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07/05/2018

STOP A MACRON LE 5 MAI ... JOYEUX, FESTIF, AMICAL ...C'est la fête aux copains de FERRAT

Les photos ont été "empruntées" à ALEXIS CORBIERE

SUR SA PAGE FACEBOOK

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A QUI PEUVENT-ILS BIEN FAIRE PEUR CEUX

QUI CONTESTENT LA POLITIQUE DE MACRON ?

AUX PRIVILEGIES  !

 

 Ah, ça ira, ça ira, ça ira...
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...

****

 

J'ai tout de suite pensé à cette chanson de FERRAT

*

C'est la fête aux copains
C'est la fête à Pantin
C'est la fête à Paname
C'est la fête aux Lilas
La fête ici et là
C'est la fête à mon âme

Il y a du défilé
Du bal dans les quartiers
Des moufflets que l'on gronde
C'est la fête aux barbus
C'est la fête aux cocus
C'est la fête à tout le monde

Quatorze, c'est fou c'que t'es triste
Quand sur un édifice
T'es suivi de dix-huit
Quatorze, c'est fou c'que t'es gai
Quand au calendrier
T'es suivi de Juillet

C'est la fête aux copains
C'est la fête aux trottins
Qui suivent la musique
C'est la fête aux marins
Qui montrent dans un coin
Comme on danse en Afrique

C'est la fête à Taupin
Le vieux Républicain
Qui règle les sous-tasses
C'est la fête aux tambours
C'est la fête à l'amour
Où tout le monde s'embrasse

Allez, allez, allez, viens...

C'est la fête à Meudon
C'est la fête aux lampions
C'est la fête aux étoiles
C'est la fête en plein air
Il y a d'la joie dans l'air
Et du vent dans les voiles

C'est la fête à la rue
Où tous ces inconnus
Vont ranimer leur flamme
C'est la fête où l'on rit
En voyant que Paris
Sera toujours Paname

Allez, allez, allez, viens...

C'est la fête à nous deux
Si tu me pousses un peu
Je t'ai dit Je t'adore
Quand tu m'as répondu
Ma parole t'as foutu
Mon cœur en tricolore

Et c'est la fête à toi
Et c'est la fête à moi
C'est la fête aux bêtises
Dans une rue perdue
Quand je te dis " veux-tu ? "
Je vois tes yeux qui disent...

Ah, ça ira, ça ira, ça ira...
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...
Ah, ça ira, ça ira, ça ira...

 

C'est la fête aux copains... C'est aussi la FRANCE de FERRAT et la nôtre

C'est GAVROCHE

PLAIDOYER POUR LA NON VIOLENCE

Manifestation à Paris, le 1er mai 2016.

“La non-violence est l’exercice d’une force opposée à la violence”

 

Gandhi, Luther King, Mandela l'ont portée en leur temps.

Dans son “Plaidoyer pour la non-violence”, Pascal Tozzi, chercheur au CNRS, rappelle à quel point notre responsabilité humaine et citoyenne est engagée dans la lutte contre la violence.

Que vous inspirent les images de la voiture de police incendiée d'un côté et les clichés de manifestants blessés de l'autre ?

Comme tout un chacun, soumis au flot des images médiatiques, la première réaction est émotionnelle, celle d’un sentiment de tristesse, de gâchis face aux dégâts causés par les embrasements de violence et aux victimes quelles qu’elles soient. Ensuite, les faits montrent encore une fois la propension de la violence à engendrer la violence. Face à cela, aux risques d’instrumentalisation et d’envenimement, c’est aussi l’urgence et l’actualité de la réflexion non-violente qui est posée de façon aigüe.

Peut-on renvoyer dos à dos toutes les violences ?

