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30/04/2018

SYNDICALISME ET POLITIQUE par G. SEGUY (LUTTER 1975)

Récemment mis à jour15.jpg

extraits : 

... "Jamais le mouvement syndical français n'a été apolitique au sens étymologique du terme. Au contraire, les luttes politiques et idéologiques qui ont marqué l'évolution du mouvement ouvrier français ont toujours, dans une certaine mesure, déterminé le mouvement syndical.

C'est justement l'un des traits caractéristiques de ce mouvement en France ; d'où parler d'apolitisme syndical, surtout dans un pays comme le nôtre, est complètement irréaliste. Cela dit, il faut peut-être s'entendre sur la façon dont le mot "politique" ou l'expression "faire de la politique" est apprécié.

...

Vous remarquerez qu'il est de plus en plus difficile aux dirigeants de F.O. de proclamer leur prétendu apolitisme, tant il est vrai que personne n'y croit.

En vérité, il s'agit d'un paravent derrière lequel se trame la politique de collaboration de classe, négation de l'indépendance syndicale. Cette pratique part de l'idée ou de la nécessité de la coopération entre exploiteurs et exploités, ce qui est une pure aberration pour tout syndicaliste normalement constitué. L'apolitisme syndical sert le plus souvent de couverture à la pire des politiques de renoncement et de résignation. C'est le syndicalisme sclérosé, stérile.

 

- Les problèmes économiques, politiques et sociaux sont en interaction. A mon avis, parler de syndicalisme apolitique me paraît donc, si on admet ce postulat, un non-sens.

Il faut dire un mot sur la façon dont on entend généralement en France, y compris parmi les travailleurs, cette terminologie : "politique" ou "faire de la politique".

Il s'agit d'une notion qui a été très galvaudée et, dans une certaine mesure, discréditée ; pour beaucoup, elle évoque une activité politicienne, très partisane et parfois assez sordide. Elle rappelle des souvenirs désagréables de cuisine politique, de tractations entre partis plus ou moins véreux qui se sont partagé le pouvoir sous la IIIe, la IVe et même la Ve République. Elle évoque des promesses électorales jamais satisfaites, des combines, des scandales, la corruption, autant d'aspects de la vie politique nationale auxquels les Français ont pu assister et qui les révulsent.

De ce point de vue, l'aversion qu'une grande partie de l'opinion ressent pour cet aspect de la politique n'est pas extraordinaire.

... Dans un pays comme le nôtre, il est nécessaire de réhabiliter le sens noble du mot "politique" ou de l'expression "faire de la politique", en tant que synonyme de civisme ou d'intéressement à la vie sociale. Il est nécessaire de donner à chacun conscience du fait que tout le monde est obligé de s'intéresser aux choses de la politique, parce que, ou il les subit, ou bien il intervient par nécessité, par la force des choses, sur la plan politique.

 

Il m'arrive fréquemment dans la vie militante ou familiale de rencontrer des personnes qui commencent par me déclarer : "Je vous préviens, moi je ne fais pas de politique", et en deux minutes de conversation, je m'aperçois que ces interlocuteurs ont des positions politiques assez précises. Il leur est cependant difficile de préciser comment elles leur sont venues. La plupart pensent qu'il s'agit d'idées très personnelles. Mais il est facile de déceler l'influence de la presse, de la radio, de la télévision sur beaucoup de ces esprits convaincus sincèrement d'être étrangers à la politique.

 

L'avenir de l'évolution de la société en France n'est pas dans une dépolitisation de la vie sociale, comme tentent toujours de le faire les régimes rétrogrades, surtout fascistes et obscurantistes, mais, au contraire, notre avenir national est lié dans une large mesure à une plus grande politisation de l'activité de la société, de l'engagement du peuple. Pas sous l'angle d'une sorte de ralliement général à l'idéologie d'un parti. J'entends politisation dans le sens d'un plus grand engagement dans la vie sociale, d'une évolution de l'esprit de responsabilité, d'une plus grande participation des gens à la vie de leur pays et, par conséquent, d'un élargissement des libertés démocratiques et de la liberté d'expression susceptibles d'enrichir et de vivifier la pensée collective.

