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16/06/2017

Pourquoi une part importante des citoyens votent-ils contre leurs intérêts ?

Protection sociale

Avec Macron, en avant pour le prochain recul social en matière de retraites

mercredi 14 juin 2017
Par
Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Co-auteur de : Néolibéralisme et crise de la dette ; Contre les prédateurs de la santé ; Retraites, l'alternative cachée ; Laïcité: plus de liberté pour tous ; Penser la République sociale pour le 21e siècle ; Pour en finir avec le "trou de la Sécu", repenser la protection sociale du 21e siècle.
 

La question est toujours la même : pourquoi une part importante des citoyens votent-ils contre leurs intérêts ? Parce qu’ils se leurrent avec les discours néo-modernistes en croyant les slogans publicitaires des néo-libéraux.

Il suffit que Fillon dise : « je veux augmenter l’âge de départ à la retraite » pour que Macron sorte son slogan mystificateur : « je ne souhaite pas augmenter l’âge de départ à la retraite mais je souhaite moderniser le système des retraites pour parfaire le système par points ou mieux passer en comptes notionnels ». Et voilà les mystifiés en pâmoison devant la jeune pousse patronale.  Le problème est que les deux chemins mènent à la même Rome de la baisse des niveaux de retraite pour la grande majorité des retraités et à la baisse de la part des retraites dans la valeur ajoutée (somme des richesses produites par les travailleurs chaque année).

Mais la plupart des responsables et des militants des partis dits de la gauche radicale et des syndicats du mouvement syndical revendicatif sont incapables de présenter un discours aux masses pour leur montrer cette supercherie. Pourquoi ? Parce que ces organisations ont abandonné la formation de masse et surtout l’éducation populaire refondée qui, seule, permet de construire patiemment une nouvelle hégémonie culturelle chez les militants et adhérents de ces organisations et donc aussi chez les travailleurs et les citoyens. Car quand un militant ou adhérent n’est pas capable de répondre aux amis, collègues, ou au grand public, le seul discours qui frappe les esprits est le discours mystificateur des néolibéraux (hier Sarkozy et Hollande, aujourd’hui Macron) ou le discours démagogique et nauséabond des extrêmes droites catholique ou Front national.

Tout d’abord, il faut comprendre que le mouvement réformateur néolibéral a aujourd’hui un projet indispensable à la survie du capitalisme qui est la diminution des salaires directs et socialisés pour les transformer en salaires précaires et en salaires différés à cotisations définies d’abord puis en fiscalisation totale de la protection sociale non privatisée, but du patronat. Ce projet indispensable à la survie du capitalisme, car le capital n’arrive plus à résoudre sa crise du profit : d’une part, il ne lui est plus possible d’engager une troisième guerre mondiale comme il le fit à la fin des années 30 ; d’autre part les innovations n’ont plus les effets d’entraînement en termes de gains de productivité que l’on a connus par le passé, car la tant célébrée « révolution numérique » ne concerne que les services (ubérisation, etc.), c’est-à-dire du travail improductif de plus-value. Tout cela, nous pouvons le montrer en réunion de formation pour ceux qui estiment encore nécessaire à se former.

Puis, il faut comprendre que le projet du mouvement réformateur néolibéral qui a un projet ouvertement anti-social ne peut pas y parvenir sans passer par le syndrome de la « grenouille chauffée ». Donc, il pratique un projet par étapes sur plusieurs décennies en disant à chaque étape que c’est pour le bien du peuple et pour sauver le système social « européen ». Alors que c’est pour la survie du capitalisme et donc de son oligarchie. Ainsi, les contre-réformes des retraites ont connu ces étapes : 1993, 1995 (où les néolibéraux ont échoué), 2003, 2008, 2010, 2013. Et Macron veut engager la suite !

