logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

03/05/2013

La Ve REPUBLIQUE, cékoi ?

J'ai repris mon p'tit bouquin de LECTURES pour la formation syndicale générale de base C.G.T.

 édité en octobre 1978

 

imagesCAXCTKBL.jpg

 

 "Notre pays connaît actuellement une forme particulière de l'Etat : le pouvoir personnel. C'est ce qui convient au capitalisme Monopoliste d'Etat car la pression des forces démocratiques y est atténuée et la présence des monopoles assurée.

En 1958, un coup de force des cadres de l'armée, appuyés par des groupes fascistes, instaura ce pouvoir.

Les insuffisances, le pourrissement progressif depuis 1947-1948 de la 4ème République ainsi que la régression de la démocratie l'avaient permis et facilité.

 imagesCAXCTKBL.jpg

LE POUVOIR PERSONNEL C'EST POUR L'ESSENTIEL :

  • Les grands monopoles pour la plupart directement représentés au gouvernement, dont les grands groupes financiers et industriels
  • La nouvelle constitution de 1958, qui organise dorénavant l'Etat, supprime ou altère profondément les droits et libertés démocratiques.
  • Les pouvoirs sont concentrés entre les mains d'un seul homme, le Président de la République. Il
  1. Fixe les objectifs de la politique du pays
  2. nomme les ministres
  3. règle les questions les plus importantes
  4. le Parlement et le Sénat n'ont pratiquement plus qu'un rôle consultatif.

 

Le Parlement n'a que peu de possibilités de condamner le Gouvernement et, dans ce cas, le Pouvoir peut même procéder à sa dissolution.

 Il ne peut fixer son propre ordre du jour, ni décider de ses réunions.

Le contrôle effectif du gouvernement et des dépenses publiques ne lui sont pas permis. Le Parlement est dépouillé de l'essentiel des attributions qui caractérise la démocratie.

D'autre part, un nouveau mode de scrutin et le découpage des circonscriptions électorales faussent très nettement le suffrage universel et donnent pratiquement le pouvoir au parti gouvernemental.

(...)

Nous devons à présent être très attentifs à l'aggravation de l'autoritarisme gouvernemental du pouvoir actuel qu'il tend à dissimuler par un discours "libéral" et "réformateur".

 

30/04/2013

PREMIER MAI 2013 A DAX

Capture CGT PREMIER MAI DAX.PNG

Capture CGT DAX 1er mai.PNG

HOLLANDE DIVISE LES SYNDICATS avec son A.N.I. MODEF pourtant dénoncé avec larmes et vigueur par FILOCHE, Inspecteur du Travail, membre du Bureau National du P.S.

 

A chacun son message et son défilé. La CGT, avec la FSU et Solidaires, organise 279 manifestations dans le pays Les défilés seront placés sous le signe du refus de l'austérité et de l'accord sur l'emploi.

 De leur côté, la CFDT, la CFTC et l’Unsa innovent : toutes trois signataires de l'accord sur l'emploi, elles délocalisent leur cortège, à Cormontreuil, près de Reims. Elles défileront côte à côte pour réclamer des "politiques européennes" qui mettent "un terme aux politiques d'austérité aveugles". "Dire qu'un pôle réformiste est constitué, c'est un peu trop tôt", mais ce rassemblement "marque une évolution dans ce sens", se félicite le leader de l'Unsa Luc Bérille.

 Enfin, Force ouvrière fera, comme à son habitude, bande à part en se rassemblant près du Mur des fédérés, à Paris, pour rendre hommage à la Commune.

 On est loin des années Sarkozy. Ces défilés en ordre dispersé contrastent avec le quinquennat précédent qui a vu les syndicats marcher ensemble contre la crise mais aussi contre Nicolas Sarkozy. Le 1er mai 2009 avait même été marqué par une unité historique baptisée le "G8 syndical". La CGT, la CFDT, l'Unsa, la FSU et Solidaires s'étaient retrouvées et, chose inhabituelle, elles avaient été rejointes par FO, la CFE-CGC et la CFTC. Pour autant, cette désunion n'est pas exceptionnelle. En 2006, le référendum sur le projet de constitution européenne avait déjà divisé les syndicats. Opposées au projet, CGT, FSU, Solidaires avaient défilé ensemble, tandis que la CFDT, favorable au "oui", s'était montrée discrète.

 

***

Et si le paysage syndical est aujourd'hui morose (8 % de salariés syndiqués) et divisé, l'intersyndicale espère que la semaine d'action européenne contre l'austérité en juin resserrera les rangs. 80 syndicats européens appellent déjà à cette mobilisation.

