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08/03/2018

CHAIR A TRAVAIL CHAIR A PLAISIR

FEMMES EGALITE DE 1789 A NOS JOURS AVANT-PROPOS DE FANNY COTTENCON

Ce livre est notre histoire. L'histoire de nos arrières grands-mères. Leur revendication pour plus de liberté et leur lutte pour une plus juste égalité ont été déterminantes pour notre vie. Fortes des acquis de 1789, ces nouvelles citoyennes ont ouvert une brêche pour la dignité des femmes. 

Ces chroniques au quotidien nous font pénétrer le monde ouvrier à travers des métiers féminins pour certains disparus : sardinières, corsetières, ouvrières de la mine, délaineuses, cigarières et aussi les infirmières, les dames des PTT, les premières maîtresses d'école ...

Nous apprenons comment, aux sources de l'esclavage, est né le féminisme américain et, aussi, que notre premier vote c'était hier.

Nous découvrons ou redécouvrons quelques femmes au destin exceptionnel : Louise Michel, Danielle Casanova, Rosa la rouge, Jeanne Deroin, George Sand ...

 Résultat de recherche d'images pour "les blanchisseuses tableau"

 Le droit de cuissage est une violence quotidienne pour les ouvrières du XIXe siècle. Il va de pair avec les bas salaires, le mépris, la discipline de fer. C'est un drame que souvent elles taisaient. Jusqu'aux premières grèves pour leur dignité.

"les trieuses de charbon travaillent dans les pires conditions. Il n'est pas de mots orduriers qu'elles ne doivent entendre toute la journée. Elles sont à la merci de l'instinct bestial des chefs lampistes ou de carreau. Elles doivent subir toutes les propositions malhonnêtes des chefs porions, des mineurs de fond et de jour comme des galibots. Les malheureuses doivent tout accepter et à 13.14.15 ans, lorsqu'elles deviennent enceintes, elles sont montrées du doigt, abandonnées comme des "femmes à mineur" que l'on rejettera ou que l'on méprisera".

Résultat de recherche d'images pour "triage des bouchons tableau"

Nous sommes en 1926. Le journal l'Ouvrière mène l'enquête dans les mines du Nord et n'évacue aucun problème.

Régulièrement cet hebdomadaire féminin du tout jeune Parti communiste publie des témoignages. Des femmes y parlent de ce qu'elles vivent dans les ateliers "où les provocations des mâles, patrons, contre-maîtres et chefs d'équipe ne manquent pas". Que ce soient les ouvrières des parfumeries Bourgeois à Pantin, celles des biscuiteries l'Alsacienne, toutes dénoncent les avances pressantes de leurs chefs, leur ignoble chantage à l'emploi.

Une militante de la C.G.T. Unitaire relate ce qui se passe à la fabrique de serviettes de Thaons dans l'Eure.

"C'est la traite des blanches, écrit-elle, les femmes sont commandées par des chefaillons qui leur font la cour et si elles ne se laissent pas faire, elles sont obligées de partir ou elles sont ma vues..."

"La chair à travail exploitée dans ces boîtes, s'indigne une autre lectrice, doit-elle également devenir de la chair à plaisir ?"

Certes, cette situation faite aux femmes dans les usines n'est pas nouvelle. En revanche, ce qui est nouveau, c'est qu'un journal en parle aussi régulièrement et que des ouvrières osent dénoncer ceux qui les harcèlent. 

Car autour du droit de cuissage, le silence a longtemps été de rigueur. Mis à part quelques articles au titre évocateur parus dans les feuilles anarchistes, la presse syndicale n'en traite jamais. Il faut donc attendre les années 1920 et le moment où la C.G.T. devenue CGTU se prononce sans ambiguïté pour le travail des femmes, pour que ces problèmes soient discutés sur la place publique. En termes précis et sans détours.

Pourtant, nul ne pouvait ignorer ces atteintes à la dignité des femmes. Surtout pas leurs compagnons de travail qui trimaient à leurs côtés.

C'est au milieu du XIXe siècle que commence l'exode rural des jeunes filles. Les ateliers familiaux périclitent et le travail des champs ne nourrit plus les ouvrières agricoles. Il leur faut quitter leurs villages. Elles s'en vont donc en groupes chercher du travail dans les manufactures.

Quelle aubaine pour le patronat que cette arrivée massive de femmes, jeunes, robustes, totalement inorganisées et ignorantes. A elles les travaux les plus pénibles, les plus ingrats, les moins bien payés. Elles ne rechignent pas à la tâche et sont habiles et dociles. Dans les ateliers, contremaîtres, chefs d'équipe leur mènent la vie dure. Elles dépendent totalement d'eux. Ils décident des temps de repos, de l'affectation de postes, de l'embauche. Ce sont eux aussi qui réparent les machines. Ils peuvent ainsi priver les ouvrières qui ne se montrent pas "gentilles", de leur outil de travail, de leur gagne-pain.

Résultat de recherche d'images pour "trieuses de charbon"

Soumises à une surveillance étroite, rivées à leurs machines dix à douze heures durant, elles ne peuvent bavarder avec leurs voisines, ni se déplacer sans autorisation. A la moindre incartade les amendes pleuvent, réduisant encore leurs maigres salaires.

