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09/10/2010

JACQUES BREL un 9 octobre 1978

 

 

Le grand Jacques s'est éteint le 9 octobre 1978 à BOBIGNY

Il est enterré sur l'île d'Hiva-Ova près de la tombe de GAUGUIN

 

la ville s'endormait, j'en oubliais le nom ... 

CHE GUEVARA un 9 octobre 1967

cliquez sur l'image et le son

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Le révolutionnaire Argentin et ancien ministre du gouvernement cubain

est  capturé et abattu  le 9 octobre 1967  dans la région du Valle Grande en Bolivie.

Ernesto Guevara dirigeait la guérilla bolivienne anti-impérialiste depuis 1966. Capturé et exécuté, son corps fut exposé par les autorités boliviennes.

 En 1997 sa dépouille a été rapatriée à Santa Clara, à CUBA.

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podcast

Hélène, ma belle lotoise, c'est pour toi ! 

Joan BAEZ
podcast

06/10/2010

LE SILENCE DES ARMES

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"Le monde ne saura sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis", disait André Gide. Si j'ai écrit ce livre, c'est que je le pense aussi".

"Je n'aime pas les romans à thèse, et je n'ai jamais rien inventé de toutes pièces. Ce n'est donc pas une démonstration que j'ai tentée, mais seulement une histoire que je raconte et qui doit très peu à l'imagination.

Durant les guerres d'Indochine et d'Algérie (que nous avons trop vite oubliées pour porter certains jugements), j'ai rencontré de nombreux garçons qui resteront marqués toute leur vie par ce qu'ils ont subi et fait subir à d'autres.

S'il n'est aucune guerre dont l'homme ait le droit d'être fier, les campagnes coloniales, les expéditions d'oppression et de domination sont particulièrement odieuses. Mais bon nombre de jeunes l'ignorent, qui sont victimes des discours, des affiches, des ignominies débitées par certains anciens combattants et par des hommes politiques à la solde de quelques marchands d'armes. D'autres sont dans l'ignorance la plus complète ou s"engagent sur un coup de tête.

C'est le cas du garçon dont je raconte l'histoire et qui découvrira ce qu'est le chemin du crime.?

Dans la mesure où c'est toujours un peu lui-même ou celui qu'il a rêvé d'être que peint un romancier, je dois dire qu'à l'âge de Jacques Fortier, j'étais prêt à tous les combats, à tous les engagements, à toutes les folies. Ma grande chance est d'avoir traversé une guerre sans une écorchure et d'en être sorti sans avoir à traîner aucun remordes. Je n'en oublie pas pour autant les millions d'hommes qui, malgré eux, sont devenus des criminels. Certains portent un fardeau plus lourd qu'une infirmité. Je le sais parce que nombreux sont ceux qui prennent les écrivains pour confidents.

C'est à ces hommes-là surtout que j'ai pensé en écrivant ces pages,  à eux et à tous ceux qui luttent pour que la guerre et les individus qui la préparent soient enfin mis hors la loi.

Dédiant ce livre à la mémoire de Louis LECOIN, c'est à tous les objecteurs de conscience et aux hommes qui les soutiennent que je pense avec beaucoup d'admiration et d'amitié".

Bernard CLAVEL - Le silence des Armes - 1974

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*
*

Il se trouve que ces jours-ci, sans le savoir, mes lectures me portaient vers Bernard CLAVEL

(décécé de 5 octobre et dont la T.V. n'a pas fait grand cas)

en publiant récemment une note sur Louis LECOIN

en recevant en pleine tête ce dimanche soir sur Ciné Star "R.A.S." l'excellent  film d'Yves BOISSET  sorti en 1973

qui, grâce à sa détermination et seulement dix ans après la fin du conflit, livrait un réquisitoire

 sans concession sur cette « guerre sans nom » et ses appelés, mettant en relief

les aspects cruels et déshumanisants de cette guerre coloniale. 

