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29/05/2015

Réponse de JL MELENCHON à C. DUFLOT sur le "Hareng de Bismarck"

 

Réponse à la tribune critique de Cécile Duflot sur le "Hareng de Bismarck" par Jean-Luc Mélenchon, député 
au Parlement européen, 
Parti de gauche.

Chère Cécile, pourquoi avoir donné ce ton soudainement si agressif à ta critique de mon nouveau livre, le Hareng de Bismarck  ? Puisque tu dénonces les « invectives » et les « injures », quoiqu’il ne s’en trouve nulle part dans mon livre, pourquoi m’offenser aussi gravement en me comparant à Déroulède, l’un des fondateurs de l’extrême droite française ? Je lave l’affront en te parlant depuis le journal de Jean Jaurès, figure tutélaire de ma gauche, que Déroulède voulait voir mort et qu’il provoqua même en duel.

Il est difficile de dialoguer avec ton texte. En effet, aucune des thèses que tu m’attribues ne se trouve dans mon livre. Ainsi, il n’est pas vrai que je présente les Allemands comme un « bloc compact » qui nous serait entièrement opposé. Au contraire. L’origine de classe de la politique de Mme Merkel est clairement décrite. Non, ma vision de l’universalisme n’est pas « enfermée » dans les frontières de la France. Et ainsi de suite. Tout cela est démenti expressément par mon texte. Sur chaque point, ce livre, les précédents, mes articles, mes discours démontrent tout le contraire. Et si tu ne m’as pas lu, peut-être as-tu écouté mon discours de Marseille dans la campagne présidentielle. Dirais-tu que j’y ai exprimé une vision « corsetée », « étroitement hexagonale et sépia » de la nation française et de sa République ? De même pour ce qui est de l’écologie politique. Chère Cécile, amie du débat théorique, tu sais bien que les dix-huit thèses sur l’écosocialisme, dont je suis l’un des auteurs, et mon livre l’Ère du peuple montrent comment le paradigme de l’écologie politique refonde en les confirmant les intuitions du communisme, du socialisme et du républicanisme issu de la grande Révolution de 1789. Finalement, tes critiques ne s’adressent ni à mon livre ni à moi mais à ma caricature que répètent avec lourdeur les griots du système. Qu’ai-je fait pour mériter cette vilenie de ta part ? Toi-même n’as-tu jamais eu à souffrir de tels rabâchages ? Tu sais alors ce que coûte la réplique. Car l’interpellation porte non sur ce que tu es mais sur ce que les autres ont décidé que tu devrais être. Tel est le sort réservé à ceux qui ne restent pas « à leur place ». Ceux qui m’ostracisent ne font que tracer une frontière de caste. Dès lors, comme Cyrano, je n’abdique pas l’honneur d’être leur cible.

Ta tribune a été interprétée comme une rupture politique et personnelle. D’aucuns s’en sont frotté les mains. On comprend pourquoi. Pour eux, tu fais mourir l’espoir d’un autre chemin à gauche. Nous étions d’accord pour dire qu’il fallait imaginer un nouveau mouvement citoyen, animé et contrôlé par lui-même. Un mouvement politique où se fédèrent le peuple lui-même et ses revendications. La formule vient de triompher en Espagne. Mais tu as changé d’avis sans crier gare et en ouvrant le feu. Tu préfères les listes solitaires de ton parti. C’est une faute. Calculer en cynique que le « sommet climat » va améliorer vos résultats est une privatisation étroite d’un tel thème. Seul EELV pourrait stopper le productivisme qui menace l’équilibre climatique ? Ce n’est pas à la hauteur de la mobilisation qu’il faut construire. Sur le terrain, heureusement, ce sectarisme n’est pas suivi. Partout nos amis respectifs dialoguent sans s’offenser et souvent ils s’accordent pour impulser les convergences citoyennes en vue des régionales. Ils auront le dernier mot. La convergence se fera. Avec toi et avec plaisir, ou sans toi, hélas, mais non moins résolument. Rassembler n’est pas normaliser. Je n’exige pas de toi que tu aimes notre patrie républicaine à ma façon. Ni que tu trouves autant d’attrait pour la culture universaliste qui identifie notre pays que pour le nationalisme ukrainien que tu soutiens ou les coutumes des Indiens de l’Amazonie que nous défendons. Chaque peuple apporte sa contribution à l’humanité universelle. Je suis fier de la nôtre. De ton côté, ne me demande pas de te ressembler pour nous rassembler. La rage brune gagne en Europe. Le sectarisme nous tuerait tous.