Prises à la gorge, comment n'auraient-elles pas cherché le "moyen de s'arranger ?". Terrorisées de perdre leur emploi, de se retrouver "sur le trottoir", elles acceptaient leurs avances. Pour elles, c'étaient presque dans la logique des choses. Filles des campagnes, anciennes servantes, n'avaient-elles pas déjà subi la loi du maître ?

Et puis, à qui auraient-elles pu se plaindre ? Très souvent célibataires, elles n'avaient ni mari, ni ami pour les protéger.....

Résultat de recherche d'images pour "sardinières"

..Pourtant c'est bien souvent par la grève que les ouvrières portent en avant ces problèmes. A partir de 1904, selon l'historienne Madeleine Guilbert, les actions de femmes demandant des renvois d'ouvriers, de directeurs ou de contremaîtres se multiplient. Toutes seules ou au contraire aidées par leurs syndicats, elles dénoncent ces violences qui leur sont faites. Hélas, le récit de ces grèves sont rares...

Résultat de recherche d'images pour "trieuses de charbon"

 Dans une usine d'Issoudun, par deux fois, en 1904 et 1905, les ouvrières qui traitent les soies de porc cessent le travail. Leur directeur se distingue par une attitude grossière vis-à-vis des jeunes filles. Il s'est même permis de jeter à la rue une ouvrière qui refusait ses propositions.

 Résultat de recherche d'images pour "corsetières"

Pas loin de là, à Limoges, ce sont les porcelainières de Haviland qui se mettent en grève en avril 1905. Elles accusent leur contremaître M. Penaud, de les poursuivre de ses assiduités. Et dans Limoges, déjà secoué par les grèves des peintres sur porcelaine, cela ne passe pas inaperçu : les ouvrières reçoivent le plein appui de leurs copains du syndicat.

Ces conflits connaissent une issue heureuse : dans tous les cas, le harceleur est déplacé ou renvoyé.

Mais pour ces quelques victoires, combien de défaites, d'humiliations refoulées ou de drames obstinément cachés. Les patrons en général "couvraient" leur contremaître et tout ce beau monde criait vite à la calomnie.

.. Car depuis des décennies, la lutte pour la dignité continue !

 

Dominique LACAN

Résultat de recherche d'images pour "8 mars" 

 

C'était ma contribution à la journée du 8 MARS,

JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE

POUR LES DROITS DES FEMMES

04/03/2018

« ÇA, C'EST UN PORT FRANÇAIS... »

https://www.facebook.com/JLMelenchon/videos/1015625399303...

« ÇA, C'EST UN PORT FRANÇAIS... »
 
Jean-Luc Mélenchon
il y a 16 heures · 
 
« ÇA, C'EST UN PORT FRANÇAIS... » - Voilà quelle est la situation des pêcheurs du port de Cayenne, en Guyane. Voilà l'état du port et du matériel de pêche. Voilà pourquoi les gens sont fâchés.

16/02/2018

MON MEDIA ET LA REFORME EDUCATION

Diffusé en direct il y a 15 heures
Avec Aurélie Filippetti, Philippe Poutou et Paul Vannier. Vraiment Politique, la nouvelle émission en direct sur Le Média. Nous parlerons de la réforme de l'éducation. --
Le Média est en accès libre grâce aux Socios, rejoignez-les !

09/02/2018

8 FEVRIER 1943 ...LES 5 MARTYRS DU LYCEE BUFFON

Le 8 février 1943, avenue de la Porte de Sèvres, dans un stand de tir transformé en lieu d'exécution, cinq très jeunes gens étaient fusillés par la Gestapo. Connus sous le nom des "cinq martyrs du lycée Buffon"

 

Ces lettres ont été lues, lors de la première entrée scolaire qui a suivi la Libération, à tous les élèves de France. Ces cinq martyrs seront cités à l'ordre de la nation le 24 mars 1947.

 


« Les martyrs du Lycée Buffon »
Résistants à l’occupant allemand, Jean ARTHUS, Jacques BAUDRY, Pierre GRELOT, Lucien LEGROS sont arrêtés le 31 mai 1942. Pierre BENOIT, sera arrêtés en août 1942. Ils avaient participé avec plusieurs centaines d’étudiants à la commémoration – évidemment interdite – de l’anniversaire de la défaite allemande de 1918. Tous les cinq étaient élèves au lycée Buffon à Paris, ils furent arrêtés par la police française qui les remit aux Allemands. Ils seront fusillés le 8 février 1943 sur le champ de tir d’Issy-les-Moulineaux. Avant leur exécution ils adressèrent à leurs parents une dernière lettre. C’est seulement au lendemain du débarquement allié que ces lettres ont pu être obtenues de l’occupant par leur famille. Ces lettres dont un proviseur du lycée Buffon, Monsieur Lamicp a dit qu’ « il plaindrait celui qui pourrait en achever la lecture d’un œil sec ». Ces lettres ont été lues, lors de la première entrée scolaire qui a suivi la Libération, à tous les élèves de France. Ces cinq martyrs seront cités à l’ordre de la nation le 24 mars 1947.


