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07/12/2006

UN AUTRE 7 DECEMBRE ... TRISTAN BERNARD



Un 7 décembre 1947 mourut le dramaturge et humoriste Tristan BERNARD. A la fin de sa vie il fut arrêté et déporté au camp de Drancy. A son départ pour le camp, il aura pour sa femme cette phrase: "Jusqu'à présent nous vivions dans l'angoisse, désormais, nous vivrons dans l'espoir". Il sera libéré trois semaines plus tard grâce à l'intervention de Sacha Guitry et de l'actrice Arletty. Il ne se remit jamais de cet internement et mourut peu de temps après. Tristan BERNARD est enterré au cimetière de Passy

 

Né à Besançon le 7 septembre 1866, ami très proche de Léon Blum, mais aussi de Jules Renard, Marcel Pagnol, Lucien Guitry, père de Sacha Guitry et de bien d'autres artistes, Tristan Bernard était célèbre pour ses jeux de mots, romans et pièce de théatre, et est un promoteur des mots croisés.

De son vrai nom, Paul BERNARD, Tristan est le nom d'un cheval sur lequel il avait misé avec succès aux courses.

Il eu trois fils, Etienne, Raymond et Jean-Jacques, les deux derniers furent respectivement un grand réalisateur( notamment des "Misérables", première version cinématographique, en noir et blanc) et un écrivain qui a notamment témoigné sur l'univers concentrationnaire( "Le camp de la mort lente", "Le pain rouge").

Son fils, le dramaturge, Jean-Jacques Bernard a subi une terrible captivité dans le camp allemand de Compiègne, où la famine et le froid ont entraîné la mort de dizaines d'internés juifs. Quant à son petit-fils François-René, il n'est pas revenu du camp de Mauthausen où il a été assassiné par les nazis.
Jean-Jacques Bernard a été libéré avec quelques autres internés de Compiègne en mars 1942 à l'article de la mort.

Savourons encore quelques bons mots de celui qui a écrit dans le Canard Enchainé en 1917, l'Almanach des vacances en 1921...  C'est en référence à son ouvrage "Mémoires d'un jeune-homme rangé" que Sartre et Simone de Beauvoir optent pour le titre " Mémoires d'une jeune-fille rangée". Son ouvrage "Aux abois" a été adapté en 2005 au cinéma par le réalisateur Philippe Colin, avec pour acteur principal Elie Semoun.

Pour notre plaisir, savourons encore quelques citations

L'humanité qui devrait avoir six mille ans d'expérience, retombe en enfance à chaque génération.

C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.

Le meilleur moyen de faire cesser la tentation, c'est d'y succomber.

Je n'ai aucune espèce de joie à faire le bonheur des gens qui ne me plaisent pas.

J'appartiens à ce peuple qu'on a souvent appelé élu... Élu ? Enfin, disons : en ballottage.

Je préfère viser l'intelligence du public que sa bêtise, parce que la bêtise est si vaste que je ne sais où frapper.

Le comble de l'optimisme, c'est de rentrer dans un grand restaurant et compter sur la perle qu'on trouvera dans une huître pour payer la note.

Pour être heureux avec les êtres, il ne faut leur demander que ce qu'ils sont capable de donner.

Dans la vie il ne faut compter que sur soi.
Et encore... pas beaucoup.

On ne prête qu'aux riches. Et on a raison ! Les pauvres remboursent si mal.

L'au-delà ? je n'ai pas d'opinion là-dessus
m'étant plutôt spécialisé dans l'en-deçà !

Si un incendie éclatait au Louvre et que vous ne puissiez sauver qu'un seul tableau, lequel emporteriez-vous ?
-Celui le plus près de la sortie !

Je veux bien changer d'opinion, mais avec qui ?

L'argent n'a pas d'odeur, mais à partir d'un million il commence à se faire sentir.

Le paresseux est plus loyal que les autres hommes, il ne fait pas semblant de travailler.

07/10/2006

UN AUTRE 7 OCTOBRE ... EDGAR POE

Mort de l'écrivain Edgar POE .. Dans la bibliothèque de Miche : EDGAR POE ! Histoires extraordinaires traduits par Charles Baudelaire qui a suspendu son oeuvre propre pendant six ans pour se faire le serviteur d'Edgar POE et consacrer tout son temps à la traduction .

