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05/02/2016

LA PETAUDIERE § MACRON, VALLS, HOLLANDE

La pétaudière

Ce gouvernement avance en crabe. Pour connaître sa destination finale, il faut suivre la trajectoire rectiligne d’Emmanuel Macron.

À quoi sert Emmanuel Macron ? À charmer le gotha de la finance internationale à Davos ? Sans doute. À rassurer les banquiers dépressifs qui auraient encore peur de François Hollande ? Peut-être. Mais pas seulement. Il sert aussi à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et – plus improbable encore – Manuel Valls pour un homme de gauche. Voyez le débat sur le code du travail et cette affaire des 35 heures. Il a suffi que le jeune ministre de l’Économie clame, du haut de sa montagne suisse, qu’il n’y aurait désormais plus la moindre majoration de salaire en cas de dépassement de l’horaire légal du travail pour qu’une majoration misérable de 10 %, au lieu des 25 % actuels, apparaisse comme la marque d’une politique sociale généreuse.

Un tour de passe-passe rendu possible aussi grâce à la nonchalante complicité d’un grand sage de la République : Robert Badinter. Après la sortie « ultra-transgressive » d’Emmanuel Macron, le rapport remis lundi par l’ancien garde des Sceaux est apparu comme un moindre mal. Et Manuel Valls, qui plaidait il y a peu encore pour un déverrouillage complet des 35 heures, a pu se donner le beau rôle (les occasions sont rares) : « Il faut, a-t-il lancé, que les heures supplémentaires soient majorées et elles le seront toujours. » Des esprits malintentionnés imagineront sans doute une obscure connivence entre Macron et Valls. Le premier jouant, à contre-emploi, le rôle du bad cop, pour mieux permettre au second d’apparaître comme un ardent défenseur du droit social. Mais la réalité est plus simple, et tellement plus humaine. Ces deux-là ne s’aiment pas, et ils se livrent une concurrence dans laquelle nous sommes peu de chose, nous autres citoyens.

C’est que le jeune Macron a surpassé son Premier ministre dans l’art de la transgression de toutes les règles sociales. À Davos, il a cruellement éclipsé son patron. Et celui-ci ne s’en remet pas. Car, l’appétit venant en mangeant, et les sondages aidant, le ministre de l’Économie commence tout doucement à se voir un destin national. Lui que l’on imaginait plutôt retournant en 2017 dans le privé, bombardé à la tête d’une grande banque. Il paraît même que des grands patrons lui ont déjà offert de financer sa campagne. Du coup, Manuel Valls, qui s’était fait une spécialité du dynamitage de tous les acquis sociaux (souvenons-nous des primaires de 2011), est Gros-Jean comme devant. Il a trouvé plus dynamiteur que lui.

Mais cette affaire des 35 heures mérite une autre lecture, car elle nous en dit long sur le mode de fonctionnement de ce gouvernement.

Sans que cela soit le moins du monde concerté, mais parce que tel est son tropisme politique, Emmanuel Macron lance ses ballons d’essai. Il dit carrément ce que les autres ne peuvent pas dire. On ne manque pas ensuite de le désavouer. Mais, à la fin, je ne suis pas sûr que la ligne Macron ne va pas l’emporter. Parce que c’est aussi la ligne Valls, celle de François Hollande, et surtout celle du Medef. À mesure que les heures passaient, lundi, quelques analystes futés finissaient par comprendre ce qui se cachait derrière cette usine à gaz. Une durée du travail « réaffirmée » à 35 heures, une majoration de salaire confirmée pour les heures supplémentaires, mais… Mais la possibilité de référendum par entreprise… Mais la possibilité d’accords syndicaux minoritaires… Mais toutes sortes de voies possibles pour déroger aux grands principes proclamés par Robert Badinter.

Au-delà même du dossier des 35 heures – qui n’est pas anodin –, ce qui retient l’attention ici, c’est la méthode. Ce gouvernement avance en crabe. Pour connaître sa destination finale, il faut suivre la trajectoire rectiligne d’Emmanuel Macron. Et il convient ensuite de relativiser les désaveux dont il est l’objet. Lui s’en moque éperdument, car il capitalise pour son avenir auprès de ceux qui seront peut-être, le moment venu, ses bailleurs de fonds, ses amis de Davos. Si jamais le moment vient…

Quant à François Hollande, il compose pour y parvenir un itinéraire nettement plus sinueux, fait de dénégations et de contradictions. Entre l’objectif affiché avec zèle par le ministre de l’Économie et le résultat auquel parvient le président de la République, il y a toutes les contingences de la politique : les réticences de sa majorité parlementaire, les mobilisations sociales qui reprennent, et aussi, il faut bien le dire, le manque de maîtrise des principaux acteurs qui ont tendance à se prendre eux-mêmes les pieds dans le tapis. Voir l’interminable affaire de la déchéance de nationalité.

