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14/07/2017

C'EST DINGUE !

  • MELENCHON EST-IL FOU ? WHAT IS THE QUESTION DES BAVEUX

    Psychiatrisation de Mélenchon : une méthode récurrente dans la presse

    Il était fréquent, en URSS, que les opinions politiques dissidentes soient jugées comme des troubles mentaux, et que les opposants soient internés de force dans des hôpitaux psychiatriques pour y recevoir un traitement, par exemple l'administration de neuroleptiques. Souvent, ceux-ci étaient désignés comme schizophrènes, c'est-à-dire souffrant d'incohérence et de fractionnement de la pensée, fréquemment associés à de la paranoïa.

    C'est très pratique : assimiler une pensée différente à de la folie, permet de la discréditer et de la marginaliser immédiatement ; il en va de même pour des comportements qui déplaisent.

    Une pratique réservée à la dictature soviétique ?

    Si en France, aujourd’hui, on n'interne pas les opposants pour folie, le Parti Médiatique n'hésite pas nous faire part de ses diagnostics.

    ******

    Il y a plus de cinq ans, l'OPIAM soulevait déjà plusieurs cas de psychanalyse de Mélenchon, donc. Pour le journaliste Stéphane Alliès, Mélenchon est agressif envers sa corporation car il serait lui même un journaliste raté. Il n'aurait pas « dépassé le stade anal-sadique » dans Marianne, et serait un « névrosé » dans le même journal, qui n'hésite pas à faire appel à des psychanalystes pour « expliquer » sa façon de s'exprimer.

    Cette pratique douteuse de la presse n'a pas dis-continué : en 2013, BFM TV réalisait une interview stupéfiante de Anna Cabana, alors reporter chez Le Point, et présentée comme un « décryptage du comportement » de Mélenchon :

    BFM TV : « Vous voulez nous parler de Jean-Luc Mélenchon. Le coprésident du Parti de gauche radicalise son discours chaque jour davantage. À présent, il va jusqu'à insulter François Hollande. Est-il devenu fou ou est-ce une stratégie ?

    Anna Cabana : « Sa stratégie, c'est de devenir fou

    En 2017, donc quatre ans après, et parce qu'il avait utilisé un mot « mal calibré » selon lui même pour désigner l'homicide de Rémi Fraisse, RTL se demande si Mélenchon ne serait pas tombé dans la folie une deuxième fois : « Mélenchon est-il devenu fou ? ».

    Donc, d'après la statistique, en France, un Homme deviendrait fou toutes les 4 minutes environ. Pas de chance, cette Homme semble être Mélenchon !

    Dans ce contexte de campagne électorale et d'actualité politique intense, les cas se sont multipliés. Quelques exemples :

    Dans l'« heure des pros » (CNEWS, le 23 juin), consacrée ce jour à Jean-Luc Mélenchon, Pascal Praud demande à ses invités : « Existe-t-il deux Jean-Luc Mélenchon » ?

    Autrement dit, Mélenchon souffre dit de trouble dissociatif de la personnalité ? Daniel Schneidermann (et bien d'autres) approuvent ! Dans la même émission, il assume même « c'est précisément ce qu'on veut, c'est précisément une émission psychologisante » en répondant à Olivier Dartigolles (porte-parole du PCF) qui dit vouloir éviter ce genre de considérations.

    Certains sont plus affirmatifs. Dans un article odieux, Ariane Chemin feint de s'interroger mais pour elle la nature pathologique de l'attitude de Mélenchon ne fait aucun doute :

    Mais son mental, les logiques de ses éclats borderline, ses failles et ses forces, la part de mauvaise foi dans sa bonne foi, qui les perce à jour ?

    Rappelons la définition du Larousse du trouble borderline ou « état-limite » :

    « Structure pathologique de la personnalité caractérisée par la combinaison de troubles psychotiques, névrotiques et caractériels, auxquels sont juxtaposés des éléments normaux. »

    Les références à l'univers des troubles mentaux, le champ lexical de la médecine sont en fait remarquablement courants lors des références à Mélenchon. Dans Valeurs Actuelles, Mélenchon est « enragé » (il a la rage). Pour Bruno Roger-Petit dans Challenges, il y a un « cas Mélenchon », comme il y a des cas de trouble maniaco-dépressif.

