logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

21/06/2015

François DELAPIERRE est décédé

 

Communiqué du 20 juin 2015

Décès de François Delapierre

Ce billet a été lu 9 749 fois.
Exporter ce billet au format pdf Envoyer ce billet à un ami Imprimer ce billet

delap

François Delapierre, notre camarade, est décédé. Une tumeur fulgurante l’a enlevé à l’amour des siens et au combat politique pour l’émancipation humaine qui a occupé sa vie jusqu’a son dernier souffle. Beaucoup perdent aujourd’hui à la fois un être très cher et un meneur sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles.

 

Francois Delapierre marche parmi les résistants de si longue date ! Il s’est engagé dans la lutte d’abord dans le mouvement social puis dans le combat politique qu’il a commencé à l’âge de quinze ans. Théoricien autant qu’organisateur, François Delapierre a écrit des livres et conduit de très nombreuses campagnes politiques. Premier délégué général du PG lors de sa création, puis aux premiers rangs des fondateurs du Front de Gauche, il a dirigé notre campagne présidentielle de 2012. Le corps brisé mais l’intelligence intacte, il a maintenu jusqu’à la fin sa participation au combat en dictant l’éditorial du bulletin hebdomadaire « A gauche » qu’il animait.

 

Si nous disons notre douleur et si nous organisons ses funérailles c’est pour qu’elles soient, en accord avec sa vie et nos partages, un appel à prolonger l’inépuisable combat que la mort, d’où qu’elle vienne, ne vaincra jamais.

 

Jean-Luc Mélenchon au nom du Secrétariat National du PG

 

 

Notre camarade François Delapierre est décédé

Posté par le 20/06/2015 dans A la Une, Actus | 52 commentaires

Notre camarade François Delapierre est décédé, ce matin du 20 juin 2015, après avoir combattu une tumeur au cerveau fulgurante et agressive.

Le Parti de Gauche perd une partie de lui-même. François Delapierre fut le premier à prendre la parole le 29 novembre 2008 lors du meeting fondateur du Parti de Gauche. Doté d’une capacité d’anticipation hors du commun, fin observateur des dynamiques politiques à l’œuvre dans le monde entier, François avait imaginé puis organisé le lancement du Parti de Gauche. Jeune dirigeant de parti, il avait toujours eu le goût de valoriser le talent des autres et en particulier celui des jeunes. Il a formé une grande part des responsables politiques du PG, en les accompagnant de sa puissance intellectuelle et bienveillance.

Militant depuis ses années de lycée, il fut durant vingt-cinq ans de tous les combats de la gauche sociale et antiraciste. En 2012, il dirigea la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en y injectant toute sa créativité et son audace. Son rapport maîtrisé au temps et l’ambition sans limites qu’il avait pour notre mouvement lui permettait de déployer une efficacité et une capacité de décision inégalées, que chacun a pu constater pendant cette mémorable et magnifique campagne.

Infatigable et toujours concentré sur ses tâches, François dirigeait l’hebdomadaire A Gauche, qui en 2014 est devenu A Gauche pour la 6ème République. Alors que la maladie le dépossédait de son corps, François a continué d’écrire l’éditorial jusqu’au bout, au plus grand bénéfice de ses milliers de lecteurs impatients. La ligne éditoriale avait progressé au fil des années, avec lui, qui était toujours en évolution. Issu du mouvement ouvrier traditionnel, il était devenu écologiste, et avait affirmé la nouvelle doctrine de l’écosocialisme. Lors de sa dernière participation à un Bureau National du PG, François avait proposé le lancement d’un mouvement pour la 6ème République.

Le Parti de Gauche est triste. Triste mais si fier d’avoir été dirigé par un homme si superbe. François vivra dans chacune de nos actions, dans chacune de nos indignations, dans chacun des coups que nous porterons à ceux qui gouvernent ce monde injuste qui empêche le grand nombre d’être heureux. A 44 ans, François part trop tôt, trop jeune, coupé dans son élan créateur. Il ne verra pas l’issue des réalisations qu’il a déclenchées. Mais n’est-ce pas le sort des bâtisseurs de cathédrales ? Les pégistes font le serment de continuer son œuvre.