Ce schéma a un défaut : il se voit. On n’en suit pas tous les méandres, et on peine à démêler la part des nuances idéologiques et celle des intrigues personnelles, mais, au fond, quelle importance, puisqu’on devine la finalité. Quant à Manuel Valls, surpassé par son jeune rival, il s’en va transgresser sur un autre terrain. Celui des libertés publiques. À propos, on attend avec inquiétude la façon dont il va traiter l’affaire de Notre-Dame-des-Landes. Après le jugement du tribunal de Nantes, il peut maintenant décider à tout instant d’envoyer les CRS expulser les paysans. La gauche est au gouvernement, vous dis-je.


Photo : FABRICE COFFRINI/AFP

 

CONTRE LA REPRESSION SYNDICALE

Contre la répression syndicale, la lutte s’organise

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis ce jeudi 4 février dans toute la France pour réclamer la relaxe des anciens salariés de Goodyear, sous le joug d’une condamnation inédite.

À Paris, place de la Nation, des milliers de militants ont répondu à l’appel de la CGT. Réunis pour exiger la relaxe immédiate des huit anciens salariés de Goodyear, syndicats, élus et citoyens ont exprimé leur solidarité face à une décision de justice disproportionnée et sans précédent. Condamnés à deux de prison dont neuf mois ferme pour avoir retenu deux cadres de leur entreprise menacée de fermeture, les huit employés montés sur un camion-scène ont dénoncé une condamnation politique insoutenable dont ils font appel. Si les anciens de l’usine d’Amiens gardent espoir et continuent le combat, ils n’oublient pas les années de lutte et la violence sociale à laquelle ils ont dû faire face, seuls.

Ce jeudi, Mickael Wamen rappelle que douze ex-ouvriers sont morts depuis la fermeture de l’entreprise, évoquant les suicides, l’alcoolisme et la détresse à laquelle les salariés ont aussi été condamnés.

À lire >> Goodyear : Sept ans de violence sociale

À leurs côtés, les membres de la CGT, dont Philippe Martinez, secrétaire générale confédération, et des salariés ont exprimé leur colère face à la multiplication des répressions syndicales. Tous ont exigé que cesse les représailles à l’encontre des salariés et des syndicalistes, faisant notamment allusion à la condamnation des anciens de Goodyear, mais aussi aux poursuites contre les salariés d’Air France , accusés d’avoir participé à l’épisode «de la chemise arrachée».

À lire >> Air France: le procès des salariés accusés de «violences» fixé au printemps

Discrètes mais bien présentes, différentes personnalités politiques de gauche ont également tenu à manifester leur solidarité, encourageant les syndicalistes à poursuivre leur combat. Pour Danielle Simonnet, conseillère de Paris (Parti de gauche), «être là, c’est essentiel». Face à une criminalisation des actions syndicales, la coordinatrice politique du PG a par ailleurs fait part de ses craintes pour la démocratie:

Un pays qui met en prison ses salariés ne peut pas être démocratique. Nous sommes dans un système oligarchique qui s’émeut pour deux chemises arrachées, mais ne fait preuve d’aucune compassion à l'égard d'employés dont le seul crime est d’avoir défendu leurs emplois, face à des patrons voyous et avides.

Selon elle, «le premier renoncement de François Hollande a été de ne pas instaurer l’immunité des actions syndicales». Une revendication partagée par les manifestants qui réclament eux-aussi davantage de protection.

© Politis

De même, Laurence Cohen, sénatrice communiste (PCF) du Val-de-Marne ne comprend pas «les cadeaux que l’État continue de faire au patronat». Pour cette élue, «l’urgence est d’abord sociale. Je pense que la politique peut prendre le dessus sur l’économie» mais qu'il s'agit d'une «volonté politique» à mettre en place.

 

«Réprimés, méprisés, STOP»

Délégués syndicaux, inspecteurs du travail ou salariés en lutte se sont succédés sur la petite scène installée place de la Nation. Sous un même slogan – «réprimés, méprisés, stop» – ils ont dénoncé les violences sociales dont ils ont été victimes ou témoins, mais ont aussi fait part de la nécessité d’un tel combat. Des prises de paroles symboliques ont également eu lieu, dont celle de Mickael Wamen, l’un des salariés condamnés pour avoir «séquestré» deux anciens cadres de Goodyear. Un discours largement applaudis par les manifestants. Pour Juliette, retraitée et militante à Force Ouvrière, «ce sont des paroles qui donnent espoir et permet de croire à un véritable rassemblement ouvrier et citoyen».

Au nom de ces sept autres «camarades», le leader de la CGT à Goodyear a dénoncé les mesures prises à leur encontre et appelle à encore plus de mobilisation et de solidarité:

Aujourd’hui, cette action est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante, a t-il avertit. Il faut que nous montrions au gouvernement que nous n’acceptons pas ce qui est en train de se passer.

