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01/02/2015

La bande des trois... J'en veux pas !

 "allez vous faire voir chez les Grecs"

Il était jusqu'ici prévu qu'il commence par se rendre à Londres dimanche puis à Paris lundi, pour y rencontrer son homologue Michel Sapin et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, en première ligne de l'offensive du nouveau gouvernement contre l'austérité et pour un allègement de la dette, se rendra à Paris dès samedi, au  lieu de lundi, a fait savoir le ministère samedi. Le changement de programme de dernière minute a été décidé à l'initiative du ministre grec, précisait-on à Paris. 

La Grèce prête à renoncer aux 7 milliards de l'UE

La Grèce, étranglée par une dette publique de 315 milliards d'euros, est exaspérée par les exigences financières comme économiques liées à un plan d'aide de 240 milliards d'euros remontant à 2010. Le gouvernement veut effacer au moins une partie de la dette, mais aussi s'affranchir de la tutelle de la troïka, ces représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI qui régulièrement évaluent les réformes dans le pays, et décident des futurs versements d'aide. Il se dit prêt à renoncer aux 7 milliards d'euros attendus de l'UE pour la fin février.

Pas de détour par l'Allemagne

Michel Sapin recevra son homologue dimanche à 17 heures, avant une "déclaration commune" à la presse à 18h30. 

Yanis Varoufakis et Alexis Tsipras, Premier ministre grec et chef de file du parti de gauche radicale Syriza, grand vainqueur des élections de dimanche dernier, ont annoncé une tournée destinée à compter leurs alliés en Europe, au moment où la Grèce entend revoir de fond en comble ses rapports avec ses créanciers internationaux.

 Les deux hommes ont prévu de se rendre à Paris donc, dès samedi pour le ministre des Finances, et mercredi pour le Premier ministre, mais aussi à Rome, où ils se trouveront tous les deux mardi.

 Le programme de visites n'inclut pas l'Allemagne, le pays le plus violemment opposé à toute ristourne sur les créances de la Grèce.

DE GRECE EN ESPAGNE... et la France ? Il faut encore plus d'austérité pour qu'elle bouge ? ça va venir !


"Une page se tourne en Europe" - Mélenchon sur... par lepartidegauche

 

 Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, s'est déclaré "disponible" pour être le candidat de la gauche alternative en 2017 et a qualifié le PS d'"astre mort", dans une interview au Journal du Dimanche.

Interrogé sur l'échéance de 2017, il a répondu : "ma situation est simple : je suis disponible". "De bon coeur, j'irai au poste de combat que l'on m'assignera", déclare Mélenchon en ajoutant : "Si à la prochaine présidentielle est resservi le potage habituel, les Français se détourneront de l'assiette". "Si nous devions gouverner, je saurais le faire. Je veux notre victoire. Je crois qu'il faut travailler à une candidature commune", souligne Mélenchon, pour qui "le Front de gauche a atteint sa limite".

Mélenchon critique la "manipulation" du JDD

"Il faut voir bien plus grand. Quand nous, les Verts, les socialistes dissidents, Nouvelle Donne, ne votons pas le budget et ne participons pas à la majorité gouvernementale, nous avons le devoir de proposer autre chose aux Français. Nous rassembler est une exigence morale", exhorte-t-il.

Dans un communiqué publié dans la nuit de ce samedi à dimanche, Jean-Luc Mélenchon a toutefois "dénoncé la manipulation par le Journal du Dimanche de (son) interview pour en faire une 'annonce' de candidature pour 2017, totalement irrespectueuse de (son) propos". "Ce procédé est inadmissible", a-t-il ajouté.

 

Nouvel appel à une "VIe République"

Dans le JDD, le leader du Front de gauche, qui a assisté ce samedi à Madrid à une grande manifestation du parti Podemos, dont les idées sont proches de celles de son parti, s'en prend vivement aux socialistes français, qualifiant le PS "d'astre mort". "Son logiciel est périmé", a-t-il dit en ajoutant : "Sociaux-libéraux, ils cajolent la finance. Leur seul argument, c'est le 'vote utile' !".

