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14/11/2010

3. SYNDICALISME POUR LES NULS

-Ah ! stratégie quand tu nous tiens, tu nous tiens bien, dit la Miche

*

C'est pas du n'importe quoi l'activité syndicale

au cas où certains l'eûent cru


-Ah ! stratégie quand tu nous tiens, tu nous tiens bien, dit la Miche

*

*

extraits : Le syndicalisme et les activités syndicales à l'entreprise - lecture 22 (Formation syndicale générale de base)

ça date .. des années 70 et 63..68... mais c'est toujours d'actualité

*

*

 


A PROPOS DES FORMES DE LUTTE

"Une lutte s'organise". Elle exige un effort de la part des organisations syndicales.

Nos responsabiités, à nous C.G.T., sont d'autant plus importantes que la confiance que nous accordent les travailleurs est plus grande.

... Il faut répondre à la confiance que nous témoignent les travailleurs et à ce qu'ils attendent de nous ...

(c'est ce qu'on vient de faire dans les 8 et 9 manifestations

sur la réforme injuste des retraites. Elles répondaient à l'attente de 71% des français).

Pourvu qu'ils n'aient pas la mémoire courte en 2012 !

***

... Dans toutes les corporations, les localités, les entreprises, les directions de syndicats mettront au point les revendications les plus immédiates en tenant compte de chaque situation et de toutes les possibilités.

Partout, les syndiqués seront appelés à en discuter ; puis l'ensemble des travailleurs seront eux-mêmes invités à donner leur avis et à mettre au point, avec les syndicats, les formes d'action capables d'assurer le succès.

Partout, ce travail se fera en tenant compte de la nécessité et de la possibilité de réaliser l'unité d'action entre les organisations.

On a beaucoup discuté sur les formes de l'action. Nos militants ont acquis dans ce domaine une grande expérience et appliqué des méthodes dont l'efficacité a été attestée par le pouvoir lui-même qui leur a donné des noms de baptême : "grèves-surprises", "de harcèlement", en tempêtant contre elles et en prenant des mesures dont il croit qu'elles les paralyseront.

La vérité est que c'est la classe ouvrière, dirigée par les syndicats, qui adapte ses moyens de combat aux conditions qui lui sont faites.


Il en était ainsi hier, il en sera ainsi demain. Quand les "grèves-surprises", les "harcèlements" sont le seul moyen, ils les emploient ; quand ces moyens sont insuffisamment efficaces, ils en trouvent d'autres et ils les mettent en pratique. Quand la grève de toute une corporation est devenue, comme chez les mineurs, le bon moyen, ils l'utilisent. Quand le Pouvoir vote des lois pour les entraver, comme il vient de le faire pour les salariés de l'Etat, ils les combattent et trouvent le moyen d'agir avec autant d'efficacité qu'auparavant.

Quant tout le monde est d'accord pour passer outre à la réquisition et que la population soutient les combattants, ceux-ci passent outre.

Dans cette lutte qui s'engage, nous recommandons aux militants et organisations confédérées d'attacher un soin particulier à l'organisation de la défense des couches les plus défavorisées .."


Discours de Benoït FRACHON

aux cadres syndicaux de la Métallurgie

Baillet, le 14 septembre 1963

 

 

LA LUTTE QUOTIDIENNE

"..Nous sommes des militants responsables et nous ne donnons pas de mots d'ordre foudroyants qui ne foudroient rien.

Une action ne se fait pas simplement parce que nous l'avons décidée, mais quand nous avons la certitude qu'elle sera suivie et, si l'on nous propose des actes irréfléchis, irresponsables, ce sont les ouvriers eux-mêmes qu'il faut informer et consulter.

Nous connaissons périodiquement les poussées de fièvre de ceux qui ne voient que la grève générale, que des actions d'ensemble à répétition et qui dédaignent le travail quotidien dans les entreprises.

Il faut nous garder comme de la peste de ces révolutionnaires de la parole.