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit la diminution lente mais progressive du taux de remplacement des retraites. La mécanique est connue : le système par répartition « à prestations définies » est petit à petit transformé en système par répartition à « cotisations définies », ce qui a pour effet la baisse du salaire socialisé et donc des retraites. Puis vient, le « système par points » et enfin, le nec plus ultra pour le mouvement réformateur néolibéral, le système par comptes notionnels. Ce dernier système supprime toute négociation car il ajuste le montant de la retraite en fonction de la date de départ à la retraite et de l’espérance de vie de la classe d’âge considérée. C’est la « technique » qui fait alors baisser la retraite et non plus directement le patronat allié aux syndicats complaisants et au gouvernement néolibéral. Fini la solidarité par le système de retraites. A chaque nouvelle contre-réforme, il s’agit de baisser ou d’éliminer les prestations de solidarité pour arriver petit à petit à un système contributif personnel pur mais avec un volume des retraites en diminution relative constante par rapport au PIB. Bien évidemment, l’augmentation des inégalités de santé et d’espérance de vie entre classes sociales ne rentre pas en ligne de compte. Par exemple, à 35 ans, l’écart d’espérance de vie entre cadres et ouvriers est de 7 ans (un an de plus qu’il y a 25 ans !).

Tout est en place, même le journal Le Monde et le Cercle des économistes viennent de primer l’économiste Bozio, compère de Piketty. Pourquoi ? Parce qu’il est un thuriféraire de la retraite par comptes notionnels et de la position patronale de la fiscalisation de la protection sociale ! Dans cette société du spectacle, que la pièce de théâtre commence !

Accélération de la privatisation des secteurs « rentables » et de la socialisation des secteurs « non rentables »

 
Protection sociale

Avec Macron, en avant pour le prochain recul social en matière de retraites

Nous savons donc depuis longtemps à ReSPUBLICA que privatiser les profits et socialiser les pertes est le but constant du capital en général, quelle que soit la période, qu’il y ait croissance ou pas, selon le rapport de force. Et le but du néolibéralisme est de restaurer le profit en cassant les salaires, directs ou socialisés (services publics, école et protection sociale). Il s’agit donc pour Macron et donc le capital de reprendre ce qui a été socialisé, avec éventuellement la possibilité pour des capitalistes individuels de faire du profit au passage via la privatisation de certains services (école, santé, etc.)

Il s’agit bien ici de casser le modèle social issu du CNR, comme le réclamait Denis Kessler et comme les gouvernements l’ont essayé depuis Pompidou président et Debré premier ministre. Libéré des partis, le gouvernement actuel a les mains très libres, il va donc bien avancer vers ce que Sarkozy et Hollande ont encore échoué à atteindre.

Cassant l’unité de la Sécurité sociale, bien mal défendue par le mouvement social et politique, ce but est que les secteurs non rentables seront à terme fiscalisés et les secteurs rentables privatisés par l’oligarchie capitaliste

Mais le discours culturel de Macron et de Philippe est une musique bien huilée. Le transfert des cotisations sociales salariales santé (0,75 % du salaire brut) et chômage (2,4 % du salaire brut) vers la CSG (augmentation de 1,7 %) fera gagner les actifs (surtout les hauts salaires des couches moyennes supérieures ! Il n’y a que les très hauts salaires au-dessus de 33 450 euros par mois qui subiront une légère perte dans ce transfert ! On ne pleurera pas pour eux !) Par contre, toutes les retraites de plus de 1 200 euros (une retraite aisée pour Macron !) vont  subir une perte sèche alors que la croissance folle des inégalités sociales de retraites accroît déjà le nombre de retraités dont la vie est de plus en plus difficile. À noter que ce sera un effet d’aubaine pour les patrons qui en profiteront pour moins augmenter les futurs salariés !

Mais il y a plus beau dans la manipulation. Comme les revenus du capital des personnes physiques sont impactés par la CSG, cette hausse sera prétendument compensée par l’introduction du prélèvement forfaitaire unique (PFU), alors qu’elle alourdira la fiscalité pour les petits revenus et l’allégera pour les plus élevés ! Elle est pas belle l’histoire construite et écrite par les vainqueurs !

Bien évidemment, cela se rajoutera à l’effet différé de l’accord régressif de novembre 2015 Agirc-Arrco qui organise la baisse des retraites du privé. Voir ci-dessous.

