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22/04/2016

JL MELENCHON A MONTREAL...SOUVERAINTE DES PEUPLES

Jean-Luc Mélenchon
Photo: Bertrand Langlois Agence France-Presse Jean-Luc Mélenchon

 

Tout juste débarqué d’avion pour une visite de quelques jours à Montréal, le candidat à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon parle de la nécessaire souveraineté des peuples et des dangers des accords économiques entre l’Union européenne et le Canada.


« Les preuves d’amour, ça ne se maîtrise pas », dit Jean-Luc Mélenchon, assis à une terrasse de gazon synthétique que s’affaire à nettoyer un employé de l’hôtel où il est descendu à Montréal. Habitué de l’Amérique du Sud, le candidat qui s’est lancé en solo dans la course à la présidence française en est à sa première visite au Québec. Il situe néanmoins d’emblée le Québec au coeur d’un espace politique dont il souhaite l’avènement.

 

Orateur redoutable, Jean-Luc Mélenchon affirme avoir eu le projet de venir au Québec au cours de sa campagne, mais que « les choses se sont un peu accélérées, voire beaucoup ». Dans les sondages, dit-il, « je suis en train de croiser M. Hollande », en partie à cause de la chute de popularité de celui-ci. À la surprise générale, les deux flotteraient désormais autour des 16 % d’appuis. En 2012, Mélenchon avait obtenu 11 % des voix, et terminé quatrième.

 

L’homme est connu pour sa liberté de parole. « Pour faire entrer des sujets théoriques dans le débat public, j’utilise mon personnage avec tout ce qu’il comporte d’anguleux, de polémique. »

 

Devant l’« échec » de l’Europe, il plaide ainsi pour la souveraineté du peuple. Et n’hésite pas à faire le pont avec la question nationale québécoise. « Le souverainisme québécois peut être tout à fait analysé comme une expression de cette volonté quasi génétique des communautés humaines de maîtriser les groupes humains qui les composent et les territoires dans lesquels ils vivent. »

 

L’homme politique est-il à situer dans le principe « ni ingérence ni indifférence » que soutenait le président Sarkozy à l’égard du Québec ? Il sourit. « Quel peut bien être le sens d’un truc pareil ? C’est pour faire plaisir à Ottawa et à Québec en même temps. Ce n’est pas vrai ! Spontanément, tous les Français sont amoureux du Québec francophone. » Il va tout de suite plus loin. « Par conséquent, vous savez comme moi que les preuves d’amour, ça ne se maîtrise pas. Vous en avez eu un illustrissime exemple avec le général de Gaulle. » Mélenchon évoque le « Vive le Québec libre ». « Il n’était pas parti pour vous dire ça. Et ça a été plus fort que lui. Voilà : il faut mettre les choses à leur place. »

 

La francophonie plutôt que l’Europe

 

L’Europe, dit-il, se dirige tout droit vers un échec. « On a pris la méthode la plus absurde qui soit, dès que le libéralisme s’est imposé. […] On a dit : “Vous êtes tous dedans et vous êtes obligés d’être dans une compétition accrue.” On n’a jamais vu un truc pareil : réunir des gens pour qu’ils s’affrontent plus violemment. Car c’est ce qui se passe, avec interdiction d’harmonisations sociales et d’harmonisations fiscales. »

 

L’échec de l’Europe est tout d’abord moral, avec « l’affaire des réfugiés », « l’explosion de la pauvreté ». L’échec est aussi politique : « aucune volonté commune n’apparaît ». Puis l’échec est économique : « l’Europe est devenue une zone d’appauvrissement ».