Je veux manifester ma plus profonde affection à Charlotte Girard, sa compagne, dont le courage et l’élégance morale ont ébloui, pendant ces mois de maladie, tous ceux qui aimaient François. Avec les amis et frères et soeurs de combat de François, nous restons auprès d’elle et auprès de leurs deux petites filles, Valentine et Félicie.

 
R.F.I.

La gauche française rend hommage à François Delapierre ...

media François Delapierre était directeur de campagne du Front de gauche en 2012. RFI

En France, il était l'un des plus proches conseillers de Jean-Luc Mélenchon. François Delapierre s'est éteint ce samedi à l'âge de 44 ans d'une tumeur au cerveau. Secrétaire national du parti de gauche, il avait notamment dirigé la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2012.

« Beaucoup perdent aujourd'hui à la fois un être très cher et un meneur, sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles ». C'est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage ce samedi à François Delapierre, l'un de ses plus proches conseillers. Il avait notamment dirigé sa campagne présidentielle en 2012.

Les deux hommes s'étaient rencontrés une vingtaine d'années plus tôt, au Parti socialiste. Lorsqu'en 2000, Jean-Luc Mélenchon était notamment ministre de l'Enseignement professionnel. François Delapierre intègre son cabinet. À partir de là, cet attaché territorial, diplômé de Sciences po, va jouer un rôle essentiel à ses côtés, au point de devenir incontournable à partir de 2004, lors de la campagne pour le non au traité européen.

Idéologue, théoricien, stratège, François Delapierre était depuis 2008 la cheville ouvrière du Parti de gauche dont il occupait le poste de secrétaire national. De Benoît Hamon à Cécile Duflot, en passant par Harlem désir, c'est toute la gauche qui lui rend hommage ce samedi. « Son engagement manquera à nos débats », a réagi sur Twitter la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud Belkacem.

15/06/2015

EQUATEUR : MENACE DE COUP D'ETAT ?

Accueil
 

Menace de coup d'Etat en Equateur ?

EUGÉNIE BARBEZAT AVEC AFP
DIMANCHE, 14 JUIN, 2015

raf4.jpg

afp
Le président socialiste d'Equateur, Rafael Correa, a affirmé samedi qu'"une conspiration (était) en marche" pour le "renverser".
"Cela a été une semaine très dure pour le pays (...). Une conspiration est en marche", a déclaré Rafael Corréa lors de son émission hebdomadaire radiotélévisée, cette fois depuis Milan (Italie) dans le cadre de sa tournée européenne.
 
"Ce sont des gens très violents, ils ont la complicité éhontée des médias", a-t-il poursuivi. "Il ne s'agit pas d'empêcher la loi sur les héritages, il s'agit de renverser le gouvernement", a-t-il poursuivi.
 
Au cours des cinq derniers jours et aux cris de "Dehors Correa, dehors!", des politiciens, hommes d'affaires et membres des classes moyennes et élevées ont manifesté à Quito, mais aussi à Guayaquil et Cuenca, contre le projet de loi controversé de "redistribution de la richesse".
 
Le 5 juin, le président Correa, une des figures de la gauche radicale en Amérique latine, a en effet présenté au Parlement une réforme de la fiscalité prévoyant de taxer les héritages supérieurs à 35.400 dollars, l'équivalent de cent salaires de base, abaissant de près de moitié le seuil du montant imposable jusqu'à présent.
 
Le projet doit être approuvé en juillet par le Parlement, où le parti présidentiel Alianza Pais (AP) détient la majorité.
 
Pour défendre le gouvernement, des milliers de sympathisants sont également descendus dans la rue, mais aucun incident ni blessé n'a été signalé entre les deux camps.
 
Si la mesure a soulevé un tollé dans les milieux d'affaires, avec lesquels M. Correa entretient des relations conflictuelles depuis son élection en 2007, son effet devrait toutefois être limité : seuls trois Equatoriens sur 100.000 perçoivent un héritage d'une valeur supérieure à 50.000 dollars, selon des chiffres officiels.
 