En fait, la gestion de la Sécurité sociale a subi plusieurs mutations. D’abord, la Sécurité sociale a été gérée de 1945 à 1967 par les représentants élus des assurés sociaux, les conseils d’administration comptant ainsi 75 % de travailleurs. Nous avons ensuite vécu ensuite un double mouvement d’étatisation et de privatisation de la Sécurité sociale. A partir de 1967, on a eu droit à une gestion paritaire plus défavorable aux travailleurs, car le patronat et l’État devenaient majoritaires dans les conseils car les syndicats complaisants votaient souvent avec le patronat. Puis, nous sommes passés à une étatisation de la Sécurité sociale par les « réformes de 1995, 2009, etc.). Macron souhaite terminer ce travail d’étatisation de la protection sociale et donc remplacer la gestion paritaire par une étatisation complète (il le propose déjà sur l’assurance-chômage afin de baisser les prestations) et aller vers le projet du Medef de fiscalisation totale des secteurs non rentables. Comme le Conseil constitutionnel estime que les prélèvements des cotisations ne peuvent avoir lieu vis-à-vis des populations qui ne bénéficient pas des prestations (exemple le financement de l’assurance-chômage par des retraités qui ne peuvent pas bénéficier de l’assurance-chômage, etc.), on voit bien que la suppression progressive des cotisations va entraîner un changement de système totalement étatisé et fiscalisé pour la partie non rentable pour le patronat. Et le démembrement progressif de la Sécurité sociale pour la partie rentable pour le patronat détruira définitivement la cohérence de la protection sociale voulue par le Conseil national de la résistance de la naissance à la mort. Tout cela va dans le sens de permettre des ajustements brutaux à la baisse en cas de crise paroxystique.

le 18 juin : A nous de former une opposition ferme et cohérente

Diffusé en direct il y a 19 heures Jeudi 15 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon était en réunion publique à Marseille avant le second tour des élections législatives. Il est revenu sur ce que nous avons construit avec le mouvement «La France insoumise», et a fait le bilan de «l'insurrection froide» que représentait la très forte abstention au premier tour des élections législatives. Il a alerté sur le risque de se retrouver avec un «parti unique» détenant tous les pouvoirs en France pour casser le code du travail et réduire les libertés publiques en faisant entrer les dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun. Il a lancé un appel à la mobilisation électorale aux jeunes et aux milieux populaires qui se sont fortement abstenus pour éviter un «hold-up» électoral d'En Marche en envoyant de nombreux/ses député•e•s insoumis•es à l'Assemblée nationale.

 

15/06/2017

1.LE BOURGEOIS GENTILHOMME... C'était ce week-end à MONTPELLIER

BRAVO A TOUTE L'EQUIPE

Monsieur JOURDAIN

M. Jourdain est l'étudiant en « gentilhommerie », amoureux de la marquise Dorimène. Il aime les flatteries nobiliaires et y croit, aspirant à devenir gentilhomme. Il est vaniteux, naïf et capricieux.

Madame JOURDAIN

apparaît dans peu de scènes de la comédie, et quand cela arrive, c'est toujours pour s'opposer à son mari. Cette femme est sensée.

LUCILE la fille

Elle garde les aspects fragiles de la jeune fille amoureuse, naïve

NICOLE la servante

forte de son rire et de son caractère paysan, parle devant son maître d'une façon décontractée et sans complexe, comme la plupart des servantes chez Molière

CLEONTE le fiancé

 

CLOVIELLE son valet

Covielle est le valet de la pièce, il est à Cléonte ce que Nicole est à Lucile

 

DORANTE

un intrigant et sans scrupules

DORIMENE une marquise

  amenée sous son toit par le Comte Dorante, qui compte bien profiter de la naïveté du Comte pour lui détourner des sommes d'argent.

Seule Madame Jourdain se rend compte de la supercherie et tente de raisonner son mari...

 

Les maîtres de musique,à danser, d'armes, de philosophie

 Le Maître d'armes enseigne le maniement du fleuret à M. Jourdain. Très sûr de lui et de la supériorité de la science du combat, il provoquera une dispute entre lui, le Maître à danser et le Maître de musique par son mépris pour leurs arts. L'ensemble tournera à la bagarre quand le Maître de philosophie s’en mêle 

Le Maître de musique est un homme pratiquant l'art pour gagner de l'argent. Il considère M. Jourdain comme un moyen facile de s'enrichir, et s'oppose en cela au Maître à danser, qui profite des largesses de son élève mais voudrait qu'il soit capable d'apprécier la danse à sa juste valeur.

 

BRAVO A LEURS PROFESSEURS, METTEUR EN SCENE

on en redemande !

 

 

 

Nous ne voulions pas rater ce rendez-vous. Alicia nous avait fait part du spectacle donné au Château de Flaugergues à Montpellier par les élèves de première année professionnelle de la Compagnie Maritime à MONTPELLIER, dont elle fait partie.

Le père, la soeur, le grand-père, la grand-mère... en route ce dimanche pour Montpellier après avoir déposé nos bulletins dans l'urne et dimanche soir, par grand beau temps, nous nous retrouvions dans le parc du Château pour applaudir les comédiennes et comédiens dans la pièce de MOLIERE, connue de la plupart d'entre nous, LE BOURGEOIS GENTILHOMME. Pièce mise en scène par Pierre Castagné.

"Entre une leçon de danse, un combat au fleuret et un cour magistral sur la prononciation des voyelles, l’homme est ridicule à souhait ! Et il nous a amusé , entouré de ses maîtres d'arme, de musique ou de philosophie.
Obnubilé par son obsession des nobles et des gens de qualité, il est prêt à sacrifier l’amour de sa fille, l’honneur de sa femme et sa propre fortune afin de gagner quelques titres pompeux ou les faveurs d’une arrogante marquise …


Danses et chants modernes, parodiques et souriants, enlevés par des valets en noir qui nous ont mis en joie dès le début. Super !

 

Nous n'avons pas regretté le déplacement et aurions bien vu la pièce deux fois sans problème si nous l'avions prévu. Nous avons passé un agréable moment, sans jamais nous lasser de voir ces jeunes motivés déployer leur talent, leur drôlerie.

ça ne s'invente pas.. Nous avons passé deux nuits à GIGNAC, Impasse Molière.

**

*

Après l'entr'acte, on remet le couvert ... avec tous les valets du Bourgeois Gentilhomme

et toute la troupe

 

 

L'invité de Ça vaut le détour France Bleu Hérault

Du lundi au vendredi à 17h15

6min

L'invité de Ça vaut le détour France Bleu Hérault:lebourgeois gentilhomme par la compagnie maritime

Par Guy Piersonle mercredi 7 juin 2017
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L'étonnante affiche de la pièce !
L'étonnante affiche de la pièce !

Le classique de Molière, avec le grand Mamamouchi, interprété par les élèves de première année de la compagnie Maritime

la pièce , vous la connaissez surement !mais la compagnie maritime a décidé de vous l'offrir en plein air et gratuitement ,pour rendre le théâtre accessible à tous .

Les 9 et 10 Juin parc de la guirlande à Montpellier

Le 11 juin dans le parc du château de Flaugergues

Le 14 Juin à Viols en Laval

les 15 et 16 Juin à Juvignac

Le 17 Juin à Cournonsec

Le 18 Juin à Lauret

 

 

10/06/2017

LA TEMPETE (2010) : P. DUBOURG, candidat de la F.I. dans la 3ème circonscription des Landes

 Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur landais... La tempête, je l'ai connue et j'ai eu mal pour les landais en voyant tous ces pins à terre, leur célèbre forêt mise à mal.
Alors je vais m'empresser d'acheter ce livre mais avant, de voter pour l'auteur demain matin.
Mon candidat de la 3ème circonscription des Landes : Philippe DUBOURGFI 003.jpg

La Tempête [2010]

dubourg tempete landes

Je me découvris tout naturellement le chroniqueur de cette tempête Klaus qui ravagea les Landes et une partie d'autres départements du Sud-Ouest le 24 janvier 2009 et surtout de l'après-tempête. Je ne supportai pas la situation d'abandon dont sa chère forêt landaise est la victime. J'en perçus, dès le début, le caractère historique de cette catastrophe écologique, économique et humaine.

"La tempête" est une chronique romancée de cette crise de société, envisagée sur les plans historique, sociologique, politique et même philosophique. L'aspect documentaire, scrupuleusement mis en scène, n'étouffe pas l'émotion que la fiction permet de restituer, Jan et beaucoup d'autres se battent pour la sauvegarde de la forêt landaise face à un environnement difficile. Le roman passe en revue les carences de notre société démocratique, politique et médiatique pour répondre au désarroi des sylviculteurs et des communes forestières. Notre bonne conscience écologique est malheureusement bien éloignée de la réalité du drame.

J'adresse à la forêt landaise, perdue pour plus d'une génération, un hymne devenu élégie.

Préface de Jean-Louis MARTRES :                 Les Landes sont-elles en France ?

Il est vrai qu’il y a peu de temps, elles appartenaient à l’Angleterre, et la nouvelle n’est peut-être jamais parvenue à Paris ?