 

... Les syndicats ne peuvent pas se désintéresser de l'orientation politique et économique du pays où s'exerce leur activité, alors que tous les problèmes sociaux dépendent précisément de cette politique. Dans la mesure où l'orientation de la politique économique, comme c'est le cas aujourd'hui en France, est entièrement soumise aux intérêts privés par nature diamétralement opposés à ceux des travailleurs, il est naturel que les syndicats, au moins les syndicats dignes de ce nom, se déterminent parmi les forces d'opposition à cette politique, la combattent, contribuent et participent même, dans le cadre de leurs compétences, à l'action pour en changer le cours.

C'est donc une attitude progressiste, qui postule un certain nombre de changements démocratiques et de progrès sociaux.

 

... Il faut établir une distinction entre apolitisme et indépendance syndicale.

Si les syndicats ne peuvent être, apolitiques au sens strict du terme, ils doivent pouvoir se déterminer à propos de toute question indirectement ou directement liée à la politique, en toute souveraineté. C'est ce que nous appelons en France, l'indépendance syndicale. Cette indépendance, il est nécessaire que les syndicats l'observent vis-à-vis de l'Etat, du patronat, des Eglises et aussi des partis politiques, y compris vis-à-vis de ceux avec qui le mouvement syndical peut contracter des alliances en vue d'une action commune pour faire aboutir des objectifs communs.

Cette conception est l'une des caractéristiques du mouvement syndical français. Elle provient, comme nous l'avons déjà vu, de ses origines, de ses particularités, de ses traditions, de son histoire aussi. Il ne faut pas oublier que la naissance de la C.G.T. a précédé celle des principaux partis de gauche en France.

La C.G.T. a sa personnalité, son comportement, sa spécificité. Peut-être arrive-t-il en France, et même parfois à l'étranger, qu'on ne comprenne pas très bien la nature de ces particularités nationales du mouvement syndical français ; je pense qu'elles présentent des qualités de nature à favoriser la démocratie dans notre pays, et toute tentative pour les remettre en cause, aujourd'hui ou dans l'avenir, serait inévitablement rejetée par le mouvement syndical comme contraire à la démocratie et à l'intérêt de l'évolution progressiste de la société.

 

... Ce ne sont pas des liens organiques, au demeurant inexistants, que nous reprochent nos détracteurs, mais notre conception du syndicalisme, notre orientation fondamental de l'action syndicale, notre option de toujours sur les principes d'un syndicalisme de lutte de classes.

Finalement, notre indépendance syndicale vis-à-vis des forces qui prédominent dans la société capitaliste....

26/04/2018

FESTIVAL A POMAREZ... SAMEDI... TERRE D'AFICION à 21 Heures

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⚪️Durant 20 ans, les Arènes de Pomarez accueillaient le dernier weekend d'Avril un Festival qui reste à jamais gravé dans nos mémoires.

Aujourd'hui, à l'initiative de jeunes Ganaderos Landais prêts à tout pour promouvoir et développer la Course Landaise, nous sommes heureux de vous annoncer la "Renaissance d'un Festival à Pomarez".

Le Spectacle "Terre d'Afición" réunira la Ganaderia Noguès, la Ganaderia de la Mecque et la Ganaderia Dal, ainsi que les cavalières de la troupe "Chevaux Toros Passions" pour un Show inoubliable ! ⚪️

Même si nous souhaitons garder un peu de suspense, nous pouvons déjà vous dire que 11 sorties dont 4 Toros sont au programme.

Terre d'Afición, le spectacle de Demain s'écrit Aujourd'hui !

 

Vente et réservations à partir du 9 Avril à la Mairie de Pomarez.
Tarifs : 15€ Adultes - 7€ Enfants - Gratuit moins de 12 ans

 

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23/04/2018

DE QUOI, DE QUI PARLE-T-ON ? REFUGIES, MIGRANTS..."accueille l'autre couleur, ouvre les frontières de ton coeur"