Selon le ministre de la Politique économique, Patricio Rivera, "la loi sur les héritages vise le secteur le plus élevé de la société, les 0,1% plus riches (....), 98% des Equatoriens ne paieront pas un centime".
 
Face à ces protestations, Rafael Correa a appelé ses partisans à "faire très attention", jugeant que "la situation du pays est assez grave".
De nouvelles manifestations sont prévues par l'opposition de droite, ce dimanche.
 
 

Je dénonce la tentative de coup d'État en Équateur.

Depuis trois jours, les riches manifestent violemment contre une loi sur l'héritage. En Equateur en 2012, les 20% les plus riches accaparent pourtant encore 52,5% des revenus (5 points de moins qu'avant la révolution citoyenne en 2006). Le président Rafael Correa a proposé une loi de redistribution de la richesse, visant les plus-values immobilières et l'évasion fiscale. Les recettes ainsi dégagées seront reversées aux programmes sociaux. Les riches refusent ce partage favorable au grand nombre. Cette oligarchie qui reçoit des héritages supérieurs à 50 000 dollars ne représente pourtant que trois pour cent mille équatoriens mais ils prétendent représenter le peuple !

Ces putschistes minoritaires veulent s'emparer du président Correa qu'ils qualifient de tyran alors qu'il a été réélu avec 57% des voix en 2013.

Une partie de l'armée et de la police impliquées dans le précédent coup d'État reste menaçante pour la démocratie. Comme d'habitude, les États-Unis sont à la manœuvre. Une fois de plus, l'oligarchie des grandes fortunes et les États-Unis font violemment cause commune contre le peuple et la justice sociale.

J’assure le président Correa de tout le soutien des progressistes français. J'appelle solennellement les autorités françaises à faire de même et a ne pas renouveler les lâchetés du passé qui consistent à attendre la fin des tentatives de coups d’État pour prendre acte du résultat. Il faut isoler les putschistes sur la scène internationale. J'appelle toutes les forces de gauche, les syndicats, les associations à manifester leur solidarité avec la révolution citoyenne équatorienne et son président.

 J.Luc MELENCHON

04/06/2015

MESURES DRASTIQUES A L'HOPITAL PUBLIC

Cidefil 03 juin 2015

 
 

 

 

 

Mesures drastiques imposées aux hôpitaux publics – Alain Bocquet et plusieurs parlementaires interpellent Marisol TOURAINE

mercredi 3 juin 2015



 

Alain BOCQUET – Député du Nord- Eric BOCQUET – Sénateur du Nord - Jean-Jacques CANDELIER – Député du Nord - Michelle DEMESSINE – Sénatrice du Nord - Marc DOLEZ – Député du Nord - Dominique WATRIN – Sénateur du Pas-de-Calais

Madame la ministre,

C’est avec beaucoup d’inquiétude mais aussi beaucoup d’incompréhension que nous avons pris connaissance par voie de presse, des mesures drastiques imposées aux hôpitaux publics et qui vont frapper plus fortement que d’autres la région Nord-Pas-de-Calais.

Ainsi ce sont 33 M€ d’économies qui vont être réalisées au détriment de la santé publique de la population par le « virage ambulatoire » amenant une réduction du nombre de lits pour des séjours encore plus courts.

Autre source d’économies : la masse salariale où là encore, le Nord-Pas-de-Calais se situe parmi les régions auxquelles le gouvernement demande le plus d’efforts, avec les conséquences en termes d’emplois, de missions à assumer avec moins de personnel du fait du non remplacement des départs à la retraite.

Autant d’orientations qui se traduiront par une dégradation supplémentaire intolérable des conditions de travail des personnels soignants, techniques, administratifs et des conditions d’accueil et de traitement des usagers.