"Si jamais l'esprit de roman, pour me servir d'une expression de notre poète,
a présidé à une naissance, - esprit sinistre et orageux! - certes, il
présida à la sienne. Poe fut véritablement l'enfant de la
passion et de l'aventure."
Baudelaire


"Dans the Domain of Arnheim, il affirmera que les quatre conditions du bonheur sont:
la vie en plein air, l'amour d'une femme, le détachement de toute ambition
et la création d'un Beau nouveau."
Baudelaire


Edgar Allan Poe (1809-1849) est un écrivain américain, poète, romancier et nouvelliste du XIXe siècle. Il a aussi travaillé comme critique littéraire et éditeur bien qu'il soit plus connu en tant qu'auteur. 

POE vite aux Etats-Unis entre la guerre d'Indépendance et la guerre de Sécession, dans un pays qui n'est plus une colonie et pas encore une nation. La littérature y est surtout un art d'imitation calqué sur l'Europe. La vogue est alors au conte de terreur, au roman gothique, d'origine romantique. Edgar POE est un angoissé, assiégé du dehors et menacé du dedans. Il a peur de lui-même autant que du monde. En composant ces TALES OF THE GROTESQUE, ses refuges deviennent des pièges. Les châteaux gothiques que Poe emprunte à l'Europe romantique pour plaire à ses lecteurs ne sont que l'image de l'ensevelissement. Le cachot, le puits, le fond de cave, la tombe, l'oubliette,  sont les visages innombrables d'une même obsession.

L'oeuvre d'Edgar POE est un masque qui le révèle mieux qu'une confession. L'alcool qui hante l'oeuvre de POE, plane comme une malédiction. Son père qui avait quitté l'étude notariale pour les planches, mais mauvais acteur, sombre dans l'alcoolisme. L'aîné des frères meurt d'une tuberculose alcoolique, Edgar d'une crise de delirium tremens et la benjamine "nourrie de pain trempé dans du gin", demeure idiote.

Ses héroînes sont la réincarnation de sa mère Elizabeth, actrice, ayant fui le Nord puritain pour le Sud plus accueillant, pauvre, minée par la phtisie, décédée quand POE avait trois ans. Adopté par une jeune femme sans enfant d'un négociant, l'enfant de la balle devient fils de famille. Il a tout pour réussir. Elevé dans les meilleures écoles, intelligent, doué pour tous les arts, il y a l'autre en lui qui le pousse à se perdre...extravagances, dettes de jeu, alcool. ... Monté dans le train pour New-Yord, on le découvre ivre mort à BALTIMORE. Transporté au Washington Hospital, il y succombe le 30 septembre 1849. Il avait tout juste quarante ans.

 

C'est comme conteur que POE est immortel et qu'il figure  parmi les treize grands écrivains américains.

 

Monument placé en 1875 à l'emplacement originel de la tombe d'Edgar Poe, dans le cimetière presbytérien de Baltimore

Agrandir
Dévoilement de la nouvelle tombe d'Edgar Poe au cimetière de Westminster, à Baltimore

Poe et son œuvre ont fourni une inspiration considérable à des compositeurs de musique classique et de musique populairePoe et son œuvre ont fourni une inspiration considérable à des compositeurs de musique classique et de musique populaire

Claude Debussy a écrit un opéra adapté de La Chute de la maison Usher.

Le palais hanté, basée sur un poème de Poe, en 1904. Conte fantastique pour harpes et cordes d'André Caplet, publié en 1924, mais commencé au moins dès 1909, est une composition tirée du Masque de la Mort Rouge.

Sergueï Vassilievitch Rachmaninov, à qui un amirateur avait offert une traduction russe du poème Les Cloches, l'adapte en 1913 en symphonie chorale, qu'il considère comme son œuvre favorite.

Le compositeur anglais Joseph Holbrooke a composé un poème symphonique basé sur Le Corbeau à partir de 1900, suivi en 1903 par une adaptation similaire des Cloches. Holbrooke a également écrit la musique du ballet Le Masque de la Mort Rouge.

Poe continue à être une source d'inspiration pour les compositeurs classiques contemporains. Le compositeur minimaliste Philip Glass a écrit un opera adapté de La Chute de la maison Usher à partir de 1989. En 1997, Einojuhani Rautavaara a composé sept fantaisies pour chœurs et orchestre basées sur les derniers paragraphes des Aventures d'Arthur Gordon Pym.

D'autres opéras sont basés sur des contes d'Edgar Poe: Ligeia, un opéra d'Augusta Read Thomas en 1994, et Le Cœur révélateur, de Bruce Adolphe.

L'ingénieur du son des Pink Floyd, Alan Parsons, a sorti en 1976 son premier album Tales of Mystery and Imagination, Edgar Allan Poe dans son groupe The Alan Parsons Project, inspiré directement des écrits de Poe. Le groupe de heavy metal Iron Maiden a adapté également The Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue en français). En 1997, le groupe Arcturus a adapté aussi un poème de Poe : Alone.

arcturus ("les dieux du Métal" ...  Pas  ma tasse de thé ! trop "vieille" sans doute ! mais juste pour voir puisqu'on en parle.
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03/10/2006

UN AUTRE 3 OCTOBRE ... ALAIN FOURNIER

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Je ne pouvais tout de même pas passer sous silence la naissance le 3 octobre 1886 d'Alain-Fournier, -un gars de mon Berry natal-,  mort le 22 septembre 1914, après avoir été mobilisé dès la déclaration de guerre, en août 14 et avoir rejoint le front comme lieutenant d'infanterie.  Il est tué au sud de Verdun, dans la Meuse. Il n'avait pas encore 28 ans. Porté disparu avec vingt de ses compagnons d'armes, son corps a été découvert dans une fosse commune où les allemands l'avaient enterré. Il a été identifié en novembre 1991 et est maintenant inhumé dans le cimetière militaire de Saint-Rémy la Calonne (Meuse)

Henri-Alban FOURNIER (Alain FOURNIER en littérature) est né dans le Cher, à la Chapelle-d'Angillon. Fils d'instituteurs, il passe son enfance dans le sud du Berry. En 1891, son père est nommé directeur à l'école d'Epineuil-le-Fleuriel. Le futur Alain FOURNIER y sera son élève jusqu'en 1898, avant d'entrer en sixième, comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris...medium_fournier_a_epineuil.jpg

Photo d'Epineuil, prise par A. FOURNIER de son grenier

Le Cher, Paris, et aussi Cambo-les-Bains au Pays Basque ... le même circuit que  miche ! mais la comparaison s'arrête là bien entendu..

Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes, a séjourné plusieurs semaines à Cambo-les-Bains, d'abord au cours de l'été 1913, puis à la fin du mois de juillet de l'année suivante, juste avant la Grande Guerre.  En 1912, après avoir acquis une certaine notoriété comme chroniqueur littéraire à Paris-Journal et comme auteur de quelques nouvelles, il était devenu secrétaire de Claude Casimir-Perier. Celui-ci était le fils de l'éphémère president de la République (1894-1895) et il avait épousé, en 1910, Pauline Benda, une actrice déjà célèbre sous le nom de Simone, qui avait créé le rôle de la Faisane dans la pièce d'Edmond Rostand Chantecler. ..... Très vite, le jeune secrétaire s'était mis également à la disposition de la belle actrice, Simone, partie en tournée aux États-Unis ou en Angleterre. En 1913, il était devenu un ami de la famille, souvent invité dans leur maison de campagne de Trie-la-Ville, recevant le baptême de l'air au Crotoy, dès le le mois de juin 1912. Les relations amicales entre Pauline et Henri s'étaient muées au fil des mois en véritable liaison amoureuse, malgré la différence d'âge et de situation, d'autant que le mari se révélait de plus en plus volage ; tout naturellement, Alain-Fournier fut invité à Cambo, où les Perier louaient chaque été la Villa Souberbielle, une belle maison de maître entourée d'un grand parc et toute proche de la Villa Arnaga, où vivait Edmond Rostand et sa famille. Il y fit deux séjours : du 25 août au 11 septembre 1913 et 20 juillet au 2 août 1914 ; il y commença  son second roman "Colombe Blanchet", qui devait rester inachevé.  

LE GRAND MEAULNES

EST-CE UN HASARD SI LE FILM SORT LE 4 OCTOBRE DANS LES SALLES ?

Un soir de novembre 1910, Monsieur et Madame Seurel, qui dirigent une paisible école de la campagne solognote, reçoivent un pensionnaire que sa mère accompagne, Augustin Meaulnes.
Le prestige naturel de ce grand adolescent lui vaut d'être bientôt connu de tous les élèves comme "le Grand Meaulnes". Partageant la même chambre, le nouveau venu et François Seurel, fils des directeurs, se lient d'amitié, Augustin exerçant sur le sensible François une véritable fascination.

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Le Grand Meaulnes a un succès considérable, qui ne s’est pas démenti : un livre dont quarante-trois chapitres sur quarante-six ont pour cadre et pour source d’inspiration les pays si variés du Cher, du nord au sud du département ; un livre qui est tout entier le récit d’un voyage, itinéraire imaginaire certes, mais profondément enraciné dans la terre du Berry et du Boischaut . “à la recherche du sentier perdu” avec Augustin Meaulnes et François Seurel. De La Chapelle-d’Angillon, le village natal de l’écrivain, en passant par Nançay, le ”pays de son père” et de “l’oncle Florentin”, au coeur de la Sologne, pour parvenir enfin, à l’autre bout du département, jusqu’à l’école d’Épineuil-le-Fleuriel, là où “naquit le personnage du Grand Meaulnes”, sans oublier Bourges et sa cathédrale “énorme et indifférente” à la détresse du héros.


Depuis près de quatre-vingt-dix ans, d’innombrables lecteurs ont tenté, à la suite d’Augustin Meaulnes, de retrouver «la vieille tourelle grise qu’on apercevait au-dessus des sapins» , celle du «Domaine mystérieux», où avait eu lieu «la Fête étrange» et «la Rencontre» du héros avec Mademoiselle Yvonne de Galais.
Louable entreprise certes, puisque Le Grand Meaulnes est tout entier une invitation au voyage, À la recherche du sentier perdu» et puisque, d’autre part, comme Alain-Fournier l’écrivait à son ami André Lhote en 1911 «tout ce qu’(il) raconte se passe quelque part».

Le romancier a visiblement voulu égarer son lecteur à travers le «Pays sans nom», entre Vierzon qu’il situe à quatorze kilomètres de Sainte-Agathe» et le village ainsi nommé par lui. Dans la réalité, on le sait, celui-ci s’appelle Epineuil-le-Fleuriel et se trouve l’autre bout du département du Cher, à une bonne centaine de kilomètres plus au Sud. Il faut d’ailleurs attendre le début de la Troisième partie du livre, pour que Jasmin Delouche, remontant de «la baignade» dans le Cher, en vienne à identifier «un domaine à demi-abandonné aux environs du Vieux-Nançay : le domaine des Sablonnières» ; et c’est pour préciser aussitôt «qu’on avait fait tout abattre».

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Est-il cependant possible de localiser aujourd’hui ce «Domaine sans nom» ? Le département du Cher est particulièrement riche en châteaux, somptueux ou modestes, même s’ils sont beaucoup moins célèbres que ceux de la Loire. Il existe bien à Nançay même, le village natal du père d’Alain-Fournier au coeur de la Sologne, un imposant manoir médiéval reconstruit au XIXe siècle, mais il suffit de s’y arrêter quelques secondes pour comprendre que cette imposante demeure n’a rien à voir avec le «Domaine mystérieux», n’en déplaise à certains guides touristiques. C’est encore moins vrai du «château» du Vieux-Nançay tout proche dont Henri évoquait l’image en longeant les parcs des cottages anglais Aux alentours, ce ne sont pas bien sûr les châteaux qui manquent, ni les rendez-vous de chasse perdus dans les bois : l’un de ces domaines a même pris le nom des Meaulnes. Malheureusement l’on ne peut plus guère errer au bord des étangs privés comme celui des Varennes, ni s’engager, comme Augustin Meaulnes, dans une allée de sapins «lourde d’ombrages» : les clôtures y sont devenues trop nombreuses.



Quoiqu’il en soit, ce n’est dans aucun de ces châteaux que se situe l’événement fondateur du Grand Meaulnes, mais bien à Paris. C’est en descendant l’escalier du Grand Palais vers la Seine que l’étudiant Henri Fournier rencontre, le jeudi de l’Ascension 1905, la belle jeune fille qu’il devait immortaliser sous le nom d’Yvonne de Galais.

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Il la suit au long du Cours-la-Reine, emprunte le même bateau-mouche, revient guetter sous ses fenêtres du boulevard Saint-Germain où elle résidait alors chez sa tante Aspasie Dunglas. Il la retrouvera, le dimanche de la Pentecôte suivant, à la sortie de l’église Saint-Germain-des-Prés et l’accompagnera à pied jusqu’au pont des Invalides : leur «grande, belle, étrange et mystérieuse conversation» sera transposée presque telle quelle dans Le Grand Meaulnes, au bord de l’étang des Sablonnières.

29/09/2006

UN AUTRE 29 SEPTEMBRE.. EMILE ZOLA

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Orphelin de bonne heure et élevé par une mère qui vivait dans la gêne, il abandonne tôt ses études, pratique différents métiers et devient journaliste. D'abord fervent romantique et critique d'art moderniste, il évolue vers le naturalisme avec Thérèse RAQUIN (1867).


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Il dénonce âprement les faiblesses des milieux bien pensants avec NANA
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C'est l'Assommoir (1877) qui assure à ZOLA le véritable succès. Avec GERMINAL (1885), puissante évocation d'une grève de mineurs, il connaît un grand succès et suscite aussi des controverses.
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Les préoccupations sociales de ZOLA, lecteur de Fourier, Proudhon et Marx, apparaissent dans Au Bonheur des Dames (1883). Converti, à la suite de ses enquêtes sur le monde ouvrier, aux doctrines socialistes, il se consacre dès lors à des oeuvres à caractère humanitaire (les Quatre Evangiles 1899-1903 sont des hymnes au progrès humain), ou politique, prenant notamment parti pour la révision durant l'affaire Dreyfus par un retentissant article, J'accuse (1892).medium_zola_j_accuse.jpg

medium_dreyfus.jpgL'affaire Dreyfus, appelée souvent l'Affaire par les contemporains, est l'une des crises les plus graves de la Troisième République française tant par ses répercussions politiques que par le trouble moral qu'elle entraîna dans le pays et l'armée française au moment où le conflit latent de la France avec l'Empire allemand se réveillait. C'est à l'origine une simple affaire d'espionnage, devenue politique par ricochet, sur fond de polémique judiciaire et militaire, puis rapidement antisémite, nationaliste et religieuse. Elle est considérée par l'historiographie comme l'un des épisodes fondateurs par ses conséquences de la politique française contemporaine et de l'idéologie républicaine dominante encore aujourd'hui. Elle porte le nom de son principal protagoniste, le capitaine Alfred Dreyfus, condamné sans preuves tangibles, puis gracié, relaxé et finalement réhabilité.




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Le 29 septembre 1902, il meurt asphyxié, chez lui, à cause d'une cheminée bloquée. Cette mort serait accidentelle, mais étant donné le nombre d'ennemis qu'avait pu se faire Zola (notamment chez les anti-Dreyfusards) la thèse de l'assassinat n'a jamais été totalement écartée. Après sa mort, une enquête est réalisée mais n'aboutit à aucune conclusion probante.

Alfred Dreyfus est réhabilité en 1906. Zola est enterré au cimetière de Montmartre à Paris. Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908

Le 13 janvier 1998 une cérémonie a eu lieu au Panthéon de Paris, présidée par le ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, pour le centenaire de la parution dans l'Aurore de la lettre ouverte au Président de la République, J'Accuse.
Deux discours ont été prononcés, par le Premier ministre, Lionel Jospin (discours consultable sur Wikisource) et par le Premier Président Honoraire de la Cour de Cassation, Pierre DRAI, sur le thème du rôle de la Cour de cassation dans le dénouement de l’affaire Dreyfus.

Aujourd'hui il est considéré comme la figure phare du réalisme et comme l'un des plus grands écrivains français de tous les temps.

 
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