 

Dans cette perspective, Mélenchon veut explorer l’idée que la francophonie pourrait devenir un espace politique. « Les relations réelles sont-elles seulement matérielles, marquées par des contrats sociaux tels que la relation de travail ? Ou sont-elles aussi culturelles ? Ma singularité est que je pense que les relations culturelles sont premières, que c’est à travers elles que les relations sociales se construisent. »

 

L’Europe est à devenir un poison violent ordinaire du monde, selon Mélenchon. « Il y a une sorte d’arrogance post-coloniale qui décidément ne lâchera jamais les Européens. Ils se sentent en droit de faire la leçon à tout le monde, sans tenir compte du fait que le monde a changé. » D’ailleurs, dit-il, « vous en avez eu une petite démonstration [en mars] avec Mme [Marine] Le Pen, qui est venue vous expliquer comment il fallait faire. Au-delà même de ce qu’elle raconte, c’est l’attitude qui est incroyable. […] Il faut faire l’inverse. Regarder ce que les gens font. »

 

Il n’aime pas la tendance à l’enfermement identitaire. Heureusement, dit-il, « vous n’êtes pas en train de croupir dans cette idée de déchéance de la nationalité [le gouvernement Trudeau a abrogé la loi conservatrice en février], ni de cette folie de l’identité, de la religion ».

 

Libre-échange et inquiétudes

 Cette visite éclair au Québec est l’occasion de discuter des problèmes qui couvent derrière des accords de libre-échange avec l’Europe. L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne lui apparaît inquiétant. Il s’agit « de l’inconnu absolu ». Heureusement, dit-il, la classe politique commence à en être un peu mieux informée, à s’en inquiéter. 

Son programme politique s’oppose à pareil traité. « Vous savez qu’une des ruses de cette bureaucratie sans visage qu’est la Commission européenne est de changer sans arrêt le nom des objets qui sont mis sur la table. Elle finit de rendre le débat impossible parce que déjà c’est écrit dans une langue qui ne parle pas au commun des mortels. C’est la langue sacrée de la religion libérale, vue par l’Europe. » Il observe que ces tractations ont changé de nom tous les six mois. « Cela a été négocié dans une obscurité opaque. […] Jusqu’en 2014, il n’y avait aucun document qui circulait. C’est une chose inouïe ! »

 

Or les documents du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) et ceux de l’AECG circuleront au moment de la campagne présidentielle, regrette Mélenchon. Cette année 2017 ne lui semble pas du tout un bon moment pour discuter de nouveaux traités complexes qu’il critique par ailleurs sur la base d’un constat d’échec de l’Union européenne.

 

Au Québec, il doit rencontrer à ce sujet le mouvement syndical, des représentants du Parti québécois, du Nouveau Parti démocratique et de Québec solidaire. Pour le reste, il répète être ici pour apprendre et écouter.

 

Les États-Unis? Il admire Bernie Sanders, mais affirme que sa détestation de l’arrogance de ce pays l’a longtemps empêché de voir la révolte qui y couvait. Hillary Clinton lui apparaît comme un des derniers avatars d’un monde voué à la destruction de tout idéal socialiste, comme l’était auparavant un Tony Blair.

 

Avec Guy Taillefer

 

Samedi, Jean-Luc Mélenchon présente à la Grande Bibliothèque une conférence avec Gabriel Nadeau-Dubois.

14/04/2016

JL M 2017 "C A VOUS" ce soir à 19 Heures

Capture JLM C A VOUS.JPG

04/04/2016

RALLUMER L'ETINCELLE DU FRONT DE GAUCHE

Les amis du Front de gauche

" Extrait : En signant cet appel, nous avons d’ores et déjà contribué à une significative évolution de la situation.

Le débat s’est développé positivement parmi les militantes et militants des forces constituant le Front de gauche. Il en est de même du côté des militantes et militants syndicaux, impliqués au cœur des luttes dans les entreprises et les services publics. 

« Ensemble » a exprimé fortement son intention de « ne pas se résigner à la division du Front de gauche ».

Des centaines de militantes et de militants du Parti de Gauche, engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont également choisi de signer l’appel.

Et la direction du Parti communiste français a dû tenir compte de l’ampleur de la volonté collective exprimée. Alors qu’elle avait décrété « l’échec politique » du Front de gauche, elle a depuis déclaré que les communistes « sont attachés au Front de gauche » et vouloir « le redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen ». Cette modification de langage est un premier pas dans la bonne direction même si elle maintient encore, contradictoirement, la stratégie de primaire de toute « la gauche » dans laquelle est s’est engagée. "

 

Tribune de Joël Auxenfans

Joel Auxenfans, artiste plasticien nous communique ce texte.