Lettres écrites par les cinq Élèves du Lycée Buffon fusillés par les Allemands

 

Lettre de Jean ARTHUS (mort à 18 ans)

Paris, le 8 février 1943,

Mon Grand Chéri,

Je ne sais si tu t’attendais à me revoir, je m’y attendais. On nous a appris ce matin que c’était fini, alors, adieu ! Je sais que c’est un coup très rude pour toi, mais j’espère que tu es assez fort et que tu sauras continuer à vivre en gardant confiance en l’avenir. Travaille, fais cela pour moi, continue les livres que tu voulais écrire, pense que je meurs en Français pour ma Patrie. Je t’embrasse bien. Adieu, mon grand Chéri, Jean ARTHUS

Lettre de Jacques BAUDRY (mort à 21 ans)

Mes Pauvres Parents chéris,

On va m’arracher cette vie que vous m’avez donnée et à laquelle je tenais tant. C’est infiniment dur pour moi et pour vous. J’ai eu la chance de savoir, avant de mourir, que vous étiez courageux. Restez-le, surtout ma petite maman que j’embrasse de tout mon pauvre cœur. Mes pauvres chéris, j’ai accepté le combat, vous le savez. Je serai courageux jusqu’au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous serez quand même heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Je veux retourner à Dieu à côté de pépère et mémère. J’aurais voulu vivre encore pour vous aimer beaucoup. Hélas ! Je ne peux pas, la surprise est amère J’ai eu les journaux. Nous mourons en pleine victoire. Exécution ce matin à onze heures. Je penserai à vous, à Nicole. Hélas ! mes beaux projets d’avenir ! Qu’elle ne m’oublie pas non plus, ni mes parents Mais surtout, que la vie continue pour elle, qu’elle profite de sa jeunesse. Jacques BAUDRY

Lettre de Pierre BENOIT (mort à 17 ans)

Paris, le 8 février 1943mes Chers Parents, Chers amis, C’est la fin !… On vient de nous chercher pour la fusillade. Tant pis. Mourir en pleine victoire, c’est un peu vexant, mais qu’importe !… Le rêve des hommes fait événement…Nano, souviens-toi de ton frangin. Jusqu’au bout, il a été propre et courageux, et devant la mort même, je ne tremble pas. Adieu, petite Maman chérie, pardonne-moi tous les tracas que je t’ai faits. J’ai lutté pour une vie meilleure ; peut-être un jour, tu me comprendras ! Adieu, mon vieux Papa. Je te remercie d’avoir été chic avec moi. Garde un bon souvenir de ton fils. Tototte, Toto, adieu, je vous aimais comme mes propres parents. Nano, sois un bon fils, tu es le seul fils qui leur reste, ne fais pas d’imprudence. Adieu tous ceux que j’ai aimés, tous ceux qui m’aimaient, ceux de Nantua et les autres. La vie sera belle. Nous partons en chantant. Courage. Ce n’est pas si terrible après six mois de prison. Mes derniers baisers à vous tous Pierre BENOIT.

Lettre de Pierre GRELOT (mort à vingt ans)

Paris, le 8 février 1943

Maman chérie, Papa et Jacques chéris,

Tout est fini, maintenant. Je vais être fusillé ce matin à onze heures. Pauvres parents chéris, sachez que ma dernière pensée sera pour vous, je saurai mourir en Français. Pendant ces longs mois, j’ai beaucoup pensé à vous et j’aurais voulu plus tard vous donner tout le bonheur que votre affection pour moi méritait en retour. J’ai rêvé tant de choses pour vous rendre heureux après la tourmente. Mais, hélas ! mes rêves resteront ce qu’ils sont. Je vous embrasse beaucoup, beaucoup. La joie de vous revoir m’est à jamais interdite. Vous aurez de mes nouvelles plus tard. Je vous embrasse encore et toujours, mes parents chéris. Gardez toujours dans votre cœur mon souvenir…Adieu, Maman, Papa, Jacques Chéris, adieu…Pierre GRELOT

Lettre de Lucien LEGROS.(mort à 19 ans)

Paris, le 8 février 1943.

Mes Parents Chéris, mon Frère Chéri,

Je vais être fusillé à onze heures avec mes camarades. Nous allons mourir le sourire aux lèvres, car c’est pour le plus bel idéal. J’ai le sentiment, à cette heure, d’avoir vécu une vie complète. Vous m’avez fait une jeunesse dorée : je meurs pour la France, donc, je ne regrette rien. Je vous conjure de vivre pour les enfants de Jean. Reconstruisez une belle famille… Jeudi, j’ai reçu votre splendide colis ; j’ai mangé comme un roi. Pendant ces quatre mois, j’ai longuement médité ; mon examen de conscience est positif, je suis en tous points satisfait. Bonjour à tous les amis et à tous les parents. Je vous serre une dernière fois sur mon cœur. Lucien LEGROS.

 

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02/02/2018

ILS ONT LACHE MACRON ... Une escroquerie intellectuelle

 
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