Nous demandons à tous nos militants, à toutes nos organisations d'entreprises, de poursuivre, de reprendre, là où il été ralenti, le travail quotidien (Allez au boulot les militants !) -trop obscur pour les brillants annonciateurs de la grève générale à répétition- mais qui nous met en communication étroite avec l'ensemble des travailleurs.

Oui, il faut défendre sur place, chaque jour, les travailleurs qui sont directement autour de nous ; oui, il faut qu'un syndicat d'entreprise ait son programme à lui, détaillé, élaboré soigneusement avec les ouvriers eux-mêmes. Son programme pour l'augmentation des salaires, son programme pour s'occuper de toutes les catégories et prévoyant les moyens pour le soutenir dans l'usine même avec l'appui de l'ensemble du personnel.

C'est un travail moins brillant que les grandes envolées pseudo-révolutionnaires, moins apparent que les phrases radicales qui font surgir l'action généralisée par des tours de passe-passe, comme les prestidigitateurs. C'est ce travail patient, persévérant, qui permet d'aller avec sûreté vers les grandes batailles, les vraies.

Sans cette action quotidienne multipliée dans les entreprises, dans les diverses corporations, les localités, les régions, il n'y a pas, il ne peut y avoir de vraies luttes à l'échelle nationale. Sans cela, il n'y a que gesticulation, agitation vaine qui passe par-dessus la tête des ouvriers".

 

Discours de Benoît FRACHON

au Congrès du Syndicat de l'Arsenal de Toulon

30 mars 1968

 

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On y voit plus clair maintenant ?

Des réponses aux questions

Et pourquoi pas une grève générale ? Qu'est-ce qu'on attend ?

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" Ce n'est pas dans les bureaux des syndicats que s'élaborent les revendications

et la tactique de lutte,

mais dans les entreprises, au milieu des ouvriers, avec les ouvriers.

et la condition la plus importante, c'est l'UNITE"

- Extrait du rapport au 28ème Congrès de la CGT, 1951-

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bon courage !

 

 

 

12/11/2010

1. SYNDICALISME pour les NULS

entre deux activités ménagères, une pause syndicale.

un retour sur mes bouquins des années 70...

On avait déjà révisé l'exploitation capitaliste, la force de travail, la plus-value, etc

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Dans le désordre, je passe à la lecture 24 -

LE SYNDICALISME ET LES ACTIVITES SYNDICALES A L'ENTREPRISE

 

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La C.G.T. est l'organisation syndicale la plus puissante dans notre pays. Ses orientations, ses activités, ses actions sont décisives pour la défense des travailleurs. La division syndicale existe cependant qui affaiblit la classe ouvrière.


C'est pourquoi, tout en développant ses propres activités, tout en s'employant à renforcer son influence et ses effectifs, la C.G.T. lutte pour l'unité.

 

L'UNITE EST LA FORCE ESSENTIELLE

DE LA CLASSE OUVRIERE


Les travailleurs mènent un combat permanent contre les patrons ou l'Etat-patron pour imposer leurs revendications économiques et sociales. Ils luttent aussi pour le rétablissement et l'élargissement de la démocratie et pour la paix. Ces revendications et ces aspirations, il faut les imposer. C'est là, question de rapport de forces.


Face aux patrons et aux gouvernants, la seule puissance sociale de la classe ouvrière réside dans son nombre, dans sa masse.


Mais cette puissance sociale dont disposent les ouvriers peut être brisée par la désunion.


L'unité ouvrière a toujours été une des plus grandes craintes du patronat. La désunion, qu'il a toujours suscitée et même organisée, reste l'une de ses armes les plus efficaces.


La division entre salariés est pourtant contre nature. Elle ne se justifie nullement par des différences d''intérêts entre salariés.


Il tombe sous le sens que pour imposer, par exemple, aupatron, un relèvement des salaires, le retrait de sanctions, l'annulation de licenciements ..., etc, l'union des travailleurs intéressés, sinon dans leur unanimité, tout au moins dans leur très importante majorité, est indispensable.


Il est également évident que, pour battre la bourgeoisie dans des combats mettant en question des mesures d'ordre général, les libertés, la paix, la mise en mouvement des couches les plus larges est également indispensable.


L'unité est donc, dans les combats limités comme dans les batailles les plus décisives, l'arme essentielle de la classe ouvrière, qui entraînera les autres couches laborieuses du pays.

 

LA C.G.T. TRAVAILLE A L'UNITE D'ACTION


1. DEFINITION DE L'UNITE D'ACTION


L'unité d'action, c'est le rassemblement de l'ensemble des travailleurs d'une équipe, d'un atelier, d'un chantier, d'une usine, d'un bureau, d'une localité, d'une région, d'une branche d'industrie ou de tous les travailleurs du pays sur des revendications communes et sur les moyens d'action propres à les faire aboutir.

Autrement dit, c'est unir et entraîner à l'action tous ceux qui ne pensent pas de même sur des problèmes même essentiels, mais qui sont d'accord sur quelques points, sur quelques revendications, voire sur un seul point, une seule revendication.

 

2. LA PRATIQUE DE L'UNITE D'ACTION


a) Priorité à l'unité à la base.

La détermination de la revendication (ou des revendications) particulière ou générale et des formes d'action susceptibles de la faire aboutir doit être recherchée sur le lieu de travail avec l'ensemble des travailleurs de l'entreprise, du chantier ou de l'équipe.

Lorsqu'il existe plusieurs syndicats représentatifs des travailleurs, il est souhaitable de rechercher l'accord entre les divers syndicats pour créer le front unique, ce qui ne manquera pas de renforcer la confiance des travailleurs -en particulier des non-syndiqués- et, partant, de créer les conditions de l'union de tous.

La réalisation de l'unité à la base permet aussi de surmonter les réticences de ceux qui demeurent opposés à l'union.

Elle donne par ailleurs une assise solide aux accords éventuellement conclus entre organisations à des niveaux plus élevés.


b) S'appuyer sur la volonté des travailleurs

La réalisation de l'unité d'action n'est pas l'affaire de quelques militants seulement, mais celle de tous les travailleurs intéressés.

C'est dans la mesure où la volonté d'union des travailleurs s'exprime avec force que, non seulement l'unité d'action à la base peut être obtenue, mais que des accords entre organisations à l'échelon d'une localité, d'un département ou à l'échelon national peuvent être conclus.

Cette unité au somment n'est d'ailleurs possible, solide et durable que si elle s'appuie sur l'unité à la base, sur la volonté exprimée de façon permanente par la masse des travailleurs.


c) L'unité pour l'action

L'unité n'est pas un but en soi, mais un moyen pour vaincre les résistances patronales ou gouvernementales.

Or, si des dirigeants, poussés par leurs adhérents, acceptent des rencontres, des discussions, puis tergiversent, proposent des mots d'ordre d'action insuffisants ou, à l'inverse, excessifs ..., ce qui les rend irréalisables et ce qui déconsidère l'idée même d'unité.

L'unité, c'est pour agir. Si nous préconisons l'unité d'action, c'est parce que nous considérons que c'est le meilleur moyen de renforcer la puissance d'action des travailleurs contre l'aversaire de classe, donc de rendre plus efficace la défense des intérêts des salariés.

 

d) Unité dans la clarté

Il convient évidemment de se garder de tout sectarisme qui retarde la réalisation de l'unité syndicale et empêche de mettre à profit les possibiités objectives d'engager des actions unies.

Mais il faut se garder tout autant de l'opportunisme qui conduirait à conclure l'unité sur n'importe quelle base, y compris, à la limite, celle de  la collaboratin de classes.

Pour y parvenir, nous devons expliquer, argumenter sur la base de faits précis, en évitant les épithètes blessantes ou injurieuses qui n'ont jamais convaincu personne.

La C.G.T. n'a cependant ni deux visages, ni deux langages. Elle veut l'unité d'action, elle la réalise, en souhaitant bien sûr que les idées qu'elle défend (parce qu'elle les sait justes) soient discutées, partagées et adoptées en tout ou partie. La C.G.T. fait l'unité même sur un seul point qui recueille, dans un moment donné, l'accord de tous. Donc elle applique les accords conclus avec la plus grande loyauté, engageant ses adhérents à être les meilleurs dans les actions décidées en commun.

Mais, en contre-partie, et c'est logique et nécessaire, elle conserve son droit d'expression, notamment sur les points restés en dehors des accords.

Elle conserve aussi le droit de poursuivre sa propre activité et le droit de recruter, qu'elle ne conteste d'ailleurs pas aux autres syndicats. Disons plus : elle se doit de le faire.

 

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LA C.G.T. VEUT L'UNITE SYNDICALE


Elle l'a proclamé à diverses reprises : "Jamais nous n'accepterons comme un fait définitif la scission de la classe ouvrière". La C.G.T. repousse donc comme inconsistante et nuisible la "théorie" du pluralisme syndical.

L'unité syndicale, c'est le groupement des travailleurs en une seule organisation syndicale. La réalisation de cette unité organique pose sans doute des questions, d'autant plus complexes que les adversaires de l'unité s'efforcent de les embrouiller.

La C.G.T. considère que le chemin vers l'unité syndicale c'est, d'abord, la pratique suivie de l'unité d'action au cours de laquelle les préventions tombent et des liens se tissent qui créent les conditions de l'unification.

L'unité des travailleurs au sein d'une seule organisation finira par se réaliser. Elle serait hautement bénéfique pour l'ensemble des travailleurs. L'expérience historique le montre : c'est dans les périodes d'unité que les meilleures lois sociales ont été conquises, que le pays a été orienté dans une voie démocratique et pacifique.

L'unité syndicale donnerait à la classe ouvrière une puissance extrraordinaire, car cette unification ne serait pas seulement la fusion de deux ou plusieurs organisations, mais elle entraînerait un vaste courant de masse : les travailleurs gagneraient ou regagneraient par milliers l'organisation réunifiée. Unis et guidés par une même organisation, les travailleurs, par des luttes puissantes, pourraient plus aisément et plus sûrement triompher.

 


*****

Voilà pour aujourd'hui.

Je suis nulle et j'ai tout compris.

demain un autre cours

*

"Si les Sudistes avaient été plus nombreux.." C'est pas ça ?

 

 

26/11/2008

5. LE SALARIAT cékoi... CLASSES SOCIALES (suite)

Alors, on a vu dans les notes précédentes que le capitalisme se caractérise par l'existence d'un grand nombre de salariés, d'hommes et de femmes qui, non propriétaires des moyens de production, vendent leur force de travail contre un salaire.

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On distingue ainsi :

LA CLASSE OUVRIERE : Ouvriers professionnels, manoeuvres, ouvriers spécialisés, techniciens de fabrication) ; des hommes et des femmes, des français et des étrangers, des groupes d'âges différents (jeunes, etc.)

Ce sont ceux qui sont créateurs par leur travail de richesses, de marchandises. Ceux qui produisent de la valeur.

 

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Et ceux qui ne créent pas de valeurs alors ils comptent pour du beurre?

Ils ne sont pas exploités ceux-là ?

**

Du calme ! 

LES AUTRES SALARIES

Si tous les ouvriers sont des salariés, tous les salariés n'appartiennent pas, au sens strict, à la classe ouvrière.

 

1. les couches salariés s'apparentant à la classe ouvrière 

 

  1.  Les employés de bureau travaillant dans l'industrie, les banques, les assurances, les administrations et services publics
  2. Les employés de commerce
  3. Les personnels de services privés

Tous ces salariés travaillent pour le compte de capitalistes et leur situation (conditions de travail, niveau de rémunération, etc.) est semblable à celle des ouvriers exploités. On peut donc dire qu'ils sont de ce point de vue dans la situation d'exploités.

Par contre, ils se distinguent des ouvriers par le fait qu'ils ne sont pas, comme ces derniers, des producteurs directs de marchandises, des créateurs de valeur. 

 Et pourtant, leurs activités professionnelles sont socialement utiles. Elles sont aussi rigoureusement indispensables aux capitalistes (pour la marche des entreprises, pour la vente des produits, pour le partage des profits, etc.)

 

On peut donc considérer que ces couches de salariés s'apparentent à la classe ouvrière, définie rigoureusement, ou bien même qu'elles appartiennent à la classe ouvrière si on prend celle-ci au sens large. 

 

 

 2. Des salariés qui se distinguent de la classe ouvrière et des employés

 

  1. Les personnels des services médicaux et sociaux
  2. Les enseignants (instituteurs et professeurs)
  3. Les cadres administratifs moyens
  4. Les cadres administratifs supérieurs
  5. Les ingénieurs 

 

Certaines de ces catégories (les enseignants et les cadres administratifs moyens notamment), sans appartenir à la classe ouvrière, ni sans s'y apparenter, constituent des groupes sociaux de salariés s'en rapprochant.

 

Dans les cadres administratifs supérieurs, par contre, figurent des chefs d'établissements industriels bancaires et commerciaux (directeurs généraux du personnel, etc.) qui sont, juridiquement parlant, des salariés, mais dont le salaire n'est en réalité, qu'une forme de participation au profit capitaliste. Ceux-là s'apparentent à la classe capitaliste.

 

Le cas des ingénieurs est  plus complexe. Les ingénieurs de fabrication appartiendraient à la classe ouvrière par le rôle qu'ils jouent dans la production (productifs de valeurs), mais ils s'en détachent par leur niveau de vie et surtout lorsqu'ils assurent des fonctions de direction pour les capitalistes. Ceci est encore plus vrai pour les ingénieurs qui ne sont pas directement liés à la production.

 

A noter cependant que le développement du capitalisme rapproche objectivement

la plupart des ingénieurs de la classe ouvrière.

 

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******

**

*

Si au sens économique et social, on peut distinguer 

les ouvriers

les employés

les ingénieurs cadres et techniciens

 

on doit souligner qu'aucune contradiction fondamentale

ne les oppose 

 

et qu'existe entre eux une communauté d'intérêts

(ce qui ne veut pas dire qu'ils en aient tous une conscience égale).

 

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 Il nous reste à voir

la classe capitaliste et les couches moyennes

 Et vous aurez fait le tour des classes

POUR SAVOIR

CE QUE VEUT DIRE 

MAIS C'EST BIEN SUR !

LA LUTTE DES CLASSES

 ***

On ne galvaude pas les mots comme ça 

21/11/2008

4. LES CLASSES SOCIALES c'est quoi ?

Je continue mes cours d'éducation ouvrière ? Vous verrez qu'à la longue ça va vous passionner. Je vais vous les faire aimer comme je vous ferai aimer la politique après le syndicat.

 

CAPITAL ET TRAVAIL SONT LES DEUX MAMELLES de l'exploitation capitaliste (miche)

Alors quand même ! je ne peux pas laisser dans l'ignorance ceux qui veulent que ça change

et je m'adresse à mes gamins, les petits jeunes

qui ont l'avenir devant eux

**** 

S'intéresser à la politique qui détermine notre vie au quotidien, c'est absolument vital.

C'est enrichissant, voire passionnant.

Quand on ne comprend pas on ne peut pas agir.


Le problème en politique, ce sont les hommes et les femmes qui la font.

Qui  vous agacent,  vous incommodent, vous font fuir.

Je ne fais pas le tri. Dans quelque parti que ce soit, ils existent.

Des carriéristes, des pédants, des orgueilleux

qui pratiquent la lutte des places

quand on devrait être des millions à pratiquer la lutte des classes.

*****

MAIS LES CLASSES SOCIALES

comment sont-elles définies ?

C'est selon qu'ils sont ou non propriétaires des moyens de production,

(on y revient toujours) 

les hommes jouent un rôle différent dans la production :

1. Propriétaires de moyens de production, ils ont les  pouvoirs de direction et de gestion, font travailler d'autres hommes et vivent du travail de ces hommes (c'est quand même bien de se le mettre dans la tête une fois pour toutes)

2. Dépourvus de moyens de production, les autres sont obligés de travailler pour les propriétaires des moyens de production et de créer des richesses pour le compte de ces derniers.

Dans la production s'établissent ainsi des rapports entre les hommes qu'on appelle "rapports de production".

Ces rapports, en régime capitaliste, se situent essentiellement entre les propriétaires et les non-propriétaires des moyens de production (embauches, licenciements, etc.)

 Ce sont ces deux critères (rôle dans la production et rapports de production) que nous retenons pour définir les classes sociales.

allez ! on le répète : Une classe sociale, c'est un groupe important d'hommes qui se distinguent par leur situation, plus précisément par le rôle et la place qu'ils tiennent dans la production, ce rôle et cette place étant déterminés par le fait qu'ils sont ou non propriétaires de moyens de production.

 

 ******

 Ah vous pensiez que c'était fonction de la salopette, du bleu de travail, du costume ou de la cravate qu'on définissait les classes sociales ? Vous avez tout faux. Heureusement que la miche est là !

Et quand on nous dit que la classe ouvrière n'existe plus, on se moque de qui ?

C'est vrai qu'à force de licencier à tours de bras comme actuellement, elle va finir par disparaître.

Mais pas de soucis, le capitalisme sera toujours bien là, lui. 

****

 C'est ainsi que l'on peut parler de 

CLASSE CAPITALISTE ET CLASSE OUVRIERE

 Outre les deux classes fondamentales (ouvrière et capitaliste), il est encore des couches intermédiaires, parmi lesquelles les "classes moyennes".

 

La division en classes est une réalité objective.

En d'autres termes, on est ouvrier ou on est capitaliste, ou on appartient à d'autres couches ou classes sociales, selon le rôle quel 'on joue dans la production et la place que l'on occupe dans les rapports de production.

C'est bon là ? On a bien compris.

Mais autre chose est de le savoir et d'agir en conséquence, en un mot, d'en avoir conscience. Et cette conscience de classe ne s'acquiert pas spontanément.

Dans cette division de la société en classes sociales n'entrent donc pas en compte ni la valeur morale des hommes, ni leurs conceptions religieuses ou politiques, ni non plus la conscience qu'ils peuvent avoir d'appartenir à elle ou telle classe sociale.

Ces éléments ont leur intérêt et leur importance, mais ils ne modifient pas, quant au fond, la division de la société en classes et l'appartenance objective à telle ou telle classe. 

 

******

Mon "Minou" me dit que je vais vous faire fuir, vous lasser avec tout ça.

Dites-moi que c'est pas vrai. C'est pas le but mes amis, c'est juste pour redonner l'envie de se battre aux jeunes, mais faut-il encore qu'ils comprennent la mécanique. S'ils ne font pas de cours d'économie en classe, comment peuvent-ils savoir d'où vient leur malheur, leur misère ?

 Oh et puis zut ! vous pouvez tourner la page... ou me faire un petit bisou

Moi, en tout cas, de réviser mes cours, ça ne me rajeunit pas, mais ça me requinque

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 Je fais un gros bisou à mon THOMAS

qui s'intéresse à la chose 

20/11/2008

3. LA SOCIETE CAPITALISTE

un petit rappel des deux notes précédentes ? J'en ai pas fini de faire un peu d'éducation ouvrière. 

Que vous ai-je dit l'autre jour ? J'ai parlé de l'exploitation capitaliste avant de parler de la société capitaliste elle-même.

 

Vous le savez tous :  pour vivre, les hommes ont besoin de nourriture, de vêtements, de chaussures, d'un habitat et de nombreux autres biens matériels.

Tous ces biens doivent être produits. Ils existent dans la nature (objets de travail), mais ils doivent pour la plupart être transformés.