               Philippe Dubourg en fait l’amère constatation en dressant le bilan de la tempête Klaus. Il est sans doute le mieux à même d’en raconter l’histoire, car son ressentiment part du cœur. L’émotion et la tristesse devant la mort des pins qui ruine le paysage intérieur de chaque landais, palpite entre chaque ligne. Avec pour leitmotiv, l’incompréhension devant l’incompréhensible abandon par l’Etat : qu’avons-nous fait pour mériter cette double peine ? Où est cette solidarité qui unit, paraît-il, tous les français, et fonde l’action de l’Etat ?

               L’heure des bilans est venue. Et Philippe Dubourg s’interroge sur les causes de ce désarroi et dresse un inventaire des lâchetés individuelles aussi bien que des raisons techniques et politiques. Est-ce la faute de ces ministres désinvoltes qui se croient quittes après un bon discours ? Ou bien de ceux qui ne daignent pas faire le cadeau d’une visite, comme celui de l’écologie ? L’écologie, il est vrai, ne sert qu’au niveau du vocabulaire ; le miracle de la rédemption du capitalisme se trouve dans l’adjectif « durable », placé à côté de n’importe quelle activité, fût- elle la plus polluante. Sans doute la forêt ne doit pas être politiquement compatible. Elle offre trop de bienfaits à la collectivité, et ceci, naturellement, sans avoir besoin de l’homme pour la cultiver. A quoi bon aider les sylviculteurs qui perturbent la nature ?

Serait-ce encore une administration incompétente, incapable de prendre la mesure de l’urgence ou trop dépendante de la logique comptable du Ministère des Finances ?

               Serait-ce par hasard la mondialisation, l’impérialisme, la lutte des classes qui ont fait lever le vent, ou bien l’abandon des valeurs du monde rural et la mort des paysans ?

               L’ouvrage de Philippe Dubourg se réfère à tous ces thèmes et dessine un portrait aigu des acteurs, sans pour autant céder à la mode du rapport technocratique, qui dessèche le vivant. Il veut que ce soit un roman où s’entremêlent une intrigue amoureuse et le récit circonstancié des faits et des actions dont il fut un des promoteurs les plus courageux. S’il a tenté de faire lever les têtes, comme l’a également essayé le Syndicat des Sylviculteurs, afin de faire reculer l’hostilité politique et le mépris administratif, il n’a rien sacrifié à l’émotion.

               Parce que ce drame est essentiellement humain avant d’être un désastre économique et social. L’homme est blessé à mort et la figure emblématique d’Abel, porteur de l’intelligence des choses et de la sagesse des traditions, démontre par son suicide l’impossibilité de survivre à cet effondrement de l’ancienne culture.

               Or seul le recours à la fluidité romanesque peut rendre compte à la fois des souffrances et des faits, de la peur intime et des réactions violentes, de la poésie du soir entre les cariatides des arbres, et de l’indifférence administrative, de l’amour et de la citoyenneté.

               Ce livre est une bouteille à la mer dont on souhaite qu’elle touche des rivages où se trouvera quelqu’un d’assez intelligent pour tenter de réparer l’injustice de notre sort.

               Il faut lire cet ouvrage, car son auteur porte un ouvrage essentiel, à la fois de tristesse et d’espoir. C’est un manifeste pour les arbres et les hommes qui les ont plantés, pour tous ceux qui sont enracinés dans ces landes mal aimées. Car sa méditation sur les vengeances de la nature est un véritable hommage à l’esprit de défi et de révolte que rien ne peut abattre et qui saura toujours trouver dans la terre, les germes d’une nouvelle culture, adaptée au XXI ème siècle.

               Il faut le lire, sinon la mémoire perdue de la tempête empêchera d’écrire l’Histoire, afin de rappeler aux générations futures que l’Etat n’a rien compris à la forêt et a privé la France d’une ressource qui portait dans ses traditions tous les espoirs d’une véritable modernité.

