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06/04/2007

RENDEZ A CESAR ...

JUSTE POUR MEMOIRE ... PUISQUE NOUS SOMMES A PAQUES ... 

De courts extraits pour comprendre l'histoire.

... Jésus arriva à Jérusalem juste avant la Pâque. Il se montra au grand jour et entra ouvertement en conflit avec les pharisiens et les sadducéens. La foule était divisée et incertaine et l'on chuchotait : "Comment cet homme en sait-il autant, lui qui n'a pas étudié ?"... 

LA FEMME ADULTERE

... Quelques scribes et pharisiens lui amenèrent une femme. Afin de le piéger, ils le défièrent : "Maître, cette femme a été surprise au moment même où elle commettait un adultère. Moïse nous a ordonné dans la Loi de tuer de telles femmes à coups de pierres. Et toi, qu'en dis-tu ?". On savait que Jésus comptait de telles pécheresses parmi ses amies, mais s'il avait conseillé de libérer la femme, cela revenait à défier la Loi.

 ..."Que celui d'entre vous qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre". Incapables de réagir, les accusateurs et les curieux se retirèrent un à un... Lorsque Jésus releva la tête, il s'aperçut que la femme était restée seule, à la fois soulagée et stupéfaite...

 Il y eut d'autres incidents où Jésus interprétait les Commandements différemment des scribes et des pharisiens...il attirait les uns, provoquait la fureur des autres...certains l'accusaient même d'être possédé du démon, sinon, pensaient-ils, ils ne pourraient accomplir de tels miracles... Un jour il éprouva le besoin de se retirer... dans la province de Pérée, à l'est de Jérusalem...

... la décision fut prise d'éliminer Jésus le plus vite possible. Au moment même où ces mesures étaient prises, Jésus préparait ses disciples aux futures évènements. "Ecoutez, nous allons à Jérusalem où s'accomplira tout ce que les Prophètes ont écrit au sujet du Fils de l'homme. On le livrera aux païens, qui se moqueront de lui, l'insulteront et cracheront sur lui. Ils le frapperont à coups de fouet et le mettront à mort. Et le troisième jour il reviendra à la vie". .. Le "Fils de l'Homme". le sens de ce terme est encore débattu aujourd'hui.

..."RENDEZ A CESAR"

L"ENTREE TRIOMPHALE A JERUSALEM 

... L'enthousiasme soulevé par l'arrivée de Jésus dans la cité retomba très vite... Un jour on lui demanda s'il était juste que les Juifs paient le tribut à César, l'oppresseur idolâtre. Si Jésus répondait oui, il aurait l'air d'approuver la tyrannie, position qui ne manquerait pas d'indigner le peuple. Mais, s'il condamnait le tribut, les Romains pourraient l'accuser d'être déloyal. Jésus demanda alors à voir une pièce de monnaie utilisée pour payer l'impôt...

"Ce visage et ce nom gravés ici, de qui sont-ils ?" questionna Jésus. On ne pouvait répondre que "César". Jésus conclut alors, à la confusion de ses opposants : "RENDEZ A CESAR CE QUI EST A CESAR, A DIEU CE QUI EST A DIEU".

La réponse était inattaquable. Désarmés par tant d'intelligence et d'esprit, pharisiens, sadducéens et hérodiens, tous s'unirent pour le faire arrêter. LES DES ETAIENT JETES.

 

21/03/2007

Dans ma discothèque, NERVAL et BAUDELAIRE

Dits par Jean DESAILLY, Denis MANUEL et Jean VILAR
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Extraits "les filles du feu" (Gérard de Nerval)...
- SYLVIE - III -Résolution

Tout m'était expliqué par ce souvenir à demi rêvé. Cet amour vague et sans espoir, conçu pour une femme de théâtre, qui tous les soirs me prenait à l'heure du spectacle, pour ne me quitter qu'à l'heure du sommeil, avait son germe dans le souvenir d'Adrienne, fleur de la nuit éclose à la pâle clarté de la lune, fantôme rose et blond glissant sur l'herbe verte à demi baignée de blanches vapeurs. La ressemblance d'une figure oubliée depuis des années se dessinait désormais avec une netteté singulière ; c'était un crayon estompé par le temps qui se faisait peinture, comme ces vieux croquis de maîtres admirés dans un musée, dont on retrouve ailleurs l'original éblouissant.
Aimer une religieuse sous la forme d'une actrice !... et si c'était la même ! Il y a de quoi devenir fou ! c'est le feu follet fuyant sur les joncs d'une eau morte ... Reprenons pied sur le réel.
Et Sylvie que j'aimais tant, pourquoi l'ai-je oubliée depuis trois ans ? ... C'était une bien jolie fille, et la plus belle de Loisy !...


les filles du feu - Chansons et Légendes du Valois

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... Chaque fois que ma pensée se reporte aux souvenirs de cette province du Valois, je me rappelle avec ravissement les chants et les récits qui ont bercé mon enfance. La maison de mon oncle était toute pleine de voix mélodieuses, et celles des servantes qui nous avaient suivis à Paris chantaient tout le jour les ballades joyeuses de leur jeunesse, dont malheureusement je ne puis citer les airs. ...on publie aujourd'hui les chansons patoises de Bretagne ou d'Aquitaine,mais aucun chant des vieilles provinces où s'est toujours parlée la vraie langue française ne nous sera conservé.

C'est qu'on n'a jamais voulu admettre dans les livres des vers composés sans syntaxe ; la langue du berger, du marinier, du charretier qui passe, est bien la nôtre, à quelques élisions près, avec des tournures douteuses, des mots hasardés, des terminaisons et des liaisons de fantaisie, mais elle porte un cachet d'ignorance qui révolte l'homme du monde, bien plus que ne fait le patois.

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VERS DORES
Eh quoi ! tout est sensible !
Pythagorre

Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant :
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
Un mystère d'amour dans le métal repose ;
"Tout est sensible !" Et tout sur ton être est puissant.

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie :
A la matière même un verbe est attaché ...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l'être obscur habite un dieu caché ;
Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !

05/02/2007

UN AUTRE 5 FEVRIER .. la marquise de SEVIGNE

Madame de SEVIGNE est née le 5 février 1626 à  PARIS, Place Royale aujourd'hui nommée Place des Vosges, dans l'hôtel de Coulanges, de Marie de Rabutin-Chantal, future Mme de Sévigné.

1.155 ! c'est le nombre de LETTRES CONNUES passées à la postérité. La sensibilité de Madame de SEVIGNE a souvent été mise en doute, mais il semblerait que cela tienne au fait qu'elle ne se plaignait pas, supportait, se taisait au bénéfice de ses lettres. Elle vibrait en écrivain plus qu'en femme. En elle, le besoin, la joie d'écrire...Riche nature humaine avec ses tendances multiples, contradictoires, ses marées intérieures.

C'est à un cercle restreint que s'adresse Madame de SEVIGNE et pour une part importante ses lettres constituent une chronique familiale et amicale ; chronique du présent, retours sur le passé..

Elle ne vit pas pour écrire, mais sa vie entière passe dans ses Lettres. En voici quelques-unes. Plus savoureuses les unes que les autres.

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Au comte de BUSSY RABUTIN

Des Rochers, le 15e mars 1648

Je vous trouve un plaisant mignon de ne m'avoir pas écrit depuis deux mois. Avez-vous oublié qui je suis, et le rang que je tiens dans la famille ? Ah ! vraiment, petit cadet, je vous en ferai bien ressouvenir : si vous me fâchez, je vous réduirai au lambel. Vous savez que je suis sur la fin d'une grossesse, et je ne trouve en vous non plus d'inquiétude de ma santé que si j'étais encore fille. Eh bien ! je vous apprends, quand vous en devriez enrager, que je suis accouchée d'un garçon, à qui je vais faire sucer la haine contre vous avec le lait, et que j'en ferai encore bien d'autres, seulement pour vous faire des ennemis. Vous n'avez pas eu l'esprit d'en faire autant, le beau faiseur de filles.

Mais c'est assez vous cacher ma tendresse, mon cher cousin ; le naturel l'emporte sur la politique. J'avais envie de vous gronder de votre paresse depuis le commencement de ma lettre jusques à la fin ; mais jeme fais trop de violence, et il en faut revenir à vous dire que M. de Sévigné et moi vous aimons fort, et que nous parlons souvent du plaisir qu'il y a d'être avec vous. 

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A Paris, ce 6e juin 1668

Je vous ai écrit la dernière, pourquoi ne m'avez-vous point fait de réponse ? Je l'attendais, et j'ai compris à la fin que le proverbe italien disait vrai : Chi offende, non perdona.

Cependant je reviens la première, parce que je suis de bon naturel, et que cela même fait que je vous aime, et que j'ai toujuors eu une pente et une inclination our vous qui m'a mise à deux doigts d'être ridicule à l'égard de ceux qui savaient mieux que moi comme j'étais avec vous.

Mme d'Epoisse m'a dit qu'il vous était tombé une corniche sur la tête, qui vous avait extrêmement blessé. Si vous vous portiez bien, et que l'on osât dire de méchantes plaisanteries, je vous dirais que ce ne sont pas des diminutifs qui font du mal à la tête de la plupart des maris : ils vous trouveraient bien heureux de n'être offensé que par des corniches. Mais je ne veux point dire de sottises ; je veux savoir auparavant comment vous vous portez, et vous assurer que, par la même raison qui me rendait faible quand vous aviez été saigné, j'ai senti de la douleur de celle que vous avez eue à la tête. Je ne pense pas qu'on puisse porter plus loin la force du sang.

Ma fille a pensé être mariée. Cela s'est rompu, je ne sais pourquoi. Elle vous baise les mains, et moi à toute votre famille.

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Je ne peux passer sous silence les nombreuses lettres écrites à sa fille Madame DE GRIGNAN

A Paris, ce mercredi 11e février 1671

Je n'en ai reçu que trois de ces aimables lettres qui me pénètrent le coeur. Il y en a une qui me manque. Sans que je les aime toutes, et que je n'aime point à perdre ce qui me vient de vous, je croirais n'avoir rien perdu ; je trouve qu'on ne peut rien souhaiter qui ne soit dans celles que j'ai reçues ...

Je suis touchée du retour de vos coeurs entre le Coadjuteur et vous : vous savez combien j'ai toujours trouvé que cela était nécessaire au bonheur de votre vie. Conservez bien ce trésor, ma pauvre bonne ; vous êtes vous-même charmée de sa bonté, faites-lui voir que vous n'êtes pas ingrate.

 Vendredi 1er avril

... je vis hier Mme de Verneuil qui est revenue de Verneuil et de la mort : le lait l'a rétablie, elle est belle ; elle est de belle taille, il n'y a plus de dispute entre son corps de jupe et le mien ; elle n'est plus rouge, ni crevée, comme elle était. Cet état la rend aimable ; elle aime, elle oblige, elle loue, elle me charge de mille douceurs pur vous.

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Je vais vous fatiguer, mais c'est tellement délicieux ces lectures.. Il y en aurait tant encore à publier !

Je lance un S.O.S à NT. Je n'y vois plus ou presque pour écrire ces notes. Les lettres sont très petites.. Bon, je vais m'armer de patience car le résultat de toutes ces manoeuvres c'est pour améliorer non ?

22/01/2007

UN AUTRE 22 JANVIER .. DECES DE L'ABBE PIERRE

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912à Lyon décédé le 22 janvier 2007 à Paris à l'âge de 94 ans des suites d'une infection pulmonaire, est un prêtre français, résistant, fondateur en 1949 d'Emmaüs une organisation caritative destinée à aider les pauvres et les réfugiés (Wiképédia)

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Je crois que ce que je ressens comme le plus grand échec, c'est ce que je n'ai pas eu le courage d'oser. Quand je n'ai pas risqué de me faire taper dessus pour dire :"Cela ne va pas !" Remarquez, il est encore temps.
in Philippe Jost, Les quatre vérités de l'abbé Pierre, Hors collection, Paris, 1995, p.13, Ex Libris, décembre 1994.

2
Mes principaux défauts sont l'indiscipline et l'impatience. Dois-je les réprimer ? Les cultiver ? Le dilemne est terrible. Parce que c'est pour cela que les gens m'aiment ...
Ibidem, p.14, janvier 1995.

3
Ce qu'il faut revendiquer, ce n'est pas l'égalité qui est illusoire. De la naissance à la mort il y a inégalité : quand l'enfant naît, le père et la mère sont forts et il est faible ; et quand il sera devenu fort, ses parents seront devenus faibles. Ce qui est nécessaire à la vie même, c'est la solidarité.
Ibidem p. 111, janvier 1995.

4
Il y a une Loi avant les lois, la Loi absolue qui est la loi des lois : pour venir en aide à un humain sans toit, sans pain, sans soins, il faut savoir braver les lois.
Ibidem p.46, in Dieu et les Hommes, 1993 (avec Bernard Kouchner, Dialogues et propos recueillis par Michel-Antoine Burnier, avec l'aide de, notamment, Cécile Romane, avant-propos de Marek Halter).

5
On ne possède vraiment que ce que l'on est capable de donner. Autrement on n'est pas le possesseur, on est le possédé.
Ibidem p.86.

6
L'école n'est pas faite seulement pour enseigner ce que sont les choses mais pour ouvrir les esprits à la connaissance de ce qui est notre être commun d'hommes. Elle doit ouvrir les coeurs aux faims et aux soifs de justice, à la volonté de servir premiers les plus souffrants, à ce qu'il faut appeler les colères de l'amour.
Ibidem p.87, in Faim et Soif, 1956.

7
Il n'y a que les hommes pour tuer un million d'entre eux pour la victoire d'un chef : des hommes qui ne se connaissent pas s'entre-tuent sur l'ordre de chefs qui se connaissent et ne s'entre-tuent pas, chefs qui signeront la paix en se serrant la main, un verre de champagne dans l'autre.
Ibidem p. 117, in Absolu, Le Seuil, 1994.

http://www.denistouret.net/

14/12/2006

un autre 14 décembre .. PAUL ELUARD

 Eugène Grindel, né à Saint-Denis (Seine) le 14 décembre 1895, publie ses premiers poèmes à compte d'auteur en 1913. Dès 1914, il signe Eluard du nom de sa grand-mère maternelle. Il fait la rencontre du groupe surréaliste en 1919 et participe à toutes ses activités. Il meurt à Charenton le 18 novembre 1952.

La France est bafouée,trahie,violée.La barbarie nazie règne.Les résistants s'organisent.Parmi eux PAUL ELUARD écrit un magnifique poème LIBERTE qui est parachuté sur la France occupée.Ce poème devient le cri de ralliement de tous ceux qui restent fidèles à la France éternelle.Ce poème reste à tout jamais inscrit dans la mémoire de la France.

http://toutelatsf.free.fr/liberte1.htm

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Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer


Paul Eluard
 Poésies et vérités 1942

 

 

 

 

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