratie. Comme d'habitude, les États-Unis sont à la manœuvre. Une fois de plus, l'oligarchie des grandes fortunes et les États-Unis font violemment cause commune contre le peuple et la justice sociale.

J’assure le président Correa de tout le soutien des progressistes français. J'appelle solennellement les autorités françaises à faire de même et a ne pas renouveler les lâchetés du passé qui consistent à attendre la fin des tentatives de coups d’État pour prendre acte du résultat. Il faut isoler les putschistes sur la scène internationale. J'appelle toutes les forces de gauche, les syndicats, les associations à manifester leur solidarité avec la révolution citoyenne équatorienne et son président.

 J.Luc MELENCHON

13/06/2015

1ère MARCHE INTERNATIONALE POUR LA PAIX ET LA FRATERNITE

 Isabelle Aubret, marraine d'honneur depuis 2002 de l'association La Vie en Marche sera la marraine de la Marche internationale pour la paix et la fraternité qui se déroulera à Mulhouse le dimanche 14 juin.
Isabelle, une femme debout, malgré les épreuves.
Avec ténacité, détermination et courage, elle a toujours répondu à l'appel des grandes causes humanistes.
Ce 14 juin à Mulhouse, elle sera le porte-drapeau du combat pour la paix, elle qui sait mieux que quiconque faire germer dans le cœur des gens les graines de la tendresse, de la compassion et de l'amour de la vie et du respect des autres.
Isabelle, juste quelqu'un de bien. Isabelle, UNIVERSELLE. 
Vous êtes à jamais et pour toujours dans nos cœurs.

 

 

Le parrain Louis Schittly, co-lauréat du prix Nobel de la Paix avec Médecins sans Frontières

 

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MARCHE POUR LA PAIX ET LA FRATERNITÉ

Logo paix fraterniteMarche pour la paix et la fraternité

Tout au long de son histoire faite de guerres, de déchirements, de ravages, de massacres, d’atrocités, l’Humanité a toujours su se relever, mettre ses passés, ses dynamismes, ses volontés, ses cultures, ses intelligences, pour servir la paix et la fraternité.
Malgré les souffrances dues aux guerres, aux génocides, aux haines, des humains, tout simplement humains parmi les humains, ont choisi de se lever, de résister et d’agir contre l’égoïsme, l’exclusion, le rejet de l’autre, la stigmatisation de la différence, l’intolérance, la vanité, l’ignorance, la haine, la violence, le fanatisme. Avec quelle arme ? Celle que personne ne peut détruire, celle qui comme le vent, ne peut être emprisonnée dans les mains, celle qui sans cesse invite, accueille, partage, donne et reçoit. L’AMOUR. L’amour de l’autre, l’Amour pour un monde sans violence, sans haine, sans guerres. Un monde des nations réconciliées qui, parce que nous le voulons et que nous sommes déterminés, donnera naissance à la solidarité mondiale du genre humain et à la conscience commune que nous sommes toutes et tous des frères et des sœurs, partageant la même planète, reliés entre nous et interdépendants, vers un même destin universel comme le rappelait dans ses discours Nelson Mandela. Oui, mes frères et mes sœurs, les messages de Mandela, Luther King, Gandhi résonnent de plus en plus forts dans nos consciences. Ces redresseurs d’espérance sont les lumières, les phares de l’humanité et leurs rêves de paix et de fraternité éclosent partout, mobilisent partout, unifient partout, préparent à la fraternité universelle.
Le sillon a été tracé. Le chemin est caillouteux, semé d’embûches et de catastrophes mais il l’a toujours été. Le monde, notre monde s’est construit sur des douleurs humaines, des guerres, des séismes, des injustices, des maladies, des plaies atroces jamais refermées. Mais il y a toujours eu des individus de toutes origines et de toutes couleurs, capables de changer l’ordre établi et de donner à l’humanité, la vision de la renaissance, la vision d’un monde nouveau. Une nouvelle forme de pensée, une solidarité partagée, le souci et le respect de l’autre. Souvenez-vous : Aurions-nous pu imaginer qu’un jour la France et l’Allemagne vivent en paix ? N’aurions-nous plus aujourd’hui la force de penser que la paix et plus forte que la guerre ? N’aurions-nous pas aujourd’hui la conviction de choisir d’avancer ensemble pour créer l’unité dans la diversité ? C’est à nous, en qualité d’êtres humains, de déterminer notre avenir. Car ce qui a été possible, hier, entre la France et l’Allemagne, le sera demain en éveillant nos esprits à traduire en actes, notre volonté à faire de nous des citoyens terrestres solidaires, pacifistes et fraternels. 
Aujourd’hui, c’est à chacun de nous, à toi et à moi, à continuer l’œuvre de nos Anciens et d’inscrire nos actions au service de cette espérance universelle attendue dans le monde entier. À devenir des têtes de proue à la manière d’Aimé Césaire. À parler à nos cœurs pour façonner un monde nouveau.
Nous, Humains au milieu des humains, formulons le vœu d’un nouvel espoir, d’une révolution morale, d’un appel à l’action pour accéder à la paix, à la fraternité, à l’humanité, au respect planétaire de tous les terriens. Par nos actes et nos engagements, Humains avant toute chose et face aux problèmes globaux qui nous entourent, là où nous sommes, apprenons à réagir avec humanité, à dire bonjour à l’inconnu, à aider celui qui est seul, à sourire à celui qui a besoin de réconfort, à ne pas juger celui qui est différent de soi, à aller à la rencontre de l’autre, à servir celui qui est dans le besoin, à AIMER avec partage sans limites et sans frontières. A vivre pour aimer.
Soyons conscients que nos paroles, empreintes de bonté, nos écrits, respectueux de toutes les cultures, nos actes imprégnés d’altruisme, et nos engagements fondés sur les forces de l’unité humaine, des diversités culturelles et de la pluralité d’individus sont les signes fondateurs d’une humanité vivante à vocation universelle, interdépendante, interrelationnelle, où l’être humain a toute sa place dans son entité entière, biologique, sociale, économique, métaphysique. 
La bonne volonté ne suffit pas. Il faut vouloir réussir, Il faut vouloir le dialogue entre cultures, civilisations, pays, continents, religions. Mais avant tout, il faut vouloir le dialogue entre nous, la compréhension de l’autre.
Voici notre réponse face à la haine que prônent certains humains, brebis égarées sur les chemins de l’injustice et de la souffrance. Qui que nous soyons, quelles que soient nos convictions et nos croyances, devenons ENSEMBLE, les artisans, les travailleurs de la paix et de la fraternité comme les petits fragments d’une mosaïque où chacun a sa place et son rôle à jouer. A l’échelle planétaire, Oui, nous voulons être des frères et des sœurs, unis par l’Amour Universel
Mes Amis, mes compagnons, mes frères et mes sœurs. Tout reste possible puisque nous sommes Humains : L’aspiration à un monde meilleur et fraternel où les Droits de l’Être Humain, quelles que soient ses origines, ses croyances, ses idéologies, soient respectés et développés pour le bonheur de tous.
Du temps, il en faudra. Du travail, aussi. Des larmes, certainement. Mais nous sommes déterminés à réussir, à vouloir ce monde.
Notre révolution est celle de l’Esprit, celle qui donne à chaque individu la plénitude de la vie.
Il n’est pas loin le temps où on se rendra compte que l’humanité est appelée à la solidarité entre les peuples et où l’empathie sera le départ de toutes choses. Ce jour-là, vous pourrez dire : « J’ai agi pour cela ».
Alors, sur le chemin de la paix et de la fraternité, viens nous rejoindre, on t’attend. 
On a besoin de toi.

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