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19/09/2015

AQUITAINE : Lettre ouverte à EELV

Face à l’austérité, les organisations du Front de gauche en Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes proposent à EELV de construire ensemble une alternative sociale, démocratique et écologique.

 

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Avec Cecile Duflot, à Pau le 12 mars 2015, pour soutenir les candidats FDG/EELV aux élections départementales .

Les élections régionales de décembre 2015 vont se tenir dans un contexte économique et social extrêmement dégradé et préoccupant. Le discrédit de la politique Hollande-Valls, déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions, fait le lit de la droite et de l’extrême droite. Comme partout en Europe, la doctrine libérale est à l’œuvre au service des intérêts de la finance. La crise climatique et écologique s’amplifie sans que les gouvernements prennent la mesure de l’urgence qu’il y a à agir. Cela rend plus que jamais nécessaire de construire un projet politique en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre dans le pays.

Nous pensons que ces élections régionales doivent donc être une nouvelle étape du rassemblement d’une gauche qui combat l’austérité et veut construire une véritable alternative politique pour engager la transition écologique et répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens.

L’enjeu est d’autant plus important que ces élections se dérouleront dans le cadre d’une « réforme » territoriale imposée sans concertation qui va accentuer les logiques de métropolisation et de concurrence entre les territoires, entre les salariés, au service de la guerre économique, au détriment des plus défavorisés.

Dans ce contexte, nous appelons de nos vœux le rassemblement le plus large possible des forces politiques opposées à la politique gouvernementale et engagées dans des démarches citoyennes. Déjà dans un certain nombre de régions, des discussions sont engagées, et des accords FDG-EELV sont en passe d’être conclus. Cette dynamique est positive et nous souhaitons l’amplifier. Afin de peser pour affirmer une voie alternative, une seule solution : nous rassembler ! »

C’est pourquoi nous faisons la proposition d’une rencontre entre le FdG et EELV à l’échelle de la future grande région.

Fraternelles salutations.

Faites écho !

                                                            AVANT

 

Le Limousin rattaché à l' Aquitaine dans la nouvelle carte des régions proposée par le rapporteur PS Carlos Da Silva

 

14/09/2015

LIBEREZ LES MEDIAS

Le Parti communiste français (PCF) a annoncé jeudi le lancement d'une campagne nationale intitulée "Libérez les médias" pour le pluralisme et l'indépendance et contre la concentration.

 

"C'est un été meurtrier pour nos libertés. Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Bergé-Niel-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de la liberté de l'information, du savoir, du divertissement et des industries créatives", écrit le PCF dans un communiqué annonçant une table-ronde lors de la Fête de l'Humanité le 12 septembre

 

01/07/2015

A LA BASTILLE ! SOUTENONS LE PEUPLE GREC

Photo de Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi 2 juillet, rendez-vous à 18h30 place de la Bastille pour soutenir le peuple grec. Faites passer !

 

 
logo Solidaires

Les Unions régionales CGT - FO - FSU et Solidaires appellent à participer à la manifestation de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le jeudi 2 juillet à 18h30.

La Grèce est aujourd’hui dans une situation catastrophique, parce qu’elle a été un des laboratoires de l’ap- plication des politiques d’austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d’accord au vote, l’Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin, qualifiant le référendum grec de " coup de force " et en excluant le ministre grec des finances de la réunion !

Les masques sont tombés. Les dirigeants européens sont prêts à tout, y compris au mépris de l’expression populaire, pour empêcher la mise en place d’autres politiques que celle de l’austérité.

Les forces syndicales qui mènent la lutte contre l’instauration de politiques libérales qui remettent en cause les droits sociaux, détricotent les droits du travail et privilégient la finance au détriment des salarié-es et des privé-es d’emploi, ne peuvent rester passives.

Déjà le 9 avril, lors de la manifestation unitaire CGT- FO-FSU-Solidaires, nous avions installé un calicot géant " d’Athènes à Paris, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité "

Manifester notre soutien au peuple grec qui s’est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l’étranglement des politiques d’austérité, c’est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe après ceux rejetant le vote contre le projet de traité constitutionnel européen en France en Irlande et aux Pays Bas.

Mais c’est aussi vital pour le mouvement syndical qui se bat pour couper le cou aux matraquages idéologi- ques, sans fondements, laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles, en France comme partout en Europe.

Respect des choix démocratiques des peuples et refus des politiques d’austérité sont deux mots d’ordre que portent les unions régionales d’Ile de France, CGT -FO - FSU- Solidaires.

Elles appellent à participer massivement à cette manifestation.

Paris, le 29 juin 2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

21/06/2015

François DELAPIERRE est décédé

 

Communiqué du 20 juin 2015

Décès de François Delapierre

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François Delapierre, notre camarade, est décédé. Une tumeur fulgurante l’a enlevé à l’amour des siens et au combat politique pour l’émancipation humaine qui a occupé sa vie jusqu’a son dernier souffle. Beaucoup perdent aujourd’hui à la fois un être très cher et un meneur sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles.

 

Francois Delapierre marche parmi les résistants de si longue date ! Il s’est engagé dans la lutte d’abord dans le mouvement social puis dans le combat politique qu’il a commencé à l’âge de quinze ans. Théoricien autant qu’organisateur, François Delapierre a écrit des livres et conduit de très nombreuses campagnes politiques. Premier délégué général du PG lors de sa création, puis aux premiers rangs des fondateurs du Front de Gauche, il a dirigé notre campagne présidentielle de 2012. Le corps brisé mais l’intelligence intacte, il a maintenu jusqu’à la fin sa participation au combat en dictant l’éditorial du bulletin hebdomadaire « A gauche » qu’il animait.

 

Si nous disons notre douleur et si nous organisons ses funérailles c’est pour qu’elles soient, en accord avec sa vie et nos partages, un appel à prolonger l’inépuisable combat que la mort, d’où qu’elle vienne, ne vaincra jamais.

 

Jean-Luc Mélenchon au nom du Secrétariat National du PG

 

 

Notre camarade François Delapierre est décédé

Posté par le 20/06/2015 dans A la Une, Actus | 52 commentaires

Notre camarade François Delapierre est décédé, ce matin du 20 juin 2015, après avoir combattu une tumeur au cerveau fulgurante et agressive.

Le Parti de Gauche perd une partie de lui-même. François Delapierre fut le premier à prendre la parole le 29 novembre 2008 lors du meeting fondateur du Parti de Gauche. Doté d’une capacité d’anticipation hors du commun, fin observateur des dynamiques politiques à l’œuvre dans le monde entier, François avait imaginé puis organisé le lancement du Parti de Gauche. Jeune dirigeant de parti, il avait toujours eu le goût de valoriser le talent des autres et en particulier celui des jeunes. Il a formé une grande part des responsables politiques du PG, en les accompagnant de sa puissance intellectuelle et bienveillance.

Militant depuis ses années de lycée, il fut durant vingt-cinq ans de tous les combats de la gauche sociale et antiraciste. En 2012, il dirigea la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en y injectant toute sa créativité et son audace. Son rapport maîtrisé au temps et l’ambition sans limites qu’il avait pour notre mouvement lui permettait de déployer une efficacité et une capacité de décision inégalées, que chacun a pu constater pendant cette mémorable et magnifique campagne.

Infatigable et toujours concentré sur ses tâches, François dirigeait l’hebdomadaire A Gauche, qui en 2014 est devenu A Gauche pour la 6ème République. Alors que la maladie le dépossédait de son corps, François a continué d’écrire l’éditorial jusqu’au bout, au plus grand bénéfice de ses milliers de lecteurs impatients. La ligne éditoriale avait progressé au fil des années, avec lui, qui était toujours en évolution. Issu du mouvement ouvrier traditionnel, il était devenu écologiste, et avait affirmé la nouvelle doctrine de l’écosocialisme. Lors de sa dernière participation à un Bureau National du PG, François avait proposé le lancement d’un mouvement pour la 6ème République.

Le Parti de Gauche est triste. Triste mais si fier d’avoir été dirigé par un homme si superbe. François vivra dans chacune de nos actions, dans chacune de nos indignations, dans chacun des coups que nous porterons à ceux qui gouvernent ce monde injuste qui empêche le grand nombre d’être heureux. A 44 ans, François part trop tôt, trop jeune, coupé dans son élan créateur. Il ne verra pas l’issue des réalisations qu’il a déclenchées. Mais n’est-ce pas le sort des bâtisseurs de cathédrales ? Les pégistes font le serment de continuer son œuvre.

Je veux manifester ma plus profonde affection à Charlotte Girard, sa compagne, dont le courage et l’élégance morale ont ébloui, pendant ces mois de maladie, tous ceux qui aimaient François. Avec les amis et frères et soeurs de combat de François, nous restons auprès d’elle et auprès de leurs deux petites filles, Valentine et Félicie.

 
R.F.I.

La gauche française rend hommage à François Delapierre ...

media François Delapierre était directeur de campagne du Front de gauche en 2012. RFI

En France, il était l'un des plus proches conseillers de Jean-Luc Mélenchon. François Delapierre s'est éteint ce samedi à l'âge de 44 ans d'une tumeur au cerveau. Secrétaire national du parti de gauche, il avait notamment dirigé la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2012.

« Beaucoup perdent aujourd'hui à la fois un être très cher et un meneur, sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles ». C'est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage ce samedi à François Delapierre, l'un de ses plus proches conseillers. Il avait notamment dirigé sa campagne présidentielle en 2012.

Les deux hommes s'étaient rencontrés une vingtaine d'années plus tôt, au Parti socialiste. Lorsqu'en 2000, Jean-Luc Mélenchon était notamment ministre de l'Enseignement professionnel. François Delapierre intègre son cabinet. À partir de là, cet attaché territorial, diplômé de Sciences po, va jouer un rôle essentiel à ses côtés, au point de devenir incontournable à partir de 2004, lors de la campagne pour le non au traité européen.

Idéologue, théoricien, stratège, François Delapierre était depuis 2008 la cheville ouvrière du Parti de gauche dont il occupait le poste de secrétaire national. De Benoît Hamon à Cécile Duflot, en passant par Harlem désir, c'est toute la gauche qui lui rend hommage ce samedi. « Son engagement manquera à nos débats », a réagi sur Twitter la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud Belkacem.

15/06/2015

EQUATEUR : MENACE DE COUP D'ETAT ?

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Menace de coup d'Etat en Equateur ?

EUGÉNIE BARBEZAT AVEC AFP
DIMANCHE, 14 JUIN, 2015

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afp
Le président socialiste d'Equateur, Rafael Correa, a affirmé samedi qu'"une conspiration (était) en marche" pour le "renverser".
"Cela a été une semaine très dure pour le pays (...). Une conspiration est en marche", a déclaré Rafael Corréa lors de son émission hebdomadaire radiotélévisée, cette fois depuis Milan (Italie) dans le cadre de sa tournée européenne.
 
"Ce sont des gens très violents, ils ont la complicité éhontée des médias", a-t-il poursuivi. "Il ne s'agit pas d'empêcher la loi sur les héritages, il s'agit de renverser le gouvernement", a-t-il poursuivi.
 
Au cours des cinq derniers jours et aux cris de "Dehors Correa, dehors!", des politiciens, hommes d'affaires et membres des classes moyennes et élevées ont manifesté à Quito, mais aussi à Guayaquil et Cuenca, contre le projet de loi controversé de "redistribution de la richesse".
 
Le 5 juin, le président Correa, une des figures de la gauche radicale en Amérique latine, a en effet présenté au Parlement une réforme de la fiscalité prévoyant de taxer les héritages supérieurs à 35.400 dollars, l'équivalent de cent salaires de base, abaissant de près de moitié le seuil du montant imposable jusqu'à présent.
 
Le projet doit être approuvé en juillet par le Parlement, où le parti présidentiel Alianza Pais (AP) détient la majorité.
 
Pour défendre le gouvernement, des milliers de sympathisants sont également descendus dans la rue, mais aucun incident ni blessé n'a été signalé entre les deux camps.
 
Si la mesure a soulevé un tollé dans les milieux d'affaires, avec lesquels M. Correa entretient des relations conflictuelles depuis son élection en 2007, son effet devrait toutefois être limité : seuls trois Equatoriens sur 100.000 perçoivent un héritage d'une valeur supérieure à 50.000 dollars, selon des chiffres officiels.
 
Selon le ministre de la Politique économique, Patricio Rivera, "la loi sur les héritages vise le secteur le plus élevé de la société, les 0,1% plus riches (....), 98% des Equatoriens ne paieront pas un centime".
 
Face à ces protestations, Rafael Correa a appelé ses partisans à "faire très attention", jugeant que "la situation du pays est assez grave".
De nouvelles manifestations sont prévues par l'opposition de droite, ce dimanche.
 
 

Je dénonce la tentative de coup d'État en Équateur.

Depuis trois jours, les riches manifestent violemment contre une loi sur l'héritage. En Equateur en 2012, les 20% les plus riches accaparent pourtant encore 52,5% des revenus (5 points de moins qu'avant la révolution citoyenne en 2006). Le président Rafael Correa a proposé une loi de redistribution de la richesse, visant les plus-values immobilières et l'évasion fiscale. Les recettes ainsi dégagées seront reversées aux programmes sociaux. Les riches refusent ce partage favorable au grand nombre. Cette oligarchie qui reçoit des héritages supérieurs à 50 000 dollars ne représente pourtant que trois pour cent mille équatoriens mais ils prétendent représenter le peuple !

Ces putschistes minoritaires veulent s'emparer du président Correa qu'ils qualifient de tyran alors qu'il a été réélu avec 57% des voix en 2013.

Une partie de l'armée et de la police impliquées dans le précédent coup d'État reste menaçante pour la démocratie. Comme d'habitude, les États-Unis sont à la manœuvre. Une fois de plus, l'oligarchie des grandes fortunes et les États-Unis font violemment cause commune contre le peuple et la justice sociale.

J’assure le président Correa de tout le soutien des progressistes français. J'appelle solennellement les autorités françaises à faire de même et a ne pas renouveler les lâchetés du passé qui consistent à attendre la fin des tentatives de coups d’État pour prendre acte du résultat. Il faut isoler les putschistes sur la scène internationale. J'appelle toutes les forces de gauche, les syndicats, les associations à manifester leur solidarité avec la révolution citoyenne équatorienne et son président.

 J.Luc MELENCHON
 
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