Partisan d'une mobilisation sociale unie, Mickael Wamen a proposé de réunir dans la rue les différents secteurs en lutte : enseignants, chauffeurs de taxis, agriculteurs, ouvriers… «La réalité, c’est que nous sommes tous condamnés. Il n’y a pas que ceux de Goodyear; nous sommes tous condamnés à agir.»

Selon Philippe Martinez, ce rassemblement aurait réuni près dix milles personnes à Paris (2.800 selon la préfecture), et se serait tenu dans quatre-vingt villes de France.

© Politis


Photos : CHLOE DUBOIS/ POLITIS -

Mickael Wamen, le 4 février 2016 lors de la manifestation de soutien organisée par la CGT

Manifestation à Paris, Place de la Nation

Danielle Simonnet (Front de gauche), lors de la manifestation à Paris

"Seuls coupables les financiers. À quand la justice?" - Pancarte laissée Place de la Nation à Paris pendant le rassemblement

 
 

04/02/2016

CONTRE-POUVOIRS avec POLITIS.. CE SOIR A PARIS

 

 

Rendez-vous ce soir à 20h. à l'Espace Saint-Michel (Paris 5)

pour une soirée-projection avec Denis Sieffert, directeur de Politis

autour du film

CONTRE-POUVOIRS de Malek Bensmaïl.

 

https://vimeo.com/145641194

30/01/2016

POUR UN FRONT DE GAUCHE DE TYPE NOUVEAU

Pourquoi je ne siégerai plus au comité exécutif national du PCF

J’ai décidé de quitter le comité exécutif du parti. On décrète « l’échec du Front de gauche » mais c’est nous qui l’avons mis en « état de mort clinique » après la présidentielle de 2012. Il reste pourtant le seul regroupement cohérent idéologiquement capable de proposer une alternative aux politiques néolibérales poursuivies aujourd’hui.
 

C’est à partir de cette cohérence portée par le FDG que l’on pourra rassembler largement celles et ceux qui, en France comme en Europe sont lassés d’alternance et de bipartisme qui ne change rien à leur vie.

Voici la lettre que j’ai adressé à mes amis du comité exécutif du PCF.

« Chers camarades,

Nous avons tenu récemment un séminaire. Comme d’autres j’ai apporté une contribution. Elle était critique tout comme mes interventions écrites formulées de 2013 à ce jour.

Ni ces interpellations, ni ma dernière note, n'ont permis les débats qui auraient dû en découler. J’en tire les conséquences en me retirant du CEN tout en restant membre du Parti communiste et de son Conseil National

Ma décision relève aussi, à mon sens, d'une question de démocratie. A quoi sert un exécutif qui ne débat pas des contradictions que ses membres soulèvent ?

Je reviens donc, dans ce courrier, sur des points essentiels de la période que nous vivons et sur les impasses auxquelles nous conduisent les choix faits ces trois dernières années.

Je décide de rendre publique cette réflexion car je crois que de très nombreux camarades sont attachés à la stratégie du FDG, je pense même qu’ils et elles sont la majorité de notre parti.

Ce qui est en question aujourd’hui c’est à la fois l’existence du PCF et celle d’une force de transformation sociale.

Après l’échec de la deuxième candidature de Robert Hue en 2002, j’ai considéré que je pouvais être le meilleur vice-président d’un conseil régional que cela ne servait à rien si l’audience de mon parti tombait à un tel niveau.

Lorsqu’on m’a proposé d’être au CEN j’y suis allé avec la certitude que l’on me demandait de contribuer à la construction d’un avenir pour notre parti et pour la transformation de cette société.

En 2004 nous avons constitué pour la première fois des listes autonomes au premier tour des élections régionales. Un an après en 2005 nous avons mis toutes nos forces au service d’un rassemblement contre le projet de traité constitutionnel et une majorité a rejeté ce projet d’Europe libérale. En 2007 malheureusement de nouvelles élections présidentielles ont montrées que le PCF ne pouvait prétendre – en tout cas à cette époque - être le fédérateur de toutes les forces anti libérales dans une telle élection.   En 2008 et en 2009 la sortie de Jean-Luc Mélenchon du PS nous a permis de poursuivre notre politique « des fronts » en créant le Front de gauche (FDG). Nous l’avons fait notamment à l’occasion d’une nouvelle campagne contre l’Europe libérale.

Le processus de construction du FDG s’est poursuivie jusqu’aux bons résultats des élections présidentielles de 2012 qui a rendu l’espoir à toutes celles et tous ceux qui pensent encore qu’une transformation sociale est nécessaire et possible. Cette campagne a redonné aussi un nouveau plaisir de militer à des dizaines de milliers de communistes. Elle a permis une audience nationale visible dans tous les territoires de notre pays. Elle a permis de montrer l’utilité du PCF au service de l’intérêt général du combat progressiste.

