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22/08/2006

JOHNNY PASSE .. LE COMITE DES FETES TREPASSE

JOHNNY HALLIDAY EST PASSE DANS LES LANDES le 25 juillet à ST MARTIN DE SEIGNANX, un évènement énorme à l'échelle locale ET qui a laissé des traces... MISE EN CESSATION DE PAIEMENTS DU COMITE DES FETES ! Rien que ça ! ça fait jaser : un article journalier dans la presse régionale : "Où est passé l'argent ?" 7 000 billets seraient dans la nature.

25 000 ventes au lieu des 18 000 annoncées, à 50 euros la place en moyenne  ! 350 000 euros évaporés ! on croit rêver ... ou cauchemarder. L'organisation locale affirme avoir vendu dans les 16 000 billets. Parallèlement, d'autres viox diverses et concordantes estiment qu'au moins 25 000 personnes ont assisté au concert.

Une pièce à conviction à verser au dossier de l'enquête. Des clichés aériens pourraient comptabiliser le public. Le jour du concert, un appareil photo accroché à un petit ballon dans les airs surplombait la foule des fans de "l'idole des jeunes".

EH JOHNNY QU'EST-CE QU'ELLE A TA GUEULE ?


podcast

bonne nuit et bonjour le jour !

Dès qu'il flamboie à l'horizon, une envolée de moineaux. Commé mémé, fascinée par les couchers de soleil, ils quittent dorénavant la table et se précipitent, Solène l'appareil photo numérique (Dominique) à la main, pour fixer pour l'éternité cette beauté.

 

Après le soleil couchant, soirée étoilée... on installe les chaises et on lève les yeux au ciel. On se passe les jumelles et on s'extasie. Certaines voient des étoiles filantes et font des voeux. Alan s'écrie : "on dirait qu'on peut toucher les étoiles, mais en fait on ne peut pas". Kim nous fait comprendre qu'on représente l'étoile avec cinq branches mais qu'on les voit rondes.

 

 

 

Puisqu'il est l'heure d'aller au lit, je vous offre ces poupées ... si elles ne vous "fichent pas la trouille" comme à Célia qui les a abandonnées. Alors mémé les a recueillies, d'autant que c'est ma soeur Denise qui les lui avait offertes. Ainsi ça ne sort pas de la famille. Pépé aussi dit qu'elles font peur car elles rappellent un film d'horreur (j'ai oublié le nom, mais vous vous allez me le dire n'est-ce pas ?). iL NE FAUT PAS EXAGERER QUAND MEME !

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LA JOURNEE A PASSE TRES VITE COMME D'HABITUDE. Après un lever tardif, MAC DO pour faire plaisir aux mômes, car je déteste. Une salade "chicken cesar" pour miche, mais jamais de hamburger je-ne-sais-quoi... Vraiment je ne m'y ferai jamais. Je préfère une bonne tranche de pâté ou de jambon de pays sur un bon pain.  Enfin ! les enfants sont contents de la pochette surprise et des jeux d'extérieur. Alors, faisons contre mauvaise fortune bon coeur n'est-ce pas ?

La meilleure façon de descendre, c'est de se laisser glisser... Mais les demoiselles en robe ou jupe, pas facile !medium_fin_aout_06_020.2.jpg

 

Allez en voiture ! On maîtrise bien la situation. Pépé et mémé attendent sagement, assis sur un banc.

 

 

 

 

 

 

Au retour, HABAS SUR PLAGE...   PISCINE ... et jeux dans les graviers ou sur le ciment. On s'entraîne avec les seaux et les pelles avant la plage ce jour à HENDAYE

INUTILE DE DIRE QUE L'EAU DU BAIN ETAIT SALE !

"ça fait du bien mémé !".

 

Au fait, on a retrouvé la teu teut du soldat RYAN dans un triste état elle aussi, derrière un lit. Et Laurent qui pensait que Catherine l'avait embarquée avec une couche à jeter au moment du change ! Elle avait beau dire :" mais non, il avait la teu teut quand je l'ai couché", il n'avait pas l'air convaincu. EXCUSE-TOI LAURENT ET VITE.

21/08/2006

LE ROUGE ET LE BLANC

LES FETES DE DAX ONT EU LIEU COMME CHAQUE ANNEE du 11 au 16 AOUT. HAUTES EN COULEURS AVEC LE ROUGE ET LE BLANC DE RIGUEUR. Dacquois, landais, basques, béarnais, navarrais et touristes se devaient d'arborer la tenue des fêtes, à savoir une chemise et un pantalon blancs, petit foulard et large et longue ceinture rouges. Béret rouge .. surtout pour les estivants.

