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11/03/2014

LUTTE DES CLASSES ET PATRONAT

Pourquoi tant de pluie sur notre Pays depuis des mois ?
Que fait notre Président pour que ça s'arrête ?
Hollande demande à Dieu d'arrêter la pluie.
Dieu lui répond: « tant que tu foutras la merde, je tirerai la chasse d’eau... ! »

***

*

 

7 Jours Filpac CGT
N°77 – 7-03-2014
Directeur de publication : Marc Peyrade
Rédaction : Jean Gersin (gersin@filpac-cgt.fr)
Filpac CGT - tél. : 01 55 82 85 74 - www.filpac-cgt.fr

 

Gattaz et les grands patrons

sont-ils en train de gagner la lutte des classes ?

 


Dès le lendemain de la signature du Pacte, le président du Medef a suggéré que la baisse des charges pourrait servir à verser des dividendes aux actionnaires. Il a fait une déclaration remarquée
sur la distribution de dividendes aux actionnaires lors d'un petit-déjeuner organisé par l'association patronale Ethic.


Cette incongruité à table n’est que la pratique patronale la plus banale : les banquiers, une fois renfloués par l’argent public, se partagent en ce moment même des dividendes en hausse massive.


Les milliardaires, classés dans l’ordre du tas d’or par le magazine Forbes, font de même.


Et pendant ces plantureux déjeuners où des messieurs s’échangent les vérités premières de leur lutte des classes, ils continuent de procéder à l’équarrissage de l’emploi, de l’industrie, pour envoyer les capitaux récupérés vers le secteur financier tant juteux.

Pour un Pacte social de mobilisation
entre toutes les forces du Travail

1 Gel immédiat des licenciements, des plans sociaux et des plans de départs réputés « volontaires » !

  • Embauche des jeunes à la place des contrats au rabais.
  • Une loi contre les licenciements et pour contraindre à l’embauche 
  • Les entreprises abandonnées par les états majors patronaux doivent revenir à la collectivité nationale !
  • Pour le plein emploi, contre l’économie des rentiers et des financiers. L’emploi est un droit, l’actionnariat un vol !


2 La Sécurité sociale est à nous ! Non à la privatisation et à la fiscalisation !

  • Arrêt du transfert des cotisations patronales vers les salariés et abrogation des exonérations des employeurs !
  • Taxation des dividendes des rentiers, proportionnelle au montant de leur fortune réelle.
  • Récupération des capitaux de l’évasion fiscale pour les verser à la protection sociale.
  • Retour à un impôt démocratique qui taxe les riches à la hauteur de leur tas d’or et qui épargne lesdémunis.
  • La TVA doit être immédiatement ramenée au plus bas.

 

3 Assez du chantage emploi contre salaire. Ne lâchons plus rien sur les salaires. Les actionnaires pillent les richesses que nous créons !

Egalité immédiate hommes/femmes - le SMIC à 1 700 euros net


Augmentation générale des salaires en proportion de la hausse du SMIC. Les capitaux de l’évasion fiscale et de la spéculation financière financeront le tout !


4 Contre le Front national, déguisé en parti du peuple, habillé dans le vieil uniforme de l’extrême droite raciste.

***


"Toujours non ? Mais on ne nous demande jamais de dire oui ! Il n’y a pas une négociation, juste son simulacre. C’était un délit d’initiés : Berger et Gattaz avaient préparé le Pacte avec Hollande.

Contreparties ?

Un mot pour amuser les experts en démoralisation. Même les maîtres démineurs ne peuvent pas dégonfler le conflit. Démineurs ? Oui, ce peuple des ministères, formé à l’école Montebourg, qui reçoit des délégations en colère pour leur dire qu’elles ont raison mais que tout doit continuer comme avant, autant se calmer et attendre... l’entrée à Pôle Emploi. Alors, on sort les mouchoirs ou on se mobilise ?

Une plate-forme revendicative commune à toutes les forces du Travail est nécessaire pour rassembler et reconstruire le rapport des forces. Nous en proposons une, à enrichir et soumettre aux salariés. Allons la défendre dans la rue le 18 mars pour qu’elle prenne vie, prépare la suite et devienne l’alternative au syndicalisme de reddition."

 

LES POSTIERS REFUSENT D'ETRE DES MILITANTS DU F.N.

Politique - le 10 Mars 2014

Des facteurs parisiens refusent d'être transformés en militants du FN

 

À quelques jours du premier tour des municipales, des postiers du 7e arrondissement de Paris ont refusé ce matin de distribuer un tract du Front national. Motif : il figurait dans un lot de publicités non mis sous pli, selon les syndicats CGT et SUD.

"Que la Poste distribue ainsi de la propagande politique pose un réel souci. Notre règlement intérieur stipule que nous n'avons pas le droit de faire de la propagande", observe Emmanuel Cottin, du syndicat CGT.

"D'ordinaire, la communication politique est masquée sous pli opaque", en déambulant ainsi avec des tracts du FN sous le bras, "les facteurs risquent d'être interpellés au cours de leur tournée", "il y a un danger pour leur intégrité physique et morale", estime-t-il.

Selon le syndicaliste SUD, Olivier Rosay, sur la quarantaine de facteurs qui travaillaient lundi sur l'arrondissement, "au moins une douzaine ont retiré le tract avant de partir faire leur tournée".

En leur mettant entre les mains "ostensiblement de la propagande politique du Front national", "La Poste transforme les facteurs en militants du Front national", s'indigne le syndicat. Seul le 7e arrondissement est concerné, précise-t-il. Le tract est celui de la candidate du Front national et du Rassemblement bleu marine aux élections municipales dans l'arrondissement, Bernadette de la Bourdonnaye.

Principe de neutralité de La Poste selon la direction

De son côté, La Poste met en avant le "principe de neutralité". "La Poste et Médiapost (filiale du groupe) distribuent la propagande électorale des partis politiques lors de chaque élection. Dès l'instant ou le parti qui s'exprime n'est pas interdit, La Poste doit les traiter avec équité", affirme le groupe.

La Poste peut refuser de diffuser un contenu seulement si celui-ci "est contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs". "La Poste ne peut refuser, ou soumettre à des conditions particulières comme la mise sous enveloppe, le message d'un parti politique", ajoute la direction de La Poste.

Lors d'assemblées générales lundi matin, SUD a lancé un appel "à l'objection de conscience et à la désobéissance" et la CGT a demandé aux postiers "de ne pas toucher aux plis en attendant d'avoir des réponses de la direction".

Selon les deux syndicats, la direction a envoyé à l'aube un huissier au centre de distribution, délocalisé dans le 15e arrondissement, pour contrôler la préparation des documents. Les syndicats rapportent "une très forte pression de l'encadrement".

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SOLIDARITE AVEC LES POSTIERS !

17/02/2014

LES CONQUETES SOCIALES

 

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Les ouvriers, les travailleurs en général, mènent maintenant, dans l'ensemble, une vie décente, bénéficiant de droits politiques et syndicaux, de garanties. Soulignons tout de suite qu'ils pourraient vivre mieux encore -et tous les autres également- grâce au progrès prodigieux de la science et des techniques, au développement considérable, au cours des années, de la production, de la productivité, du revenu national.

 

Mais ceux-là mêmes, en dehors du niveau de vie, se posent encore des problèmes : logement, transports longs et épuisants, crainte du chômage par les modifications techniques, les concentrations, l'instruction et l'avenir des enfants. Les jeunes, enfin, se posent des questions quant à leur place dans la société.

 

Il y a aussi à notre époque, des millions et des millions d'hommes et de femmes, d'enfants, qui vivent mal : travailleurs mal payés, et parmi eux la majorité des immigrés, vieillards, chômeurs, mamans sans mari, handicapés de toutes sortes qui connaissent la gêne, la misère, le taudis, l'angoisse du lendemain.

Des conquêtes sociales ont donc été acquises, il a fallu pour cela de durs combats qui doivent se poursuivre pour les étendre à tous, les sauvegarder, les améliorer.

Que de luttes en effet, longues, difficiles pour vivre un peu mieux, obtenir des droits. Car bien rarement le patronat et le gouvernement ont accepté de bonne grâce des hausses de salaires, des mesures sociales même indispensables et possibles. Il a fallu des décennies, des siècles même, de batailles ardentes, courageuses, de grèves multiples, souvent longues, toujours douloureuses, parfois sanglantes. Et les conquêtes sont souvent remises en cause, lors des difficultés économiques, ou quand les employeurs tentent de profiter d'un affaiblissement ou d'une division du mouvement ouvrier.

Oui, il y a eu, il y a encore un combat permanent, avec des hauts et des bas, des succès et des revers, pour une vie meilleure. Et ce n'est pas du passé, il y a en France, des centaines de milliers de chômeurs.

Nous avons vu depuis dix années, des atteintes très graves au système de Sécurité Sociale et presque quotidiennement, dans de nombreuses entreprises, de graves violations des libertés syndicales.

Enfin, il faut souligner que lorsqu'on étudie la longue et passionnante histoire des luttes populaires en France, on est frappé par une évidence : chaque fois que la classe ouvrière et les forces progressives sont divisées, elles sont battues. Quand elles s'unissent, elles triomphent.

Les grandes périodes de conquêtes sociales sont celles où les travailleurs et leurs organisations pratiquent l'action commune et plus encor lorsqu'il y a unité syndicale.

***

Au cours des grèves, des luttes, les travailleurs ont créé des organisations qu devinrent peu à peu nos actuels syndicats, fédérations, unions, confédérations. Organisations à l'origine condamnées par la loi, donc clandestines. Patrons et gouvernants ont résisté au maximum et l'on peut dire que, lorsque le droit syndical a été reconnu, il existait déjà dans les faits.

Les organisations patronales ont tout fait pour empêcher la constitution de syndicats dignes de ce nom et ils ont mené, beaucoup mènent encore, le combat contre les militants.

Des milliers et des milliers d'entre eux ont été licenciés, "marqués à l'encre rouge" et exclus de toutes les entreprises. Il y a eu des provocations, de pseudo-complots, de lourdes condamnations, des violences, des blessés et des morts.

Les travailleurs sont donc profondément attachés au droit syndical pour conserver le moyen de se défendre. A noter que si l'Etat a longtemps contesté, parfois toléré, le droit syndical aux agents de la Fonction Publique, ceux-ci l'ont enfin imposé après de nombreuses grèves de solidarité pour la réintégration de syndicalistes révoqués ou sanctionnés.

Les actions ouvrières, celles de nouvelles couches de salariés sont les maillons de la longue chaîne des luttes populaires pour le droit à la vie, contre les injustices trop flagrantes.

 

A méditer 42 années après la parution du livre

 

16/02/2014

DU PAIN ET DES ROSES

 

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L'histoire du progrès social c'est l'histoire des luttes ouvrières, de l'action syndicale, de l'unité.

Les organisations ouvrières n'ont pas seulement agi pour les revendications économiques, elles ont toujours pris position sur les problèmes politiques. On leur en a assez fait le reproche ! Mais il faut bien reconnaître que les questions sont étroitement liées, que la législation sociale dépend du pouvoir politique et que l'orientation des gouvernements a toujours une répercussion sur les conditions de vie des travailleurs.

Et puis, une organisation syndicale qui combat l'injustice est tout naturellement amenée à en rechercher les causes et à se prononcer pour une société plus humaine.

Les premiers syndicats, même timidement, ont été républicains, socialistes, voire anarchistes. La C.G.T. seule centrale de 1895 à 1920, menait en permanence une action pacifiste, antimilitariste qui a abouti, d'ailleurs, en 1914, au ralliement de la majorité de ses dirigeants à "l'Union sacrée".

...

Il est certain, pour tout homme qui pense, que viendra une société plus harmonieuse que celle où nous vivons, qu'un régime nouveau succèdera aussi inévitablement au capitalisme que celui-ci avait pris la place du féodalisme condamné par le progrès.

Quelles en seront la forme, les structures ? Des idées différentes s'affrontent et se confrontent.

On peut penser qu'il sera tenu compte de la situation, des traditions de la France en bénéficiant des expériences, parfois douloureuses, d'autres pays.

En tout cas, cette société ne pourra se créer, vivre, se développer qu'avec la contribution active d'organisations syndicales puissantes, indépendantes et dirigées démocratiquement.

Et cela implique évidemment, le respect du moyen ultime pour les travailleurs de faire entendre leur voix : le droit de grève.

Souhaitons donc, en conclusion, que vienne, après tant de détours, de drames, de tourments, cette société dont ont rêvé les précurseurs du mouvement ouvrier, cette société, comme l'a chanté le poète et repris un grand penseur, qui donnera à tous du pain et des roses.

 

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Achevé d'imprimer le 17 mars 1972

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40 ANS PLUS TARD !

Plus que jamais d'actualité !

 

20/01/2014

Mon corps m'appartient ... le droit d'avoir un enfant ou pas

INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE


Trente-neuf ans, presque jour pour jour, après l'adoption de la loi Veil, la question de l'avortement revient devant le Parlement, lundi 20 janvier. Dans le cadre de la loi sur l'égalité homme-femme, des députés PS ont proposé deux amendements qui ont mis dimanche, les anti-IVG dans la rue.

Le projet de loi prévoit d'abord d'étendre le "délit d'entrave à l'IVG". Les pressions sur les médecins et les femmes enceintes dans les hôpitaux étaient déjà passibles de poursuites. Devient un délit la simple entrave à l'information, telle que la pratiquent des sites internet soit-disant "officiels" portant la voix des anti-IVG.

Le deuxième amendement veut supprimer la notion de "situation de détresse". Toute femme qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse pourra demander une IVG. "C'est le choix des femmes de mener à terme une grossesse : elles n'ont pas à se justifier sur ce choix, souligné la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Il faut faire confiance aux femmes, ce sont les mieux placées pour savoir ce qu'elles font de leur grossesse." 

Ces deux mesures sont à l'opposé du projet espagnol, qui veut limiter le droit à l'avortement aux seuls cas de viol ou de danger pour la santé de la mère.

 

L'I.V.G. A ETE VOTEE LE 20 DECEMBRE 1971

Le Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC) n'aura plus besoin d'organiser des voyages en ANGLETERRE. Le Parlement a définitivement voté la loi de Simone VEIL sur l'Interruption volontaire de grossesse. Toute femme pourra subir une IVG en milieu hospitalier durant les dix premières semaines de sa grossesse, après deux entretiens avec des médecins et un délai de réflexion.

Le gouvernement fait de l'avortement un problème de conscience et non une question politique.

Médicalisée, mais non remboursée par la Sécurité Sociale, l'IVG légale met fin à une situation "d'hypocrisie", selon le président de la République...

 

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LUTTE DES FEMMES

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un petit rappel ne fera pas de mal

extrait

 

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Editions Sociales 1975

 

LE DROIT D'AVOIR OU DE NE PAS AVOIR D'ENFANTS

Tout en menant l'action -nous avons vu dans quelles conditions difficiles- pour que les travailleurs puissent élever leurs enfants dans les meilleures conditions possibles, et satisfaire par conséquent au légitime désir d'en avoir le nombre qu'ils souhaitent, les syndicats ne sont jamais restés indifférents aux possibilités de limiter les naissances.

Si cette question est rarement abordée dans les congrès, elle n'en est cependant pas absente.

En 1937, on trouve dans La Vie Ouvrière n° 935, un article du docteur Jean Dalsace.

"Je m'étonne toujours qu'on ne donne pas à l'avortement la place qu'il mérite. De tous les fléaux sociaux, c'est celui qui fait le plus de victimes. Y a-t-il plus d'avortements chez les femmes laborieuses que chez les femmes aisées, nous ne le croyons pas.

Mais la femme aisée, tout en avortant,  a moins de complications.

C'est dans les conditions dans lesquelles l'avortement est pratiqué qu'il faut en chercher les causes (dissimulation de la grossesse et de l'avortement pour ne pas perdre son travail, conditions de septicité révoltantes, impossibilité de se soigner, reprise immédiate du labeur".

D'où fréquence particulière des infections graves, qui, si elles ne font pas de tous les avortements des avortements mortels, en font trop souvent des avortements mutilants".

Au fur et à mesure que le développement de la science permet des méthodes de contraception efficaces, ces questions viennent avec de plus en plus de fréquence dans les réunions de femmes de la C.G.T."

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Les travailleuses doivent être informées

Le journal féminin de la CGT, Antoinette, mène résolument campagne pour l'information sur les moyens contraceptifs, pour l'abrogation de la loi répressive sur l'avortement de 1920 et pour l'établissement d'une nouvelle loi".

 

"La C.G.T., tout en considérant que la responsabilité d'avoir ou de ne pas avoir d'enfants est une responsabilité individuelle, et sans prétendre, comme le fait le M.L.F., que la libération de la femme passe par l'avortement libre,

se prononce pour la modification radicale de la loi de 1920,

la suppression de toute répression de l'avortement,

le remboursement des frais médicaux d'avortement

par la Sécurité Sociale.

 Mais, en même temps, elle réclame le dégagement de crédits, la prise de mesures propres à assurer une large éducation sexuelle, une large information relative aux différentes méthodes de contraception.

Dans les grandes entreprises occupant de la main-d'oeuvre féminine, dans les hôpitaux, les dispensaires, doivent exister des service médicaux bien équipés, avec consultations gratuites de contraception  : les femmes, les couples doivent pouvoir décider en toute liberté d'avoir ou non des enfants, du nombre qu'ils souhaitent avoir et du moment souhaité pour les mettre au monde.

 A cet effet, l'information et les moyens modernes de régulation doivent leur être dispensés.

En matière de contraception, la lutte des femmes et l'action des parlementaires de gauche ont imposé que la contraception est devenue libre en 1974 (les produits contraceptifs seront notamment remboursés par la Sécurité Sociale). Il reste maintenant -et ce ne sera pas le plus facile- à obtenir le dégagement des crédits nécessaires pour organiser à l'intention de toute la population une réelle information sexuelle leur permettant la maîtrise de la fécondité.

 

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En ce qui concerne l'avortement

Sous la pression de l'action des femmes et du soutien apporté par l'opinion publique aux propositions du Programme commun, le gouvernement a été contraint de proposer une loi suspendant (pour cinq ans), la répression pour interruption volontaire de grossesse.

Cette nouvelle loi qu'a combattue, avec une hargne relevant d'un obscurantisme moyenâgeux, la majorité des députés progouvernementaux, n'a pu être adoptée au parlement en novembre 1974, que grâce aux voix unanimes des députés de gauche.

Tout en considérant que cette législation constitue un progrès réel, il faut cependant regretter que le gouvernement se soit opposé au remboursement par la Sécurité Sociale des frais occasionnés par l'avortement, ce qui maintient en ce domaine une inégalité sociale évidente...

La contrainte qui subsiste

On ne peut que se féliciter de telles décisions, elle aussi arrachées par la lutte.

Mais disons que "ces réformes concernant un droit légitime ne peuvent être tenues pour la véritable liberté que nous souhaitons pour les familles de travailleurs".

La contrainte qui subsiste pour nombre de couples de condition modeste, c'est la limitation volontaire pour des raisons économiques, pour des raisons de foyer.

C'est seulement quand chaque famille pourra ne pas avoir mais aussi avoir autant d'enfants qu'elle en désire qu'on  pourra dans ce pays et à ce sujet parler de liberté.

 

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 ***

*

Les anti IVG, le gouvernement espagnol

ont fait le choix de la reprise des avortements clandestins

HORREUR ! MALHEUR !

 

 

LA SOUFFRANCE DE NOS GRANDS-MERES

Pendant très longtemps, la clandestinité de l'acte eut pour conséquences qu'il se pratiquait dans des conditions déplorables, sans hygiène.
Ces actes étaient effectués par des personnes incompétentes (faiseuses d'anges) sur des personnes voulant se débarrasser à n'importe quel prix de leur grossesse.

En général, les substances abortives populaires étaient inefficaces
Il existait des substances actives mais toxiques qui provoquaient la mort du foetus .
Ces substances pouvaient provoquer des hémorragies utérines qui tuaient le foetus mais aussi mettaient gravement en danger la mère.

Des procédés mécaniques étaient également utilisés

Les avortées mouraient très souvent dans des conditions et des souffrances horribles; ces décès étaient le plus souvent liés à l'infection, à des perforations, parfois à un choc, une embolie foudroyante et une septicémie qui emportaient la femme en quelques heures après les manoeuvres abortives


Vu que l'avortement était pénalement condamné, peu de médecins prenaient le risque de se voir interdire l'exercice de leur profession et de subir de lourdes peines ( 6 mois à 2 ans de réclusion et 5 ans de suspension, avant 1974).
Ce travail était donc laissé à des personnes dépourvues de toutes compétences et de tous diplômes.

 

 ***

SOUS PETAIN... UN CRIME D'ETAT !

Quand la dénatalité menace le pays, quand la guerre décime la population, le gouvernement réagit, ainsi les lois de 1920 et de 1923.

Et même si les poursuites passent des Assises aux correctionnelles, on va par contre poursuivre beaucoup plus souvent, la moyenne des acquittements passant sous les 20%.


Ensuite, peu à peu, la répression se relâche et les natalistes obtiennent la loi de 1939, dite "code de la famille" avant que Vichy n'en fasse un crime d'Etat.

Du coup c'est le silence, la peur, la culpabilité qui règnent, ce qui n'empêche malgré tout pas les avortements clandestins de se poursuivre, avec tous les risques; certains chiffres sont effarants : 20.000 à 60.000 décès par an dans les années trente (d'après l'UNCAF).

Après la guerre, si la peur de l'enfant existe encore dans toutes les classes sociales,

les risques encourus ne sont pas les mêmes pour les petites ouvrières ou les vedettes du cinéma ou de la littérature.


Bon nombre d'actes se pratiquaient au domicile de la candidate, avec un médecin complaisant ou dans des cliniques privées où les clientes attendaient dans un salon semi obscur pour ne pas être trop tentées de se dévisager.


Car, entre l'interdiction absolue accompagnées de poursuites pénales effectives et la libéralisation, il y a eu, dans de nombreux pays, une période où l'interruption se faisait dans des conditions sanitaires correctes, mais soit dans certains pays moins regardants, soit moyennant un paiement relativement élevé, soit encore dans certains centres de plannings familiaux, travaillant de manière plus ou moins clandestine.


De nos jours, peu de choses sont encore taboues; les jeunes ainsi que les moins jeunes sont mis au courant des moyens pour éviter une grossesse.


Grâce à la loi qui a " accepté " l'avortement, les mentalités ont évolué et l'avortement est une chose dont on peut parler librement.

 

 
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