                         Jean-Louis MARTRES Professeur émérite à l’Université Montesquieu Bordeaux IV

                                        Président du Syndicat des Sylviculteurs jusqu’ en juin 2010

 

"1000 ans d'histoire de la ruralité" : livre album ( plus de 70 photos prises lors du Son et Lumière du Pays tarusate "Mémoire de la Terre"; préfaces des historiens landais...) : l'histoire des Landes, une terre de passage, derrière laquelle on peut reconnaître les principaux événements de l'histoire de France ; mais sa particularité est de théâtraliser cette histoire avec le point de vue du peuple paysan. Dès lors la longue phrase paysanne devient l'épopée de tous les peuples cherchant à s'émanciper de leurs dures conditions d'existence...De nombreuses réflexions sur l'évolution du monde en découlent... 

Le livre album déroule l'histoire du monde rural, depuis l'an mil jusqu'à la révolte des métayers qui,fut très significative dans les Landes. Le statut du fermage et du métayage ne fut voté qu'en 1946 par les députés, au terme de près d'un demi-siècle de luttes... 
A partir de 70 photos du Son et Lumière "Mémoire de la terre" qui a pour théâtre, depuis plus de dix ans, la communauté de communes du Pays tarusate, au coeur de ce département, le livre présente en fait l''histoire de la ruralité française, car sur cette terre de passage l'histoire locale tisse des liens surprenants avec les grands événements de l'histoire de notre pays. La geste paysanne enchaîne ses scènes théâtralisées au pied de l'église de Sainte-Croix, restaurée patiemment sur une période de quinze ans. Elle était l'église de la baronnie qui exploitait le droit de péage sur la Midouze en contrebas. On ne peut qu'évoquer le château, sur la motte féodale, car il brûla en 1794 pour une raison indéterminée. Une église, une baronnie, des paysans qui ahanent tout autour pour survivre, tout un chacun peut se retrouver dans cette saga paysanne haute en couleurs et qui fait croître une forte émotion tout au long des deux heures du spectacle.... 
Le livre témoigne également de l'authenticité d'une aventure culturelle, historique, profondément humaine, qui met toujours en synergie plus de 300 acteurs/figurants/bricoleurs/couturières/cuisinières de toute une Communauté de communes : "Mémoire de la terre" en devient l'expression la plus représentative. 
La Communauté des Communes du Pays Tarusate présidée par JOËL GOYHENEIX a toujours courageusement donné toutes ses chances à une création collective émanant de ses forces vives. « Elle permet à tous de se replonger dans un passé commun : les paysans de nos villages ont tous connu peu ou prou les mêmes misères (souvent), les mêmes joies (parfois), et les mêmes tyrans ! A une époque où la recherche d’identité devient semble-t-il de plus en plus importante pour chacun, il n’est pas inutile de retrouver ses racines. Elle permet à chacun de vivre une aventure culturelle dans ce qu’elle a de plus profond d’enracinement populaire allié à l’exigence artistique. La Culture se vit au quotidien dans la France profonde » 
« Mémoire de la Terre » est le symbole de ce combat qui consiste à faire vivre le monde rural en sauvegardant le lien des générations avec des modes de vie façonnés par l’histoire. Faire émerger l’histoire des paysans à travers leur travail et leurs souffrances, leurs joies aussi, et par contraste avec l’histoire des maîtres, les barons…on rejoint par là l’histoire générale des Landes…et même la « grande histoire ». Cette mise en perspective revêt la signification profonde de toute aventure de l’esprit humain » (Philippe DUBOURG, Président de l’Association Culturelle du Pays Tarusate) 
« Nous sommes des bâtisseurs d’avenir », comme le disaient les métayers et gemmeurs qui se révoltèrent dans la première moitié du vingtième siècle contre les conditions de partage des biens de la terre. Le spectacle aboutit naturellement à ce combat pour l’émancipation du peuple. 
Le fil directeur du Son et Lumière, la lente prise de conscience du peuple paysan, se devine depuis le temps où les villages se créèrent autour de l'église et du château. Tous les peuples ont accompli leur parcours initiatique pour conquérir leur dignité. Ce thème couronne la lente remontée des siècles. 
Ce livre-album est publié en parallèle de la création d’un Scénovision ou Scénavision, un nouveau concept de présentation médiatique, association de l’informatique, de la vidéo et du son, pour faire revivre à volonté l’émotion de « Mémoire de la Terre » à l’intérieur de l’église de Sainte-Croix : ainsi tout touriste curieux de notre époque postmoderne, désirant connaître un peu l’histoire des générations passées, pourra s’arrêter un instant afin de se ressourcer chez nos Anciens…  

 
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