J’achève sur l’Allemagne. La France ne peut se diriger avec naïveté sur la scène mondiale. Répliquer à la politique allemande assumée par le PS et la droite de ce pays et du nôtre au cri de « vive l’Europe » est une futilité. C’est se couper des millions d’Européens qui n’en peuvent plus de cette imposture. Mais aussi des syndicalistes et des économistes allemands qui la critiquent durement. Comme mon ami Oskar Lafontaine. Ou comme Cohn-Bendit, préfacier du livre Non à l’Europe allemande. Ou des électeurs qui ont mis Mme Merkel en minorité. Ceux qui auraient pu avoir un autre gouvernement si le PS n’avait fait la grande coalition avec la droite et si les Verts n’avaient pas refusé l’accord avec Die Linke. L’Europe actuelle n’existe que dans et par les traités que tu condamnes toi aussi. Demain au pouvoir nous devrons leur désobéir et refonder une tout autre Europe où la violence que subit le peuple grec ne sera plus possible. Une union libre de peuples libres.

EUROPE : 10 ans de dérive libérale par POLITIS

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Europe 2005-2015 : Dix ans de dérive libérale

CHRONOLOGIE. Petit rappel des principaux événements qui ont influé le cours de la construction européenne depuis le traité constitutionnel européen.

 

 

 

 

2003

- 18 juillet : La Convention européenne présidée par Valéry Giscard-d’Estaing présente le premier projet de Constitution de l’Europe élargie. Voir Politis n°769.

 

 

 

 

 

 

2004

- 13 janvier : Publication par la Commission européenne (CE) de la directive de libéralisation de l’ensemble des services en Europe, dite « Bolkestein », considérée par la CE comme le principal pilier de la future croissance dans l’Union européenne (UE). En 2005, la très libérale directive fut un argument de campagne pour le « non » au traité constitutionnel européen (TCE).
- 1er mai : L’Union compte désormais 25 pays membres.
- 17 et 18 juin : Lors du Conseil européen de Bruxelles, les 25 chefs d’État et de gouvernement adoptent à l’unanimité le texte établissant une Constitution pour l’Europe.
- 15 juillet : Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, John Monks, appelle à soutenir le TCE.
- 29 octobre : Les vingt-cinq chefs d’État ou de gouvernement signent officiellement à Rome le TCE.

Les dirigeants européens posent pour la photo de famille au Palais du Capitole à Rome 29 Octobre 2004, après la cérémonie de la signature de l’Acte final traité et qui établissent une Constitution pour l’Europe (VINCENZO PINTO AFP PHOTO)

 

 

 

 

 

 

2005

- 20 février : Premier référendum sur le TCE, en Espagne. Le « oui » à la ratification l’emporte largement (76,7%) mais avec une abstention record (57,7%).
- 29 mai : Référendum français : le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés. Voir Politis n°854.
- 1er juin : Référendum aux Pays-Bas : 61,54 % pour le « non ».
- 10 juillet : Référendum au Luxembourg : 56,5 % pour le « oui ».

 

 

 

 

 

2006

- 16 février : Le Parlement européen adopte le rapport modifiant la directive « Bolkestein » sur la libéralisation des services, fruit d’un compromis entre groupes PSE (socialiste) et PPE (droite).
- 15 novembre : Adoption de la directive Services en deuxième lecture au Parlement européen.
- 11 décembre : Adoption en deuxième lecture de la directive services par le Conseil de l’UE. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues.