Renouvelant son appel à une "VIe République" pour contrer l'actuelle "monarchie présidentielle", Mélenchon a indiqué qu'il comptait organiser "à partir du 20 février et jusqu'au 18 mars" "des élections pour former une assemblée représentative du Mouvement pour la VIe République". "Les couteaux sans lame ne servent à rien ! Ne perdons pas de temps. Car il faut mettre le peuple en appétit !", a-t-il ajouté.

Enthousiasmé par la victoire de Syriza en Grèce, Mélenchon a estimé qu'elle avait mis le président François Hollande "au pied du mur". "Il doit donner des preuves concrètes de son affection tardive pour (Alexis) Tsípras (le leader de Syriza)! A lui (Hollande) de prendre l'initiative d'un moratoire sur la dette grecque. Assez joué au couple Thénardier avec Merkel !", a martelé Mélenchon.

30/01/2015

Filoche (PS) : TSIPRAS A FAIT PLUS EN 2 JOURS QU'HOLLANDE EN 2 ANS

29/01/2015

Alors Mme MERKEL et votre dette de 1000 milliards d'euros envers les Grecs ?

Accueil

 

La reconversion opportuniste et tactique du FN et du PS après la victoire de Syriza ainsi que la dette allemande envers la Grèce, estimée à 1000 milliards d'euros et jamais réglée depuis la deuxième Guerre Mondiale, ont donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l'Humanité.Réalisation : Abrahim Saravaki

 

 

 

LA DETTE.. QUELLE DETTE ?

Capture blog JLM.JPG

 

Le sort de la dette de la Grèce est évidemment le cœur du futur de ce pays !

Syriza l’a emporté par ses propositions sur la gestion de cette affaire. Beaucoup de commentateurs sont absolument paralysés devant cette question. Pour eux, cette dette est une sorte de fétiche dont la réalité ne peut être mise en cause. Voyons cela. Vous qui me lisez, venez faire provision d’arguments…

Âmes sensibles s’abstenir…

Certains prétendent même que son annulation provoquerait une catastrophe financière majeure. « Payez ou ce sera le désastre », disent-ils. En réalité c’est payer qui est le désastre. Tout le monde peut le constater en regardant l’état dans lequel se trouvent les pays qui payent. En réalité, tout le monde sait que cette dette est impayable.

Je demande que l’on prenne cette expression au pied de la lettre.

On ne peut pas la payer. Dire qu’elle sera payée est absurde. Cela revient à annoncer au peuple concerné qu’il devra consacrer toutes ses ressources, à perpétuité, à payer la dette. Car ce genre de dette est une boule de neige. Elle représentait 120 % de la richesse annuelle de la Grèce au début de la crise. Après 5 ans de cure d’austérité totale elle représente 190 % de la richesse produite en une année !

La discussion ne peut donc avoir qu’un objet : comment effacer la dette sans casse, c’est-à-dire sans que le système bancaire s’effondre. Aujourd’hui, dans ce post, je veux d’abord donner des arguments qui montrent pourquoi la question de la dette grecque ne se pose pas dans les termes simplistes dans lesquels nombre de commentateurs la posent.

Je veux montrer que l’Histoire récente donne des arguments forts pour contester la prétendue intangibilité de cette dette. 

Dans mon prochain post, je présenterai mon analyse sur ce que cette dette est déjà actuellement et comment l’effacer techniquement sans précipiter tout le système dans un bug géant.

***

*

Avant d’examiner les questions techniques,

il faut bien réfléchir à la philosophie de cette affaire.

Les puristes disent « une dette est un accord entre deux parties, il faut le respecter » : donc il faut la payer. C’est ce qu’a répété en Grèce Pierre Moscovici, le commissaire européen du PS, ces jours derniers : « Une dette n’est pas faite pour être effacée, elle existe, elle doit être remboursée ».