27/04/2013

AMNISTIE...SUR LES POSITIONS DE SARKOZY

Loi faisant disparaître le caractère délictueux d'une action. Elle éteint l'action publique (poursuites pénales) et efface la peine prononcée sans effacer les faits.
*
*
 
L'amnistie, dont l'origine grecque signifie « oubli », est une notion de droit public pénal, qu'on peut définir comme l'acte qui dispose que des fautes passées devront être oubliées, et qui interdit à quiconque de les rechercher ou de les évoquer sous peine de sanctions.
****
C'est une mesure d'apaisement à la fin d'un conflit
***
La première loi d'amnistie française qui s'oppose ainsi au droit de grâce royale, aboli le 5 juin 1791, est le décret du 14 septembre 1791 qui instaure une amnistie générale pour les révolutionnaires, les contre-révolutionnaires, ainsi que le roi pour sa fuite des 20-21 juin. Elle vise à préserver la Constitution de 1791 : le 13 septembre, Louis XVI écrit à l'Assemblée qu'il est prêt à accepter la Constitution mais qu'il souhaite une réconciliation générale, le marquis de La Fayette élabore un décret en trois articles pour répondre à cette demande.
 
 Au XIXe siècle, le droit de grâce est le privilège du président de la République française alors que l'amnistie est celle de l'Assemblée Nationale.
 
 
 
 
 
AMNISTIE – REEMBAUCHAGE DES LICENCIES
Ces 2 exigences figureront de très nombreuses années sur tous les cahiers de revendications dans tous les organismes de la CGT
 
A Paris le 27 février 2013, manifestations de syndicalistes en faveur d'une loi d'amnistie sociale devant le Sénat.

D’autres lois furent votées dans un but d’apaisement après des événements politiques. Par exemple, la loi du 31 juillet 1968 portait sur toutes les infractions commises par des militaires en relation avec les événements d’Algérie et toutes celles commises par des résistants entre le 10 juin 1940 et le 1er janvier 1946.

Les plus connues sont les amnisties votées après une élection présidentielle, qui ont longtemps été la règle sous la Ve République. Bien que votées par le Parlement, elles sont qualifiées d'«amnistie collective présidentielle». Le principe est d'effacer de très larges catégories de contraventions et délits (circulation routière, infraction au droit de la presse, courtes peines d’emprisonnement..) et de lister les infractions qui en sont exclues. Néanmoins, depuis 1966, elles comportent des exclusions, qui se font de plus en plus nombreuses : quatre seulement en 1966 contre 49 en 2002.

Dans les mois qui ont suivi l'élection ou la réélection de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, de telles lois ont toujours été votées.

 Mais, respectant une promesse de campagne, Nicolas Sarkozy a refusé que soit votée une amnistie à son arrivée à l’Elysée en 2007, suivi jusqu'à aujourd'hui par François Hollande.

Hollande avait promis à MELENCHON qui l'avait rencontré, d'appliquer l'amnistie sociale... Promesse non tenue.

 
 
 

08/03/2013

8 mars 1857

 

A l'origine, alors qu'aucune règlementation ne limitait la journée de travail, c'est pour les femmes - et les enfants- que les premières mesures législatives ont été prises pour en réduire la durée, et il convient de se rappeler que le 8 mars 1857 - qui fut à l'origine de la Journée Internationale des femmes - les ouvrières de la confection de New-York manifestaient pour la journée de 10 heures... et des salaires égaux à ceux des hommes.

... Dès 1905-1906, la C.G.T. mène une campagne pour la réduction du temps de travail : une loi de 1905, instaure la journée de 8 heures avec des étapes transitoires dans les houillères. La loi du 13 juillet 1906 pose le principe du repos hebdomadaire obligatoire.

 

La journée de 8 heures ... UNE LONGUE HISTOIRE

Il faudra de multiples grèves et manifestations du 1er mai, toujours difficiles, parfois sanglantes, pour avoir raison de l'opposition patronale à la journée de 8 heures.

Cette opposition était féroce. On peut lire dans un journal patronal en février 1919 :

"L'établissement de la journée de 8 heures serait pour la nation une irréparable catastrophe. Cette proposition ne tend rien moins qu'à l'étranglement de la France, et si quelques modifications devaient, à l'heure actuelle, être apportées à la durée du travail, ce serait plutôt pour l'augmenter que pour la réduire".

Pauvres patrons ! toujours menacés de catastrophes ou de faillites ! Leurs arguments, en 1975, n'ont pas tellement changé (En 2013 non plus, ils se sont même aggravés).

Mais à cette époque, comme nous l'avons vu, le mécontentement est grand, les grèves se multiplient, l'exigence grandit.

Après avoir manifesté en 1917 pour les salaires et la semaine anglaise, qu'une loi, devant l'ampleur du mouvement, avait rapidement instaurée, les midinettes de Paris font grève en avril 1919 pour la diminution du travail à 44 heures par semaine).

cgt1908.jpg

 

Elle sont à l'avant-garde, car ce n'est qu'après de nombreuses grèves dont celle des 150 000 métallos parisiens pour les 8 heures que la loi instituant la journée de 8 heures est votée le 23 avril 1919.

On sait qu'il faut attendre 1936 pour voir naître la semaine de 40 heures. C'est sans doute chez les travailleuses que cette victoire et celle des congés payés (réduction de 15 jours de l'année de travail) suscitent le plus d'enthousiasme. Pour certaines, elles n'y croyaient pas : "Quand on parlait de vacances payées, les ouvrières disaient : c'est pour les employées, les fonctionnaires, pas pour nous !"