A partir donc, des objets de travail livrés par la nature, les hommes vont par leur travail, grâce à des outils (disons, instruments de production) sans cesse plus perfectionnés, façonner tous les produits répondant à leurs besoins personnels (vêtements, objets divers, etc.), leurs besoins collectifs, sociaux (routes, chemins de fer, etc. et aussi les besoins de production future (usines, machines, etc.).

 

L'étude de ces moyens, grâce auxquels les hommes assurent leur subsistance par la production (on dira plus couramment les moyens de production) est d'une grande importance et marque le départ de toute analyse économique scientifique des sociétés.

 

Etude technologique sans doute, mais surtout étude de sociale : pour démêler dans une société donnée qui possède les principaux moyens de production, qui les fait fonctionner, etc. 

 

Les réponses à ces questions nous donnent la base économique de la société, sa caractéristique économique fondamentale.

 

En régime capitaliste -c'est le cas actuel de la FRANCE- le sol, le sous-sol, les usines, les machines,c'est-à-dire les moyens de production, ne sont pas la propriété de tous les membres de la société, mais seulement d'une minorité d'entre eux.

 

Cette propriété privée, capitaliste, des moyens de production constitue la base fondamentale du système capitaliste.

 

La production, quant à elle, n'y est plus, pour l'essentiel, le fait de petits producteurs indépendants, propriétaires de leurs moyens de production.

Elle est le fait de millions de salariés, dépossédés de toute propriété des moyens de production.

 

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On l'appelle, selon la mode, "société industrielle", "société de consommation". Son vrai nom, c'est "société capitaliste"

Les autres noms ne servent qu'à masquer l'essentiel, la nature du système, si bien qu'on ne sait plus d'où vient le mal de l'industrie ? de la consommation ? ou bien de quoi ?

 

On lui reproche les excès de la publicité, le conditionnement des esprits, d'être une civilisation mécanique, sans âme.

Bien sur, on peut ajouter bien des tares criantes et des absurdités autrement scandaleuses ! le chômage, l'injustice sociale, les monceaux de fruits qu'on détruit périodiquement, la guerre et j'en passe.

 

Il est bon que l'on s'indigne de ce qui heurte le coeur et la raison.

Mais il faut encore se demander d'où cela vient afin de comprendre ce qu'il faut faire pour le changer.

 

Ce qui définit un système économique et social, c'est la propriété des moyens de production et d'échange et partant,  la nature des rapports qui s'établissent entre les hommes pour assurer la production. 

 

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ON REVISE LES COURS PRECEDENTS

 ça vous rase, ça vous indispose ?

 Tant pis pour vous 

Moi... j'aime comprendre pour me défendre

 

***** 

Le capitaliste a la propriété des moyens de production

L'ouvrier possède une seule chose : sa force de travail 

C'est le travail qui fait la valeur des marchandises

LA FORCE DE TRAVAIL C'EST TOUT CE QUI EXISTE EN L'HOMME ET QUI LUI PERMET D'ACCOMPLIR CETTE ACTION

(force musculaire, énergie nerveuse et cérébrale, qualification  professionnelle, etc.)

LE TRAVAIL EST UNE ACTION ACCOMPLIE PAR L'HOMME

 

LA PLUS-VALUE
Si on ne sait pas ce que cela veut dire, qu'elle existe
on a rien compris ni au système capitaliste, ni aux revendications salariales
 
C'est quoi la plus-value
C'EST DU TRAVAIL GRATUIT 

c'est seulement sa force de travail.
 
 
TOUT CE QUI EST PRODUIT PAR L'OUVRIER RESTE LA PROPRIETE DU CAPITALISTE POUR LEQUEL IL TRAVAILLE

 

la plus- value va dans les poches des capitalistes,

sous forme d’avantages,

de commissions,

de profits,

de dividendes.

 

C'est bon, vous avez compris jusque là ?

C'est intéressant d'apprendre non ?

 

****

Allez ! une grosse bise syndicale à toutes et tous

** 

La suite au prochain numéro 

 
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