Faut-il vous rappeler Madame la Ministre, les indicateurs de santé du Nord-Pas-de-Calais ? Faut-il vous rappeler que l’espérance de vie y est de quatre années inférieure à celle de la moyenne nationale ? Que la région a le triste record du plus grand nombre de décès par maladie veineuse, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, diabète…. Que le pourcentage d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) est le plus élevé avec 59.5 décès pour 100 000 habitants contre 45.8 nationalement.

La péréquation des moyens affectés à la santé publique s’impose plus que jamais puisque la situation loin de s’améliorer se dégrade.

Lors de votre venue à Lille en janvier 2014, les Elus Communistes et Républicains vous avaient alertée sur la nécessité d’une véritable stratégie territoriale de santé pour la région, adaptée aux enjeux spécifiques.

La Fédération hospitalière de France, qui revendique d’ailleurs un plan d’urgence pour le Nord-Pas-de-Calais l’a rappelé : « la moitié des établissements publics sont dans une situation difficile » et les dix neuf hôpitaux de la région ont de plus en plus de mal à boucler leur budget ; le système de la tarification à l’activité doit être revu, système d’économie à outrance et véritable plaie pour les hôpitaux publics tenus d’accueillir l’ensemble de la population.

Tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, nous l’avons rappelé lors des débats sur le projet de loi « Santé » dont le premier écueil concernait les moyens financiers.

Nous ne pouvons accepter que « moderniser » le système de santé se traduise par la réduction drastique des moyens et que l’austérité préside systématiquement aux politiques mises en œuvre.

Accepter ce fait c’est confirmer que les choix ne seront pas en phase avec les réalités et les besoins recensés mais contribueront au contraire à creuser davantage écarts, retards et inégalités.

Il existe pourtant des alternatives à cette insoutenable austérité en créant de nouvelles recettes. Propositions que nous ne cessons de réitérer lors de l’examen des différents textes présentés au Parlement notamment le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Il s’agit entre autres d’appliquer aux revenus financiers, c’est-à-dire aux dividendes et intérêts, les taux de cotisations sociales patronales actuellement appliqués aux salaires, mesure devant être complétée par un dispositif incitatif de modulation des cotisations sociales des employeurs en fonction de leur politique salariale d’investissement et de création d’emplois.

Ceci est une piste pertinente puisque les dividendes en France et en Europe ne cessent de progresser, la France étant le pays européen où l’on a versé le plus de dividendes au cours du deuxième trimestre 2014.

Pourquoi refuser nos propositions qui permettaient de dégager 110 milliards de recettes nouvelles, en réduisant également les exonérations de cotisations sociales patronales qui coûtent plusieurs milliards d’euros par an et n’ont pas fait preuve de leur efficacité.

Tous vos choix favorisent le patronat au détriment du peuple, toutes catégories confondues !

Alors, osez une grande réforme fiscale !

L’ensemble de la population du Nord-Pas-de-Calais attend des mesures fortes. C’est pourquoi, nous demandons d’organiser une réunion de travail dans notre région avec l’ensemble des professionnels, des élus locaux et des partenaires afin qu’il soit possible de mettre en œuvre une stratégie se donnant l’objectif et les moyens de répondre aux attentes prioritaires de nos concitoyens.

Nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’assurance de notre haute considération.

 

 

SANTÉ


 

Ajouter un commentaire

Réunion secrète /// L'ALLEMAGNE convoque sur la GRECE

 

Abonnez vous à partir de 0,99 €

Patrick le Hyaric : "Sortez du secret ! Mettez cartes sur table sur la situation de la Grèce"

Patrick Le Hyaric
Mardi, 2 Juin, 2015
Humanite.fr

europe-grece_

Photo AFP
Par Patrick Le Hyaric, Député, Vice-président de la GUE/NGL au Parlement européen.
Ainsi, la chancelière allemande a convoqué nuitamment hier, dans son bureau, le Président de la République française, en compagnie de dirigeants du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de la Commission de Bruxelles pour décider des nouvelles contraintes à imposer à la Grèce.
 
