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12/01/2019

REVUE DE PRESSE GILETS JAUNES

Cette journaliste a honte de ses confrères

10/01/2019

Un CRS témoigne : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire

 
 
« IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT »

Vendredi, 7 Décembre, 2018

Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, CRS, ont décidé de se mettre en arrêt maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec discipline et obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette répression aveugle. « Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un ordre illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le peuple : des gens qui ont un réel combat ou même qui se retrouvent en situation de légitime défense face à la police », s’insurge-t-il.

« On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale... »
D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu. « Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR) », affirme-t-il. « Et ça, ce sont des décisions qui viennent du ministère de l’Intérieur », souligne-t-il. En parallèle, « aucune consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent », estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. « Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control », rappelle-t-il.

Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. « Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le sale boulot », lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. « Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie crise existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale en termes de salaire, et on est doublement victimes de l’autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés », souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. « Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois », estime-t-il.

Concernant le revirement annoncé dans la stratégie de maintien de l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une « décision politique habituelle ». « C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’opinion publique attend une réaction de répression policière. »

(1) Le prénom a été modifié.

Aya Lafargue

Un CRS témoigne : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire

Publié le par FSC

SOURCE : L'Humanité

 http://www.frontsyndical-classe.org/2018/12/un-crs-temoigne-on-nous-donne-l-ordre-de-laisser-casser-pour-que-le-mouvement-devienne-impopulaire.html

J'VEUX DU SOLEIL avec les GILETS JAUNES... UN FILM EN PREPARATION POUR AVRIL

09/01/2019

CONTRE LA CASSE DU LYCEE PROFESSIONNEL... MACRON sera bien reçu

LUC FERRY APPELLE A TIRER SUR LES GILETS JAUNES

 Les gaz lacrymogènes ne suffisent pas ? Les mains, les yeux, les pieds mutilés, arrachés non plus ?

Il faut leur tirer dessus maintenant.

Luc Ferry est écrivain, philosophe et ancienministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche.

 

 

 "que (les policiers) se servent de leurs armes une bonne fois ! "

 

GILETS JAUNES - Sur Radio Classique lundi 7 janvier, Luc Ferry était invité à donner son sentiment après les violences ayant émaillé l'"acte 8" des gilets jaunes samedi à Paris, pendant lequel des policiers ont été violemment pris à partie par l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger.

 

"Quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier par terre, que (les policiers) se servent de leurs armes une bonne fois! Ça suffit, ces nervis d'extrême droite et extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. (...) On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies", a tranché l'ex-ministre de l'Éducation (2002-2004).

 

Des propos qui n'ont pas manqué d'indigner bon nombre de personnes sur les réseaux sociaux (à lire ci-dessous), notamment la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. "La réponse à l'anarchie n'est sûrement pas l'instauration d'une répression sanglante", a-t-elle lancé à l'attention de Luc Ferry.

"Avez-vous entendu quelqu'un de la majorité parlementaire, du gouvernement ou de LREM condamner de tels propos? Ils m'inquiètent au plus au point", s'est lui insurgé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux Jean-Luc Mélenchon, dénonçant des "excès".

 
 Ah ils s'insurgeaient plus contre J.Luc Mélenchon qui protestait vigoureusement contre des atteintes à son mouvement des Insoumis en perquisitionnant illégalement ses locaux, en prenant les portables, les fichiers des Insoumis... ça passait en boucle pour détruire J.L M, mais là, on ne l'entend pas avec ses propos assassins. Encore deux poids deux mesures ! Le peuple va finir par comprendre et se retourner contre ces malfaisants.
 

 

 https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/08/les-propos-de-luc-ferry-sur-les-armes-des-policiers-et-les-gilets-jaunes-indignent_a_23637392/?xtor=AL-32280680?xtor=AL-32280680

Un internaute a pris soin de décortiquer le début des événements de "la bataille du pont", avant la scène tant médiatisée de Christophe Dettinger boxant un CRS. On y voit le blocage des manifestants pacifiques, puis l'envoi de grenades lacrymogènes sur les gilets jaunes.

 

 

 
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