Avec énormément  de mésaventures 

durant la préparation, le tournage et jusqu'à sa sortie

Controversé, mis à l'index par la censure

On fait couper une scène de gégène, une scène de "corvée de bois"

et une scène qui préfixe l’OAS (Organisation de l'Armée Secrète, dirigée par le général SALAN°

 et le putsch des généraux.

La sécurité militaire est sur les dents face à ce projet de film sur la guerre d’Algérie ;

elle cherche à empêcher le tournage par tous les moyens

Le représentant du ministère des Armées à la censure s’oppose à sa sortie. 

 interdit aux moins de 16 ans ainsi que dans certaines salles

R.A.S. sorti discrètement en plein été 1973 connaît cependant un franc succès

*

*

en feuilletant, suite au film

le livre de René Andrieu "La guerre d'Algérie n'a pas eu lieu" 8 ans et 600 000 morts  -1992-

A suivre

***

 

il aimait les hommes et la nature

 Tu veux  lire ?

oui

Alors, il leur tendait un livre de Bernard CLAVEL.

 Leur père savait qu'en les invitant à le lire, ils prendraient goût à la lecture

***

L'annonce de la disparition de ce grand écrivain ce mardi 5 octobre ne nous laisse pas indifférents.

Il faisait un peu partie de la famille car on l'a lu et relu

en famille !

*

*

Quelques-uns de ses romans ont été adaptés à la télévision. 

Qui les a vus s'en souvient encore aujourd'hui : 

  L'ESPAGNOL,  LE TAMBOUR DU BIEF, LE SILENCE DES ARMES, MALTAVERNE ou LA BOURELLE. Des chefs-d'oeuvre populaires... On en redemande  !

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"... Dans un roman, il ne s'agit ni d'être optimiste, ni d'être pessimiste,

il est seulement question de peindre des destinées en un monde dont toutes les routes,

inéluctablement, conduisent à la même nuit".

B. CLAVEL -1981- (Compagnons du Nouveau-Monde)

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"Compagnons du Nouveau Monde"

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"Un romancier détient-il à jamais le pouvoir absolu sur ses personnages ?

Il faut bien de l'orgueil pour le croire, et je l'ai cru longtemps.

Mais les forces de la vie se coulent entre les pages pour nous donner des leçons ...

"Une fois de plus, je n'ai rien inventé et j'ai tout inventé.

"A quelle femme ressemble Hortense ? Qui donc se retrouverait sous les traits douloureux de Marie ? De quel homme le compagnon est-il le reflet ?

"Que le lecteur tenté par ces questions se contente de savoir qu'un livre est souvent composé de douleur autant que de mots. Il est des moments d'angoisse où je me demande si créer ne conduit pas parfois à déchirer autrui autant qu'on se déchire.

B. CLAVEL - avril 1980- (Marie Bon Pain)

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"La lumière du lac"

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"je dois être fait pour que les fleuves, les arbres, le ciel me coulent dans le sang.
Les pays que j'imagine aussi bien que ceux où j'ai habité durant des années, j'ai peint de mémoire.
De loin en loin vient me tarauder l'envie de me pencher davantage sur mon enfance.
Mais bien plus impérieux le besoin de créer une terre nouvelle où il me soit donné
de m'enfoncer en toute liberté : un lac immense dans une forêt sans limites ; une île dans les glaces où débarquent des chercheurs d'or ; une ville née de trois baraques avec ses mineurs, ses prêtres, ses prostituées,.
Fortunes qui se font et se défont ...
Ce monde des aventuriers qui vont arracher son or à la terre n'est pas fait pour les enfants de Marie.
Il est dur, impitoyable et j'ai frémi en le décrivant.
Voici bientôt six ans que j'y passe le plus clair de mon temps.
Et mes personnages, comme leurs modèles, ont souvent payé de leur vie ces lingots dont on sait aujourd'hui qu'ils contribuent à la destruction de monde"
Bernard CLAVEL (L'Or de la terre - 1984)
*
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"Il aura fallu presque cinquante ans pour que je me décide à conter l'histoire de mon oncle. Si j'excepte mes parents, mon oncle Charles reste de loin celui dont je me suis toujours senti le plus proche et dont le visage s'impose. Mon oncle au képi blanc !
Mais il y a tant de morts derrière moi que leur long cortège me donne le vertige. Bon nombre d'entre eux n'avaient pas atteint mon âge lorsqu'ils ont pris rang dans la troupe. Disparus en un temps où seuls les gens riches laissaient leurs portraits, ils se sont inscrits dans ma mémoire où leurs gestes ont semé d'étranges traînées de clarté à la manière des astres qui passent entre les étoiles immobiles.
Je hais la guerre et déteste les armes,
mais l'histoire de mon oncle, ce vieux soldat, m'a longuement hanté.
Aujourd'hui, je me décide à le faire revivre. Et avec lui ses compagnons de lutte, ses frères, ses amis, les femmes qu'il a aimées, dont les noms sont gravés en ma mémoire plus profond que dans la pierre des croix".
B. CLAVEL -1998- (Le soleil des morts)
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"Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis", disait André GIDE.

Si j'ai écrit ce livre, c'est que je le pense aussi".

Bernard CLAVEL (le silence des armes -1974) 

*

Je reviendrai sur ce livre

car il me tient à coeur

*

*

Nul mieux que Bernard CLAVEL, n'a su communiquer les splendeurs et les secrets

de la nature.

Nul mieux que lui n'a exprimé les émotions des âmes simples.

Ses personnages nous bouleversent à force de tendresse et de générosité.

**

 Oui sa disparition nous peine

Je tenais à lui rendre hommage

 

04/10/2010

Lettre à Barack OBAMA

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Signer la pétition

Monsieur Barack Obama,
Président des États-Unis d'Amérique,


Depuis votre prise de fonction à la tête de la première puissance mondiale en janvier 2009, plus de 80 exécutions ont eu lieu dans les 35 États qui appliquent la peine capitale aux États-Unis.

À votre arrivée à la Maison Blanche, à travers la nomination d’Eric Holder comme ministre de la justice, vous avez fait naître parmi les abolitionnistes du monde entier, l’espoir de l’avènement d’une justice qui renoncerait enfin à la barbarie du meurtre légalisé. Néanmoins, à ce jour, le gouvernement fédéral n’a évoqué aucune remise en question de la peine capitale comme outil de dissuasion.

Monsieur le Président, nous savons votre engagement pour une justice sociale, pour la défense et le respect des plus faibles. Aujourd’hui la peine de mort est reconnue comme un acte cruel et barbare, un déni de justice mettant en danger la société plus qu’il ne la protège. Années après années, des condamnés à mort sont innocentés et libérés après des décennies de torture dans les couloirs de la mort. Années après années, les geôles de la mort se peuplent des individus les plus modestes, parce qu’ils n’ont pas eu les moyens d’accéder à une défense digne de ce nom.

Ce sont toutes ces raisons qui poussent de plus en plus d’États américains à renoncer à la peine capitale ou à s’interroger sur sa légitimité au XXIe siècle. En 2009, onze d’entre eux ont étudié des propositions législatives visant à abroger la peine de mort. Le Nouveau-Mexique est ainsi devenu le 15e État à abolir la peine de mort. Aujourd’hui, la peine de mort n’est plus une fatalité américaine.

Monsieur le Président, nous savons également votre attachement au rétablissement d’un dialogue international et à une réelle prise en compte des points de vue des démocraties de la planète. Nous vous invitons à considérer l’expérience et les suggestions de l’Union européenne, seul espace au monde sans peine de mort. Aujourd’hui, nous vous invitons à rallier votre voix à celle des 105 pays ayant voté à l’Assemblée générale des Nations unies en faveur d'un moratoire universel et à ainsi rejoindre le concert des nations pour un monde plus juste et plus humain.

Monsieur le Président, vous savez combien votre pays a valeur d’exemplarité pour les peuples du monde entier. En proposant un moratoire sur les exécutions fédérales, vous donneriez un signe fort en faveur de l’abolition et permettriez, non seulement à votre peuple de faire un pas vers la justice et le progrès, mais aussi au monde entier de faire un pas décisif vers la paix.

Signer la pétition

http://www.abolition.fr/ecpm/french/petitions.php?ref=31

 

 

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***

" .... Pour 25 000 meurtres par an, les quelque 80 exécutés ne sont pas nécessairement ceux qui ont commis les crimes les plus odieux.

Parmi eux se trouvent

des malades et des arriérés mentaux

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des jeunes qui étaient encore enfants au moment de leur forfait (les États-Unis n’ont toujours pas ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, car elle interdit l’exécution de "mineurs au moment des faits qui lui sont reprochés"),
des innocents : depuis 1977, plus de 100 condamnés à mort ont été innocentés et libérés, à la suite de nouvelles enquêtes et de preuves fournies par l’ADN, grâce à une poignée d’avocats, souvent bénévoles, à des journalistes, à des projets d’étudiants (mais combien d’innocents ont été exécutés ?),
les noirs (43 % des condamnés) et les hispaniques sont nettement sur-représentés dans les couloirs de la mort, sous-représentés parmi les juges, les avocats, et les jurés.

Dans tout cet arbitraire, il y a néanmoins une constante : ceux que l’on exécute font, dans leur quasi-totalité, partie des couches les plus misérables du pays ; indigents, souvent illettrés, ils ne peuvent ni prendre pleinement conscience de leur situation, ni engager une défense adéquate...."

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 ****

*

A ces premières bonnes raisons d'exiger l'abolition de la peine de mort

J'enfonce le clou si je puis dire en faisant miennes

ces paroles de J.L. DABADIE pour une chanson interprétée par Julien CLERC en 1978

et celles de V. HUGO

qui s'indignait de ce que la société se permette de faire de sang-froid

ce qu'elle reproche à l'accusé d'avoir fait

En 1978, Jean-Loup Dabadie compose sa chanson “L'assassin assassiné”, un plaidoyer tout en finesse contre la peine de mort. La France giscardienne ne semble vraiment pas prête pour mettre un terme aux exécutions capitales. L'opinion publique se montre, à un large majorité, hostile à toute abolition.

*

 ... "lorsque le couteau est tombé

        le crime a changé de côté..."

 ****

Le sang d'un condamné à mort
C'est du sang d'homme, c'en est encore
C'en est encore...

Chacun son tour, ça n'est pas drôle
On lui donne deux trois paroles
Et un peu... d'alcool...
On lui parle, on l'attache, on le cache
Dans la cour un grand dais noir
Protège sa mort des regards
Et puis ensuite... ça va très vite
Le temps que l'on vous décapite


Si je demande qu'on me permette
À la place d'une chanson
D'amour peut-être
De vous chanter un silence
C'est que ce souvenir me hante
Lorsque le couteau est tombé
Le crime a changé de côté
Ci-gît ce soir dans ma mémoire
Un assassin assassiné
Assassiné...
Assassiné...

J.L. DABADIE 

**

*

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C’est au lendemain d’une traversée de la place de l’Hôtel de Ville où le bourreau graissait la guillotine en prévision de l’exécution prévue le soir même que Victor Hugo se lance dans l’écriture du Dernier Jour d’un condamné qu’il achève très rapidement

Le livre est édité en février 1829 par l’éditeur Charles Gosselin mais sans nom d’auteur. Ce n’est que 3 ans plus tard (15 mars 1832) que Victor Hugo complète sa nouvelle par une longue préface qu’il signe de son nom.

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Victor Hugo (1802-1885) publie en 1829 ce roman qui est un réquisitoire contre la peine de mort.

 Hugo détaille les états d'âme d'un condamné au fil des 49 chapitres de ce roman.
Pendant toute sa vie, Hugo a combattu la peine de mort.

*

Etat d'âme/Jean FERRAT ... encore et toujours ...


podcast
 

 
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