Je dirais non et oui en même temps. D’un certain point de vue, la violence spontanée vaut sans doute mieux que celle préméditée, la violence « défensive » semble évidemment préférable à celle « agressive », et la violence d’une minorité opprimée est plus compréhensible que celle d’oppresseurs organisés. Mais si l’idée éthique de la non-violence est bien celle d’une révocation structurelle de la violence sous toutes ses formes, ce type de distinction n’apporte que peu de chose à l’amélioration des relations… Car, finalement, peu importe la cible ou la rampe de lancement idéologique quand il s’agit toujours, au fond, de tirer un missile, avec sa charge explosive de déshumanisation qui justifie la mise à mort réelle ou symbolique de l’autre.

“Refuser de considérer la violence comme ‘légitime’ est une façon d’en briser le cercle infernal ”

Existe-t-il des violences légitimes ?

Dire que la violence est légitime présente le risque de considérer qu’elle puisse devenir acceptable. Pour ne pas céder à la spirale d’une violence qui répond à une autre, toujours justifiée par et pour son camp, la démarche non-violente refuse de considérer celle-ci comme « légitime ». C’est une façon d’en briser le cercle infernal. Tout au plus la violence peut-elle être nécessaire, quand certaines situations ou périls nous font perdre les moyens de lui trouver une alternative. Mais elle reste une syncope brutale de l’humanité dont il ne faut négliger ni les dégâts, ni le risque de banalisation.

Lorsqu’elle s’impose comme une nécessité, elle est toujours la moins bonne option, celle d’un acte particulièrement grave et dommageable. D’un point de vue non-violent, il donc faut tout mettre en œuvre pour qu’une option dictée par des circonstances exceptionnelles ne devienne jamais un choix de principe. Et réfléchir à des alternatives de résistance à la réaction violente qui la rendent non renouvelable.

Qu'est-ce qui a motivé l'écriture de votre Plaidoyer pour la non-violence, et quel sens prend-il dans le climat actuel ?

Si elle a pris un relief particulier lors des attentats de novembre 2015, notamment à travers les échanges avec les étudiants de mon université, cette réflexion est d’abord née de l’observation des « petites » violences quotidiennes, malheureusement susceptibles d’avoir de grands effets. Il y a ensuite l’envie de ne pas laisser sans combattre le champ libre à tous les fauteurs de haine qui, sans complexe et de façon méthodique, dégoupillent leurs grenades à fragmentation humaine, dressant les uns contre les autres, incitant au mépris et banalisant les agressions physiques, politiques, psychologiques, symboliques…

Face à cela, penser, parler et s’attacher à faire vivre la non-violence revient à rentrer en résistance contre toutes les privations d’humanité qui légitiment sournoisement les mises à feu et à sang. Dans le climat actuel, il me semble important, avec l’idée de non-violence et contre les barbaries, de redire l’importance d’une reconnaissance active de la valeur suprême de la personne humaine, de sa dignité, de sa liberté et de son respect.

“Non-violence ne saurait rimer ni avec lâcheté, ni avec impuissance”

Vous réhabilitez un concept qui peut passer pour suranné, voire être assimilé parfois à de la résignation. N'est-ce pas le cas ?

Les expériences et discours emblématiques d’une non-violence « insurrectionnelle » ou de « non-coopération » portée par des Gandhi, Martin Luther King, Mandela, Vaclav Havel, par les mères de la place de Mai en Argentine, ou encore la Birmane Aung San Suu Kyi n’ont rien à voir avec l’inertie, la désertion, la complicité, ou même la tranquillité. La non-violence est bien l’exercice d’une force opposée à la violence. Non-violence ne saurait donc rimer ni avec lâcheté, ni avec impuissance. Bien au contraire, la crédibilité et la viabilité de la non-violence passent par une implacable et une endurante ténacité qui commence au plan individuel.