Ajoutée le 6 déc. 2016
 
 
Qui sont les réfugiés ? Pourquoi quittent-ils leur pays? Quels sont leurs droits? faire le tour de la question, Amnesty International vous propose des éléments pour comprendre et agir afin de défendre le seul droit qui reste quand tous les autres sont bafoués : le droit d’asile.
Protéger les personnes qui sont obligées de quitter leur pays, parfois brutalement, est une obligation. Aucun État ne peut s’y soustraire.
Le travail d’Amnesty International vise justement à rappeler ces obligations et à les faire valoir en toutes circonstances.
C’est pour cela que nous appelons les autorités à :
- respecter leur devoir de solidarité en accueillant les réfugié-e-s et en soutenant les pays qui en accueillent le plus grand nombre ;
- veiller à ce que toute personne puisse solliciter l'asile et qu’aucune ne soit renvoyé-e dans son pays d’origine si elle court le risque d’y subir des violations de ses droits ;
- mettre en place des mécanismes de surveillance pour que les droits des réfugié-e-s soient protégés ;
- agir pour que les réfugié-e-s puissent avoir accès, sans discrimination, à un travail, à un logement, à l’éducation et à la santé.
Ce travail de pression est possible parce qu’il repose sur une opinion informée qui soutient et se mobilise avec Amnesty International pour faire respecter le droit d’asile et pour protéger les réfugié-e-s.

Michel BERGER a écrit cette chanson pour les migrants de CALAIS... Le saviez-vous ?

 

20/04/2018

1. L'explosion de MAI 68... qu'en savez-vous ?

En 1966-1967 la situation économique se dégrade. Le marché de l'emploi se détériore avec une première poussée du chômage et les décisions gouvernementales en matière de Sécurité sociale suscitent une riposte syndicale vive et suivie. Dans une France qui change de visage, la jeunesse manifeste de plus en plus son malaise, notamment dans le monde étudiant, dont les effectifs ont triplé en dix ans.

L'EXPLOSION DE MAI 1968

Au printemps de 1968, la France va connaître le plus important mouvement social de son histoire contemporaine.

Le détonateur va se trouver dans les universités. Dès le début du printemps des actions ont lieu à Nanterre (création du Mouvement du 22 mars par l'étudiant Daniel Cohn-Bendit) et à la Sorbonne (où prédominent alors les "gauchistes", groupements d'extrême gauche inspirés souvent par le trotskisme ou par le maoïsme). Les motifs des actions sont variés, dans une jeunesse étudiante très politisée par le refus de la guerre d'Algérie, puis par l'action contre l'intervention américaine au Vietnam : ils vont de la critique d'un environnement matériel inadapté à la critique de la société elle-même, en passant par la revendication d'une plus grande liberté de moeurs.

En cela, le mouvement étudiant français se rapproche beaucoup de ceux que l'on observe un peu partout dans le monde : en 1967-1968, des explosions plus ou moins spectaculaires ont lieu dans un très grand nombre de pays, et notamment aux Etats-Unis (d'où est partie la contestation étudiante), au Japon et en Allemagne, mais aussi en Pologne ou en Yougoslavie.

Au début du mois de mai, la révolte gagne les facultés parisiennes. Des manifestations organisées par l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) et par le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESup) se soldent par de très violents affrontements avec les forces de police. La violence atteint son apogée dans la nuit du 10 au 11 mai. Elle suscite la réprobation du monde syndical qui organise une grève nationale et des manifestations spectaculaires le 13 mai.

Désormais, les salariés vont occuper eux aussi le devant de la scène et infléchir la signification du mouvement de mai. Dès le 14 mai, commencent les premières grèves avec occupation d'usines. Parti de l'aéronautique (Sud-Aviation à Nantes) et de la métallurgie (Renault), le mouvement s'étend en quelques jours. Vers le 22 mai, on estime à six, huit et même dix millions le nombre de grévistes, dans la totalité des secteurs professionnels.

Le mouvement, impressionnant par sa force est profondément original par son style : la revendication syndicale se mêle à la fête, à la solidarité humaine de l'entreprise occupée. Pendant quelques semaines, c'est l'aspiration à une vie nouvelle qui s'exprime dans le monde du travail.

Fortement enracinée dans le revendicatif, la lutte sociale prend une dimension culturelle forte, à l'usine comme à l'université. La parole libre, l'affiche et les graffiti symbolisent un mouvement social d'une grande complexité, que dominent bientôt les références à l'autogestion.