Aujourd’hui on nous dit que le FDG est un échec.

Je ne partage pas ce point de vue.  Certes nous n’avons rien fait pour développer sa dynamique. Au plan national nous l’avons même mis « en état de mort clinique » selon la formule d’un de ses ateliers thématiques. Mais nous pouvons encore lui donner une deuxième vie notamment à partir de la certitude qu’un mouvement politique ne peut se développer aujourd’hui qu’en s’ouvrant à la société civile toute entière et que cela n’est possible que dans le cadre d’une proposition collective de plusieurs partis rassemblés et rassemblés sur un contenu clair de transformation sociale.

La crise de la politique est telle qu’un seul parti ne peut espérer rassembler la confiance nécessaire à l’engagement du plus grand nombre. Il lui faut aussi, savoir partager les pouvoirs dans la vie politique comme dans la société.

Les présidentielles qui sont toujours le moment d’un débat politique important peuvent constituer l’occasion d’un tel renouveau ; ou pas.

Nous ne devons ni perdre du temps ni tergiverser dans des « primaires » qui apparaîtront comme des combinaisons politiciennes et qui de toute façon, n’aboutiront pas tant l’inclinaison « naturelle » des hommes au pouvoir les poussent à se représenter.

Nous pouvons nous mettre rapidement en état de marche autour d’une candidature unique du FDG seule à même de porter une véritable alternative dont nous connaissons les contours si nous voulons vraiment sortir notre pays de la crise.

Le peuple qui vit en France n’attend pas qu’on lui propose dix mesures qui feraient l’unanimité d’une coalition hétéroclite Il ne croit plus depuis longtemps aux programmes des partis ou des alliances.

Il souhaite qu’on lui soumette un projet qui dessine la société dans laquelle nous pensons qu’il faut vivre. Un projet culturel en quelque sorte comme aux heures les plus heureuses de la politique. Un projet qui lui permette de savoir ce que nous avons en commun avec lui. Et cela est plus que jamais nécessaire compte tenu du délabrement idéologique dans lequel nous nous trouvons.

Et ce projet nous l’avons nommé. C’est « l’humain d’abord » contre « la finance d’abord ». C’est aussi la paix contre la guerre, la coopération contre la concurrence, le droit de faire ses « humanités » pour chacune et chacun contre l’adaptation de l’école aux besoins en main d’œuvre du patronat, la gestion collective de tous les biens communs contre la privatisation du rentable, le développement des savoirs et des pratiques professionnelles contre leur soumission aux critères d’évaluation du privé, l’ouverture à l’autre et au monde contre le repli sur soi et sur la nation, le sens du devenir de la planète contre son saccage.

 

Nous sommes dans un monde de plus en plus difficile à vivre.

La globalisation capitaliste mondiale et les exigences de plus en plus grandes des marchés financiers conditionnent et détériorent de plus en plus les conditions de vie de centaines de millions de personnes. La domination du néolibéralisme provoque l’affaiblissement ou même l’effondrement des Etats et des puissances publiques. La dette est utilisée comme un chantage pour dominer les peuples. Partout cette domination veut imposer un modèle unique de dérèglementation de toute activité humaine au service des profits de quelques-uns.

La répartition inégalitaire des richesses dans le monde ne cesse d’empêcher le développement de nombreux pays comme l’émancipation humaine en général. Le prétendu « choc des civilisations » utilisé pour justifier une politique insupportable engendre de nombreuses guerres inutiles et néfastes qui ont donné sans cesse plus d’ampleur aux terrorismes. Le développement de la crise écologique a atteint un tel niveau que celle-ci en devient un problème planétaire dont la résolution suppose un traitement politique global immédiat dans le cadre d’une coopération de l’intégralité des pays de notre monde.

Mais dans cette situation, des révoltes, des changements politiques et l’émergence de forces nouvelles se manifestent. En Europe, des partis, des coalitions, des mouvements se construisent à partir de la conscience populaire que c’est bien cette orientation libérale qui génère la mal vie et l’échec de cette belle idée que pourrait être l’Europe. Ces partis recueillent des voix très largement.  Parfois ils prennent la place des formations de droite, des sociaux-démocrates ou des socialistes divers qui alternativement ou ensemble gèrent loyalement les intérêts des plus grandes puissances financières de ce monde. Dans ces pays ils représentent une alternative aux choix libéraux et les formations d’extrême droite ne progressent pas.

Notre continent est à l’heure des choix, nous aussi.

Nous pouvons rejoindre ce mouvement qui offre une perspective nouvelle aux peuples, sous forme de coalitions, de forces ouvertes à la société civile et qui acceptent de partager le pouvoir au lieu de le confisquer. Ces mouvements qui font la démonstration qu’il est possible de changer les rapports de forces politiques pas seulement entre la droite et « la gauche » mais à l’intérieur même des organisations qui se réclamaient de la transformation. Ces mouvements que la presse française et internationale a identifié à juste titre comme radicaux, anti-libéraux et anti bipartisme.