 

 

 

 

 

2007

- 1er janvier : adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE et entrée de la Slovénie dans la zone euro.
- 30 avril : accord « ciel ouvert » sur l’ouverture du trafic aérien entre l’UE et les États-Unis.
- 6 mai : Nicolas Sarkozy est élu président de la République.
- 22 juin : Un accord est trouvé entre les 27 chefs d’État et de gouvernement sur les grandes lignes d’un traité destiné à remplacer le TCE.


- 23 juillet : La conférence intergouvernementale (CIG) réunissant les 27 ministres européens des Affaires étrangères lance officiellement la rédaction d’un nouveau traité remplaçant le TCE.
- 12 septembre : La crise des subprimes américains (crédits hypothécaires) met les banques en difficulté. La banque Northern Rock sollicite la Banque d’Angleterre comme prêteur en dernier ressort.
- 19 octobre : Accord, à Lisbonne, sur le « traité modificatif » européen devant se substituer au projet de TCE.
- 13 décembre : Signature du traité de Lisbonne, dans un monastère.

 

 

 

 

 

2008

- 1er janvier : Chypre et Malte adoptent l’euro.
- 12 juin : L’Irlande, seul pays de l’UE à organiser un référendum populaire, rejette le traité de Lisbonne à 53,4 % des suffrages exprimés.
- 15 septembre : La banque d’investissement multinationale américaine Lehman Brothers fait faillite. La Banque centrale européenne (BCE) débloque 125 milliards d’euros en une semaine pour des opérations de refinancement des banques européennes.
- 29 septembre : Le gouvernement irlandais annonce la garantie illimitée des dépôts dans ses six principales banques afin d’éviter la panique sur les marchés financiers. Le pays est le premier d’Europe à entrer en récession.
- 30 septembre : Recapitalisation de Dexia. Les gouvernements français, belge et luxembourgeois tentent de sauver la banque en injectant 6,4 milliards d’euros.
- Octobre : Nationalisation des banques islandaises.

 

 

 

 

 

2009

- 1er janvier : La Slovaquie adopte l’euro. La zone euro compte désormais 16 pays.
- 21 février : 100 000 Irlandais manifestent dans les rues de Dublin contre les mesures d’austérité.
- 19-20 mars : Le Conseil européen décide de doubler le montant de l’aide financière accordée aux États de l’Union non membres de la zone euro, la portant à 50 milliards d’euros.
- 26 mars : Accord du Parlement européen pour des négociations autour d’un grand marché transatlantique entre l’UE et les États-Unis (PTCI, TTIP en anglais).
- 6 mai : Début des négociations pour un vaste accord de libre-échange entre le Canada et l’UE (AECG, CETA en anglais).
- 4-7 juin : Élections européennes remportées par la droite dans un scrutin marqué par une forte abstention. Voir Politis n°1056.

 

- 15 septembre : Le président de la CE, José Manuel Barroso, est réélu à la majorité absolue pour cinq ans par le Parlement européen, malgré un bilan contesté.
- 2 octobre : L’Irlande, appelée à se prononcer une nouvelle fois sur le traité de Lisbonne, vote « oui » à plus de 67 %.
- 5 novembre : En Grèce, le nouveau gouvernement socialiste de George Papandreou annonce un déficit de 12,7 %. La nouvelle provoque le début d’une spirale récessive dans le pays.
- 3 novembre : La République tchèque est le dernier État membre à ratifier le traité de Lisbonne.
- 1er décembre : Entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
- 28 décembre : Fin de la période de transposition de la directive Services.

 

 

 

 

 

2010

- 11 février : Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement, notamment consacré à la situation financière de la Grèce.
- 25 mars : Le Conseil européen décide de la création de la troïka, composée de la CE, de la BCE et du Fonds monétaire international (FMI).
- 2 mai : les ministres des Finances de la zone euro et le FMI déclenchent un mécanisme d’aide de 110 milliards d’euros à la Grèce, au bord du gouffre financier. La troïka impose un premier plan d’austérité draconien.
- 10 mai : Création d’un fond de secours de 750 milliards d’euros, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et d’un mécanisme européen de stabilité financière (MESF), pour aider les pays au bord de la faillite.
- 17 juin : les dirigeants de l’UE adoptent une stratégie « Europe 2020 » en faveur d’une croissance intelligente, durable et inclusive.
- 29 juillet : Adoption d’un plan d’austérité en Italie, pays qui a une des dettes les plus élevées du monde, culminant à près de 120 % du PIB.
- 28 novembre : Devant ses difficultés, l’Irlande négocie un plan de sauvetage avec l’UE et le FMI de quelque 85 milliards d’euros, dont 35 milliards pour les banques. Mise en place d’un plan d’austérité sous contrôle de la troïka.

 

 

 

 

 

2011

- 1er janvier : Adhésion de l’Estonie à la zone euro, initialement prévue en 2010.
- 12 janvier : La CE adopte le premier examen annuel de la croissance, marquant le début d’un nouveau cycle de gouvernance économique dans l’UE et du premier semestre européen de coordination.
- 7 avril : Le Portugal, qui ne peut plus emprunter sur les marchés, demande à son tour l’aide de l’UE et du FMI.
- Mai : Naissance du mouvement des Indignés. Des manifestants se réunissent à la Puerta del Sol, en Espagne, pour dénoncer les mécanismes de la crise. Voir Politis n°1155.


- 5 mai : L’UE et le FMI proposent une aide exceptionnelle de 78 milliards d’euros au Portugal en échange de mesures d’austérité.
- 21 juillet : Réunion extraordinaire présentée comme le « sommet de la dernière chance » de la zone euro. Un deuxième plan d’aide à la Grèce est mis en place, de 109 milliards d’euros de fonds publics (FESF et FMI), auxquels s’ajoutent 49 milliards de créanciers privés.
- 16 août : Paris et Berlin proposent un gouvernement économique de la zone euro et veulent rendre obligatoire la « règle d’or » d’équilibre budgétaire.
- 27 octobre : La menace de faillites en chaîne pèse sur les grandes banques privées européennes, principalement françaises, espagnoles, grecques, italiennes, allemandes, portugaises et belges. La zone euro doit élaborer un nouveau plan de sauvetage de la Grèce.
- 1er novembre : Mario Draghi devient le troisième président de la BCE, à la suite de Jean-Claude Trichet.
- 11 novembre : en Grèce, Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, prend la tête d’un exécutif transitoire alliant socialistes, droite et extrême droite. Il présente un budget 2011 d’austérité avec 17 milliards d’euros d’économie.

 

 

 

 

2012

- Février : Début des négociations pour un accord sur le commerce des services (ACS, TISA en anglais) avec l’UE, les États-Unis et plus d’une vingtaine de pays.
- 12 février : Sous pression de l’UE et du FMI, le Parlement grec adopte un nouveau plan d’austérité, en dépit de violentes manifestations qui réunissent plus de 80 000 personnes à Athènes.
- 21 février : Accord pour un deuxième plan de sauvetage de la Grèce et le déblocage d’une aide publique de 130 milliards euros et l’effacement partiel de la dette grecque par les créanciers privés, banques et fonds d’investissement, à hauteur de 107 milliards d’euros. En contrepartie, de nouvelles mesures d’austérité sont imposées par la troïka.
- 2 mars : Signature du Pacte budgétaire européen, officiellement nommé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), à l’exception du Royaume-Uni et de la République tchèque.
- 5 mai : François Hollande est élu président de la République.
- 6 mai : Des élections législatives anticipées en Grèce ne dégagent aucune majorité et tournent au vote-sanction contre les plans d’austérité et les partis traditionnels.
- 17 juin : Nouveau scrutin législatif en Grèce, remporté sans majorité par le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND).
- 25 juin : L’Espagne et Chypre demandent une assistance financière auprès de la troïka.
- 28-29 juin : Adoption d’un Pacte pour la croissance et l’emploi par le Conseil européen. Il prévoit la mobilisation de 120 milliards d’euros par le biais des fonds structurels, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de « project bonds » destinés à financer de grands chantiers.

PDF - 14.8 Mo

- 26 juillet : Le gouvernement grec indique préparer un train de 11,5 milliards d’euros d’économies budgétaires pour 2013 et 2014.
- 6 septembre : La BCE annonce un programme illimité de rachat de dettes des pays de la zone euro ayant du mal à se refinancer sur les marchés.
- 8 octobre : Le Mécanisme européen de stabilité (MES) entre en vigueur. Il remplace le FESF et doit garantir la stabilité financière de la zone euro.
- 11 octobre : La France adopte le projet de loi autorisant la ratification du Pacte budgétaire européen. Voir Politis n°1220.

 

 

 

 

2013

- 1er janvier : Entrée en vigueur du Pacte budgétaire européen.
- 14 janvier : L’Islande suspend les négociations d’adhésion avec l’UE.
- 8 juillet : Ouverture des négociations pour un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE.

- 1er juillet : adhésion de la Croatie. L’UE compte 28 membres.

 

 

 

 

 

2014

- 1er janvier : Adoption par la Lettonie de la monnaie unique.
- 22-25 mai : Élections européennes de 2014. La droite l’emporte, l’extrême droite se renforce.
- 27 juin : L’Ukraine signe un accord d’association avec l’UE.
- 11 septembre : La CE rejette une proposition d’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à obtenir des États membres qu’ils ne concluent pas les accords de libre-échange UE-États-Unis et UE-Canada.
- 25 septembre : Présentation du document final de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE (AECG, CETA en anglais).
- 1er novembre : Entrée en fonction de la nouvelle CE, présidée par Jean-Claude Juncker.
- 29 décembre : Dissolution du Parlement grec et convocation d’élections législatives anticipées.

 

 

 

 

2015

- 1er janvier : Adoption par la Lituanie de la monnaie unique.
- 22 janvier : La BCE annonce un programme de rachat de dette, y compris des emprunts publics, à hauteur de 60 milliards d’euros par mois entre mars 2015 et septembre 2016.
- 25 janvier : Des élections législatives anticipées ont lieu en Grèce. Syriza, coalition de la gauche anti-austérité, remporte une victoire historique.
- 11 février : début des discussions des ministres des Finances de la zone euro (eurogroupe) sur la situation en Grèce et la prolongation de l’aide financière à Athènes.

 

Nota Bene :

Les références à des numéros ou articles, ordinairement réservés à nos abonnés, cités dans cette chronologie sont en accès libre jusqu’au 4 juin.

Photo (haut de page) : Jean-Claude Juncker et José Manuel Barroso (JOHN THYS / AFP)

***

*

Très intéressant pour rafraîchir la mémoire

 

 

 

20/05/2015

TAPIS ROUGE POUR GAZA


Un tapis rouge au milieu des ruines à Gaza par libezap

NO COMMENT

http://www.tekiano.com/2015/05/14/le-defi-des-gazaouis-tapis-rouge-au-milieu-des-ruines-de-gaza-pour-feter-un-festival-de-films-video/

A l’heure ou le tapis rouge s’étale sur les  marches des luxueuses  salles de cinéma la ville de Cannes afin de fêter la 68ème édition de ce festival prestigieux, c’est un autre festival tout aussi valeureux qui se passe de l’autre coté de la méditerranée, à Gaza…

gaza festival 1

La ville de Gaza en Palestine a inauguré son festival des films de droits de l’homme malgré la destruction de la ville et les débris récents. Un tapis rouge a été déroulé en plus milieu des décombres et des chaises ont été installées pour regarder les films au milieu de la ville détruite et en plein air.

gaza festival 2

Une vidéo et des photos insolites montrant le tapis rouge déroulé au milieu des ruines de Sheja’eya à l’occasion du Festival de Films des Droits de l’Homme à Gaza, mardi 12 mai 2015 circulent sur les réseaux sociaux.

Une preuve de courage, résistance et signe de fierté de ce peuple gazaoui qui ne laisse personne indifférent…

Libération

La première édition du festival du film des droits de l’Homme de Gaza s’est déroulée du 12 au 14 mai. Le tapis rouge a été déroulé entre les immeubles en ruine d’un quartier de l’est de Gaza. Un lieu presque entièrement détruit sous les roquettes lancées par Israël durant l’été 2014. Et c’est tout un symbole : le festival dénonce le retard pris dans la reconstruction de Gaza.

Organisé par un collectif de producteurs de télévision et de journalistes palestiniens, cette première édition présente une sélection de 28 films. Tous abordent le même thème : la violation des droits de l’Homme.

 Capture d’écran 2015-05-19 à 17.09.27

Le festival de Gaza : tapis rouge, couleur sang pour rappeler la mort des 2000 civils

Loin des feux des projecteurs, s’est déroulé du 12 au 14 mai, le festival Karama de Gaza. Et tout comme le festival de Cannes, un tapis rouge a été déployé, sur 60 mètres, mais dans un quartier totalement en ruine, Al Shijaya. C’est la première édition du Festival du film des Droits de l’Homme de […]

 

 

19/05/2015

Des milliers de nazis ont pris la fuite à l'aide de l'Eglise catholique

Après la guerre, des milliers de nazis ont réussi à prendre la fuite à l'aide de l'Église catholique

En mai 1945, profitant du chaos qui régnait en Allemagne, où des millions d'anciens prisonniers de guerre, de forçats et de survivants de l'Holocauste étaient sur les routes, des milliers de nazis hauts placés en profitèrent pour filer à l'étranger. Parmi eux, rappelle l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, des criminels tels que Adolf Eichmann, responsable de l'organisation de la «solution finale», Josef Mengele, médecin au camp de concentration d'Auschwitz, et Franz Stangl, commandant des camps d'extermination de Treblinka et Sobibor.

Sans le soutien de l'Église catholique, un si grand nombre de nazis n'auraient pas réussi à fuir:

«Ils pouvaient compter sur un réseau de passeurs bien organisé en Autriche et en Italie. La CIA surnomma la route la plus empruntée la "ligne des rats": via les Alpes autrichiennes jusqu'au Tyrol du Sud, puis dans la ville portuaire de Gênes, et de là vers l'Amérique du Sud. De hauts dignitaires de l'Église catholique aidèrent avec zèle les assassins à s'exiler. Les criminels de guerre quittaient le territoire avec des passeports de la Croix rouge qui avaient été certifié par des prêtres. Ils furent également nombreux à gagner l'Espagne franquiste déguisés en moines, allant de monastères en monastères, et à quitter l'Europe depuis Barcelone.»

L'évêque autrichien Alois Hudal, un nazi convaincu, et le prêtre croate Krunoslav Draganovic, responsable de la déportation de milliers de juifs et de Serbes sous la dictature des Oustachis durant la Seconde Guerre mondiale, furent des personnages-clefs de ces réseaux d'exfiltration. Le premier négociait directement avec le président argentin Juan Perón, grand admirateur d'Hitler, pour obtenir des visas pour les soldats allemands, tandis que le second produisait des faux papiers à la chaîne, faisant fortune en vendant ses passeports 1.400 dollars pièce aux anciens camarades nazis. Le Vatican était au courant de l'existence de ces réseaux. Pie XII fit même don de 30.000 lires à Hudal en 1949.

 

 

 

La plupart des membres de l'Église catholique qui sont venus en aide aux nazis l'ont pourtant fait non pas par affinité idéologique mais par crainte du communisme, explique l'historien Gerald Steinacher, spécialiste des réseaux d'exfiltration des nazis, à la chaîne de télévision publique autrichienne ORF:

«Le pape n'a certainement pas dit: aidez les criminels nazis à prendre la fuite! Mais la direction de l'Église catholique était majoritairement contre la politique de dénazification menée par les Alliés et voulait récupérer les Allemands aussi vite que possible dans la famille chrétienne de l'Europe afin de renforcer la lutte contre le communisme.»

 

Les catholiques ne furent pas les seuls à venir en aide aux nazis qui ont fui l'Allemagne. Le service de renseignements de l'armée américaine de l'époque, le Counter Intelligence Corps (CIC), a ainsi organisé la fuite de Klaus Barbie vers la Bolivie en le faisant passer par l'Italie en 1951. Ce dernier avait été recruté comme espion trois ans plus tôt par le CIC.

15/05/2015

Demandez l'Huma Dimanche !

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