Elle s’érige en occasion de défi, de riposte, de « faire face ». La passivité n’a que peu à voir avec cette attitude, contrairement à ce que certains peuvent croire, pensant qu’il suffit de ne pas utiliser la violence physique pour être non-violent. La non-violence connote une force, un effort dans le combat contre la violence. Elle est essentiellement une lutte, un engagement dans une résistance volontaire nourrie par un idéal inébranlable : le respect de la personne humaine.

La non-violence constitue-t-elle un moyen efficace pour sortir de l'impasse ?

Répondre rapidement par l’affirmative serait naïf et simpliste. Ce qui est sûr c’est que la violence, même s’il elle peut faire illusion un temps, n’est pas une solution efficace sur le long terme. Il faut l’assumer : la non-violence, quant à elle, peut aussi être sujette à caution en termes d’efficacité. Faute de « champion » incontesté, reste alors à savoir sur quelle composante on choisit de parier. Dans ce pari, la non-violence assure une chose : de ne rien perdre d’un point de vue éthique et humain. Ce qu’est loin de garantir le parti pris violent.

Avec la non-violence, il y a même une chance de gagner quelque chose. Car il y a une multitude de situations sur lesquelles nous avons, malgré tout, pouvoir d’agir, individuellement et collectivement. En commençant par requestionner notre lien et notre rapport aux autres, par réduire la fréquence de nos « dénis d’humanité » : en bref, changer des choses à notre échelle. Certains parlent de l’efficacité des « micro-révolutions » : c’est sans doute dans celle-ci que la non-violence plonge ses racines, engageant notre responsabilité humaine et citoyenne.

 “C’est parce que la violence renvoie à une émotion primitive, la peur,
que les médias en cultivent le terreau”

Des mouvements comme les Indignés dont s'inspire aujourd'hui Nuit debout se revendiquent non-violents. Est-ce le signe d'un regain d'intérêt pour cette idée ancienne ?

Je l’espère. Certains mouvements montrent que la non-violence n’est pas seulement une vieille idée mais bien une méthode réaliste d’action et de mobilisation. Dans son actualisation, ils rappellent aussi que la non-violence n’est pas la négation du conflit, mais la possibilité d’en décliner les potentialités non-agressives pour appuyer des revendications sociales visant à faire advenir une société plus juste. C’est l’un des objectifs centraux de la non-violence.

Pourtant, ce n'est pas cet aspect qui est le plus médiatisé… Est-ce parce que la violence, comme vous l'écrivez, « a pour elle sa matérialité » ?

La matérialité de la violence est certes un facteur facilitant sa mise en spectacle médiatique. Mais c’est aussi parce que la violence renvoie à une émotion primitive, la peur, que les médias en cultivent le terreau… Or l’émotionnel et le sensationnalisme sont deux leviers essentiels du récit journalistique. On comprend dès lors pourquoi il y a là une opportunité à véhiculer les faits divers et violents.

Mais une telle mise en scène des violences, surtout celles « à haute intensité », ne reste malheureusement pas sans impact sur les individus ou sur leur gestion politique. C’est la raison pour laquelle la démarche non-violente invite à ne pas se laisser emporter par le flot des médias et à ne pas confondre les images et la réalité…

 

 

 

 

L'HOMME QUI FAIT PEUR AUX PETITS ENFANTS CHANTE A LA MANIF... QUI L'EUT CRU ? NOUS...LES INSOUMIS

 J'arrive encore à être profondément choquée par ces journaleux... Et pourtant depuis le temps je ne devrais plus m'émouvoir de leurs sorties... Mais si, je le suis encore. Heureusement qu'il n'y a pas que cette engeance médiatique qui couvre nos évènements. VIVE LE MEDIA !

 
Ajoutée le 6 mai 2018
 
 
Le 5 mai 2018 en duplex de la « fête à Macron », Jean-Luc Mélenchon était l'invité du JT de la première chaîne. Il a dénoncé la campagne qui avait lieu pour diaboliser l'opposition au président de la République. Il a expliqué que ce dernier était crispé, incertain de lui-même. Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il ne contestait pas l'élection d'Emmanuel Macron mais la politique menée par ce dernier depuis son élection : celle des cadeaux aux ultrariches tandis que la situation sociale dans notre pays est dramatique.