Au nom de quel principe de démocratie ou de solidarité européenne, organise-t-on désormais, secrètement, des réunions en dehors des dirigeants de la Grèce et même du Conseil et du Parlement européen ? De quel mandat dispose le Président français pour s’y rendre ?  
 
La preuve vient d’être une nouvelle fois donnée que ce sont les dirigeants allemands qui mènent la danse.
Le Président français n’a pas à se prêter à ce jeu dangereux. Il doit au contraire se placer du côté du gouvernement grec et l’aider à respecter ses engagements vis-à-vis de son peuple.
 
Il doit peser en faveur d’une réelle restructuration de ce qui est baptisé « la dette grecque » et ne doit pas se rendre complice des exigences des banques, des dirigeants allemands et de Mme Lagarde qui pousse à une plus grande dérégulation du travail et à une baisse des pensions de retraite.
 
C’est l’exigence exprimée dimanche dernier à Paris, lors d’un grand forum européen, qui a été marqué par le soutien au peuple grec et la demande du respect de sa volonté de changement. 
 
Que l’on place le débat au grand jour et que l’on permette aux peuples de donner leur avis. Nul doute qu’ils refuseront le sort réservé aux travailleurs, aux jeunes de Grèce pour ne pas avoir à le supporter demain.
En ce sens, soutenons les travaux de la Commission d’audit public de la dette grecque. Au nom d’une Europe solidaire, sortez du secret, mettez toutes les cartes sur la table sur la situation de la Grèce.
 
Alexis Tsipras a présenté un programme, rien ne s’oppose à ce que l’on aide financièrement la Grèce.

10/04/2015

Une grande respiration

Capture jlm.JPG

 

Pour les médias, la seule info du jour, de la semaine, du mois, c’est évidemment la famille Le Pen. Il faudrait presque que s’excusent d’exister les milliers de gens qui ont sacrifié une journée de salaire et dépensé tant de temps et d’énergie pour réussir cette grande marche à Paris et en Province. Le pays médiatique et le pays social fonctionnent davantage que jamais comme deux réalités strictement séparées. Je fais un petit post pour clore cette journée.

Ce grand soleil et cette manifestation interminable ont fonctionné comme une grande respiration. Souvent joyeuse, toujours rageuse, la marche déroulait ses cortèges d’abord denses puis en accordéon quand passaient les cortèges qui avaient attendus trois ou quatre heures le moment de démarrer. Je suis resté moi aussi  trois ou quatre heures sur mon bout de trottoir à saluer les syndicalistes, à bavarder ici ou là pour me faire raconter les situations locales ou donner mon avis sur des sujets à propos desquels on m’interpellait. Je ne cache pas que l’accueil très amical m’a beaucoup touché et parfois même bien ému. Je ne compte pas revenir sur tous ces échanges à cet instant quoique comme par le passé tout ce qui s’est dit me fait réfléchir et chercher à savoir plus avant.

 

Mais après avoir discuté avec des femmes et des hommes de divers secteurs de la santé, j’ai pu prendre la mesure de la détresse des gens au travail dans ce domaine jusqu’à l’épuisement de leurs forces, de leur alerte sur les risques dorénavant encourus du fait du délabrement, des sous-effectifs et de la vision grossière de l’hôpital sous l’angle de sa seule rentabilité.

Une autre question m’a marqué. Il s’agit de la souffrance psychologique au travail. Et ceci dans une direction bien précise. Il s’agit de tous les postes de travail en sous-effectif ou surcharge où les gens savent qu’ils ne pourront pas bien faire ce qu’ils ont à faire. Car tout le monde prend à cœur ce qu’il fait, même si la tâche est rude ou même rebutante. Et savoir qu’on fera mal avant même d’avoir commencé est démotivant en même temps que très intimement déstabilisant. Bref, ces problèmes tous mis bout à bout sont le non-dit, non montré de notre époque. Depuis janvier l’actualité ce sont les catastrophes et les histoires de religion qui tiennent le dessus du panier médiatique. C’est comme si aucun fait social et rien de la vie réelle n’existait plus. Pendant quelques heures, le pays concret était là dans la rue pour parler de la vie réelle. Avec le soleil, c’était comme une sorte de résurrection. On apprend que les syndicats qui ont appelé à cette journée de grève interprofessionnelle se revoient pour décider de la suite de l’action contre la loi Macron. Le principe d’unité semble l’emporter. Tant mieux. La brèche ouverte peut s’élargir.

Hollande reçoit Gattaz le jour de la manifestation !

Pendant que les salariés marchaient dans les rues, le président qu’ils ont élu recevait les dirigeants des syndicats patronaux pour leur confirmer leur prochain nouveau gavage. Un bon résumé de l’imposture qu’est devenu ce quinquennat. La veille, Valls s’est moqué du monde en discourant : « les Français veulent de l’efficacité, nous avons entendu leur message : le mouvement de réforme doit s’amplifier ». Voilà qui est dit : l’abstention, le vote d’extrême droite la déculottée du PS avait un sens : exiger davantage de cadeaux au MEDEF. Limpide. Au passage, l’homme pressé ne dira pas quel aveu d’échec est son nouveau plan pour l’investissement !

Encore deux milliards et demi « d’allégements » d’impôts pour les entreprises qui investiront d’ici douze mois. Ah bon ? Mais on croyait que le CICE, cette pompe à fric, et les 40 milliards déjà offerts étaient destinés à favoriser l’investissement ! Nouvelle preuve que ce plan ne valait rien. Quant à ces nouveaux cadeaux fiscaux, qui va les payer ? Comme le budget doit rester dans le cadre des ordres de Bruxelles, on devine la réponse : encore des coupes dans les budgets publics ! Mais avant même que ce nouveau père Noël soit passé aux frais de tous, déjà on apprenait que les investissements des collectivités locales baisseront l’an prochain de 10%. L’asphyxie de l’économie va donc continuer. Au moins, le patronat officiel est-il content ? Non. Le jour même, Pierre Gattaz, le président du Medef, dans un entretien au Figaro menace et tempête ! Ces gens-là sont insatiables. Par nature.

Les ambiguïtés des Le Pen

On nous a pourri la journée et la veille avec les aventures de la famille Le Pen. Je donne mon avis. C’est une excellente nouvelle que cette bagarre-là. D’abord parce qu’elle peut un peu désorganiser le FN. Ensuite parce qu’elle nous donne raison sur tout ce que nous avons dit de Jean Marie Le Pen vu que ce sont ses propres affidés et familiers qui l’avouent à présent. D’autre part, cela va continuer à marginaliser les ultra-violents de l’extrême droite qui vont être mis en quarantaine en même temps que celui qui les avait tirés du néant. Enfin, parce que nous connaissons le fond de la motivation.

Le FN rêve des bonnes places et de la normalité politique. Au bout du compte, la formation d’extrême droite de Marine Le Pen suit la pente qu’avait suivie avant elle son homologue italien le MSI de Fini. Le rapprochement avec la droite traditionnelle, condition pour gagner au deuxième tour le nombre suffisant de sièges qui donne des présidences de régions, par exemple, est à ce prix. Une opportunité se présente qu’après la dédiabolisation s’annonce la dilution dans le sirop de la droite telle que celle-ci est devenue depuis qu’elle a déjà adopté l’essentiel des thèses de la famille Le Pen sur tant de sujets.

Restera le contenu économique du programme lepéniste. Son incohérence actuelle ne pourra pas durer. La chauve-souris de la politique  ne pourra continuer à faire croire qu’elle est un oiseau de gauche en même temps qu’un rat de droite, c’est-à-dire à la fois pour la retraite à soixante ans et pour les fonds de pension ; contre l’augmentation du SMIC et pour le pouvoir d’achat des ouvriers ; pour la sortie de l’euro et pour le remboursement de la dette. Et ainsi de suite. Tout le monde connaît la formule du cardinal de Retz selon laquelle on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens. Tel est le moment dans cette famille. Danger qui ne nous menace pas.

 


Mélenchon : « Mme Merkel est en train de... par lepartidegauche

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique