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25/01/2017

LA CAROTTE, EMBLEME DES BURALISTES. POURQUOI ?

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ancienne carotte publicitaire orange enseigne bureau de tabac

carotte,buralistes

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Image Google France Bleu

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Je ne savais pas.. ET VOUS ? Alors je suis allée à la pêche aux infos.

Je pensais que l'enseigne rouge à l'entrée des bureaux de tabac signifiait plutôt un cigare...

eh bien vous saurez tout, tout, tout sur la carotte des buralistes.

 

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Des buralistes en colère dénonçant une hausse du marché parallèle depuis les paquets neutres et de ce fait, des fermetures de bureaux de tabac, ont déversé quatre tonnes de carottes, ce mardi matin, devant le siège du Parti socialiste.

 

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Mais pourquoi des carottes ? C’est, certes, le nom de l’enseigne présente devant tous les débits de tabac. Mais en connaissez-vous la véritable origine ?

La carotte, c’est d’abord le nom donné à cette enseigne rouge que l’on trouve à l’entrée de tous les bureaux de tabac. C’est une obligation légale : tous les buralistes sont obligés d’arborer cette signalétique depuis 1906 , pour indiquer qu’ils vendent du tabac. Elle a d’ailleurs beaucoup évolué : elle n’était pas nécessairement rouge à l’origine, parfois marron. Aujourd’hui, elle doit être obligatoirement lumineuse.

 

L'une des explications souvent entendues au sujet de l'origine de ce symbole est que la carotte permet une meilleure conservation du tabac. Mettre un morceau de carotte dans un pot à tabac permet de le maintenir frais, c'est vrai... Mais ce n'est pas la véritable explication.

Tabac en rouleaux

Mais alors, d’où vient la forme et le nom de cette enseigne ? C’est une évocation de la vente du tabac telle qu’elle se faisait au XVIe siècle : à l’époque, le tabac était vendu en feuilles, que l’on mâchait ou que l’on fumait . Et ces feuilles n’étaient pas rassemblées en paquets, mais en petits rouleaux ficelés… ressemblant à des carottes !

De plus, pour consommer ces rouleaux de tabac, le fumeur (ou le mâcheur) devait le râper , comme une carotte ! Depuis, l’usage du tabac, désormais tassé dans des cigares ou des cigarettes, a changé, mais le symbole de la carotte est resté.  

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21/12/2016

UNE BIEN JOLIE CRECHE A HABAS

Hier, "je suis rentrée dans l'église, je n'y ai vu personne" chante Cabrel. S'il était entré dans l'église d'HABAS, il aurait vu, comme moi, cette magnifique crèche réalisée par Josette et quelques enfants, quelques brebis non égarées du quartier. 

Josette, tu es vraiment douée. Quelle artiste !

 

 

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la Crèche, ou Sainte Crèche, est la mangeoire pour animaux dans laquelle, d'après l'Évangile selon Luc 

l'enfant Jésus a été déposé après sa naissance

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Il est fréquent de mettre une étoile au sommet d'une crèche. Cette étoile rappelle celle qui, d'après les écritures, a guidé les trois Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar, qui symbolisent l'ensemble des peuples de la terre) parés de leurs vêtements bibliques, vers la crèche. Ils peuvent être accompagnés d'animaux exotiques leur servant de monture (un cheval, un éléphant et un dromadaire). En installant la crèche, certaines personnes ne les placent qu'à partir de l'Épiphanie ; d'autres les mettent à un autre endroit de la maison et les font avancer peu à peu vers la crèche.

 

Dans la tradition chrétienne, on enlève la crèche le 2 février, jour de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem ou juste après la fête de l'Épiphanie.

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La plus ancienne crèche monumentale et non vivante connue date de 1252 au monastère franciscain de Füssen en Bavière. Il s'agit d'une crèche permanente qui contient des personnages de différentes tailles en bois.

 

 

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Crypte de la nativité de la basilique Sainte-Marie-Majeure avec son reliquaire de cristal et de bronze doré qui contient le « Saint-Berceau » selon la tradition.

 

Dans la basilique Sainte-Marie-Majeure est conservée la première crèche permanente réalisée en pierre en 1288, à la suite de la commande du pape Nicolas IV au sculpteur Arnolfo di Cambio d'une représentation de la Nativité.

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Ces reproductions permanentes de la Nativité se développent particulièrement en Toscane, en Ombrie et surtout en Campanie avec les crèches napolitaines réalisées par des sculpteurs germaniques et qui apparaissent dans les églises au XIVe siècle puis dans les famille aristocratiques de Naples les siècles suivants

Une légende tenace veut que François d'Assise ait créé à Greccio, en Italie, la nuit de Noël 1223 la première crèche vivante alors que ces scènes étaient déjà jouées depuis plusieurs siècles par des acteurs dans les mystères de la Nativité dans les églises puis sur leurs parvis, tableaux animés à l'origine des crèches spectacles. La tradition hagiographique rappelle, mais sans véritable certitude historique, que François d'Assise, après avoir été impressionné par sa visite de la basilique de la Nativité de Bethléem, veut reproduire la scène de la Nativité lorsque cette basilique n'est plus accessible aux pèlerins à la suite de l'échec de la cinquième croisade.

Il utilise pour ce faire une mangeoire remplie de foin, un âne et un bœuf réels dans une grotte (appelée « Chapelle de la Crèche ») de la région où les frères mineurs avaient établi l'ermitage de Greccio  accroché au flanc de la montagne, avec la coopération du seigneur du village Jean Velita de Greccio. L'originalité de François d'Assise est d'avoir célébré une crèche vivante dans un cadre naturel plus évocateur en associant les villageois du Greccio qui ont pu expérimenter la « Nativité » et avoir l'impression d'incarner les personnages des écrits bibliques.

 

En France, la première crèche mécanisée connue est celle créée à Marseille, en 1775, par un dénommé Laurent. Elle est constituée de mannequins articulés vêtus de costumes locaux. Pour y ajouter un brin d'exotisme, le créateur y a placé des girafes, des rennes et des hippopotames. Jean-Paul Clébert raconte : « À l'époque du Concordat, Laurent montrait même un carrosse qui s'avançait vers l'étable ; le pape en descendait, suivi des cardinaux. Devant eux s'agenouillait toute la Sainte-Famille et le pape lui donnait sa bénédiction. Pendant l'adoration des bergers, un rideau se levait, dévoilant la mer sur laquelle voguait un bâtiment de guerre. Une salve d'artillerie saluait l'enfant Jésus qui, réveillé en sursaut, ouvrait les yeux, tressaillait et agitait les bras ».

 

Après la période de la Révolution pendant laquelle cette pratique religieuse est interdite, les crèches se multiplient dans les maisons de familles aisées sous forme de boîtes vitrées appelées « grottes » ou « rocailles » apparues au cours du XVIIe siècle : les figurines, réalisées en cire, en mie de pain ou en verre filé, apparaissent dans un décor en rocaille (cascades d'animaux, fleurs de papier et de frittes de verre, fragments de miroir figurant lacs et jets d’eau) évoquant le paradis.

Au début du xixe siècle, la crèche retourne dans les rues françaises essentiellement sous la forme d’automates mécaniques qui mettent en scène des personnages grotesques. Les crèches provençales avec leurs « santons » (du provençal santoun, « petits saints » plus petits et plus rustiques avec multiplication de personnages dans leur costume local représentant tous les métiers de l'époque dans un style naïf), se développent dans les églises mais dans les maisons particulières à partir de 1803, juste après le Concordat de 1802.

La démocratisation des crèches domestiques est favorisée au xixe siècle par la fabrication en série des figurines en plâtre peint et leur diffusion par les marchands d'objets religieux, leurs matériaux, techniques et scénographies (crèche-armoire, hutte, « Mont de Nativité ») connaissant une grande variété. Cette vulgarisation correspond à l'âge d'or de la crèche de style sulpicien entre 1860 et 1920.

Au xxe siècle, la tradition de la crèche de Noël s'est développée dans le monde entier selon le processus d'inculturation

 

Alors, il est né où le petit Jésus ?

Dans une maison ou dans une grotte ?

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Maquette d'une maison israélite avec une étable au niveau de sa cour centrale sans toit, probable lieu de naissance de Jésus.

L'étable fournissait chaleur et discrétion nécessaires pour un accouchement alors que la chambre d'hôte était pleine ou trop petite. La mangeoire pour les animaux est désignée par le francique *krippia, le latin cripia, d'où est issu le mot « crèche » qui désigne spécifiquement à partir du xiiie siècle la mangeoire dans laquelle le Christ a été déposé à sa naissance.

Le thème légendaire de la naissance dans une grotte se développe au IIe siècle.

 

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Crèche andine

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Crèche alsacienne

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Crèche wallonne

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Ce dont je suis certaine, moi, c'est que la crèche de Josette

et ses petits amis, est la plus belle !

 

 

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10/12/2016

MILLE ET UNE VIES


Enfants de la Creuse : découverte de son adoption à 16 ans


Il se retrouve à la rue après avoir connu la gloire

 

*

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En 2010, je n'avais pas entendu ces révélations. En 2016, à l'occasion de l'émission MILLE ET UNE VIES, j'ai été bouleversée. A une époque on parlait de laxisme de nos gouvernants sur le sujet, laissant entendre que certaines personnalités fréquentaient ces sectes, aujourd'hui je m'interroge.

 

Amoreena Winkler

Amoreena grandit dans une secte qualifiée de pédophile, proxénète et apocalyptique. Toute son enfance et son adolescence seront contrôlées par la communauté. Après avoir découvert l’école hors des murs de la secte, elle transgressera des règles et lit des ouvrages interdits par le Gourou, ce qui lui forge un esprit critique. A ses 17 ans, un évènement provoquera chez elle un déclic, ce qui la poussera à quitter la secte seule et couper donc les ponts avec ses parents et ses frères et sœurs.  

De son histoire, Amoreena Winkler a écrit un livre intitulé « Purulence » aux Editions Ego comme X

 
Un véritable choc littéraire !

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Amoreena Winkler est née en 1978, à Rome, dans la secte pédophile, proxénète et apocalyptique Les enfants de Dieu dont elle sort à l’âge de 17 ans.

Purulence, livre de la nécessité écrit plus d’une dizaine d’années après, est le récit à hauteur d’enfant de cette survivante, dont la lucidité transforme le témoignage en une œuvre d’une présence effroyable

 

L'après-midi pour reposer mes jambes, je m'installe sur le canapé et je regarde MILLE ET UNE VIES quand le sujet m'intéresse. En voilà au moins trois qui m'ont vraiment touchée ces jours-ci.

 En 2014 elle a publié : FILLE DE CHAIR

On entend peu parler aujourd'hui des sectes.

Tout comme "religion", le mot "secte" n''a pas de définition en droit français.

Il serait, par suite, illusoire et totalement insensé de vouloir croiser le fer avec une non identité. 

  

Et c'est bien là l'avantage dont use et abuse les organismes qui s'autoproclament "minorités de conviction", "groupe de recherche spirituelle", "groupe de développement personnel", "médecines et psychothérapies alternatives", "minorités sprituelles", "nouvelles spiritualités" ou encore "nouveaux mouvements religieux".

Que de souffrances endurées par ces jeunes tombées dans cette horreur ! Je me souviens d'un temps où on en parlait beaucoup et le sujet était loin de m'être indifférent pour ces ados fragiles  qui risquaient d'être entraînés dans cette voie.

les ENFANTS DE DIEU avaient pignon sur rue à l'époque... ça fait peur ! Quand on entend "une famille heureuse", de quoi se poser des questions...

 

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19/11/2016

LA LUNE ET MOI

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Depuis qu'elle a fait son apparition, je ne trouve plus le sommeil comme ce soir ou plutôt ce matin

ou je me lève très tôt

et j'ai des coups de pompe dans la journée

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Plusieurs études mettent en avant l’influence de l’astre nocturne sur la qualité du sommeil. Le mécanisme d’action de son cycle sur l’être humain demeure cependant mystérieux.

Depuis quelques années, des médecins accumulent ainsi les résultats en faveur d’une influence lunaire sur le sommeil, à défaut d’avoir des pistes solides d’explications.

 extrait de Sciences et Avenir n°815, en vente en décembre 2014 / janvier 2015

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03/11/2016

CHRONIQUES GRAPHIQUES

Mon amie Ida m'a adressé ce livre écrit par Philippe APELOIG, ce fils dont elle est tant fière ! Je la comprends.

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Ce livre, je l'ai "dévoré" et je vais en demander un autre pour offrir à Thomas, mon petit-fils qui se définit ainsi :

Thomas CRECQ

"Je suis un jeune graphiste de 24 ans. Passionné par la culture, l'histoire et de nature curieuse, j'aime diversifier mes objectifs et travailler dans différents domaines."

Je suis allée piocher sur Internet et je l'ai trouvé avec son curriculum-vitae

Actuellement : Enseignant en Graphisme et Animation // Intervenant en suivi de projet // 

 

  • Graphiste

    Analyse de brief, proposition de solutions, réalisation de solutions

  • Assistant directeur artistique

    Gestion de brief, analyse de la demande, propositions de solutions, réalisations de solutions

  • Directeur Artistique junior

    Analyse de Brief, propositions de solutions, réalisation de solutions

  • e-artsup, école de création numérique

    Design graphique, Arrêt des études pour se lancer à mon compte
  • Les causes qui importent à Thomas :

    • Arts et culture
    • Droits de l’homme
    • Enfants
    • Formation
    • Politique
    • Sciences et technologie

 Thomas CRECQ

Thomas, grâce au livre de Philippe APELOIG, j'ai bien compris ton travail, ta passion. Je ne me contenterai plus de regarder vite fait l'affiche en disant : c'est bien ! je décortiquerai les lettres, le texte, l'image, les couleurs, etc... je saurai le travail de la pensée qui a guidé la main experte.

***

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Philippe a été formé à Paris à l'Ecole supérieure des arts appliqués Duperré et à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. C'est aux Pays-Bas, à l'agence Total Design de Wim Crouwel, que Philippe Apeloig découvre le graphisme, la typographie, et qu'il décide d'en faire son métier.

J'ai dévoré son livre. Clair, limpide, l'écriture coule comme l'eau à la fontaine. "Chroniques graphiques", un titre qui peut paraître rébarbatif pour les non-initiés ; c'est tout le contraire, l'humanisme, la vie familiale et professionnelle de Philippe à travers ses anecdotes, ses rencontres, incite à la curiosité, nous fait tourner les pages pour en savoir plus. Les chapîtres défilent :

1. S'afficher

"Quand je crée une affiche, j'hésite tout le temps. Je vais vers l'inconnu. Rien n'est paisible. Je suis en guerre avec moi-même. Je voudrais rendre explicite le labyrinthe de mes recherches. Si je n'y parviens pas, je me console en éprouvant la poésie indissociable de la construction graphique que je façonne.

Je crains de ne pas être en adéquation  avec ce que j'espère faire. Il y a des affiches que je n'aime pas, dont j'ai honte.

Comme si cette création, précisément me faisait revivre d'épouvantables humiliations autrefois ressenties. Je me souviens des examens d'école où il fallait faire ses preuves.

Cette typographie sera-t-elle magnifique ? Ce geste sera-t-il assez audacieux ? ...

2. Jacques London imprimeur

"La première fois que je suis allée à l'imprimerie London, au 13,rue de la Grange-Batelière, c'était en automne 1985. L'adresse de cet imprimeur circulait dans les carnets d'adresses des conservateurs du musée d'Orsay, où je venais d'être recruté comme graphiste"...."Logée au coeur de Paris, l'imprimerie Jacques London bénéficiait d'une réputation sans équivalent. Qui arrivait au 13, rue de la Grange Batelière savait qu'il était entre d'excellentes mains. Leur expertise attirait les meilleurs typographes et graphistes du moment, à commencer par les suisses ..."

"Je pousse la porte d'entrée. Je pénètre dans un petit sas en verre, coupe vent. Le décor semblait avoir été conçu dans les années soixante-dix, à un moment où l'imprimerie s'était refaite une santé, boostée par le succès des publications pour les institutions culturelles"...."Dans le hall de réception, bien chauffé, une dame trône, en hôtesse d'accueil ... "C'est vous le graphiste du Musée d'Orsay ? Que vous êtes jeune, on vous croirait encore à l'école !"...

Derrière le mur où est accrochée l'oeuvre de Jouffroy, une porte s'ouvre et apparaît un homme de petite taille, qui a l'air à la fois fragile et plein d'énergie. Dandy, Monsieur London soigne sa tenue ...d'une main ferme il me salue et m'entraîne dans son bureau ...avant de regarder mon projet, il se montra curieux de connaître ma formation, et comment j'étais arrivé au Musée d'Orsay.

Encore inscrit à l'Ecole des arts décoratifs, boursier, je cherchais du travail. J'avais un formidable appétit d'apprendre. Je vendais des illustrations à foison dans la presse, mais je me préoccupais sérieusement de mon avenir. .. Le musée d'Orsay, alors en construction, recrutait un graphiste avec deux années d'expérience. J'avais tenté ma chance et envoyé une lettre de motivation accompagnée de mon CV. En attendant une hypothétique réponse, dès le mois de juin, j'étais reparti à Amsterdam en stage chez Total Design."...

"... Il ouvrit la porte de son bureau. Sa forte poignée m'écrasa les phalanges. Il me confia à son épouse. Revenez vite, vous êtes ici chez vous, dit Madame Perreau. Quand je fus dans la cour, je sus que quelque chose en sourdine m'avait perturbé l'ouïe. Subrepticement j'avais remarqué que le léger accent de Monsieur London ressemblait à celui de mes grands-parents. A la sortie de l'immeuble, pensif, je traînais les pieds.

Je revins plusieurs fois à l'imprimerie...

"Une fois, pris d'audace, je lui posai la question : venait-il d'Europe centrale ? Je suis né en Russie, enfin l'Ukraine aujourd'hui, près de Kiev et j'ai grandi en Pologne. Il remonta la manche de sa veste et de sa chemise, mettant son bras à nu, il me montra le numéro tatoué sur sa peau. 23184. J'étais désemparé. Monsieur London avait été déporté par le convoi n° 75 le 30 mai 1944"...

"Maintenant j'allais à l'imprimerie non plus seulement pour suivre les projets du musée d'Orsay mais mû par la curiosité d'en savoir plus. Deux univers s'entrechoquaient et allaient façonner mon devenir.

L'histoire de mes grands-parents, de mes ancêtres en Pologne, croisait le monde professionnel où je commençais à évoluer.

Que restait-il de leurs vies, et que ferai-je de la mienne ?"

3. Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Où allons-nous ?

"Quand j'ai commencé mes études d'art, voilà plus de trois décennies, à une époque où l'outil informatique n'existait pas, je me suis inscrit dans une classe intitulée "expression visuelle", sans savoir de quoi il s'agissait. J'avais choisi cette section, trouvant que le mot "expression" offrait des perspectives semblables à l'expression picturale ou corporelle, en somme à une discipline empreinte d'improvisations et de liberté".

"Pourtant, à l'Ecole des arts appliqués, surnommée les Zarza (Arts-A), je m'entraînais à la calligraphie avec précision. Je veillais à conserver l'inclinaison régulière de ma plume métallique biseautée, tout en modulant mon écriture. J'obtenais des lignes droites ou en arabesques plus ou moins grasses, des pleines et des déliés harmonieux. Nous devions remplir des pages en Rustica, en Onciale, en Caroline, en Gothique ou en Anglaise. Ces exercices devaient nous guider vers la découverte des origines de la typographie..."

..."Nous apprenions également une technicité comme par exemple l'importance d'un gris typographique homogène, c'est-à-dire sans lézardes et sans rivières. Le réglage des approches entre les lettres, mais aussi l'interlignage, se devaient d'être exempts de blancs arbitraires ou de zones plus foncées... Il convenait aussi de veiller aux espaces avant et après les ponctuations, et bien sûr aux coquilles en tous genres.

A cet égard, il était indispensable de préparer rigoureusement la copie, le manuscrit dactylographié remis par l'auteur : indiquer le choix des polices de caractère, leur corps, les mots en italiques, les alinéas, etc. Il fallait guider l'opérateur de l'atelier de photocomposition de sorte qu'il ajuste les textes en pavés justifiés, centrés, alignés au fer à gauche, ou éventuellement au fer à droite.

Le but à atteindre étant que les yeux du lecteur glissent confortablement.

Mais quel lecteur reconnaissant songerait à un tel travail de fourmi, si technique, minutieux et fastidieux ?"...

4. Un stagiaire

5. Avalanche

6. Histoires d'engagement

7. D.A.  "la médiocrité m'agace, il nous faut un nouveau D.A."  -Directeur Artistique-

8. Le logo

9. C'est pas par là, c'est par ici !

10. Générique

***

Comme dactylographe il y a des sujets qui  me parlent

on aime taper avec telles ou telles lettres

sans songer que si elles existent c'est parce qu'elles ont été pensées, dessinées, créées

Dorénavant j'y songerai

J'ai tapé le texte en Trebuchet MS, Webdings, Comic sans MS

**

Quelques extraits à venir des autres chapîtres

"Philippe, mes yeux ont "glissé confortablement"

en lisant ton livre"

 

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