 

 
Que des questions orientées et un manque de proféssionnalisme choquant
 
Mais c'est quoi ces questions complètement suréalistes ?
 
ouaou une interview cas d'école.. j'ai rarement vu une propagande aussi visible dans une interview. meme apathie est plus raisonnable lol

 

Ces questions pas du tout orientées haha. Plus caricatural tu meurs... et ce sont ces « médias indépendants » qui prétendent qu’il n’y avait que 38.000 personnes à la marche... L’opposition populaire s’est fédérée, et n’est pas prête à s’arrêter ! Vive la résistance sociale ! ✊
Bravo MONSIEUR Melenchon. Vous répondez toujours avec tact et humour aux agressions des journalistes corrompus ! Gardons notre sang froid. Le meilleur est à venir
Ça parle de création d'emploi. Mais jen cherche toujours un.
Encore une soumise à macron !!!non mais assez de ces journalistes!!laissons leur salaires..ils seront plus emphatiques....
 

 

 
 
 

 

 

 

Le texte de la chanson est dans le commentaire épinglé... C'est en écoutant "Sans contrefaçon" de Mylène Farmer, dans la voiture ce matin, que me sont venues des paroles d'une chanson puis m'est revenue cette phrase de Jean-Luc Mélenchon dans son dernier meeting à Montargis "Fais pas ton Mélenchon !"... Alors voilà, j'ai fait une petite chanson et je la chante sans complexe, veuillez pardonner mon amateurisme... Les images filmées sont à la marche pour la 6e République le 18 mars 2017 à Paris...

 

 

OCCURENCE, le compteur de manifestants qui bricole et traficote.. EST- IL INDEPENDANT ?

 Le Monde diplomatique

La vérité en sous-traitance

 

Pour rétablir le crédit du journalisme, il fallait un électrochoc. Lancer un mouvement pour soustraire la presse aux griffes des oligarques ? Décupler les budgets consacrés à l’international et aux enquêtes sociales ? Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter, a son idée. Le 25 septembre dernier, il lance sur les ondes un appel. « Affluence aux manifestations : il faut que la presse se donne les moyens de publier les vrais chiffres. » « Oui, nous avons pris la déplorable habitude de donner le chiffre des organisateurs et celui de la police. (…) Pourtant il ne s’agit pas d’opinion, mais d’un fait ! » Thomas Legrand exhorte alors ses confrères à « décider, collectivement (télés, radios, Agence France-Presse et le plus de journaux possible), de mutualiser [leurs] moyens pour fournir un troisième chiffre. Pas une vérité de plus, mais la réalité ».

Le propos rappelle celui des Décodeurs, cette équipe du Monde qui s’évertue depuis février dernier avec son Décodex à évaluer la fiabilité des sources d’information afin de lutter contre les « fausses nouvelles » . Dans une société où s’affrontent des visions du monde antagoniques, les dirigeants éditoriaux prétendent produire une vérité neutre, factuelle, indiscutable, située au-dessus des rapports sociaux. Or l’excellence de l’information se mesure non seulement à la rigueur des faits, mais aussi au pluralisme des points de vue qui président à la sélection de ces faits. Le journalisme dominant n’a retenu que le premier aspect. En a-t-il seulement les moyens ?

Répondant à l’appel de Thomas Legrand, une vingtaine de journaux, radios et télévisions nationaux expérimentent depuis le mois d’octobre une méthode originale de dénombrement des manifestants. Mais, plutôt que de détacher chacun un journaliste pour s’acquitter collectivement de cette tâche, ils recourent aux services d’un prestataire : Occurrence, un « cabinet d’études et conseil en communication » qui, entre autres activités, utilise des outils électroniques pour mesurer l’affluence dans les salons professionnels. Son fondateur a signé en 2012 un ouvrage remarqué, Comment votre swing peut améliorer votre management. Dix-huit leçons de business par le golf. Sur le site d’Occurrence, une vidéo résume la philosophie de l’entreprise : « Tous les PDG vous le diront : “Ce qui ne se mesure pas n’existe pas.” (…) Si vous considérez la réputation de votre entreprise comme un actif majeur et une stratégie de communication bien pensée comme le meilleur moyen de l’entretenir, Occurrence est à vos côtés. »

Placé à l’aplomb des cortèges, le dispositif fonctionne mal quand il y a trop de lumière, compte les parapluies quand il pleut, s’aveugle quand il rencontre un arbre et oublie un manifestant sur six. Mais les résultats établis lors des derniers cortèges contre la loi travail sont prometteurs : « Un chiffre proche de celui de la préfecture et très éloigné de celui des organisateurs, commente Thomas Legrand (France Inter, 17 novembre). Bientôt, la presse pourra donner collectivement non pas un troisième chiffre, mais le chiffre le plus crédible, parce qu’issu d’une méthode transparente. » À ceci près que l’algorithme de comptage, propriété commerciale de l’entreprise Eurecam, qui le développe, n’est pas public. Impossible donc de vérifier l’outil. Qu’importe : sous-traiter une fonction du journalisme traditionnel à un cabinet-conseil en communication, « ce sera un gros progrès journalistique. Et donc, c’est déjà ça, un petit progrès démocratique ». Le sens du progrès a décidément bien changé.

Pierre Rimbert

 

Résultat d’images pour Manuel BOMPARD

 

Faire les comptes ou régler des comptes ?

C’était la nouveauté des manifestations organisées le 22 mars dernier. On allait enfin savoir. On allait enfin en finir avec les batailles de chiffres entre les organisations syndicales et la police et connaitre LE vrai chiffre. C’est en tout cas ce que l’on pouvait entendre ou lire sur la quasi-intégralité des médias de ce pays, puisqu’ils avaient décidé, pour aider la vérité bien évidemment, d’organiser eux-mêmes le comptage de la manifestation parisienne.

Un institut bien peu indépendant

En réalité, et contrairement à ce qui pouvait être indiqué, ce comptage n’est pas réalisé par le « collectif de médias », qui comprends notamment l’AFP, France Inter, Europe 1, Franceinfo, RMC, BFMTV, France Culture, CNews, France 2, Mediapart, Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix et la presse régionale et départementale.

Ce comptage est confié à une entreprise privée, l’entreprise « Occurrences », qui se présente comme un « cabinet d’études spécialisé dans le comptage du public ».

Cette entreprise est dirigée par Monsieur Assaël Adary. Un simple passage sur son compte Twitter permettra de noter son impartialité totale. Au milieu des tweets d’auto-promotion pour sa méthode de comptage des manifestations, on y retrouvera ainsi plusieurs retweets de félicitations du gouvernement et même un message de félicitations à une nouvelle députée de la République en Marche. Quant à sa directrice générale Madame Céline Mas, ses différents messages de soutien au président de la République et à ses ministres suffiront à attester de sa totale indépendance.

 

 

Bref, c’est bien sur le droit le plus strict de s’engager en faveur d’un candidat. Mais je vous laisse imaginer la réaction du « collectif de médias » si des associations et syndicats avaient annoncé un comptage indépendant confié à une entreprise dirigée par des soutiens de Jean-Luc Mélenchon.

Sur le site d’« Occurrences », on peut également consulter la liste des clients du cabinet. On observera donc que celui-ci compte parmi ses clients un certain nombre de grands groupes. Au milieu des laboratoires Servier, de Suez ou d’AREVA, on y trouve notamment la SNCF, groupe à priori concernée assez directement par le succès ou l’échec d’une manifestation des cheminots. Le cabinet touche donc de l’argent de la direction de la SNCF, au moment où celle-ci est accusée d’agir pour compliquer la mobilisation. On a vu plus indépendant.

 

 

Des méthodes scientifiquement très discutables.

Le site d’ « Occurrences » présente également la méthode de comptage utilisée par le cabinet. Celle-ci s’appuie donc sur des capteurs et un algorithme développé par la société Eurecam. Comme on peut le constater sur le site de cette société, cette technologie a été développée pour le comptage de personnes dans des établissements publics, des centres commerciaux ou des aéroports. La vidéo de démonstration sur le site de ce partenaire montre par exemple comment la technologie permet de compter des individus franchissant une porte. On concevra ici que le comptage d’une manifestation dans une rue de plusieurs dizaines de mètres de large n’est pas tout à fait la même problématique.

« Occurrences » admet d’ailleurs sur son site internet que « la technologie est fiable, mais qu’elle comporte une marge d’erreur ». Bien sûr, le niveau de cette marge d’erreur n’est pas précisé. Un article du Monde Diplomatique indique que le dispositif « oublie un manifestant sur six ». La marge d’erreur pourrait donc être de près de 20%.

Pour corriger cette marge d’erreur, le cabinet indique utiliser une méthode de redressement s’appuyant sur 6 micro-comptages humain de 30 secondes.

Ainsi, pour des manifestations comme celles du 22 mars dernier dont la durée peut être estimée à plus de 3 heures, un redressage est effectué à partir d’un comptage manuel de 3 minutes de cortège (1 minute d’une partie « peu dense », 1 minute d’une partie « dense », 1 minute d’une partie « très dense »). Sur la base de l’écart entre le comptage automatique et le comptage manuel sur ces 3 minutes, et sur la base d’une identification par « une personne » des moments « peu dense », « dense » et « très dense » de la manifestation, un redressage total est effectué. Les coefficients de redressement sont donc calculés sur moins de 2% du temps total de la manifestation et sont soumis à un biais énorme puisque la densité de la manifestation est classée en 3 catégories seulement.

On peut également souligner que ce dispositif de comptage s’appuie sur un laser et un contrôle vidéo. Celui-ci devient donc totalement inopérant quand la visibilité ne permet plus de distinguer les manifestants, par exemple car la lumière est trop forte ou quand la vue est obstruée par de la fumée. Pour qui a déjà participé à une manifestation, il est assez classique que des fumigènes soient utilisés.

Pour qui a déjà marché sous la pluie entre Bastille et République, il est assez répandu que les manifestants, malgré leur courage et leur détermination, se couvrent de parapluie. Bref, la méthode de comptage par vidéo ne permet certainement pas de garantir la prise en compte de l’ensemble des manifestants.

Enfin, à cela s’ajoute l’impact du lieu choisi pour positionner le capteur. Ainsi, lors des dernières manifestations, celui-ci était positionné proche de la place de la Bastille, point d’arrivée de la manifestation. Il ne peut donc pas prendre en compte des manifestants qui n’iraient pas jusqu’au bout de la manifestation. Il ne peut pas prendre en compte non plus ceux qui emprunteraient un itinéraire parallèle sur une partie du parcours pour rejoindre plus rapidement le point d’arrivée.

 

Bien sûr, il n’existe aucune méthode de comptage sûre à 100% pour des rassemblements populaires de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les méthodes utilisées par la police ou les organisations syndicales ont aussi leurs limites et ne sont sans doute pas plus performantes que celles présentées par la société « Occurrences ».

Mais en l’absence d’une vérité scientifique qu’il serait possible d’établir par un dispositif totalement fiable, et n’en déplaise au « collectif de médias », c’est donc bien la publication de plusieurs chiffres qui permet à chaque citoyen de se faire une idée raisonnable du niveau des mobilisations sociales. Si le « collectif de médias » veut effectivement mieux informer les citoyens, il devrait souligner les limites de son dispositif plutôt que de parader sans aucune prudence avec LE chiffre de la manifestation.

 

 

 

 AgoraVox le média citoyen

 

Quelle va être sa méthode ?

Occurence utilise une technologie développé pour chiffrer le nombre de clients entrant dans un supermarché. On est loin d’un outil calibré pour décompter les foules denses en extérieur !

  • Utiliser une ligne laser entre deux points permettant de compte le nombre de personnes qui la traversent dans le sens de la manifestation.
  • Utiliser quelques micro-comptages de contrôle.
  • et redresser les chiffres bruts. Occurence ne publie pas sa méthode de redressement ni ses chiffres bruts. En clair, Occurence annonce les chiffres qu’elle veut.

 La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage.

Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués (cf ci-dessus) et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rende directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. (Et que la police accueille les manifestants avec matraque et lacrymogène en fin de parcours) et que donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège

Bref, on le voit nous faisons face ici (comme avec l’opération Décodex du Monde) à une vaste tentative de réduire au silence les sources “non autorisées” (syndicats, organisateurs…) pour les remplacer par la seule voix des grands médias s’appuyant sur des organismes de sondage, non indépendants et financés par le système capitaliste. Cela s’apparente à de la censure. Le travail d’une presse libre exerçant son devoir de contrôle et d’information consisterait davantage à examiner comment syndicats et policiers ont obtenu leur nombre, sauf à admettre que par principe les chiffres officiels/ou les chiffres des organisateurs sont faux.

  • Cela va à l’encontre d’un grand principe du journalisme qui demande de recouper les sources.
  • Cela contredit de plus la pluralité de l’expression médiatique : un conglomérat de Médias s’arrogeant le droit de dire La Vérité (leur vérité).

De plus rappelons-le car ce n’est pas un détail ( et c’est omis par les “grands Médias détenteurs de La Vérité,mais financés par une poignée de grandes puissances d’argent), il apparait clairement que la société Occurence a dans son portefeuille de clients les adversaires des manifestants.

Il y a là comme un parfum de conflit d’intérêts.

Enfin posons une question : qui contrôle l’organisme de contrôle ? Rappelons que lors des élections, les candidats ont (en théorie) le droit d’assister aux opérations de comptage. Ce n’est pas le cas ici, les organisateurs syndicaux faisant l’objet principal des attaques menées au cours de cette opération de communication.

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Sous-estimation de 15 à 20%

En parallèle, Jocelyn Munoz, chargé de mission à Occurrence, enregistre des séquences de 30 secondes qu’il repassera un peu plus tard au ralenti pour recompter le nombre de manifestants à la main. En comparant ses chiffres avec ceux enregistrés en temps réel par le capteur, il calcule la marge d’erreur qui survient surtout quand le défilé est plus compact. Le capteur a plus de mal à distinguer chaque individu lorsque les manifestants sont serrés épaule contre épaule ou l’un juste derrière l’autre. Le temps gris est une chance, des parapluies ou un soleil trop éclatant auraient compliqué la donne.

De l’aveu du journaliste de Libération, le décompte informatique sous estime massivement le nombre de manifestants de 15 à 20%. Une paille ! Mais c’est bien le but du système, comme l’a déjà souligné un de nos confrère du Monde diplomatique

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Le pot au rose est dévoilé. Occurrence bricole les chiffres, et les traficote pour essayer d’estimer le nombre de manifestants que son système de mesure est incapable de voir. Avec 6 comptages de 30 secondes, Occurrence n’a en réalité décompté sérieusement que 3 minutes de la manifestation. Pour une manifestation durant par exemple 3 heures, le décompte n’est donc étalonné que sur moins de 2% de la durée de manifestation. On imagine bien ici la marge d’erreur.

 

05/05/2018

C.G.T. POLICE « Casseurs » et stratégie : Nous ne sommes pas dupes !

Communiqué CGT Ile de France :


Les pouvoirs publics ont, de toute évidence, utilisé quelques centaines de black blocs (500) pour tenter de nous voler notre 1er Mai, sous l’œil complice et passif des forces de l’ordre.


Les exigences en termes de services publics, de justice sociale, de salaires, d’emplois, de Paix et de solidarité internationale…. Portées par quelque 55 000 manifestants à Paris ne peuvent passer derrière la casse et le saccage d’un Mac Do et de magasins.


Utilisant ce prétexte, les forces de l’ordre ont bloqué plusieurs milliers de manifestants sur le pont d’Austerlitz pendant plus de 45 minutes entre un cordon de CRS et les black blocs « casseurs ».


Ils ont mis délibérément en danger des femmes, des enfants, des retraités, des pacifiques citoyens usants de leur droit à manifester.


Les agissements de ces « casseurs » ne peuvent, comme en 2016, être le prétexte pour remettre en cause ce droit constitutionnel.


Ce serait, au pays des droits de l’Homme, une atteinte intolérable à la liberté et à la démocratie.


Nous saluons le dévouement et le courage de nos camarades chargés d‘encadrer le cortège.


Ils ont permis au cortège, malgré la volonté évidente des autorités de perturber et de brouiller les messages revendicatifs portés par les manifestants, d’atteindre l’arrivée Place d’Italie.


Le 2 mai 2018

 

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VIGI
‏ @VIGI_MI

Nos adhérents en #CRS en maintien de l'ordre sur #Paris pour sécuriser les défilés du #1erMai #1mai #1ermai2018 ont reçu une consigne de la @prefpolice : en cas de casse ont laisse casser. Où la #liberté de manifester en #securité ?
06:25 - 1 mai 2018

Une volonté de discréditer le message social ?

Certains syndicats de police s'interrogent également sur les avantages que présente la médiatisation de ces dégradations pour le gouvernement, qui tendent à réduire les protestations sociales actuelles à des violences gratuites. Alexandre Langlois, secrétaire générale du Syndicat de police Vigi au niveau national
raconte : Ce mardi 1er mai, il a rapporté sur Twitter les témoignages de collègues CRS, qui auraient reçu la consigne suivante : "En cas de casse, on laisse casser".

Il nous confirme au téléphone avoir reçu ces informations des CRS présents sur place. Des consignes, selon lui, toujours données à l'oral. "Nos collègues CRS nous ont alerté hier. La consigne était la suivante : "s'il y a de la casse on laisse casser". Selon lui, cette stratégie du laisser faire devient classique, et en dit long sur la stratégie politique adoptée par le gouvernement pour traiter la grogne sociale : "L'objectif est de détourner le message social, je n'en vois pas d'autre". Une intervention anticipée aurait-elle pu s'avérer plus dangereuse que l'inaction ? "Les affrontements auront lieu, quoi qu'il arrive. Alors il vaut mieux intervenir en amont quand ils sont en petits groupes, dispersés".

Un CRS présent sur le boulevard de l'Hôpital a accepté de témoigner anonymement sur le contexte des interventions d'hier et nous a confirmé les informations relayées par Alexandre Langlois. Peu avant l'arrivée des "Blacks blocs" au niveau de la gare d'Austerlitz, son commissaire aurait transmis la consigne : "S'il y a de la casse, on laisse casser". Une décision qui ne l'étonne plus : "C'était pareil au moment des manifestations contre la loi Travail : ils voulaient qu'on laisse faire". Et d'ajouter : "C'est une question politique. Ces règles sont édictées au plus haut niveau de l'exécutif". Tout en se moquant des réactions indignées des différents membres de l'exécutif, il s'insurge : "Ce sont des mensonges, de la communication. Nous ne sommes pas naïfs, c'est la ligne de conduite du ministère !".

 

 

 
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