    Quelle que soit la maladie qui le touche, elle semble être contagieuse, puisqu'on fait le même diagnostic pour ses proches dans les médias.

    Éric Coquerel en a récemment fait l'objet sur le « service public », à l'émission « Questions politiques » sur France Info TV. Son interview traquenard en présence, entre autres, de Nicolas Demorand et de Nathalie Saint Cricq - qui voulait « traiter » ceux qui n'étaient « pas Charlie » - a été méticuleusement analysée par Acrimed. Elle est un cas typique de psychiatrisation politique. Premier extrait, après qu'Éric Coquerel ait dénoncé (factuellement) l'attitude de certains journalistes envers Mélenchon :

    Nicolas Demorand : « C’est un signe de paranoïa, un signe de paranoïa qui est une ouverture d’esprit hein, même les paranoïaques ont des euh... »

    Éric Coquerel : « D’accord, là maintenant je suis paranoïaque ? »

    Nicolas Demorand : « Bah oui parce que... »

    Puis, plus tard, Nathalie Saint-Cricq est prise d'une obsession pour le mot obsession :

    « Est-ce que finalement vous n’avez pas une obsession qui est le Parti socialiste, la gauche, de manière à la remplacer à l’Assemblée, on a très bien compris que vous vouliez être la force de l’opposition, et que cette obsession, c’est peut-être ce que veut dire notre auditeur, est-ce que cette obsession [...] »

    Qu'on soit d'accord ou non avec les idées de Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel, ces pratiques posent problème. Elle vont de la personnification du débat politique, certes, qui peut être naturelle du fait de nos institutions. Mais, et c'est grave, elles jettent le discrédit sur des représentants politiques par le vouloir d'une poignée de journalistes et éditorialistes qui s'arrogent l'espace médiatique, au mépris du message qu'ils portent. Ces méthodes sont insultantes, d'abord, et non propices à la création d'un espace serein de débat, alors que ce devrait être le rôle politique des médias ; mais surtout, elles sont démocratiquement nuisibles du simple fait qu'on puisse ainsi restreindre l'expression d'une sincère révolte à de la folie.

  •  
     
    Quelques commentaires à la suite de la parution de l'article
     
    guyvalte

    C'est quand même extraordinaire, Mélenchon fait preuve de lucidité et de générosité, et comme il devient exemplaire pour des millions de gens, ceux de la mentalité tiède et moyenne feignent de s'interroger sur sa santé mentale.

     
    Thierry Peyrot

    ce ne sont plus des journalistes, mais seulement des présentateurs... on assiste à une belle ménardisation du milieu "presse vocale"...

     
    Bud Butley

    Ces gens-là sont clownesques : ils ne croient pas qu'on puisse savoir que ce qui les angoisse, c'est d'être virés comme Natasha Polony. Et c'est tout: ils ne sont ni sincères ni cohérents et abondent en injures ab hominem au lieu de s'expliquer sur le fond. Par exemple, la fraude qui gèla le décompte de votes Hamon à 6% lors des présidentielles est très intéressante, vaudrait que l'on en parle. Beau sujet de reportage, en plus ils sont tous au courant.


  •  

    Oui, j'ai encore entendu ce matin sur LCP que Mélenchon avait des problèmes psychologiques graves et un ego surdimensionné... Ben oui, parce que Macron, lui, n'a pas d'ego surdimensionné... C'est grotesque.


    Gerard Mancier

    Cela a toujours existé. Dès que les medias sont a la botte du pouvoir il est interdit de contredire ou de ne pas penser comme eux sous peine de passer pour des extrêmes ou des gens dangereux pour la société.

À la première réaction je pourrais dire : analysez-vous vous même !
Mais une analyse politique de tels discours est bien plus réaliste.
Sans être méchant, je dirais que ces pseudos journalistes et chroniqueurs ne font que le travail que leur caste leur demande : déstabiliser les auditeurs et afin de gagner les esprits non critiques à leur cause.

  • Tu n'es pas méchant Daniel, tu fais juste une analyse à mon sens très objective.Nos journalistes sont complètement formatés et obéissent comme des toutous à leurs maîtres.

 

  • Il suffit de regarder ceux qui les rémunèrent , c'est pour cela qu'il faut une chaîne de désinformation , celle du FI , reste le problème de rémunération des candidats.

     
     

    Voyez le documentaire "Les nouveaux chiens de garde" et recherchez sur youtube "vers la fin du CDI en France" de François Ruffin et vous aurez tout compris...


    Depuis quand ces " journalistes" ont leurs diplômes de psychiatres! ils ont donc fait médecine et journalistes!

 
  • Excellente question Olivier. Mais c'est tellement plus facile pour eux ou ceux qui les dirigent,de traiter "l'autre" de fou , ils sont a bout de ressources.

    C'est d'autant plus grave que pendant ce temps là les mêmes journaleux nous font la déification de Macron/Jupiter/Lucifer 1er et ce qui m'inquiète le plus c'est que j'ai l'impression que ça passe crème chez la plupart de mes concitoyens !!!

  • Je partage tes craintes ,mais je me dit que 50 pour cent d'abstentionnistes c'est pas rien et que parmi ces gens il y a j'espère un nombre conséquent de citoyens dotés de leurs facultés de réflexion..

  • J'ai lu il y a quelques instants des messages à l'intention de Benoit Hamon sur facebook, sur le sujet du rassemblement du 1er juillet ,qui avaient une teneur d'adoration , l'homme aurait des idées lumineuses, etc..


    Dire à quelqu'un "vous n'y êtes pas du tout", c'est tenter de le priver de son système de coordonnées et de son point d'appui, donc de son pouvoir, à ses propres yeux et aux yeux d'autrui. C'est parce qu'ils ont peur de Jean Luc Mélenchon qu'ils se donnent tant de peine. Peine perdue, parce qu'il a de solides repères et qu'il est, hélas pour eux, bien dans sa tête. De sorte que leurs attaques leur reviennent en boomerang. La Société générale est en train d'en tâter et risque fort de se mordre cruellement les doigts.

    Un très bon article qui dénonce quelque chose qui est anti démocratique... peut être qu'un jour les gens prendront conscience et se détourneront de ces médias poubelle.

     

     Et on peut aller plus loin encore, et se demander si cet abus de vocabulaire psychanalytique ne cache pas une peur réelle des chroniqueurs face à ce que représente la France Insoumise. Ne serait-ce pas les angoisses vraies des chroniqueurs qui s'expriment ? Qualifier l'autre de fou, de paranoïaque, de caractériel, est vraisemblablement très projectif : c'est faire endosser à Mélenchon et Cocquerel le rôle du "dangereux", celui qui bouscule l'ordre stable, le confort de l'élite dominante. Il ne parle pas comme nous, ne pense pas comme nous, ça nous angoisse : pour calmer nos angoisses on le qualifie de déviant, de fou, de dérangé mental.

  • Ce n'est pas nouveau.. quand Macron, "le Jupitérien", contrôle tout, met les 308 députés en ordre de bataille, la main sur la couture du pantalon, décide qui sera le chef de groupe d'en marche à l'assemblée, noyaute tous les ministères de ses affidés, Nathalie ST Cricq dans l'émission "C dans l'air" se gargarise en bougeant du croupion, avec aux lèvres un sourire d'autosatisfaction.. proche de la jouissance, parle d’efficacité, de discipline... mais quelques secondes plus tard elle considère que l'attitude de Mélenchon qui conseille aux députés F I d'agir en fonction de leur conviction, est dictatoriale ... et part dans un fou rire d'un mépris, d'une condescendance..!!. qui met en valeur non seulement sa vulgarité mais son absence totale de déontologie qui voudrait qu'un "journaliste" soit dans l'impartialité quand il s'agit d'informer les téléspectateurs ou auditeurs de France inter... où en compagnie de Cohen, Demorand, et autres employés du service public, elle passe le plus clair de son temps à faire une propagande consternante pour Le roi Macron et sa cour ...