L’idée est avancée parfois qu’il faudrait en France sauver la gauche. Mais quelle gauche ? Indistinctement celles et ceux qui sont passés à droite et celles et ceux qui rechignent, restent au milieu du gué comme il a été dit et veulent finalement infléchir les orientations droitières du gouvernement comme s’il était possible de sortir de la crise par des demi-mesures comme la régulation du CICE par exemple.

Un Tsunami idéologique a été imposé aux socialistes par leur chef d’état.

Candidat, il proposait la rigueur pour rééquilibrer les comptes de la nation. Cela signifiait l’austérité et cela nous a conduit à refuser d’entrer au gouvernement. Mais devenu président, dès la fin de 2013, François Hollande choisissait le « pacte de compétitivité », le « socialisme de l’offre » la baisse du coût du travail, la destruction du code du travail, la guerre partout sous l’égide des USA et de l’OTAN. Et maintenant il court derrière les thèses du FN, sur une conception calamiteuse de l’identité et bientôt sur la glorification du patriotisme.

 

Ce n’est pas rien. Quel communiste peut se sentir quelque chose de commun avec ce président. Hollande a rejoint Blair et Schröder répondant à l’injonction de Thatcher et Reagan. Il a entrainé définitivement son parti dans l’acceptation du libéralisme et ce faisant « la gauche » dans une impasse.

Cette gauche ne doit pas être sauvée.

Si elle meurt pour qu’une autre gauche naisse, tant mieux ! Et encore faut-il s’interroger sur le mot gauche qui a perdu l’essentiel de sa signification dans ce ralliement socialiste au libéralisme.

Toute hésitation sur la nécessité de cette rupture laisserait à penser que notre avenir est lié à la réussite de cette « Gauche » alors même que les commentaires du chef de l’état sur la campagne de Claude Bartolone aux régionales en Ile de France, laissent à penser qu’il aurait fallu se passer de l’alliance à gauche au deuxième tour pour gagner au centre.

Les objectifs du FDG étaient bien affirmés dès 2010 : proposer une autre voie à Gauche, renverser le rapport de forces à l’intérieur de cette gauche et battre la droite. Cela voulait dire clairement que la victoire nécessite de mettre fin à l’hégémonie socialiste sur « la gauche » ; sinon, aucune transformation sociale n’est possible.

La « crise » grecque a ajouté un élément supplémentaire à la complexité d’une transformation sociale réussie.

Pour gagner en Europe, il faut une majorité, un programme anti-libéral certes mais il faut aussi se préparer à affronter Bruxelles.

Il faut dire comment nous allons gouverner avec quelle mobilisation des forces vives de notre pays et dans quelles alliances au niveau européen pour refuser le diktat des politiques dites « d’ajustement structurel » et d’austérité.

C’est dire que la crise grecque ne pouvait pas seulement s’envisager du seul point de vue de la sortie ou pas de la zone euro. La solidarité avec nos amis grecques ne fait pas débat mais pour notre propre réflexion la question qui est posée est celle de la possibilité de rester dans la zone euro sans appliquer les politiques néfastes voulues par Bruxelles. La réponse à cette question est aujourd’hui un élément essentiel à la conviction populaire sur l’issue d’une alternative.

Déjouer le piège de 2017

On nous dit que 2017 est un piège avec trois candidatures sans aucune de gauche. Mais la présidentielle de 2012 avait clarifié le paysage politique français en faisant émerger un pôle alternatif à la politique que le candidat du PS annonçait. Nous aurions dû dès l’annonce du tournant libéral de fin 2013 du président, inscrire toutes les échéances électorales dans la perspective des présidentielles de 2017 et faire grandir le rassemblement dans un large débat autour de la nécessité d’un pôle nouveau, un 4ème pôle, pour relever le défi présidentiel. Dans ce débat avec toute la population et tous ceux qu’on nomme les « corps intermédiaires » nous aurions vu, peut-être, émerger de nouvelles personnalité-e-s évitant ainsi de se retrouver en 2017 avec les mêmes quatre candidats principaux de l’élection précédente.

 

La gestion « peau de chagrin » de nos élus

Au lieu de cela nous avons « isolé » chaque élection territoriale en refusant toujours de nationaliser nos propos ; nous avons refusé l’autonomie qui est la marque du mouvement révolutionnaire depuis le congrès de Tours et qui était au cœur du FDG ; nous avons appelé à lutter contre l’austérité gommant ainsi la grave dérive libérale de ce gouvernement.

Pour quels résultats ? Les quatre élections montrent que nous arrivons à nous maintenir dans les municipales comme dans les départementales grâce à la notoriété justifiée de certains de nos élu-e-s locaux. Mais dans les autres élections notre score dépend de l’unité du FDG et quand elle explose, comme aux régionales, c’est une sanglante défaite avec 75% d’élu-e-s de perdus et un territoire de nouveau parsemé de déserts.

Nos élus locaux se retrouvent « hors sol » dans leurs communes à chaque élection nationale où le PS devance le PCF. Et dans des milliers de commune nous menons campagne pour faire le moins mal possible.

Seule la reconquête d’une audience nationale plus forte peux nous permettre d’avoir durablement des élu-e-s et de reconquérir des villes sur la droite.

Quant à nos partenaires du FDG ils ont reconnu et accepté l’importance de conserver les élu-e-s PCF dans les élections territoriales. Mais les présidentielles se présentent tout autrement, le PCF recueillant 1% d’avis favorables parmi les personnes interrogées sur notre capacité à représenter toute la « gauche ».

Il n’est pas trop tard.

Le « tabouret » de l’élection présidentielle a trois pieds aujourd’hui. N’essayons pas de construire un pied avec une partie d’un des trois autres, nous perdrons l’équilibre. Construisons un quatrième pied, bien distinct et autonome des trois autres dans la continuité de 2012. 

Les lundis de « la gauche », qui rentreront en concurrence avec d’autres initiatives du même type ne vont que rebattre les cartes d’un jeu dont nous connaissons le résultat. Celles et ceux qui veulent transformer la société tombent d’accord sur les contenus nécessaires à cet objectif mais ne tranchent pas la question stratégique.

Comme François Hollande sera candidat, les socialistes, même frondeurs, ne s’opposeront pas à lui et EELV à déjà dit qu’il ne fallait pas être l’opposition à ce pouvoir. Les élections régionales ont confirmé que la « nouvelle gauche qui émerge » ou le « large rassemblement » considéré d’emblée comme un rassemblement qui inclue le parti socialiste au deuxième tour sous sa domination ne marchent pas.

Engager une dynamique

Ne perdons pas de temps. Communistes, nous avons des propositions pour changer de société, elles ont largement nourri « L’humain d’abord ». Loin d’oublier ce programme nous devons l’actualiser, le faire connaître en se tournant vers le peuple pour qu’il l’enrichisse et s’en saisisse comme d’une arme pour gagner la présidentielle. L’espoir est de ce côté, des milliers de militant-e-s ont envie de le démontrer.

 

La candidature de Jean-Luc Mélenchon peut dans un tel processus trouver une légitimité collective. De toute façon il sera candidat avec le talent qui est le sien. Que ferons-nous ? Un ralliement de dernière minute sans avoir créé de dynamique ? Une opposition à sa candidature ?

Le combat idéologique

Nous devons travailler à inverser le rapport de force dans le domaine des idées aussi. L’imaginaire commun que dessine peu à peu la domination libérale est terrifiant. Nous perdons le sens de toute activité humaine qu’on veut évaluer au travers des critères de rentabilité à court terme que les rentiers exigent de l’économie. Il est grand temps de réconcilier Marx avec Jaurès. De faire resurgir l’humanisme au cœur du communisme.

Pour cela il faut « ferrailler » sur le sens de tout acte public.

Nous devons spécialement être attentif aux personnes les plus en difficulté. Etre au chômage ou toucher le RSA met en cause l’image de soi-même. On ne peut s’adresser à ces personnes seulement en terme économique.

Quand Rebsamen propose de « contrôler » les chômeurs notre réponse ne doit pas porter sur le nombre d’emplois que nous pouvons effectivement créer mais sur la philosophie qui nous guide en faveur d’une sécurité professionnelle qui permet à tout homme ou toute femme de maitriser son parcours professionnel et l’élévation continue de sa qualification.

Quand le temps consacré par les travailleurs sociaux à « chasser » les fraudeurs devient la priorité qu’on leur impose ou que les personnels hospitaliers passent des heures à codifier les soins qu’ils dispensent, ce n’est pas le relèvement des minimas sociaux ou la gratuité des soins qui répondra à leur malaise mais l’idée que l’effondrement de nos services publics crée de l’inhumanité en supprimant la protection aux plus faibles et le sens même de ces métiers.

Drapeau rouge et drapeau national

Quant au débat sur l’identité nationale, ce n’est pas à coup de Marseillaises répétées que nous lui redonnerons la valeur à portée universelle que ce même hymne lui donnait à Valmy.

Nous ne pouvons pas rivaliser avec le FN sur son terrain. Ce n’est pas en éditant des affiches bleu blanc rouge ou en appelant notre projet « La France en commun » que nous pourrons convaincre.

Tout projet de sorti de crise ne peut être aujourd’hui que national, européen et mondial.

C’est ce qu’indiquait le rapport présenté en 2008 devant le 34ème congrès par Pierre Laurent.

