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03/11/2018

les médias font le jeu du gouvernement

 

 

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Alexis PoulinExpert en politiques européennes, cofondateur de lemondemoderne.media

LES BLOGS

18/10/2018 19:14 CEST | Actualisé 18/10/2018 19:37 CEST

En boucle sur la colère de Mélenchon, les médias font le jeu du gouvernement

Une comédie hypocrite qui cache que l'écologie est maintenant gérée par une ex directrice de Danone et le ministère de l'Intérieur par un joueur de poker.

Voilà que tourne en boucle sur les chaînes d'info la colère de Jean-Luc Mélenchon, devenu le dernier objet de fascination des animateurs de plateaux et des chroniqueurs mondains.

Tous les éléments de langage sont en ordre: "au-dessus des lois", "colérique", "fou dangereux", possible ennemi public numéro 1 de la démocratie et de la République.

La mission première des journalistes est celle de vigies, commentateurs du fonctionnement démocratique. En glosant à l'excès sur la colère d'un homme, ils faillissent à cette mission. Ils ne sont pas les seuls à faillir dans leur rôle de gardiens de nos fragiles institutions démocratiques.

Est-ce la colère d'un homme qui met en danger la République? Est-elle si fragile au point qu'il faille s'en inquiéter avant tout? N'avons-nous donc pas d'autres sujets d'inquiétude?

Ne faut-il pas s'inquiéter de la privatisation de l'Etat? L'affaire Benalla en fut une sinistre illustration, tout comme le nombre de conflits d'intérêts au sein du gouvernement.

Ne faut-il pas s'inquiéter d'une dérive sécuritaire qui limite nos libertés, commencée sous Sarkozy, amplifiée par Valls et parachevée par Emmanuel Macron?

Ne faut-il pas s'inquiéter de la corruption, de l'influence grandissante des lobbies sur les décisions politiques, de la monopolisation par une oligarchie incestueuse des principaux médias?

 

Que penser de la centaine de fonctionnaires de police, détournés de leurs enquêtes concernant la lutte contre la corruption et contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) pour mener les perquisitions chez Jean-Luc Mélenchon et au siège de la FI?

L'évasion et la fraude fiscale n'est-elle pas une priorité du gouvernement? Visiblement non.

Et finalement, ne faut-il pas s'inquiéter de la crise de légitimité de la représentation nationale, capable de saboter des commissions d'enquête parlementaire, de refuser le débat législatif et de nier les réalités au profit d'un storytelling du pouvoir?

Non. Assurément non. Écoutez, regardez, lisez, ces jours-ci, tous les directeurs de conscience en vue vous diront que le danger vient de la colère d'un homme.

Une colère portée contre tous ces dangers.

 

Alors oui, il y a du Don Quichotte *** chez Jean-Luc Mélenchon, mais n'oublions pas contre quoi il s'insurge.

N'oublions pas que la division autour d'un personnage public n'a qu'un but: empêcher la réflexion, la prise de champ, fasciner les foules et divertir par l'émotion.

En déployant un tel dispositif de force, le parquet de Paris a choisi délibérément la provocation et la mise en scène. On peut regretter que l'homme politique soit un humain comme les autres, non pas sacré (sacré c'est pour sa mission d'élu de la Nation - écrit par moi) mais sujet à l'émotion et à la colère.

Laissons la justice faire son travail et faisons le nôtre, celui de citoyens, de démocrates.

Réfléchissons un instant sur l'hypocrite comédie qui nous tient lieu de feuille de route: la transition écologique gérée par un ministre de l'hélicologie et une ancienne directrice de communication de Danone, mais pourquoi pas?

Le ministère de l'Intérieur donné à un joueur de poker capricieux, bonne idée! Proposer comme seul choix politique un libéralisme écocide contre un néo-fascisme guerrier? Cela semble évident!

À nous tous, collectivement, de briser la machine du consentement. Nous sommes nombreux à être en colère et à savoir que celle-ci est juste.

 

https://lemedia.wiki/wiki/Alexis_Poulin

 

 

CLIN D'OEIL A DON QUICHOTTE

 

LE GRAND JACQUES devenu pour plus de cent-cinquante soirs Don Quichotte lui aussi :

 

 Don-Quichotte Brel

«  Pauvre monde, insupportable monde /

C'en est trop, tu es tombé trop bas /

Tu es trop gris, tu es trop laid /

Abominable monde »...

 

Ce monde – celui des riches, celui où les riches, l'idée-même de richesse, l'avidité et leurs suiveurs existent encore et détruisent à petits feux toute vie sur la planète – est bien celui-là dont parle la chanson.

Un monde où sous prétexte de s'enrichir et sous le couvert du droit (du plus fort) de propriété, du droit d'entreprendre, du droit d'exploiter, du droit au profit... prospère la plus épouvantable misère... La faim, la soif, la maladie, la désertification, les massacres en tous genres...

 

Jean-Luc MELENCHON

un peu de DON QUICHOTTE ?

OUI

Écoute-moi
Pauvre monde, insupportable monde
C'en est trop, tu es tombé trop bas
Tu es trop gris, tu es trop laid
Abominable monde
Écoute-moi

Un Chevalier te défie
Oui c'est moi, Don Quichotte
Seigneur de la Mancha
Pour toujours au service de l'honneur
Car j'ai l'honneur d'être moi
Don Quichotte sans peur
Et le vent de l'histoire chante en moi
D'ailleurs qu'importe l'histoire
Pourvu qu'elle mène à la gloire
Et moi je suis Sancho
Sancho, Sancho, son valet, son fils, son frère
Sancho, son seul amigo
Son seul suivant mais pour toujours et j'en suis fier

Regardez-moi
Vous les dragons, les sorciers, les sorcières
Votre règne se meurt aujourd'hui
Regardez-moi
La vertu flambe dans ma bannière
Regardez-moi
Un Chevalier vous défie
Oui c'est moi, Don Quichotte
Seigneur de la Mancha
Pour toujours au service de l'honneur
Car j'ai l'honneur d'être moi
Don Quichotte sans peur
Et le vent de l'histoire chante en moi
D'ailleurs qu'importe l'histoire
Pourvu qu'elle mène à la gloire

Et moi je suis Sancho
Sancho, Sancho, son valet, son fils, son frère
Sancho, son seul amigo
Son seul suivant mais pour toujours et j'en suis fier

 

 

01/11/2018

Affaire Mélenchon : comment l’élite tente de masquer la mort politique de Macron

Affaire Mélenchon : comment l’élite tente de masquer la mort politique de Macron

 

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il a été prévu pour se dérouler ainsi ». C’est ce qui disait Franklin Delano Roosevelt, ex président des Etats-Unis de 1933 à 1945. Je ne pensais jamais utiliser cette phrase dans une de mes analyses. Mais, la situation actuelle me l’impose.

Compte tenu du contexte actuel où, comme par hasard, tous les opposants de Macron sont en train d’être éliminés politiquement, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a anguille sous roche. En effet, l’acharnement contre Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise, déjà cloué au pilori sans qu’il ne soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés (à lui et à des collaborateurs) m’amène à me poser les questions : à qui profite tout cela ? Pourquoi tout d’un coup on veut faire taire la seule et unique opposition à Macron ?

Après avoir vigoureusement dénoncé les méthodes lâches et arbitraires utilisées lors de la perquisition de l’appartement de Mélenchon et du siège de la France Insoumise, je me suis efforcé, pendant plus d’une semaine, à observer les réactions des médias mainstream français sur cette affaire. Je n’ai voulu négliger aucun détail. Chaque réaction politique compte, chaque sondage aussi.

Et j’ai pu apprendre énormément de choses sur les méthodes subtiles utilisées par l’élite pour neutraliser des adversaires jugés « gênants ». Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que Mélenchon en était un. En effet, le récent ralliement des personnalités de gauche (Maurel et Lienemann) à la France Insoumise, sa forte mobilisation lors de la Loi Travail et la suppression du statut des cheminots avaient fini par faire de Mélenchon plus qu’un opposant gênant, mais un potentiel occupant de l’Elysée. Celui qui mettrait le dernier coup de poignard à la Vème République.

Cette menace a toujours plané. Elle a été exacerbée par le très bon score de Mélenchon lors de la présidentielle de 2017. Elle a été prise très en compte par l’élite qui, comme j’ai fait remarquer à plusieurs reprises, est en train de chercher activement et désespérément un futur remplaçant à Macron.

Au-delà du matraquage médiatique dont sont victimes Jean-Luc Mélenchon, ses collaborateurs et la France Insoumise, au-delà des sondages destinés à manipuler l’opinion publique française et semer la dissension dans le camp des insoumis, il y  a un autre facteur qui, à mon avis, explique tout : la diversion.

Oui, j’ai compris, comme bon nombre de Français et Françaises d’ailleurs, que l’affaire Mélenchon, montée de toutes pièces pour détruire la France Insoumise qui (il faut bien le reconnaître) a reçu un sacré coup dur, sert uniquement à masquer la chute libre de Macron dans les sondages. Au moment où je vous parle, l’impopularité du président français bat un record : désormais, seuls 26% des Français font confiance à Emmanuel Macron.

La stratégie de diversion semble porter ses fruits. Vous avez dû remarquer que désormais rares sont les médias qui s’intéressent à la popularité de Macron qui perd de plus en plus de points. Depuis la perquisition de l’appartement Mélenchon et celle menée au siège de son parti, la France Insoumise est sur la sellette. D’ailleurs, ce mardi 30 octobre, pendant toute la journée, Alexis Corbière a été trending topic sur Twitter ***.(Ce sont des mots, des hashtags ou des expressions qui ont été tweetés le plus de fois durant une période).

 Ce qui est grave dans tout cela est le traitement fait par les internautes de cette affaire. En effet, au lieu de s’indigner et de tirer la sonnette suite au cambriolage qui a été mené chez lui (Corbière) dans la nuit du 11 au 12 octobre et durant lequel son ordinateur a été volé, plusieurs internautes français ont préféré jouer la carte de la dérision. Je ne trouve absolument rien de drôle dans cette affaire. Au contraire, je constate des décisions juridiques extrêmement périlleuses et un traitement médiatique partisan.

Ajoutée le 30 oct. 2018
 
 Des cambriolages plus que douteux chez Alexis Corbière et son ancienne directrice de campagne... Veulent-ils vraiment détruire la France Insoumise ? Veulent-ils intimider ? Doit-on réellement s'inquiéter ? Restons solidaire et ne baissons pas les bras !

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Désormais, on veut nous faire croire qu’Alexis Corbière et Rachelle Garrido auraient bénéficié d’une aide aux ménages très modestes pour financer des travaux. Le coût total serait égal à 20 000 euros et d’après Le Canard Enchaîné, Alexis Corbière aurait reçu 12 000 euros de subventions.

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Dans des circonstances pareilles, la logique voudrait que les personnes accusées puissent bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’elles soient condamnées par la justice.

ALEXIS CORBIERE - "Article...

 

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Mais, hélas non. L’élite ne veut donner aucune chance à la France Insoumise. Elle veut l’éliminer comme elle l’a fait avec d’autres formations politiques qui n’existent désormais que de nom (PS, LR, RN, MoDem…).

J’avais prédit une intensification des attaques contre la France Insoumise et je n’avais pas tort. Permettez-moi de vous dire ceci : pour masquer la chute drastique du candidat du système (Macron), l’élite ne lâchera rien. Plus les jours passent, plus les attaques deviennent plus violentes.

A la France Insoumise de savoir gérer la crise. Il n’y a désormais que deux options : résister ou disparaître.

 RESISTANCE ! RESISTANCE ! RESISTANCE !

HOPITAL EN DANGER : par Sabrina Ali Benali - Médecin Interne

Merci Sabrina ! fier d'être insoumis avec de belles personnes comme vous !! courage et détermination
La dégringolade de la Première place à la quinzième, dégringolade qui n'est qu'amorcée ne l'inquiète pas ? On continue à s'auto congratuler ? Ils ne savent pas encore que la crise de la santé est due à la politique d'austérité imposée par Bruxelles ? L'information n'est pas mon métier, mais j'ai l'impression d'être mieux informée que ces soi-disant spécialistes. Ils ne savent pas encore que ça fait trente ans qu'on a amorcé la disparition de nos services publics ?
Qu'est qu'il est mal à l'aise le pauvre journaliste obligé de propager les éléments de langage du GVT macroniste.
6eme puissance économique, number One pour les dividendes reversées aux actionnaires, mais 15eme place pour la santé, et tout va bien ???? Avec ces discours merdiques qui se généralisent, je ne comprends plus que nous soyons tous sur la même planète, que nous ayons tous les même valeurs...
Oh, le gros lourdeau de journaliste : 'la sécurité sociale" c'est gratuit donc ça coûte cher (c'est pas gratuit puisque nous cotisons tous). Il est con ou il le fait exprès. Par contre les mutuelles, elle c'est sûr, elles ne le sont pas et ça coûte bonbon (quand on peut se la payer donc privatiser la SS reviendra plus cher à tous).
ouah, comment elle te l'a torché le petit journaliste mâle représentant de la macronie en tant qu'il prend les gens pour des incultes !
La SECU gérée par les "feignants de fonctionnaires" dixit les oligarques coûte moins cher que les assureurs qui s'auto-nomment mutuelles. La raison en est simple la SECU n'a pas à payer son actionnaire. Posez bien les bonnes questions mesdames et messieurs les journalistes que je nomme "visibles". Vous n'en avez plus le courage? Nombre de vos anciens l'avait, ils n'en sont pas morts. La France n'est pas encore l'Arabie Saoudite.
 
L'age de la durée de vie recule dans les pays industrialisés !
 
Bravo Docteur Sabrina, j'espère que vous serez reçu sur des plateaux Tv. Bon, j'en doute

Les Misérables : le retour

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Par Nadia Le Brun

Réagissant au plan pauvreté annoncé par le gouvernement, la journaliste et écrivain Nadia Le Brun revient sur la paupérisation de la société française au cours des 40 dernières années et la méconnaissance d'Emmanuel Macron de cette dernière.

«Misère, misère! Peut-être qu’un jour ton président sentant monter notre colère. Misère, Misère ! Alors, il s’en mordra les dents,» chantait Coluche en 1978. Pourtant, cette année-là, les Français étaient bien mieux lotis qu’aujourd’hui. Le taux de croissance était de 4%. La France comptait moins de 1,4 million de chômeurs. En 1979, selon l’INSEE, il y avait 1,213 million de ménages pauvres.

Quarante ans plus tard, ce sont 8,8 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté – avec 1 026 euros par mois en 2016. Selon une étude du ministère de la Santé réalisée la même année, 4,15 millions de personnes touchaient des minima sociaux comme le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation aux adultes handicapés…

Avec un record de 5,66 millions de chômeurs, c’est donc plus de 10 millions de personnes qui vivent dans la précarité. La situation est alarmante, la nation pessimiste, l’ambiance morose, l’atmosphère anxiogène. Un constat désolant que chacun d’entre nous fait tous les jours. Une déprime française confirmée par le sondage Odoxa pour RTL du 27 septembre dernier où 86% des Français estimaient avoir perdu du pouvoir d'achat dans les douze derniers mois, et 82% prévoyaient en perdre dans l'année qui vient. A juste titre, avec la hausse de la CSG, et celle du prix des carburants – un plein coûte en moyenne 100 euros !

Si par le passé, nos politiques en place savaient que la mondialisation avait un coût, celui de sacrifier la classe ouvrière, il s’avère que l’idéologie libérale et sans doute l’opportunisme électoraliste de nos gouvernants ont appauvri d’autres catégories socio-professionnelles comme les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d'entreprise également touchés par la pauvreté à 23%, toujours selon l’INSEE.

Une personne sur cinq déclare ne pas être en mesure de s’alimenter sainement.

Malgré les prestations et protections sociales dont nous bénéficions en France, parmi les 1,8 millions de familles monoparentales, 34,9% sont défavorisées. En France, trois millions d’enfants sont touchés par le fléau de la pauvreté. Seuls 5% d’entre eux sont accueillis à la crèche contre 22% des plus favorisés, ce qui les pénalise au niveau du langage et entraîne d’autres problèmes : à l’âge de quatre ans, ils ont entendu 30 millions de mots de moins que les enfants issus de milieux aisés ; ils ont six fois plus de caries que les autres. Et pour cause. Quand on sait qu’une personne sur cinq déclare ne pas être en mesure de s’alimenter sainement – c’est-à-dire de faire trois repas par jour – selon le baromètre du secours populaire ; que 19% des parents reconnaissent ne pas  avoir les moyens de payer la cantine ; ou que les plus précaires renoncent aux soins médicaux, on attend beaucoup du plan pauvreté annoncé en septembre dernier par le gouvernement.

Le président Macron débloque ainsi une enveloppe de 8 milliards d’euros pour les quatre prochaines années, avec des aides dirigées vers la petite enfance, des subventions accordées aux enfants dans les cantines ou l’annonce d’un revenu universel d’activité… déclarant toutefois : «Si nous voulons que la pauvreté ne soit plus une impasse définitive, nous devons aussi permettre à tous de retrouver le chemin du travail, […] parce que le travail procure un salaire, un revenu, bien sûr, parce qu’il ouvre la porte à une vie sociale plus dense, plus riche, parce qu’il donne une fierté, une place dans la société et qu’il permet l’émancipation et la mobilité sociale.» En d’autres termes, sa stratégie de lutte contre la pauvreté passera par l’emploi.

RT France
 
@RTenfrancais
 
Comprendre la crise agricole en en un chiffre : 1 agriculteur sur 3 vit avec moins de 354 euros par mois
 
 
Qu’en pensent les Français lorsqu’on les interroge sur le positionnement du président ? Force est de constater qu’ils sont désabusés et n’accordent plus aucun crédit à ses déclarations, au regard des coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de finances 2019, avec notamment la suppression de 2 100 conseillers de la caisse d’allocations familiales et de 800 conseillers à Pôle EmploiIls s’estiment laissés pour compte et voient derrière ce plan de pauvreté, une manœuvre  politique.

Au fur et à mesure que mon patron milliardaire s’enrichit, nous, ses salariés, nous nous paupérisons.

Tiago, employé dans un supermarché : «Je fais partie des nouveaux pauvres. J’ai toujours travaillé pour nourrir ma famille mais je n’arrive plus à joindre les deux bouts. Ce plan pauvreté me donne l’impression d’une charité publique. Je suis dans la même boîte depuis plusieurs années sans avoir été augmenté. Au fur et à mesure que mon patron milliardaire s’enrichit, nous, ses salariés, nous nous paupérisons. C’est un problème de fond auquel le président des riches ne risque pas vraisemblablement de s’attaquer.»

«La crise a bon dos, réagit Sylvie. Je bosse pour une grande enseigne qui profite du système en me faisant cumuler des CDD, espacés de périodes de  chômage. C’est illégal mais faute de boulot ailleurs, je n’ai pas d’autre choix que d’accepter. Je gagne 1 150 euros, j’ai deux heures de trajet par jour, j’élève, seule, mes deux enfants, je perçois des aides sociales mais je suis pauvre. Heureusement que mes parents, malgré leur faible revenu, m’aident.»

«Qu’est ce qu’il croit, Macron ? Que les Français préfèrent être assistés plutôt que de travailler ?», s’emporte Daniel, retraité, qui bricole à gauche à droite pour subvenir aux besoins de sa mère en  maison de retraite. Depuis 2012 où il a été conseiller à l’Elysée, ministre de l’Economie puis président, on voit bien que sa politique néo-libérale n’a donné aucun résultat. Qu’il revoit sa feuille de route, afin d’augmenter la croissance pour plus d’emplois, des salaires décents et une mobilité qui fonctionne Au lieu de s’en prendre au petit peuple, il devrait exiger notre dû à des groupes comme Airbnb qui ne paie que 161 000 euros d’impôts en France ou Google, Facebook, Amazon, Apple qui font leur beurre sur notre dos sans respecter les lois fiscales de notre pays. Son plan de 8 milliards, c’est un ajustement et certainement pas la solution pour redynamiser la société française.»

La colère gronde. Le clivage entre une France d’en haut et une France d’en bas revient dans toutes les bouches à l’évocation d’Emmanuel Macron. L’inquiétude s’exprime dans notre territoire où la pauvreté touche autant la population, où le niveau du chômage concerne 1/3 des actifs, où le nombre d'allocataires du RSA et autres aides sociales atteint des records. Sans parler du socle majoritaire représentant les classes moyennes qui se précarise et dont les conditions de vie se détériorent. Cette  catégorie qui intégrait l’ouvrier au cadre est désormais déclassée, désorientée, appauvrie. Cependant, les politiques s’adressent à elle comme à des cadres sup sans avoir perçu, entendu, compris sa mutation.

La démocratie n’est pas une entreprise, et ne se gère pas comme telle.

Cette méconnaissance de la majorité des Français n’augure rien de bon pour la démocratie qui n’est pas une entreprise, et ne se gère pas comme telle. Le peuple attend du chef de l’Etat écoute et prise de conscience de ses réalités. Il espère confiance et protection. Il veut le voir mener un projet politique équitable, plus ambitieux que celui, désuet de la mondialisation et du libéralisme ; il souhaite voir déminer les zones de non droit et dynamiser les régions où la pauvreté est concentrée ; en un mot réguler l’économie et les flux migratoires. Agir et fédérer. Pour aspirer à un avenir meilleur.

 Les Misérables : le retour

 A Paris, un sans-abri est assis sur des couvertures posées à même le sol. © Philippe Wojazer Source: Reuters 

«Quel mépris !», «une honte !» : les politiques fustigent l'échange entre Macron et un jeune chômeur

Pendant les journées du patrimoine, Emmanuel Macron a rencontré des Français à l'Elysée. A l'un d'eux, il lui a conseillé de changer de secteur et de «traverser la rue» pour trouver un emploi. Une leçon jupitérienne qui a (encore) fait réagir.

Le 15 septembre, Emmanuel Macron a profité des journées du patrimoine dans la cour de l'Elysée pour un bain de foule traditionnel. Lors d'une discussion avec un chômeur, en quête de travail dans l'horticulture, le président français lui a conseillé de changer de secteur pour se réorienter dans l'hôtellerie, la restauration ou le bâtiment. Le chef de l'Etat lui a également assuré qu'il suffisait de «traverser la rue» pour trouver un emploi.

Eric Coquerel
 
@ericcoquerel
 
 Sur le fond c’est toujours la même rengaine libérale qui veut que les responsables du chômage sont les chômeurs, sur la forme c’est un mépris de caste insupportable. est le président des riches et du mépris du peuple

Autre parlementaire LFI, Bastien Lachaud s'insurge de la proposition faite par Emmanuel Macron : «Distance ? Salaire ? Qualification ? Peu importe, ils doivent juste travailler ! Honteux !»

Bastien Lachaud
 
@LachaudB
 
 Voilà les "offres d'emplois raisonnables" qu'Emmanuel fera proposer pour priver les gens de leur Distance ? Salaire ? Qualification ? Peu importe, ils doivent juste travailler ! Honteux ! Jean-Luc Mélenchon
 
@JLMelenchon
 
 

invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chomeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ?

31/10/2018

AINSI COMMENCE LE FASCISME !.. "Un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser"

Ajoutée le 26 oct. 2018
ABONNÉ 1,9 K
 
Après les scandaleuses perquisitions (par un procureur dépendant de la garde des sceaux) à la France Insoumise où tous les fichiers des militants sont dans des mains inconnues... Les médias écrivent à charge... et ensuite des résultats de sondage au doigt mouillé... Mais à qui appartiennent les médias, les instituts de sondage...

 
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