De qui se moque-t-on ?

J’ai signé l’appel « Rallumer l’étincelle » dès qu’on m’a sollicité.

Quelques temps auparavant, j’avais encore relancé Pierre Laurent en lui indiquant l’urgence, 16 mois avant le premier tour des présidentielles, de lancer une campagne visuelle rassemblant DEJÀ les protestations contre la politique du PS, de la droite et de l’extrême droite (partis politiques en perpétuel copié-collé réciproque comme chacun sait).

L’actualité médiatique m’a livré sa réponse : un livre appelé « Coup de Poing » et un accord donné sans consultation aucune de sa base, pour des primaires avec les appareils et les « personnalités » du PS et consorts…

Je dois dire que cette nouvelle m’atterrait.

Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon proposait officiellement sa candidature. Cette nouvelle instantanément me rendit mon énergie. Elle me fit décider dès le soir même puis le lendemain, de réaliser une peinture affiche de soutien d’artiste, indépendante, autonome mais pas déconnectée (voir ci-joint).

Comment expliquer l’écart d’énergie provoqué par ces deux déclarations (à moi qui suis plutôt de « tradition » communiste) ?


L’explication que je vois est la suivante :


La première déclaration, celle de Pierre Laurent, fait attendre encore et dépendre le développement de la politique des réactions stratégiques et intéressées de l’appareil du PS. Elle font dépendre de celles-ci mêmes les initiatives politiques de la base des militants, puisqu’on ne sait sur quel pied danser tant qu’on n’est pas clair sur des convergences avec des gros poissons du PS, généralement anciens ministres de Hollande, et les formations de gauche toutes plus dispersées et désespérantes les unes que les autres dans leur incapacité à «CÉER L’ÉVÈNEMENT ».

La deuxième, celle de Jean-Luc Mélenchon, crée immédiatement l’événement, justement. Elle capitalise instantanément l’énergie débordante de la campagne des présidentielles de 2012 qui rassemblait dans l’action et l’espoir des militants enfin convergents sur l’essentiel : créer l’alternative réellement de gauche.

La suite, on la connut aux différents scrutins qui suivirent : invariablement, la direction du PCF, emboîtant le pas de Pierre Laurent dans son souhait de préserver les meubles dans la débâcle, s’arrimait solidement au PS qui était le principal moteur de l’effondrement à gauche pour cause de trahisons par centaines.

Un exemple frappant fut, on le sait, Paris aux municipales, où l’on sut par quels méthodes indignes les choix d’accord au premier tour avec le PS furent fait en piétinant littéralement la confiance des partenaires en particulier le Parti de gauche qui dut faire campagne seul contre le PS et le PCF, ce dernier s’arrogeant l’utilisation à contre sens du label Front de Gauche avec le Parti socialiste ! Ou Grenoble, … Grenoble !!…

Il est donc plaisant d’entendre des permanents du PCF regretter la proposition de candidature, « seul », de Jean-Luc Mélenchon, alors que les décisions de participer aux primaires avec le PS & Co ont été prises elles-aussi SEUL, par une toute petite équipe autour du secrétaire général du PCF ! (je n’y étais, en tout cas, ni informé, ni invité, ni consulté ; et vous ?…)

Et qui va nous faire croire qu’organiser des primaires avec « toute la gauche » (entendez le PS des poids lourds de l’establishment libéralsocialMédef) n’allait pas être autre chose qu’une mise devant le fait accompli d’un Mélenchon (choisi pourtant en 2011 par les militants PCF par vote s’il vous plaît) en brillant second, voire brillant quatrième derrière un Montebourg, « tellement plus rassembleur » ou, coups de plastron gôgôche mis à part, n’importe quel autre ancien promoteur de la politique de capitulation économique, sociale, environnementale, internationale devant les désirs de la finance et des intérêts américains, comme on le voit avec le TAFTA… ?

Façon de placer celui qui avait fait obtenir un score historique à la gauche radicale en 2012 en position d’élimination lorsqu’il sera trop tard pour réagir.

Et c’est là une véritable perfidie, que l’intéressé a, à mon impression, bien déjouée.