 ****

 

Ici gît ...

Il a fallu un an, un an de luttes, mais ce jour-là, c'est la joie. Les ouvrières décident d'enterrer joyeusement les 48 heures. Le syndicat parisien organise une sortie champête dans l'Oise, avec les familles, les enfants, et derrière le car qui sillonne la campagne, on remorque un cercueil qui porte ces mots : "Ici gît la semaine de 48 heures".

En 1936, l'accueil fait à la victoire des 40 heures et des congés payés par les femmes est à la mesure de la libération que ces mesures leur apportent. Dès que les accords Matignon sont connus, les femmes veulent les 40 heures et tout de suite.

 

POUR L'APPLICATION des 40 Heures

Le 12 février 1937, et pour la première fois en France, les syndicats des Industries du vêtement font une démonstration nationale. Mot d'ordre : une heure avant la sortie, débrayages pour se rendre à des concentrations.

A Paris, au Vélodrome d'Hiver, près de 20 000 femmes se rassemblent pour "protester contre le retard intolérable de l'application des 40 heures, contre les refus et tergiversations procédurières opposés au rajustement des salaires".

Les ouvrières du Vêtement obtiennent enfin l'application des 40 heures le 1er avril 1937.

 

 

 "C'est seulement dans la lutte de classe pour défendre leurs conditions d'existence qu'elles ont évolué et pris conscience de leurs droits.

Les plus clairvoyantes d'entre les militantes du combat féministe, telle Flora Tristan, reconnaissaient d'ailleurs que le travail, l'indépendance économique, l'organisation dans les syndicats constituaient obligatoirement la première et indispensable étape de la libération des femmes.

Marx affirmait : "La lutte des classes est le moteur de l'histoire".

femmes,syndicats,luttes de classe,8 mars

LA MATERNITE EST-ELLE UNE MALADIE ?

 

Le 11 mars 1969, dans une conférence de presse qui a fait quelque bruit, la C.G.T.pose la question : "La maternité est-elle une maladie ?"

En effet, pour les trois cent mille ouvrières de l'Habillement, les deux cent vingt mille du Textile, les qulques trois cent mille de la Métallurgie, les sept cent mille employées de commerce, les cinq cent mille employées des services, les quelques cinquante mille ouvrières des laiteries, eaux minérales, conserveries, les quinze mille du Bois du Verre, de la Céramique, des Cuirs et Peaux, etc, le congé de maternité est encore indemnisé à demi-salaire ... comme la maladie !

Il s'agit là, pour l'essentiel, des travailleuses horaires de l'industrie, des employées de commerce, des ouvrières agricoles, c'est-à-dire des travailleuses les plus défavorisées, de celles qui ont les salaires les plus bas et, en même temps, les conditions de travail les plus pénibles.

 

Et la C.G.T. publie un chiffre qui "sonne comme un tocsin". D'après les statistiques officielles de la Sécurité Sociale, on a pu établir que chaque année trois millions deux cent dix-sept mille journées de congé légal de maternité ne sont pas utilisées par les intéressées.

Faute de remboursement du salaire, faute d'argent, les futures mères, les jeunes mamans renoncent à une partie de leur congé pré et postnatal.

Voilà, avec toutes ses conséquences dramatiques sur la santé de la mère et de l'enfant, le scandale provoqué par cette législation rétrograde !

La C.G.T. fait également la démonstration que la mesure de justice, d'humanité, de responsabilité nationale, que représente l'indemnisation intégrale du congé de maternité, représente une somme dérisoire : deux millièmes de la totalité des salaires soumis à cotisation !

Cette Conférence de presse, venant après la participation remarquable des femmes aux grèves de 1968, après l'insistance de la C.G.T. au cours des négociations pour l'obtention de cette revendication, devait contribuer à faire céder le patronat.

 

UNE LONGUE LUTTE COURONNEE PAR UNE ECLATANTE VICTOIRE

Le 2 juillet 1970, un accord était conclu entre le C.N.P.F. et les centrales syndicales, sur un texte à présenter au gouvernement et tendant à couvrir à 90% du salaire brut (c'est-à-dire pratiquement 100% du salaire net) l'indemnisation du congé légal de maternité, les avantages supérieurs déjà acquis dans les conventions collectives ou en usage étant maintenus.

C'était une grande victoire : elle apportait un avantage pécuniaire non négligeable à des millions de travailleuses. Elle constituait un recul de l'exploitation patronale de la main-d'oeuvre féminine.

Elle consacrait la reconnaissance du rôle maternel des travailleuses comme un fait social dont le patronat devait assumer une partie de la charge.

 

img615.jpg

ça ne fait pas de mal de rappeler en cette Journée Internationale des Droits des Femmes

que leurs acquis sont le fruit des luttes et uniquement des luttes

qu'elles ont durement menées  pour leurs revendications

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique