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20/03/2012

LA MAISON DES POTES

Dans mes mails

http://www.fairedelegaliteunerealite.com/index.php

Capture Maison des Potes.JPG

21 mars : F.L.E.U.R. pour les banlieues

Cher(e) ami(e),

Les Maisons Des Potes vous invitent à interpeller le 21 mars 2012 les candidats aux élections avec  F.L.E.U.R (l'appel pour Faire de L'Egalité Une Réalité).


Le jour du printemps c'est aussi la journée internationale de lutte contre le racisme.
C'est avec l'appel  F.L.E.U.R  que la banlieue soumet DIX revendications aux candidats à l’élection présidentielle.

Inscrivez vous sur ce lien.

A Paris, le Mercredi 21 mars le rassemblement  (F.L.E.U.R) aura lieu sur le parvis des Droit de l'Homme place du Trocadero entre 12h et 14 heures
Nous rendrons public les réponses des candidats à l'élection présidentielle à nos dix propositions.

En région une multitude d'actions sont prévues pour interpeller les candidats aux élections législatives.

Événements annoncés sur sur https://www.facebook.com/messages/?action=read&tid=id...

Ensemble nous pouvons nous faire entendre pour www.fairedelegaliteunerealite.com

 

Amitiés antiracistes

Samuel THOMAS
Président de la Fédération Nationale des Maisons des potes
16 square Dunois
75013 Paris
Tél 01 44 93 23 23
www.poteapote.com

CES ENFANTS QU'ON ASSASSINE EN FRANCE

A l'heure où j'écris ces lignes


Après le drame de TOULOUSE

Une minute de silence à 11 Heures dans tous les établissements scolaires

en assortissant ce moment de recueillement des explications et discussions nécessaires pour que les enfants en comprennent le sens.

 

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*

Un homme a ouvert le feu devant le collège-lycée juif de Toulouse

Tuant quatre personnes - le rabbin, ses deux enfants de 4 et 5 ans

et la fille du directeur de l'école âgée de 8 ans avec un cynisme effroyable

et en blessant plusieurs autres

 

**

"Aucune cause ne justifie la mort de l’innocent. Si je peux comprendre le combattant d’une libération, je n’ai que dégoût devant le tueur d’enfants " (Albert CAMUS)...

 

*

Le racisme, l'antisémitisme,

sont des sujets qui concernent tout invidividu de notre société.

A tout moment chacun peut être confronté au racisme,

quel que soit son sexe,

sa couleur,

sa religion, etc.

Cette fusillade vient après les deux autres

celle d'un parachustiste guadeloupéen à Toulouse,

et de deux parachutistes maghrébins à Montauban

*

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*

On assiste depuis un certain temps et dans l’indifférence générale,

à une libération et à une banalisation du discours antiraciste

L'exemple est donnée d'en haut, avec ceux qui jouent dans la cour de l'extrême-droite

Alors pas de quoi s'étonner !

la parole raciste était aussi tolérée, excusée et même – c'est un comble – victimisée.
http://www.rue89.com/2012/03/17/racisme-ordinaire-dans-un-lycee-du-loir-et-cher-jaime-pas-les-noirs-230308

 

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21.03.2012
J'entends à la radio que le tueur est sur le point d'être arrêté. Quel soulagement !

Moi aussi je les ai vus en photos en surfant sur le Net,  ces visages d'enfants palestiniens défigurés,
morts sous les tirs israéliens
J'ai eu envie de pleurer comme pour ces petits de religion juive

Stoppons la violence ! Rien ne justifie cet acte monstrueux


**
Pour mettre fin à la terreur
C'est la guerre qu'il faut arrêter, tout de suite !
C'est la Paix qu'il faut rétablir, tout de suite !


Et celles-là ?

TROIS SOEURS MORTES TRAGIQUEMENT SUR L'AUTOROUTE

Ont-elles reçu des fleurs ?

 

Les premières, trois jeunes filles, dont deux mineures,  débarquées d'un train en pleine nuit, après avoir été contrôlées sans titre de transport, écrasées sur l'autoroute du sud dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'elles tentaient de rejoindre leur grand-mère.

Je les vois, je les imagine, ces pauvres petites filles affolées sur l'autoroute, qui ont pris la poudre d'escampette après avoir été sermonnées par le patrouilleur parce qu'elles cheminaient sur la bande d'arrêt d'urgence, ce qui est interdit et extrêmement dangereux ! La peur du gendarme, de l'amende ? Parce qu'être gitan sous l'ère sarkozienne, c'est pas bon ! Une communauté jetée en opprobre depuis l'ère nazie.

Une auto, un camion, une auto ... en charpie les petites !  Heureusement avec le progrès, avec l'ADN, on peut prouver qu'elles sont soeurs ! Tant mieux pour la famille qui pourra faire son deuil ! Une famille sédentarisée depuis longtemps, sur laquelle les médias laissaient malgré tout planer le doute, une suspicion de négligence, voire de maltraitance.

Une famille mutilée de trois membres. Trois filles, trois soeurs ! Mais ce n'étaient que des gitanes après tout ! une espèce pas vraiment de chez nous. Et chez nous, on est chez nous, on aime bien rester entre nous surtout quand ils ont la peau basanée parce que c'est pas très clair tout ça !

Il n'y avait personne à la gare de PIERRELATTE pour les recevoir,  téléphoner aux services sociaux de la Police, aux services de l'Enfance ? Etait-ce indispensable de les laisser là en plan ?

Je n'accuserai personne mais je me demande : "Où est l'humain dans cette histoire ?"

Pas un bras pour les secourir, pour leur venir en aide ?


Comment trouver le sommeil du juste après ça ?

 

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13/03/2012

FERRAT L'AMI, LE CAMARADE

toujours dans le coeur des gens

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Je ne chante pas pour passer le temps

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Jean FERRAT

deux ans déjà qu'il nous quittait, lui l'homme fidèle à la poésie, à la liberté, à la justice sociale,

aux peuples qui luttent, souffrent et se battent

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Pour FERRAT, "l'idée communiste est belle"

 

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Avec la chanteuse Francesca SOLLEVILLE

"Jean FERRAT était un humaniste. Il ne supportait pas les injustices. Chaque fois, il réagissait au quart de tour. Son histoire avec la déportation de son père et l'accueil dans une famille communiste a sans doute joué un grand rôle. Dès la fin de la guerre, il s'est engagé dans les combats pour la liberté. Cela s'est traduit dans ses chansons comme dans sa vie quotidienne.

J'entends, j'entends

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Jean avait toujours une histoire à raconter, une injustice dont il était témoin. Il était un manifestant, en chansons, en poèmes, en actions. Il était d'une grande fidélité à ses idées communistes.

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Avec Marie-Georges BUFFET

Mais il était d'une fidélité lucide, pas d'une fidélité religieuse.

Juste après la chute du mur de Berlin, il dénonce ce qui s'est passé en URSS mais réaffirme que "l'idée communiste est belle".

Fidèle aux marins du "Potemkine", il est persuadé que "le cri révolutionnaire reste et restera".

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Il chante "Camarade", merveilleuse chanson où il exalte le mot tout en dénonçant ce que "les camarades" allaient faire à Prague en 1968

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Jean était fondamentalement rebelle. Il entretenait avec le Parti communiste une véritable amitié. Il était fidèle au mot "communiste", pas à une organisation. Chaque fois que le Parti se battait pour une cause juste et belle, il répondait présent. C'était un homme du peuple, d'allure et d'habit. Jean FERRAT était un modeste sans épate, un homme simple, une bijouterie humaine. On avait toujours envie de le revoir tellement il respirait la bonté. C'était un juste". Jack Ralite, sénateur, ancien ministre

J'aurais seulement voulu
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"Jean était un écorché vif, confirme Nadia Kyrys, proche du chanteur. Tout ce qui se passait dans le monde contre la liberté et les droits de l'homme l'atteignait".

Mon chant est un ruisseau
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"Jean était abasourdi par ce qui se passait. Il avait le sentiment qu'il avait combattu toute sa vie et que ça recommençait sans arrêt. Il était détruit de voir que toutes les conquêtes étaient grignotées, dans une société de plus en plus individualiste où on peut se taper les uns sur les autres sans qu'une solidarité se dessine. On a combattu pour la liberté, et on n'est pas loin d'entendre le bruit des bottes, alors qu'on avait cru à "plus jamais ça"."

J'ai froid
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"C'est la fin. -La fin de quoi, Jean ? - Tout. Le monde ..."

C'est tout juste s'il ne pleurait pas. Il partait désespéré de la situation, comme impuissant."

(Francesca Solleville - chanteuse)

"Il constatait qu'au terme de son existence, rien n'avait évolué. Rien ne se passait dans le sens de la défense du peuple. L'état du monde le désespérait beaucoup, vec les gens qui travaillent dur et qui ne vivent pas dignement. C'était le tourment de sa vie."

(François Perrin, ami de longue date)

La porte à droite

Ferrat, qui, quelque temps avant sa disparition,

prend la tête du comité de soutien à la liste Front de Gauche

Ardèche pour des élections régionales

ce Ferrat-là, combattant jusqu'à la dernière heure, abattu ?

Je ne suis qu'un cri
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"Il gêne, refuse de se plier au politiquement correct. "Il y a eu une époque où "Potemkine" et "Ma France" ne passaient pas aussi facilement qu'on veut bien l'imaginer, je m'en souviens très bien", rappelle Michel Drucker en 2003.

Dès les années 1960, Jean Ferrat est censuré à plusieurs reprises. Ses textes sont jugés trop politiques. "Nuit et Brouillard" (1963), titre en mémoire des victimes de la déportation, ne passe pas à l'antenne, fortement "déconseillé" par le directeur de l'ORTF. Deux ans plus tard, Potemkine est interdite lors d'une émission en direct. La chanson fait référence à la mutinerie des marins du cuirassé, en 1905. "On m'a dit : "vous en avez d'autres, des jolies, qui sont bien plus commerciales", a raconté plus tard J. Ferrat sur France Bleu Drôme-Ardèche. Il refuse de paraître sans sa chanson et préfère rester en coulisses.

C'est en 1969 que ses relations avec la télévision deviennent franchement hostiles. Il vient de sortir "Ma France", où il s'attaque aux gouvernants. Lors de l'émission "l'Invité du dimanche" où il est reçu avec Jacques Brel, Georges Brassens et J.P Chabrol, le chef de plateau passe avec une pancarte : "Que Ferrat chante, mais qu'il ne parle plus". Et surtout, qu'il ne s'avise pas de chanter "Ma France".

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Tollé général, suivi du licenciement de toute l'équipe.

Jean FERRAT ne passe plus à l'antenne pendant deux ans et demi.

Mourousi rompt la censure en 1971, en diffusant un extrait de la chanson.

Pendant toutes ces années, Michel Drucker se révèle un soutien précieux pour le chanteur, qui devient un ami. Il continue à l'inviter régulièrement, même quand Jean Ferrat prend sa retraite et se fait plus discret.

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Si j'étais peintre ou maçon

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Il avait vécu "Nuit et Brouillard" dans sa chair. "Je suis un enfant de la guerre", disait-il. Cette guerre, qui le prive de son père à 11 ans, commence à nourrir en lui, très tôt, un sentiment de révolte qui l'habitera toute sa vie... En 1941, Mnasha Tenenbaum, son père, juif d'origine russe, est arrêté puis déporté. En même temps que ses origines familiales, qu'on lui avait cachées jusque-là, Jean Ferrat découvre pour la première fois l'injustice contre laquelle il ne cessera de se battre.

Sous l'Occupation, il est sauvé par des résistants communistes qui le protègent et l'hébergent. Il ne l'oubliera jamais. A la fin de la guerre, il apprend que son père est mort à Auschwitz. C'est aussi pour lui rendre hommage qu'il écrit, en 1963 "Nuit et Brouillard".

 

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A ANTRAIGUES, on l'appelait Jeannot. Il était venu y chercher la tranquillité dès 1962,

avait fait sien un mas en ruine qu'il avait patiemment reconstruit. Ses copains artistes passaient parfois

l'y voir, comme Philippe Noiret et le réalisateur Robert Enrico, en 1974

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"Il ne pouvait pas s'accomoder d'un métier d'apparence, il représentait la vérité, la beauté de la poésie,

la force du combat, du courage, la générosité et l'amour. Il a donné beaucoup d'amour". Juliette GRECO

L'hospitalité
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L'âne


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Il avait baptisé son âne "Justice sociale"

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UN JOUR UN JOUR

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Photos et extraits de textes tirés de l'Humanité Dimanche juillet 2010 et numéro spécial 18 mars 2010

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11/03/2012

NON AU LICENCIEMENT DE JEF

 

Bonjour,
Comme vous pouvez le constater, à ERDF-GRDF,on sanctionne aujourd'hui les agents qui ne rentrent pas "dans le moule" et qui se comportent encore avec humanité vis a vis de l'usager .
C'est pourtant  la loi de Nationalisation  qui en 1946 ,a confie a EDF & GDF & a ses agents d'assurer une MISSION DE SERVICE PUBLIC ou le citoyen et usager doit étre traité avec humanité & respect.
Comme Jef,la plupart de nos collègues vivent tres mal le "role qu'on veut leur faire jouer" et la deshumanisation du service public.

Vous qui étes client ,en signant cette pétition,vous soutenez Jef mais vous contribuez aussi au maintien d'un service public de qualité qui est actuellement en train de se dégrader.

MERCI DE COMMUNIQUER CETTE PETITION A VOTRE ENTOURAGE.

 

NON au licenciement de Jef

Pétition de soutien NON au licenciement de Jef

Comme tous les agents techniques clientèle, il effectue régulièrement des tournées de coupure non paiement (1245 coupures non paiement ont été programmées entre le 1er Juin et le 31 Août 2011 sur la seule Agence d'Arcueil).

En Août 2011, les services de l'UCF IDF Ouest effectuent (au hasard, bien entendu...) un contrôle sur sa tournée et constatent qu'il n'aurait pas fait de SMI comme il l'avait indiqué lors de son passage...

 

Apportez votre soutien à Jef dès à présent en signant la pétition


Je suis solidaire avec la lutte engagée pour empêcher le licenciement de Jef.

Je demande à Mr BERAUD-DUPALIS, employeur de Jef, de ne pas le licencier.

NON au licenciement de Jef - pétition en ligne

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Jeff Duval, l'indigné d'ERDF par ITELE

Jeff Duval risque sa place pour avoir fait preuve d'humanité : l'été dernier, ce technicien d'ERDF a refusé de limiter la consommation d'énergie et de couper le courant chez une dizaine d'usagers qui se trouvaient en situation d'impayés. Rencontre.


Jeff Duval, l'indigné d'ERDF par ITELE

 

11/02/2012

Civilisé, civilisé, est-ce que j'ai une gueule de civilisé ?

"atmosphère, atmosphère ?"

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En parcourant le blog de notre ami Philippe

http://icidansmesmontagnes.blog50.com/

Soutien à Serge Letchimy - Aucune excuse, aucune sanction, soutien total à M. Letchimy

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunirai le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l'UMP contre Serge Lechtimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier.
Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée...
J'adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Latchimy n'a pas à s'excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée.

 



Signer la pétition
- Voir les signataires


Oui, je t'apporte mon soutien sans faille, Philippe
ça suffit de se laisser marcher sur les pieds, insulter par ces coquins qui se croient tout permis
Et il ne faudrait pas s'indigner, résister ?
JE SIGNE
parce que

"QUI A PEUR DES ETINCELLES NE DEVIENT PAS FORGERON"

ça c'est aussi valable pour d'autres, des petits camarades à moi un peu frileux en ce moment
qui s'apprêtent à choisir le moins disant au mieux disant
Attention ! la qualité n'est pas la même
et
"IL Y A LOIN DE LA COUPE AUX LEVRES"

Aujourd'hui 11 février 2012, il y a 874 signatures électroniques enregistrées depuis le 10 février 2012

Signer la pétition

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Le 5 décembre 2005, pour la première fois, Aimé Césaire refuse un visiteur. Nicolas Sarkozy avait pourtant sollicité l’entretien et Aimé Césaire l’avait accepté de bonne grâce. Mais le communiqué tombe : «  Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy. [...] Auteur du Discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Je ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005. » Cette loi et son article 4 disposant que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer », les Martiniquais n’en veulent pas.

**

*

SARKOLEON le bon samaritain, a , depuis,

fait transférer les cendres d'Aimé CESAIRE au PANTHEON

-on se demande pourquoi ?- Quel guignol !

et aujourd'hui, GUEANT, soutenu par sa bande de coquins,

lui a craché dessus

Pauvres, pauvres types ... décivilisés, mais pas décolonisés !

Tout est bon pour vouloir attirer le client d'extrême-droite,

ce qu'ils sont devenus nos colonisateurs de service

*

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de L’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]

J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.

Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !

Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "

Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ?  Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

Aimé CESAIRE

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« Une seule consigne : n'attendez pas les consignes !»
ÉDITO

Les propos de Claude Guéant nous renseignent sur la stratégie choisie par Sarkozy pour tenter de se faire réélire. Visiblement il spécule sur l'absence de Marine Le Pen et se présente par anticipation comme le meilleur représentant des idées de l'extrême-droite dans l'élection. Sur le fond, il reprend l'offensive idéologique à laquelle appelait les fondateurs du FN : remplacer la question sociale par le choc des cultures et des religions. Hélas on ne peut considérer comme une péripétie électorale de plus, le fait qu'un ministre de l'Intérieur puisse prononcer en toute impunité de tels propos. On ne peut accepter sans rien faire que ceux-ci soient quasiment repris tels quels par le Président de la République, trouvent des relais médiatiques pour les populariser voire des Élisabeth Levy pour les banaliser.

Nous voilà bien dans un de ces moments où la démocratie même est en danger. Le magazine littéraire du mois de février consacre son actualité aux écrivains et l'Occupation, nous interpellant, sur le lien direct entre crise économique, sociale, politique d'un côté ; récession, collaboration, fascisme et national-socialisme de l'autre. Il nous rappelle combien l'écriture, et avec elle le combat des idées, peut devenir une arme de soumission comme d'émancipation. Le Front de gauche mène un combat contre les marchés, le capitalisme et ses diktats qui est aussi culturel et idéologique. Quand Jean-Luc Mélenchon nous appelle à préempter certains mots, au travers d'eux, c'est autant de terrains politiques et batailles d'idées que nous devons gagner ou regagner ! Nous voulons rendre la parole, la citoyenneté et le pouvoir aux hommes et femmes par la force de la lutte, des libertés, des droits et de la Loi. Or si nous voulons faire vivre ces idées il faut s'engager pour les expliquer, les partager, les défendre. Ce qui fait la singularité de notre campagne, c'est qu'elle n'est pas seulement électorale au sens étroit du terme, c'est aussi un grand moment d'éducation populaire.

 

http://appui.placeaupeuple2012.fr/lettre/lettre17.html

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En y réfléchissant, toutes les civilisations ne se valent pas. GUEANT a peut-être raison

http://mcetv.fr/news-express/0502

Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient.

Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures

à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique»

A BON ENTENDEUR, SALUT !

 

 

 
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