Le Blanc est la couleur du Pays Basque et le rouge est celle de la Navarre. Porter la tenue des fêtes signifie que l'on devient acteur, on "est" la fête.

Le foulard porté la pointe vers l'arrière est indispensable. La tradition exige qu'il soit noué que lorsque les clefs ont été remises par le maire en fin de première journée landaise. Les puristes ne le portent pas avant la cérémonie d'ouverture.

La chemise, tee-shirt ou polo à manches longues ou courtes et d'un blanc immaculé. Il faut en prévoir plusieurs pour réparer les dégâts causés par le rosé ou la sangria qui coulent à flots ces jours-là.

La ceinture ou faja en espagnol, la cintia en basque fait toujour chic. Elle se noue avec élégance sur le côté.

Le pantalon. Il est blanc immaculé mais comme la chemise, sensible aux agressions vineuses.

Les chaussures. Les puristes portent des espadrilles blanches avec lacets de couleur. Les autres se contenteront de chaussures de tennis ou de sport.

Voici la miche et minou, "entraînés" par des amis basques AUX FËTES DE PAMPELUNE, il y a bien une bonne dizaine d'années. Depuis ma blonde Maîté, mon amie très chère avec laquelle j'avais fait tant de projets pour la retraite, s'en est allée ... Elle nous avait habillés de blanc comme il s'impose car nous n'avions évidemment pas les tenues adéquates pour participer à ces festivités.

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Nous n'avons jamais pu atteindre l'aube ! déjà fatigués à notre âge ! mais nous avons passé un bon moment à contempler cette foule colorée, dynamique et du cru.. car il faut tout de même le faire ! Pour passer une nuit blanche et rouge ... de sangria, à chanter et danser sans plier les genoux ou plisser les yeux, il faut être du Sud-Ouest.

 

La tenue “traditionnelle” pamplonique:

Habit blanc, panuelo rouge autour du cou (la légende veut qu’il symbolise le sang de San-Fermin, décapité au IVe siècle) est un signe de ralliement et chacun souscrit de bonne grâce à cette uniformisation. Mais sait-on que par le passé, les festayres étaient de noir vêtus et qu’ un hurluberlu, voulant se singulariser, s’est un jour habillé de blanc. Tout le monde a suivi...

Les Fêtes de San Fermin (ou Fêtes de la Saint Firmin) ou les fêtes de Pampelune, en Navarre est une célébration profondément enracinée, tenue annuellement à partir du 6 juillet jusqu'au 14 juillet.
Taureaux courant dans la foule
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Taureaux courant dans la foule

Son événement le plus célèbre est l'encierro, quand des taureaux foncent dans les rues peuplées de basques, mais aussi d'étrangers venus du monde entier.
La célébration qui dure une semaine implique beaucoup d'autres événements traditionnels et folkloriques. On nomme la célébration localement avec le terme Sanfermines car elle est tenue en l'honneur de saint Firmin, le saint patron de Pampelune et de la Navarre dans son ensemble. C'est devenu probablement la fiesta la plus internationalement renommée au Pays basque et en Espagne (popularisées par la nouvelle Fiesta (1926) d'Ernest Hemingway).

La révélation au monde des fêtes de Pampelune par l'écrivain américain et prix Nobel de littérature Ernest Hemingway est couramment avancée pour expliquer les flots de touristes qui affluent chaque été aux Sanfermines. Mais aujourd'hui, de nombreux "Yankees" viennent à ces fêtes après avoir vu d'autres productions, américaines ou européennes.
Ernest Hemingway, qui a beaucoup contribué à faire connaître et à entourer d'un halo de romantisme la fête de Saint-Firmin dans Le Soleil se lève aussi, jouit d'un grand respect à Pampelune.

Les fêtes de Pampelune drainent des centaines de milliers de personnes venues du monde entier. A certaines heures, les rues de la ville sont animées par des manifestations folkloriques (géants, grosses têtes). Des processions religieuses se déroulent les 6 et 7 juillet. C'est d'ailleurs une particularité de ces fêtes que de mêler le religieux et le profane. Ce dernier prenant d'ailleurs le dessus... car les fêtes de Pampelune offrent au visiteur qui les découvre pour la première fois un aspect franchement débridé. Et cependant, il est à noter que, pendant la procession, personne ne s'avise à troubler le recueillement. Pas de mélange des genres, les transgressions ont leurs limites.

20/08/2006

LE PIN DES LANDES par Théophile GAUTIER

Pour FRAMBOISINE qui en a pris "plein la poire" au réveil avec mon voisin était gemmeur.. je pense que la poésie est complète ? Tu devais avoir du plaisir à réciter à l'école cette jolie poésie de ton pays.


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je la lis et relis à voix haute pour les enfants. Je trouve cela très très beau.

On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eaux vertes
D'autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L'homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu'aux dépens de ce qu'il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.
Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
Lorsqu'il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu'il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d'or !

MON VOISIN ETAIT GEMMEUR

Dans sa prime jeunesse, avant d'être charpentier mon charmant voisin était gemmeur. Dès l'âge de 14 ans, au boulot ! Vous connaissez les gemmeurs ? Un gemmeur c'est un résinier, un saisonnier qui travaille d'avril à octobre, en période de chaleur. On commence le gemmage lorsque le pin atteint l'âge de dix-sept à vingt ans.



Après formation de l'entaille appelée carre, le résinier pulvérise une solution d'acide sulfurique à la partie supérieure. La carre progressera peu à peu vers le haut du tronc, suivie du pot nommé Hugues.medium_gemmeur2.jpg


On dit qu'un pin "pleure" sa résine visqueuse à odeur caractéristique. La quantité de "larmes" sera fonction de la température car la chaleur accélère l'action de l'acide sulfurique, et partant, la production de résine. Des pins sont gemmés depuis deux siècles. C'est le gemmage à vie. On procède aussi au gemmage d'épuisement sur les sujets en surnombre et au gemmage à mort sur des arbres dont l'abattage a été prévu dans un avenir proche.

Autrefois, l'entaille dans l'arbre se pratiquait très haut, après avoir mis une plaie au jour avec une râclette et une hachette à long manche. De cette saignée suintaient les premières gouttelettes de gemme qui s'écoulaient dans un petit pot de terre mobile, déplacé le long du tronc de l'arbre.

Mais la pluie en remplissant le pot, le faisait déborder et la sève perdait de sa qualité.


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Aujourd'hui le matériel du gemmeur se compose d'un maillet et de gouttières métalliques que l'on enfonce dans l'écorce et qui conduisent la résine vers un petit pot de terre fixé au tronc par un clou.
La lourde hâchette ou hachpot qui taillait les veines de l'arbre a été remplacée par un appareil à long manche, muni d'un racloir tranchant, la rainette, et d'un pulvérisateur d'acide sulfurique relié à un réservoir fixé sur l'outil, ou bien que le résinier porte sur son dos.

Avec ce système, une seule saignée suffit. Au bout de quelques jours, on constate un ramollissement des tissus sensibles. Une nouvelle pique permet de libérer cette coulée qui est dirigée vers le pot, nommé Hugues, à l'aide de lamelles de zinc. Le gemmeur va ainsi saigner entre 1 000 et 1 800 pins par jour, travaillant douze à quinze heures d'affilée.

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Et le gemmeur ramasse le précieux produit dans des bidons cinq à sept fois par saison. Lors du dernier passage, il râcle la gemme qui a séché sur la carre ou entaille. Autrefois, on ramassait la gemme dans une lourde quarte.



On débarrasse la résine des impuretés par filtrage pour devenir térébenthine en pâte, puis huile, essence de térébenthine et les dérivés : colles, vernis, encres, savons et même chewing-gum. Qui l'eût cru, su ?

Pour la petite histoire
Avant l'apparition du pot de résine, la gemme s'écoulait dans le "crot", simple trou aménagé dans le sable, entre les racines du pin. Hugues (avocat d'origine bazadaise) inventa un petit pot en terre cuite vernissée qui était déposé au pied de l'arbre développant ainsi une idée du Dacquois Hector Serres. Il en perfectionna son utilisation avec le "pot ascensionnel" qui monte avec la carre. La gemme parcourait alors moins de distance pour atteindre le pot et il y avait moins de coagulation et d'évaporation de l'essence de térébenthine. Parmi les premiers modèles, certains étaient aplatis du côté qui s'appuyait sur le pin et pouvaient être fixés à celui ci par une ou deux pointes. Ce n'est que vers 1913 que se généralisa le pot conique que tout le monde connaît aujourd'hui.



Malgré cette amélioration certaine, et d'autres facilitant la tâche du résinier, ce métier ne s'exerce plus pour des raisons économiques et humaines . En partie due aux grands incendies des années 1937 à 1949
(400 000 hectares dont 140 000 en 1949, 86 pompiers périrent)
Mais surtout à des causes multiples, parfois simultanées à savoir :
2. travail pénible et solitaire,
3. rémunération insuffisante,
4. incertitude pour l'avenir,
5. importation à coût très inférieur de pays producteurs à main d'oeuvre bon marché, tels que le Portugal, l'Espagne, la Grèce et surtout la Chine


De ce passé récent, reste la mémoire des gemmeurs et des forestiers, la nostalgie de cette vie de liberté et d'espace, d'air pur et de chants d'oiseaux
Voilà, vous savez presque tout ...

 
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