    Détestable attitude également utilisée dans certaines entreprises, y compris de l'économie sociale, pour discréditer un collègue ou un dirigeant. Dérangeant. Seule riposte : faire front ensemble. Une équipe, une vraie, peut balayer cette pratique.


    Je suis médecin du travail et approuve votre remarque. Attaquer la personne, ou l'évaluer professionnellement sur son "savoir être" au lieu de ses savoir -faire et de ses connaissances. C'est la tentative d'emprise sur les salariés permise par de nouvelles méthodes de management inhumaines et dénuées d'éthique. Banalisées au travail, elles se répandent même dans l'espace privé et dans les médias. Certains journalistes sont formatés à la sauce DRH inculte. Ce sont des journalistes de la génération pictogramme ! On étiquette quelqu'un c'est à dire qu'on le stigmatise afin de le mettre à l'écart.On utilise ses rudiments de psychologie sans queue ni tête. C'est une grande lâcheté et cela vise à casser les collectifs de travail autrefois très protecteurs.


    Et , on appelle ça , la presse libérale .STOP aux aberrations .La chroniqueuse de France 2 , n'est qu'une relique de la tv , elle passe son temps a chercher la petite bête qui pourrait déstabiliser Mélenchon , mais , elle aura fini sa carrière , qu'elle sera encore en train de chercher .Pauvre presse


    tout à fait raison _ elle n'a rien d'une sainte plutôt d'une sainte garce foncièrement méchante cruella ! saint cricq pas un nom pour elle


    Nathalie Saint Cricq, est la fille de son père


    C'est effarant. Nous devons rester vigilants et nous faire notre propre opinion. Malheureusement, la surinformation par tous ces médias commandités intoxique les esprits. "Si, c'est vrai, ils l'ont dit à la télé !" Et c'est comme cela qu'arrive au pouvoir une personne choisie d'avance. La machine a bien fonctionné.


    Grand merci pour cet article fondamentalement sain et objectivement sensé, reflétant ce que pense la grande majorité des abstentionnistes aux dernières élections.
    Vomir, c'est le mot qui me vient en lisant et écoutant ces drôles de juges de vie que sont ces gens soumis, à la botte.
    De quel droit osent-ils (elles) juger celles et ceux qui manifestent une contradiction, une indépendance morale, une idéologie politique, une identité citoyenne?
    De qui reçoivent-ils (elles) leurs ordres? Qui sont-ils (elles) en dehors du pouvoir médiatique connu? Sont-ils (elles) Dieu ???
    Je suis fatigué patron, très fatigué de lire et entendre les émissaires manipulateurs de satan

  • ou peut-être tout simplement que le petit manège des journalistes à vouloir faire de la psychanalyse, voire pire de la psychiatrie (vu qu'on a frôlé le diagnostique de la bipolarité de Mélenchon récemment) est odieux, déplacé et anti-démocratique du point de vue de la manipulation qui s'exerce sur ceux qui leur font assez confiance pour les croire. Je ne crois pas qu'un jour Mélenchon ait commis un crime, agressé quelqu'un etc qui justifie pareil traitement, sans doute n'est-il pas assez sournois, menteur, et hypocrite comme la classe politique et dit-il des choses qui déplaisent aux patrons de ces journalistes mais également aux journalistes eux-mêmes bien installés. Les cas pathologiques ne sont-ils pas à chercher du côté de ceux qui votent pour leurs éternels bourreaux ?

  • 13/07/2017

    MELENCHOMANIA OU PAS ? on a le droit d'aimer et de le dire

    POINT POLITIQUE d'Antoine... LE BON SENS

    Ajoutée le 10 juil. 2017

    Bienvenue sur ce n°0 du «Point politique». Une émission hebdomadaire que j'espère pouvoir sortir tous les lundi à 18h00 et dans laquelle j'essaierai de faire le point sur les éléments qui m'ont marqué au cours de la semaine.

    Pour ce premier numéro, je parle d'Emmanuel Macron au congrès de Versailles, du discours de politique générale d'Édouard Philippe et des coupes budgétaires qu'il a annoncées, de la capitulation de la France sur les perturbateurs endocriniens, de l'hommage national à Simone Veil et du droit à l'IVG, de la prorogation de l'état d'urgence, du plan climat de Nicolas Hulot, du rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires, du FN qui veut abandonner la sortie de l'euro et montre qu'il est un parti opportuniste, du déplacement des migrants qui étaient installés Porte de la Chapelle et enfin du G20.

    ***SOMMAIRE***
    00:00 : Introduction et présentation de l'émission
    01:39 : Macron au Congrès de Versailles : le président-pharaon
    04:22 : Le discours de politique générale d'Édouard Philippe
    07:19 : De l'acide déversé dans la nature ? Une enquête en cours.
    07:42 : La France capitule sur la définition des perturbateurs endocriniens
    08:30 : Les députés insoumis luttent pour le code du travail
    09:58 : Hommage national à Simone Veil et réflexions sur le droit à l'IVG
    11:14 : L'insoumission en commission des Finances...
    12:51 : La prorogation de l'état d'urgence
    15:16 : Le plan climat de Nicolas Hulot
    20:24 : Rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires
    22:00 : Le FN va-t-il abandonner la sortie de l'euro ?
    23:13 : Évacuation d'un campement de migrants Porte de la Chapelle à Paris
    26:31 : Le G20 et la politique internationale à géométrie variable de Macron

    ***LES LIENS***
    - Le rassemblement de la France insoumise le jour du congrès de Versailles : https://youtu.be/LJmwhXjpt4s
    - «Nous sommes l'alternative à votre monde», la réponse de Jean-Luc Mélenchon à Édouard Philippe : https://youtu.be/MfuI5RSx8b4
    - Ma vidéo sur le déversement d'acide en pleine nature : https://youtu.be/DqyrWbEiaKg
    - La France capitule sur les perturbateurs endocriniens : http://abonnes.lemonde.fr/pollution/a...
    - La chaîne «La France insoumise - Groupe parlementaire» pour retrouver toutes les interventions des député•e•s insoumis•es : https://www.youtube.com/channel/UCHTE...
    - Les députés insoumis luttent pour le code du travail : https://lafranceinsoumise.fr/2017/07/...
    - L'intervention d'Éric Coquerel en commission des Finances : https://youtu.be/QMJ1dKpKpeQ
    - L'intervention, très complète, d'Ugo Bernalicis sur la prorogation de l'état d'urgence : https://youtu.be/o7wU2_waI38
    - Le plan climat de Nicolas Hulot : https://www.ecologique-solidaire.gouv...
    - FN : La sortie de l'euro pourrait être abandonnée : http://www.20minutes.fr/politique/210...
    - Mon passage chez LCI : https://youtu.be/pkXKbVtskjE

    ***GÉNÉRIQUE ET ÉCRAN DE FIN***
    - Réalisation : Manon Taillard (un grand merci pour le petit nouveau) !
    - Musique (pour le générique) : «Cosmic evening 2», libre de droit, à retrouver ici : http://www.musicscreen.be/musique-lib....

    ***MUSIQUE DE FOND***
    - Wings, de Nicolai Heidlas : https://youtu.be/OKLQfbp536Q

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    MACRON ABUSE LES CITOYENS - Le Bon Sens

     
     
     
    12 157 vues
     
     
    Ajoutée le 8 juil. 2017

    J’étais le 7 juillet invité de la médiasphère pour parler de l’évacuation du camp de migrants Porte de la Chapelle à Paris ainsi que de politique internationale au moment où le G20 se réunissait à Hambourg. Nous étions également censés parler du plan climat de Nicolas Hulot mais il a fallu consacrer du temps au couple pharaonique Brigitte et Emmanuel Macron… Qu’à cela ne tienne : j’interromps l’émission en cours de route pour dire ce que j’avais à dire sur ce plan climat !

    Cette vidéo est mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel ici : http://www.lci.fr/replay/replay-la-me...

    ***ÉCRAN DE FIN***
    - Réalisation : Manon Taillard

     

     

     

    LE BON SENS D'UGO BERNALICIS

    RUFFIN...sait de quoi il parle ! "NOTRE PRIORITE C'EST LE BONHEUR !"

     

    ET POUR TOUS CEUX-LA

    LA PRIORITE C'EST LE BONHEUR !

    et ils le font savoir dans l'hémicycle

    N'en déplaise aux marcheurs

    A l’issue du second tour des élections législatives, dimanche 18 juin, dix-sept députés de La France insoumise (LFI) vont faire leur entrée à l’Assemblée nationale. Il y a ceux que l’on ne présente plus, de Jean-Luc Mélenchon à Alexis Corbière en passant par François Ruffin, et il y a les autres. Militants historiques, engagés en politique de longue date ou candidats pour la première fois, ils sont surtout présents dans les circonscriptions de Seine-Saint-Denis, du Nord et de l’Ariège.

    Jean-Luc Mélenchon, 4e circonscription des Bouches-du-Rhône

    François Ruffin, 1re circonscription de la Somme

    Alexis Corbière, 7e circonscription de Seine-Saint-Denis

    Clémentine Autain, 11e circonscription de Seine-Saint-Denis

    Eric Coquerel, 1re circonscription de Seine-Saint-Denis

    • Adrien Quatennens, 1re circonscription du Nord

    Initialement mal engagé, le jeune candidat a totalement renversé la situation lors du second tour, s’adjugeant, avec 46 voix d’avance, la 1re circonscription du Nord, celle de Lille, devant le candidat de La République en marche, Christophe Itier. Ce conseiller commercial de 27 ans, conseiller national du Parti de gauche, confirme au passage l’excellent score de Jean-Luc Mélenchon à Lille lors du premier tour de la présidentielle (30,4 %).

    Adrien Quatennens a commencé son parcours de militant en manifestant contre le « contrat première embauche » (CPE) du gouvernement Villepin, avant de s’engager dans des associations d’aide aux sans-abri et chez les altermondialistes d’Attac.

    • Ugo Bernalicis, 2e circonscription du Nord

    Elu avec 64,15 % des voix face à Houmria Berrada (LRM), ce militant de 27 ans est passé en une dizaine d’années des mouvements lycéens aux bancs de l’Assemblée nationale. Ugo Bernalicis a entamé son parcours militant dès 2005, lorsqu’il a organisé le mouvement contre la loi Fillon sur l’éducation entre les trois lycées publics de Calais, où il résidait. L’année d’après, il récidivait contre le CPE du gouvernement Villepin. Il a milité au sein de l’UNEF puis du Parti socialiste, qu’il a quitté en 2008 pour rejoindre le Parti de gauche.

    Aujourd’hui cosecrétaire du Parti de gauche du Nord, cet attaché d’administration du ministère de l’intérieur avait déjà été, malgré son jeune âge, candidat dans la 2e circonscription du Nord en 2012 sous l’étiquette du Front de gauche. Il avait alors recueilli 8,87 % des voix. En décembre 2015, ce Lillois a aussi été candidat aux élections régionales sur une liste d’alliance PCF-Nouvelle Donne-Nouvelle gauche socialiste-EELV.

     

    • Caroline Fiat, 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle

    Avec 61,36 % des voix au second tour, cette aide-soignante rejoint les bancs de l’Assemblée nationale, battant le FN dans le seul duel de France qui opposait les deux partis.

    A 40 ans, Caroline Fiat a défait le tout jeune candidat frontiste Cédric Marsolle, que La République en marche avait appelé à faire battre. Mère de famille, Caroline Fiat s’est présentée dans cette circonscription comme la candidate « consciente des réalités de la vie quotidienne ». Elue sur les terres du dernier haut-fourneau lorrain, à Pont-à-Mousson, elle est la seule députée LFI de Lorraine.

    • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

    Le directeur de la campagne des législatives pour La France insoumise s’est emparé du siège occupé depuis 15 ans par l’ex-garde des sceaux socialiste, Elisabeth Guigou. Ce professeur d’histoire de 36 ans, qui a débuté sa vie de militant au syndicat étudiant UNEF, s’est imposé au deuxième tour face au candidat LRM dans cette circonscription qui réunit les communes Pantin et Aubervilliers.

    « Parachuté » depuis le XIXe arrondissement voisin, où il vit, ce trentenaire avait également été responsable des événements pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Militant socialiste, il avait quitté le PS en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de gauche, dont il a été secrétaire national. Il a également occupé la fonction de secrétaire général du groupe Front de gauche-Parti de gauche au Conseil régional d’Ile-de-France.

    • Sabine Rubin, 9e circonscription de Seine-Saint-Denis

    A 56 ans, cette attachée territoriale a été élue dans un fief du PS jusque-là détenu par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale sortante, qui ne se représentait pas. Mère d’une fille de 21 ans, elle vit aux Lilas depuis 2000 et dit être engagée dans « diverses actions et luttes » parmi lesquelles le « lancement de journaux de quartier ». Elle était candidate aux municipales en 2014 sur la liste « Les Lilas autrement ».

    • Stéphane Peu, 2e circonscription de Seine-Saint-Denis

    Il s’est imposé dans ce bastion historique du Parti communiste, ravi en 2012 par Mathieu Hanotin (PS). Maire adjoint à l’urbanisme de Saint-Denis, le candidat adoubé par La France insoumise et le PCF, est président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

    Après son service militaire, il s’engage chez les jeunes communistes. Dans les années 1990, il participe à la création du courant des « refondateurs » communistes, un mouvement de réflexion transcourants de la gauche. A la même période, il commence à s’impliquer à Saint-Denis auprès de Marcelin Berthelot, le maire communiste de l’époque. Aux municipales de 1995, il est élu sur la liste PCF. Originaire de Bretagne, fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, il est arrivé à Saint-Denis dans les années 1980.

    • Danièle Obono, 17e circonscription de Paris

    Porte-parole nationale de La France insoumise, la nouvelle députée, militante altermondialiste, féministe et antiraciste de 36 ans, est la seule candidate de La France insoumise à remporter une circonscription parisienne, en battant de justesse la candidate de La République en marche, Béatrice Faillés.

    Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et politiste spécialiste en études africaines, elle a « commencé à militer au lycée pour combattre le Front national », dit-elle dans une interview à l’Agence France-Presse. Membre de la LCR puis de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) avant de rejoindre le Front de gauche, elle a fait partie du conseil national de la campagne présidentielle de 2012. La même année, elle s’était présentée comme suppléante dans la circonscription qu’elle vient de remporter.

    • Mathilde Panot, 10e circonscription du Val-de-Marne

    Cette militante associative de 28 ans a été élue dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, fief communiste perdu en 2012, en battant au second tour la candidate LRM Sheerazed Boulkroun. La France insoumise et le PCF n’avaient pu trouver un accord sur une candidature unique pour la reconquête de cette circonscription symbolique, qui n’avait connu que des députés communistes depuis Maurice Thorez en 1932, jusqu’à la victoire du chevènementiste Jean-Luc Laurent en 2012.

    Elle avait coordonné les groupes d’appui lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et a dirigé auparavant l’association Voisins malins, à Grigny dans l’Essonne, qui vise à développer une solidarité de quartier entre les habitants. Distancée de quinze points au soir du premier tour, cette diplômée en relations internationales à Sciences Po a su mobiliser les électeurs qui avaient voté une semaine plus tôt pour son concurrent communiste, Pascal Savoldelli. Elle avait également reçu le soutien du candidat écologiste.

    • Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

    Ce technicien de recherche agronomique a repoussé la double menace de la vague LRM et de la candidate PS désignée par le député sortant, Noël Mamère. Agé de 47 ans, ce père de famille a été élu de justesse, avec moins de 150 voix d’avance sur un jeune MoDem, Marik Fetouh, maire adjoint à Bordeaux, qui se présentait sous la bannière La République en marche.

    L’élu LFI, le seul d’Aquitaine, se décrit comme « un écologiste » particulièrement intéressé par « l’émergence d’un modèle agricole alternatif et soutenable », en lien avec son activité professionnelle : technicien à l’Institut national de recherche agronomique. Né à Bègles au cœur de la circonscription, Loïc Prud’homme n’a jamais eu de mandat électif, malgré une tentative aux municipales sur la commune voisine de Villenave d’Ornon, où il réside.

    • Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

    Enseignante en collège, elle est membre du Parti communiste français (PCF), mais a préféré être candidate sous la bannière de la France insoumise aux législatives, et a été choisie par les militants de ce mouvement. Née à Lavelanet, cette professeure de Sciences de la vie et de la terre (SVT) dans un collège ariégeois, a fêté ses 41 ans le jour de son élection. Elle exerce des fonctions syndicales au Syndicat national des enseignants du second degré.

    En 2015, elle avait été candidate aux régionales sur la liste « Nouveau monde en commun », regroupant le Front de Gauche, EELV, le Parti des objecteurs de croissance et la Nouvelle Gauche socialiste, mais n’avait pas été élue.

    • Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

    Ce formateur, président d’un festival de théâtre, est engagé à gauche depuis plus de vingt ans. Né le 22 août 1966 à Paris, Michel Larive a notamment travaillé dans des structures d’insertion et enseigne actuellement les mathématiques en libéral. Il est président du festival des Théâtrales en Couserans et a cofondé l’Agence de développement de l’économie culturelle en Couserans.

    Sa première campagne est celle des municipales en 1995 à Saint-Girons, sous la bannière de la gauche alternative. Sans étiquette mais soutenu par les Verts, il est candidat aux cantonales en 2001, puis participe à la campagne du « non » au référendum européen en 2005. Cofondateur du Parti de gauche et du Front de gauche en Ariège, il est par ailleurs conseiller municipal d’Arrout entre 2008 et 2014. Il avait recueilli 10,88 % des voix aux législatives en 2012 dans la 1ère circonscription.

    • Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

    Cette assistante de direction à la Direction régionale du Service médical a créé la surprise en battant la candidate LRM. Née à Châteauroux (Indre), Muriel Ressiguier est arrivée à Montpellier à l’âge de 12 ans, avec ses parents, enseignants. Elle a étudié en classe prépa khâgne avant d’obtenir une licence de lettres modernes, un Deug de communication, puis un BTS d’assistante de direction.

    Alors que son père militait au PCF, elle s’engage dans le réseau associatif Ras’l Front puis prend sa carte au Parti de gauche en février 2012, après le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Zénith de Montpellier. Propulsée tête de liste du Front de gauche lors des municipales de 2014 à Montpellier, elle est aujourd’hui conseillère régionale.

    12/07/2017

    NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL : RASSEMBLEMENTS AUJOURD'HUI

    Rassemblements populaires le 12 juillet : non à la casse du code du travail

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    Le 12 juillet, organisons des rassemblements partout en France pour dire «non» à la casse du code du travail par ordonnances comme le veut Emmanuel Macron. Signalez vos rassemblements sur notre carte.

    À Paris, le rassemblement du 12 juillet se tiendra à 18h30 place de la République en présence de Jean-Luc Mélenchon et des députés de la France insoumise. Venez nombreuses et nombreux et partagez cet évènement avec vos ami•e•s.

    Pour faire de cet évènement un succès, nous vous invitons à le partager sur les réseaux sociaux. 
     
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