Il va de soi que la vie en société repose sur le respect des conventions signées. Car annuler unilatéralement un accord c’est s’exposer à ce que les parties adverses en fassent autant sur d’autres accords et il n’est pas certains que le bilan final soit positif pour celui qui prend l’initiative de la chaîne des ruptures.

Mais un premier débat porterait évidemment sur la légitimité de l’accord conclu. Un bon accord suppose l’égalité des parties et donc la liberté d’agir de chacune d’entre elles.

Exemple : une signature donnée sous la contrainte n’entre pas dans cette catégorie.

Ensuite, on distinguera ce qui est dû au titre du capital et ce qui est dû au titre des intérêts.

Le capital peut être considéré comme une propriété, même si dans le cas du prêt bancaire sa valeur n’existe pas puisque la banque n’a pas dans ses coffres l’argent qu’elle prête

Au moment de la discussion sur la dette, on pourrait vérifier si la valeur du capital emprunté a été ou non remboursée. La surprise, ce sera de constater que dans la plupart des cas, le capital initial est largement remboursé. Ainsi quand on entend dire « il faut rembourser la dette » la phrase est souvent un mensonge. Il faudrait dire « il faut payer les intérêts ».

On comprend pourquoi cela n’est pas dit de cette façon…Melenchon-Tsipras 3 Car tout le monde serait tenté de s’interroger sur le taux d’intérêt payé et sur sa justification. Ce fait banal touche aussi au cœur de la doctrine financière. Car les taux d’intérêt usuraires sont imposés au nom du « risque de défaut », non ? Bien sûr, ces taux augmentent le risque de défaut, c’est bien pourquoi ce système est absurde. Mais ce n’est pas le plus important ! Le plus important, c’est que si l’on fait payer un risque c’est donc qu’il est prévu aussi qu’il puisse se réaliser. Ceux qui ont saigné la Grèce au nom du risque ne peuvent protester quand il se concrétise !

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ALLEMAGNE

Une fois posé ceci en général, voyons les cas concrets. Car en sens inverse, il arrive que les prêteurs soient conscients du fait que leurs exigences sont insoutenables et que, s’ils les maintiennent, tout le système qui les contient eux-mêmes pourrait s’effondrer. C’est ce qui s’est produit au lendemain de la seconde guerre mondiale à propos de l’Allemagne vaincue.

Sa dette à l’égard des autres pays fut effacée en quasi-totalité. Il s’agissait d’empêcher que le martyr du remboursement des immenses dégâts et carnages dus aux armées allemandes dans toute l’Europe pousse les citoyens dans les bras des communistes et de l’Allemagne de l’est. Le 27 Février 1953, la Conférence de Londres aboutit à l’annulation de près des deux tiers de la dette allemande (62,6%) par ses créanciers étrangers !

La dette d’avant-guerre, qui avait été une des causes directes de la victoire des nazis fut radicalement réduite de 22,6 milliards à 7,5 milliards de Marks. La dette d’après-guerre est réduite de 16,2 milliards à 7 milliards de Marks. Ce sont des effacements considérables.

L’accord fut signé entre la toute nouvelle RFA et pas moins de 22 pays créanciers. Parmi les 22 créanciers, on trouve les États-Unis, la Grande Bretagne, la France, mais aussi la Grèce elle-même ! Cet exemple montre comment parfois on peut décider d’une annulation radicale pour sauver l’équilibre d’un système !

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IRAK

J’ai un exemple de ce que je viens d’énoncer que je juge encore plus parlant.

C’est celui de la dette… de l’Irak.

Après la deuxième guerre du Golfe, celle que ne firent ni la France, ni l’Allemagne, ni le Canada et ainsi de suite, les États-Unis dénoncèrent la dette contractée par le régime de Saddam Hussein.

Bush fils la nomma « dette odieuse », reprenant un terme que seuls utilisaient déjà les altermondialistes. Ces derniers l’avaient eux-mêmes emprunté à une doctrine du 19e siècle. Elle est apparue lors du conflit opposant l’Espagne et les États-Unis en 1898.

A cette date, Cuba, jusque-là colonie espagnole, passe sous le protectorat musclé des États-Unis. L’Espagne exige alors des États-Unis le remboursement la dette de Cuba auprès d’elle. Les USA refusent. Ils déclarent cette dette « odieuse », c’est-à-dire contractée par un régime despotique pour mener des politiques contraires aux intérêts des citoyens.

« Ce qui est important, c’est que cette déclaration, finalement reconnue par l’Espagne, est inscrite dans un traité international, le Traité de Paris, qui fait donc jurisprudence. » note Eric Toussaint à qui j’emprunte ce savoir.

Peu importe à cette heure les démêlées sur le sujet de cette dette en particulier. En suivant le lien mes lecteurs en apprendront davantage et je leur demande de le faire pour fortifier leurs arguments quand ils devront les porter dans leur environnement.Cela représentait 120 milliards de dollars ! 

Au final, la dette irakienne fut annulée à 80% ! Retenez ce chiffre. C’est plus du tiers du montant de la dette grecque au début de la crise ! Suivez le raisonnement. Chacun s’accorde à dire que les comptes publics étaient maquillés par les gouvernements de droite sur la base des conseils donnés dans ce sens par Goldman-Sachs !

 

On peut donc qualifier cette dette (GRECE) de « dette odieuse » dans le sens que Bush lui donnait à propos de l’Irak !  

****

Evidemment, les puissants et le système cherchent la parade. L’opération de la BCE en est une illustration dont je parlerai la prochaine fois. Dans l’immédiat, un premier barrage idéologique se met en place. Son objectif est de dénaturer le sens de ce qui vient de se passer. Hier infréquentable et qualifié de « Mélenchon grec » pour mieux le diaboliser, Tsipras semble faire désormais l’unanimité. La description à présent veut en faire un quasi membre du PS quand bien même les électeurs grecs ont pourtant envoyé dans les poubelles de l’Histoire le lamentable président de l’Internationale socialiste Georges Papandréou et son parti clanique, le PASOK.

 

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*

 

 Le cirque est à son comble chez les solfériniens. Ils n’ont jamais reçu une seule fois Tsipras ! Ils ont toujours appuyé à tous les niveaux le PS grec, le PASOK, ce parti de voyous corrompus qui a appliqué huit plans d’austérité et gouverné sans interruption depuis 2010, y compris avec la droite et l’extrême droite !

Hollande est allé sur place embrasser sur la bouche Papandréou, encourager la coalition de la droite et du PS/PASOK, y compris dans la séquence commune avec l’extrême droite des lepénistes locaux ! Il a recommandé aux entreprises françaises de participer au dépeçage des biens publics grecs et fait leur publicité sur place !

Depuis que le PASOK est devenu enfin un groupuscule, les mêmes bouche en cœur décrivent dorénavant Tsipras comme un des leurs ! Et même, excusez du peu, un « appui pour François Hollande » ! On a le droit de bien rire ! Les voilà en train de nous courir derrière ! Le peuple grec a dit non aussi à ces faux amis, perfides et opportunistes. Maintenant ceux qui disent « respecter le choix des Grecs » (c’est quoi l’alternative ? L’intervention punitive ?) doivent en tirer la leçon. Ils doivent capituler et renoncer à leur part du pillage de la Grèce.

 

 

  • vendredi 30 janvier 2015

    Déplacement à Madrid

  • samedi 31 janvier 2015

    12h00

    Madrid - Marcha del cambio (podemos)

  • dimanche 01 février 2015

    12h00

    Invité du 12/13 dimanche de France 3

 
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