Maintenant, je pose une question : une fois que JL Mélenchon s’est « proposé » pour 2017 (puisque c’est le cas), qu’est-ce qui justifierait, au vu de son boulot accompli en 2012, qu’il ne soit pas le candidat de 2017 ?

Quelle faute inexcusable, quelle trahison aurait-il aurait-il commise pour n’être pas automatiquement et tacitement reconduit, comme cela arrive souvent dans de nombreux contrats, adhésions, abonnements ? … Quel est le problème ? Je n’ai pas personnellement de problème de personne même si je sais que par définition une personnalité n’est pas parfaite et a ses défauts ; l’avantage étant de la connaître déjà un peu depuis 2012…

Et quelle efficacité politique y-a-t-il – au vu des « circonstances extrêmement graves » dont on nous rebat les oreilles (manière de nous interdire toute réponse divergente, comme pour la « sortie de l’Euro ») et qui le sont en effet – à se remettre pendant des mois à tergiverser dans des approches d’appareils et des simulacres d’unions sous les feux déstabilsants des médias aux ordres, sur des projets qui ne sont pas compatibles on le sait, pour des concessions et des compromissions qui ne peuvent que faire ralentir et affaiblir l’impact dans l’opinion publique d’une possible alternative à gauche ? Aucune.

Alors que JL Mélenchon s’est déjà proposé. Il a déjà révélé, par l’épisode du piège des « primaires à gogos », qu’il n’était pas le plus naïf, ce qui est un atout face aux autres filoux de droite et de gauche qui l’attendent pour la suite.

Il a un programme qui reprend « l’Humain d’abord » en l’améliorant (que demande le peuple ?!). Il est le seul à ouvrir à ce point les possibles sur l’option 6ème république, sur la sortie de l’euro pour une souveraineté populaire, sur l’écosocialisme. Il n’y a qu’à se mettre au boulot !…

C’est pourquoi, à mon point de vue, l’appel que j’ai signé ici pour « Rallumer l’étincelle » fait écho au soutien que je me suis senti porté de donner à la proposition de candidature de JL Mélenchon. Les deux choses vont de pair. Ne pas perdre de temps, ne pas éliminer ceux précisément qui ont déjà bien œuvré et sont en position de prolonger le mouvement déjà accompli précédemment, jouer la carte de la médiatisation déjà acquise au prix d’un travail collectif immense des militants et des organisations. Voilà une économie des moyens et du temps bien pensée… Et qui, pour ma part, m’a instantanément rendu l’énergie et l’espoir, l’envie de faire avec d’autres.

C’est la preuve, comme ces petites barettes test pour vérifier que la femme est enceinte ou que le biotope du sol est équilibré : la vie peut reprendre à la gauche de gauche.

Alors qu’est-ce que vous attendez dans les appareils ? Le candidat, on l’a déjà !!

C’est lutter et prendre de l’avance pour convaincre qu’il faut faire maintenant, face aux moyens énormes des adversaires et l’inertie TV lobotomisée des citoyens en souffrance de toute part, attaqués sur tous les fronts.

Le Front de Gauche, oui, bien sûr,… le rallumer ! Dans la clarté d’autonomie vis– à- vis du PS d’abord (que ceux qui veulent le quitter le fassent, comme Pourria Amirshahi, et nous rejoigne, comme simples fantassins, car il faut faire place au nouveau personnel politique issu de la société civile !).

Dans la fidélité à un premier résultat conquis de chaude lutte en 2012 et en en tirant une expérience, ensuite. Enfin, en considérant comme primordial que JL Mélenchon se présente pour être le dernier président de la 5ème république ; projet que je n’ai pas entendu énoncé jusqu’à présent dans les appareils ici et là.

Du Sinn Fein, à Podemos et Syriza, les seuls rassemblements alternatifs qui gagnent dernièrement en Europe le font en autonomie par rapport au PS porteur de l’austérité patronale. Il serait peut-être temps que la France inaugure sa manière à elle d’être autonome par rapport aux politiques européennes des traités et de l’austérité portées par le PS, sans se contenter de déplorations à la marge, mais en obligeant les éperdus des précédentes primaires PS (rappelez-vous comment Montebourg a choisi Hollande au deuxième tour !! … Et comment Ségolène et Martine venaient féliciter Papandréou à Athènes !!) à un positionnement sur NOS critères.

Le reste, ma foi, est lamentablement désespérant de lenteur et de conservatisme frileux, indigne d’une gauche d’alternative. Alors oui ! Rallumons l’étincelle !!
Joël Auxenfans
http://desformespolitiques.eklablog.fr/

 

***

*

Ah ! ça fait du bien te lire... Je me sens moins seule à penser ainsi

d'autant que je retrouve en commentaires de cette note

de nombreux communistes en osmose totale.

"Que le bouches s'ouvrent !" avait dit en son temps Maurice Thorez

Elles s'ouvrent mais il faut que les oreilles se débouchent à la direction !

...

Pas une virgule à changer, une lettre à rajouter...

Je suis Joëlauxenfans.

 
Dans mes mails :
Appel mailing list
Appel@lefrontdegauche.fr
http://lefrontdegauche.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/appel

18/03/2016

CONSIDERATIONS PRIMAIRES ... un texte de Jean ORITZ

Quelques considérations « primaires » Un texte de Jean Ortiz

, par  Jean Ortiz , popularité : 1%
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Ah, les primaires de la gauche le poing levé !

 

"dis Miche" pourquoi tu tousses ? à regarder cette  photo

****

« Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue. »

Opter pour des "primaires à gauche" revient à s’engager une nouvelle fois dans une stratégie au final "socialo dépendante". Elle risque d’assimiler les communistes à cette "gauche" qui n’en est plus une depuis longtemps déjà.

Si nous sommes peu lisibles, peu visibles, malgré la nécessité aujourd’hui comme hier d’un puissant parti communiste, de classe, c’est que nous avons en quelque sorte renoncé à être pleinement nous-mêmes, antisystème et propositionnels, à refuser radicalement le capitalisme, à rompre avec lui. Rompre, rupture, radicalité...

Être partisan de la révolution, même si le mot a été tant et tant dégradé, n’est-ce pas revendiquer et commencer à construire, par nos résistances, nos pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, non cannibale, libérée du marché. Un socialisme d’aujourd’hui, citoyen, autogestionnaire, démocratique, écosocialiste, qui socialise les grands secteurs économiques et les leviers financiers, qui remette en cause le carcan européen, le productivisme sans limites, la monopolisation des richesses...

Mais pour cela il convient d’abord de ne pas renoncer aux mots, "socialisme", "révolution", et au sens de la marche. Je ne sais plus qui a dit : Ne pas nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

Nous vivons des temps inhumains de "contreréforme", des temps terribles pour les millions de "perdants", des temps dangereux de basculement conservateur, où la tentation est grande de diluer le discours révolutionnaire dans l’air fétide et régressif du moment, de s’adapter plus que de "révolutionner", pour tenter de gagner quelques voix... La politique cède le pas à une sorte de campagne électorale permanente dominée par le marketing politique, vide, avilisseur, par la com manipulatrice, les coups politiques tordus ou pas, le tango des égos...

Et le peuple dans toute cette ratatouille ? On se trompe si l’on croit que les sondages doivent être pris au pied de la lettre. La colère gronde dans ce pays et peut éclater sans nous, voire contre nous, assimilés au "tous pareils", à la "caste" comme disent les Espagnols.

Les "primaires", ces combats de coqs frelatés, ces rideaux de pseudo-démocratie et d’enfumage sur l’essentiel, cette singerie des "States", accentuent la personnalisation outrancière, la dépolitisation, les postures, les revirements, les petits et gros calculs, au détriment des contenus, des batailles d’idées, des compétences des militants, finalement contournés. Comme le référendum d’entreprise contourne les syndicats...

En tant que communiste, « refonder la gauche » n’est pas vraiment mon affaire. Refonder, consolider, renforcer, le PCF et le Front de gauche : OUI, OUI.
Réanime le parti socialiste qui voudra, qui pourra !! Il a infligé tant de souffrances et d’humiliations à notre peuple pour en payer le prix. Va-t-on une nouvelle fois contribuer à recrédibiliser un parti socialiste (sauce Valls ou sauce Cambadélis) plus libéral que les ultralibéraux ? A lui donner une nouvelle caution "de gauche" et à nous retrouver Gros-Jean comme devant, avec le titre de « meilleurs artisans de l’unité de la gauche »... et le "vote utile" pour le "nouveau PS" ? Se souvient-on du CERES, de la fable toujours bien vivante des "bons" et des "mauvais" socialistes, des "flingueurs" d’hier et d’aujourd’hui ? Où sont-ils passés, ceux d’hier ? Que sont-ils devenus ? La fable permet de ratisser large.

Comment peut-on décréter l’échec du Front de gauche (notre enfant) s’il n’a été qu’un cartel politique de circonstance et de sommet ? Si on ne lui a pas permis vraiment de prendre racine, d’ouvrir largement ses portes, de se structurer en bas ? Nous, communistes, avons eu en quelque sorte peur de notre ombre. Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue.

Voir en ligne : Sur le blog de Jean Ortiz sur l’Humanité

16/03/2016

Le Projet avec JLM2017.fr .....Défilé de la France insoumise

 

 

« La France insoumise,
le peuple souverain. »
 
 

Le projet

Voici les sept points du projet de programme que je dépose pour permettre qu’un travail collectif ait lieu. Deux personnalités universitaires, deux personnes engagées dans le combat progressiste à travers leur contribution intellectuelle ou leur action personnelle ont accepté de coordonner ce travail d’élaboration collective.

Il s’agit de l’économiste Jacques Généreux et de la juriste Charlotte Girard. Dans quelques jours, les contours de l’organisation concrète du travail collectif seront présentés sur ce site. Chaque point du programme fera l’objet d’une modération et ceux qui s'en chargeront seront présentés. D’ici un mois et demi, une première trame rédigée sera proposée avant une nouvelle vague de consultation. Le programme devrait pouvoir ainsi être finalisé avant l’automne.

Nous n'avons pas de baguette magique. Il ne s'agit pas d'atteindre un monde parfait en cinq ans. Réveillons juste nos sentiments humains ! Il ne suffit plus de s’indigner : on doit agir, punir les coupables du pillage, construire une société humaine. Si nous sortons notre pays de l’impasse, chacun d’entre nous en sortira aussi. Je suis un homme de gauche, mais je m’adresse à qui veut m’entendre. Je vais résumer les grands traits du projet à construire.

Je le tire pour l’essentiel du programme L’Humain d’abord qui a recueilli, en 2012, 11% de suffrages. Évidemment ce programme doit être sérieusement remanié. Je propose que l’actualisation se fasse en public, en plusieurs étapes, sur ce site, avec vous. De très nombreux colloques et travaux liés au mouvement social ont mis à notre disposition d'amples contributions.

Afficher la suite

Pour moi c’est l’ère du peuple qui doit commencer ! La révolution citoyenne à laquelle je crois est le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service. Je voudrais être le dernier président de la 5e République et rentrer chez moi sitôt qu’une Assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la Constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La 6e République commencera et ce sera une refondation de la France elle-même.

Je crois que le gavage des riches, l’appauvrissement des classes moyennes et les misères du peuple n’ont rien de fatal. Notre pays n’a jamais été aussi riche. Il est donc temps de se donner les moyens de partager tout autrement les richesses que le travail de chacun produit. Protégeons de la finance les salariés et la production en France. Révolutionnons les impôts pour que tout le monde paye et selon ses moyens réels.   

Il le faut aussi pour disposer des moyens pour investir et changer notre manière de produire et de consommer. La transition énergétique est vitale ! Mais l’exigence écologique ne peut être réduite à des proclamations et des mesures qui épargnent le système. Il s’agit de répondre ici et maintenant à l’intérêt général humain face au dérèglement climatique. Ce grand changement doit modifier tous les compartiments de la vie de notre société par une planification écologique. Nous savons bien que tout cela nécessite des investissements massifs, une abondante main d’œuvre qualifiée bien payée.

La finance n’en veut pas : elle préfère les grands rendements de la spéculation.

C’est pourquoi nous devons sortir des traités européens qui nous font obligation de mener des politiques d’austérité, sans action de l’État ni investissements publics. Tout cela au prétexte d’une dette dont tout le monde sait qu’elle ne peut être payée dans aucun pays. Notre indépendance d’action, la souveraineté de nos décisions ne doivent donc plus être abandonnées aux obsessions idéologiques de la Commission européenne ni à la superbe du gouvernement de grande coalition de la droite et du PS en Allemagne.

De même que nous ne devons plus être à la remorque des folies impériales des États-Unis et de leur outil de tutelle militaire : l’OTAN. Nous sommes une nation universaliste. Notre vocation est à l’ONU et dans la coopération privilégiée avec les pays émergents. Notre ancrage est en Méditerranée et avec les peuples francophones du continent africain, là où va se façonner l’avenir. Au lieu de quoi nous sommes en guerre avec des buts imprécis et des alliances malsaines ! Mais qui s’occupe de préparer la paix plutôt que la guerre généralisée ?>

N’est-il pas plutôt temps de vouloir atteindre de nouveaux progrès humains dans notre société pour proposer aussi d’autres modèles de vie ? Ne vaudrait-il pas mieux enfin s’alarmer pour notre système de santé quand l’espérance de vie recule ? Ne devrait-on pas se soucier de notre aptitude aux pratiques et aux créations culturelles émancipatrices plutôt que de laisser l’uniformisation, l’agression publicitaire et le consumérisme tout appauvrir ? Ne faut-il pas donner la priorité à l’éducation de notre nombreuse jeunesse et à cultiver de l’appétit pour les sciences quand on entre dans un monde de si haut niveau technique ? Et sait-on épanouir notre corps dans la pratique du sport quand celui-ci est à son tour annexé par l’obsession de l’argent ?

Je crois qu’un projet de vie humaine est mieux réussi par les bonheurs simples qui viennent de ce genre de préoccupations plutôt que par la grotesque course à l’accumulation.

Je connais aussi la force d’entrainement des grands enthousiasmes collectifs. La France est le deuxième territoire maritime du monde, et la deuxième nation pour la cotisation individuelle à la conquête de l’espace ! Voilà qui fait de nous un peuple qui a une responsabilité particulière, enthousiasmante, aux frontières de l’humanité ! Ici se trouvent deux immenses gisements d’emplois, d’inventions et de progrès écologiques pour la France et la civilisation humaine.

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Qui a dit qu'on ne votait pas pour un homme mais pour un programme ?

TOUT EST LA  à portée de main, à portée de l'urne
 
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Les ouvrages de référence

 

18 thèses pour l'écosocialisme

 

 

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Le dimanche 5 juin est organisé à Paris

un défilé de la France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon prendra la parole. Inscrivez-vous à cet événement afin de recevoir toutes les informations relatives à ce rendez-vous ! Vous pouvez aussi rejoindre l'événement sur Facebook.

Vous pouvez également organiser ou rejoindre un covoiturage ! Plus d’informations en cliquant ici.

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Je vous propose ma candidature pour l’élection présidentielle de 2017. Cette élection peut être une chance pour notre peuple. C’est l’occasion de tourner pacifiquement et démocratiquement la page de l’ordre injuste et cruel dans lequel s’enfonce notre pays et notre continent.

2017 sera une année décisive : un nouveau traité européen sera proposé et le projet de marché commun avec les États-Unis sera achevé. Il faut les refuser. C’est le moment d’agir. Soyons la France insoumise.

Le changement climatique a commencé. Il ne faut plus céder aux lobbys productivistes pour changer notre façon de produire et de consommer. Soyons le peuple souverain.

Ma proposition de candidature est donc un appel à l’engagement. Il s’adresse à qui a compris ce point essentiel : tant que dureront la monarchie présidentielle et les traités européens actuels, notre peuple sera privé de tout pouvoir pour régler ses problèmes. Là est la racine de toutes nos misères, celle qu’il faut trancher d’urgence.

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