Après avoir constaté un « nouvel état du monde » il indiquait : « rien ne serait plus fou dans ces conditions que d’en rabattre sur l’ambition de changement radical (souligné par moi) qui est au cœur de notre engagement communiste. (…) La crise qui se développe, sa globalité, la gravité de ses conséquences (…) montrent clairement qu’aucune issue ne peut être envisagée à cette crise sans changer d’échelle dans la résolution des problèmes. (…) il semble évident que les dimensions européennes et mondiales du projet politique que nous portons sont devenues déterminantes. La légitimité des traités qui régissent la construction de l’Union européenne est atteinte ».

Rien depuis cette date n’est venu infirmer un tel jugement, bien au contraire.

Le 11janvier 2015

Ce n’est pas non plus en sanctifiant la manifestation du 11 janvier 2015 comme une mobilisation de toute la France, que nous donnerons à voir une image rassembleuse de notre parti. Il fallait être présent bien sûr, mais la France est bien plus diverse que celles et ceux qui étaient rassemblé dans la rue ce jour-là en particulier des millions de personnes vivant dans les quartiers populaires, victimes de la pauvreté et de discriminations en tout genre, « oubliés » de la république. 

Il est temps de réaffirmer la solidarité profonde qui rassemble les plus démunis en France avec ceux du monde entier. Notre drapeau national n’est jamais aussi bien utilisé que lorsqu’il est associé au drapeau rouge de l’international.

Sur l’identité comme sur le patriotisme qu’il me soit permis de rappeler ces mots de Victor Hugo qui valent bien plus qu’un long discours : « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie»

« Pour un front de gauche de type nouveau »

En avril 2014 je signais avec un autre camarade une tribune dans l’Humanité avec ce titre. Je crois vraiment que cet objectif reste à l’ordre du jour comme seule voie de la transformation sociale qui est le cœur même de notre engagement communiste.Un rassemblement largement ouvert aux femmes et aux hommes avec qui nous vivons, bien au-delà de notre propre parti.

Je peux me tromper du tout au tout bien sûr. Mais un congrès arrive. Je souhaite que de très nombreuses et nombreux communistes jeunes définissent eux-mêmes quelle génération de communistes ils et elles veulent être. Je souhaite qu’elles et ils prennent les rênes de leur parti dans leurs mains pour construire un avenir de jours heureux.

Bien cordialement,

 Francis PARNY

***

Je ne change pas une virgule à ce texte

qui me convient du début jusqu'à la fin.

 

 

 

 

20/01/2016

CASSER LES 35 Heures ! Intervention au Bureau National du P.S.

http://www.filoche.net/2016/01/19/

 

Intervention au BN du PS du lundi 18 janvier 2O16 :

casser les 35 h ça va augmenter le chômage et appauvrir les salariés contraints à des heures supp’.

Cela fait six semaines au moins que nous débattons de cette question de la modification de la constitution pour y introduire la notion de déchéance de la nationalité et celle de l’état d’urgence. Nous sommes un certain nombre à penser qu’il n’y a pas à introduire l’état d’urgence et que plutôt que des lois nouvelles, il faut des moyens nouveaux, recruter massivement des enquêteurs, des policiers, des ilotiers, des juges, des éducateurs, des pompiers, des infirmiers et médecins, ne serait-ce que pour renforcer les besoins évidents révélés le 13 novembre dernier à l’occasion de l’action magnifique de nos fonctionnaires.

 

Nous sommes visiblement de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le débat progresse, à être hostiles à la « déchéance de la nationalité » que ce soit pour les binationaux ou les nationaux. Nous nous étions déjà quitté le 4 janvier alors qu’une majorité écrasante exprimée au BN était « contre » excepté ceux qui avaient inventé la « déchéance pour tous », mais celle ci ne tient pas devant la création indéfendable d’apatrides. Au fond est-ce la bonne question alors que lors des attentats du 13 novembre à Paris, les victimes appartenaient à 21 nationalités différentes. Ces attentats lâches ne sont ni une guerre, ni une guerre nationale, ils touchent tous les pays, toute l’humanité, toutes les nationalités, et on ne voit pas en quoi le symbole du renforcement du nationalisme dans notre seul pays y répondrait.

Ca traine. On constate que cette idée de déchéance est très minoritaire à gauche et très minoritaire dans notre parti, l’émotion est très grande, des motions hostiles ont été votées dans de très nombreuses fédérations, et sections, et par une opposition considérable des militants. Ce fut une erreur manifeste de s’engager dans cette voie.

La réponse aux attentats n’est pas dans le nationalisme mais dans l’humanisme. A l’ordre du jour de ce BN il nous était fixé comme but de voter et voilà qu’on nous demande de ne pas le faire, pour attendre que le Président rencontre les partis et présidents de groupes parlementaires dans une autre tentative d’arbitrage.

Cela retarde d’autant le fait de trancher et de reléguer cette question, qui, oserai-je le dire, fait diversion par rapport aux préoccupations réelles de la population, de nos électeurs. Car on sait que la déchéance, ça ne résout rien en concret contre le terrorisme, et j’ajoute que ce n’est, même comme symbole politique, ni utile ni nécessaire.

Et je l’avais dit il y a 15 jours, ici, ça fait écran, on est tous là, on est nombreux aujourd’hui, ca ne va pas à l’essentiel pour 18 millions de salariés qui, pendant ce temps là, voient leur code du travail attaqué, passé à l’acide, mutilé.

Car on devrait plutôt parler de ce qu’a dit ce matin le président contre les 35 h. Ce que vient de faire à raison Benjamin, le jeune camarade du MJS que vous n’avez pas écouté comme il le méritait. Ce n’est pas hors sujet, le sujet aujourd’hui devrait être les 35 h. Hélas, car c’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires qui vient d’être remis en cause par François Hollande lui même. Les heures supp’ ne sont, déjà, parfois, plus majorées que de 10 % et ce matin, le président a ouvert, c’est inouï, la possibilité qu’elle ne soit plus majorées du tout, et que, au niveau des entreprises, la durée légale pourtant d’ordre public social, puisse être modifiée. Ce que réclame le Medef (ce qui ne l’empêche pas de trouver que c’est encore insuffisant)..

Cela signifie appauvrir les salariés qui sont contraints de faire des heures supplémentaires. Cela signifie renoncer à la durée légale en pratique. Cela signifie soumettre le corps humain au travail à des horaires fluctuants qui ne sont plus garantis par la loi ni payés comme il faut. Cela signifie donc faire perdre du salaire. Car il y a sans doute autour de 300 000 à 400 000 millions d’heures supplémentaires majorées dont une grande partie ne le seront plus.

Sans compter qu’il existe un milliard d’heures supplémentaires, qui ne sont ni déclarées, ni payées, ni majorées et c’est l’équivalent de 600 000 emplois. On ferait mieux de se donner les moyens de contrôler et sanctionner les patrons voyous qui les font faire mais ne les paient pas à leurs salariés !
Assouplir ainsi encore les 35 h, c’est casser l’image de notre parti, de toute la gauche, qui les a instaurée. C’est une des lois les plus avancées au monde, c’est grâce à elle, le seul moment ou, pendant 35 ans, nous avons fait reculer le chômage de masse. Ce sont les 32 h et les 30 h la semaine de 4 jours qui sont nécessaires et urgentes quand on a 6,15 millions de chômeurs au total. Casser les 35 h c’est pour le Medef mais ça va augmenter le chômage de masse.

Des mesures de formation sont utiles mais c’est du placebo si les carnets de commande ne se remplissent pas et si les salaires n’augmentent pas pour permettre de les remplir. Ce n’est pas le moment non plus de toucher à la durée maximum de 48 h et de permettre qu’elle soit dépassée, banalisée, par la suppression de l’autorisation préalable de l’inspection du travail avant qu’elle puisse être dépassée. Les cadres a 99,8 % sont de droit commun. Seuls 0,2 % sont des cadres supérieurs. Cela veut dire qu’ils ont un horaire comme tous les autres salariés et que les « forfaits jours » exceptionnels sont soumis à des accords signés majoritairement par des syndicats. Ces accords sont contestables et contestés auprès de la Cour de justice européenne. En Europe la durée maxima hebdomadaire, reste de 48 h dans 15 pays, depuis la directive 93-104 qui n’a pas été rendue caduque. Et même quand il y a des forfaits jour, la durée du travail doit obligatoirement être comptabilisée, soumise à contrôle et à paiement lorsqu’il y a dépassement de la durée annuelle.
Et voilà que le Président annonce que la durée annuelle pourra être dépassée…

Inouï encore. Je le dis, cette question, est intime, essentielle, vitale pour des millions de salariés et beaucoup plus grave que le symbole de la déchéance de nationalité contre un petit nombre de terroristes.

C’est de cela que nous devrions discuter, et de l’annonce lundi prochain, 25 janvier, de la casse du code du travail, car il sera encore trop tard et cela s’ajoutera au palmarès funeste de notre gouvernement. J’espère que nous serons aussi nombreux la semaine prochaine pour en parler, que tout le monde sera là – encore.
Car les dégâts dans la vie de nos concitoyens, et les dégâts électoraux pour la présidentielle, de cette énorme remise en cause des 35 h, seront considérables. J’espère qu’on ne va pas nous dire ensuite qu’il « ne faut pas affaiblir le président » et qu’il faut encore trouver une issue indolore à l’erreur commise.

Le président, il s’affaiblit tout seul avec ce genre de choix droitier, anti social, et ce n’est pas à notre parti qu’il faut dire ensuite de se taire, d’attendre, de reporter ses avis, de se contenir, de faire bonne figure.

 
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