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Histoires du temps présent de 1939 à nos jours (achevé d'imprimer en mai 1992) - Messidor Editions Sociales

 

la suite : partis politiques et négociations...

19/04/2018

FAIRE LA FETE A MACRON LE 5 MAI

Libération

Participer ou pas, le 5 mai, à «la fête à Macron» imaginée par François Ruffin?

Des hamonistes aux communistes en passant par les écologistes, on joue au billard à trois bandes

 Certains reprochent à la France insoumise de la jouer solitaire, d’être sectaire. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se défend. Le député du Nord, Ugo Bernalicis: «On a toujours ouvert les bras à tout monde, on a toujours été en première ligne, dire le contraire est un mensonge, une grosse blague.»

....

Mercredi 11 avril : le chef de la CGT, Philippe Martinez, s’exprime dans le Monde. La question de sa présence le 5 mai lui est posée. Il répond: «Non. L’idée de favoriser la participation d’autres salariés ou travailleurs qui, pour des raisons diverses, ne peuvent pas faire grève est intéressante. Mais si je regarde bien le calendrier, quatre jours avant le 5 mai, il y a le 1er mai. C’est un jour férié qui devrait être un grand rendez-vous de convergence des luttes. Multiplier les dates génère de la division et n’est pas efficace.»

(MARTINEZ : le diviseur pour l'instant c'est toi !)

Mais tu ne seras pas entendu, tes adhérents contestent ta décision

 

 La position de Philippe Martinez semble être une mauvaise nouvelle pour ceux qui comptaient faire du 5 mai une démonstration de force. Car à en croire le premier secrétaire du Parti communiste, Pierre Laurent, l'absence des organisations syndicales à cette grande manifestation conduirait immanquablement à son échec.

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(S'ils ne veulent pas participer, qu'ils aillent se faire voir ailleurs ces médiocres révolutionnaires)

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« Le 5 mai, nous serons dans la rue »

Une vingtaine de personnalités, parmi lesquelles Ariane Ascaride, Gérard Mordillat et Bernard Stiegler, appellent, dans une tribune au « Monde », à rejoindre l’initiative lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, « pour faire la fête à Macron ».

LE MONDE | • Mis à jour le |

Par Ariane Ascaride, François Bégaudeau, Laurent Binet, Olivier Cadiot, Patrick Chamoiseau, François Cusset, Christine Delphy, Laetitia Dosch, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, François Gèze, Robert Guédiguian, Geoffroy Lagasnerie, Bernard Lahire, Edouard Louis, Maguy Marin, Gérard Mauger, Gérard Mordillat, Gérard Noiriel, Jérôme Prieur, Denis Robert, Gisèle Sapiro et Bernard Stiegler.

 

Tribune. Il aura fallu peu de choses pour que tout vole en éclats. Personne n’était assez naïf pour croire aux pantomimes de la « concertation » avec les syndicats à propos des ordonnances de la SNCF. Mais au moins les formes de la civilité politique, fussent-elles d’une hypocrisie sans nom, étaient-elles préservées.

A Notre-Dame-des-Landes, dans les universités, dans la rue face aux manifestants, il n’y a maintenant plus, pour toute réponse, que la démonstration d’autorité. Les mouvements contre la loi El Khomri, qui avaient vu une élévation sans précédent du niveau de la violence policière, l’avaient déjà prouvé : un pouvoir brutal est un pouvoir faible. Paradoxe de la répression : une démonstration de force est une démonstration de faiblesse.

Cette inquiétante évolution nous convainc davantage de voir ce que nous avons vu dès le départ dans les ordonnances SNCF : un projet, non pas de « réforme », comme le répètent ad nauseam la plupart des médias, mais de démolition. En s’en prenant au point éminent du service public ferroviaire, le projet gouvernemental s’en prend – il n’en fait d’ailleurs pas mystère – à un modèle social dans son ensemble. C’est-à-dire à une manière de vivre collectivement.

 

Depuis trois décennies, cette manière n’a cessé d’être méthodiquement attaquée. Nous avons suffisamment de recul désormais pour savoir à quoi nous en tenir : à quelques croyants et quelques privilégiés près, tout le corps social s’en est trouvé maltraité. Le travail devient une souffrance,...

 L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

 

 
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