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12/12/2009

L'ARMEE DU CRIME et MANOUCHIAN

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*
Ce n'était pas au multiplexe de DAX
C'était à POUILLON dans mon canton
Une salle de spectacle théâtre et cinéma
Pictures4.jpg
où je suis allée pour la première fois
ce mardi
voir un film bouleversant sorti en salle en septembre 2009
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*
J'étais incapable d'émettre un son à la sortie
toute à mes pensées envers ces hommes et femmes
qui ont résisté face à l'occupant nazi, la collaboration française
et qui ont été dénoncés, torturés, abattus
*
*
L'ARMEE DU CRIME
armeeducrime.jpg

Dans Paris occupé par les allemands, l’ouvrier poète arménien Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros.

ARMEE DU CRIME 2.jpg

 Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures… Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944.

Fusillés du Mont Valérien photos inédites.jpg
Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, a diffusé mercredi auprès de l'AFP trois photos, dont deux inédites, montrant l'exécution de résistants au Mont-Valérien, près de Paris. Les photos ont été prises en 1944 par un sous-officier allemand.
 Le militaire s'était confié en 1985 à un ami qui a obtenu qu'il communique ses photos au comité Franz Stock (comité du nom de l'aumonier militaire allemand), indique M. Klarsfeld.
*
 Les fusillés sont membres du réseau de résistants de Missak Manouchian, l'une des composantes des Francs-Tireurs et partisans de la Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI).
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manouchian.jpg

 Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende. C’est cette belle et tragique histoire que raconte le nouveau film de
Robert Guédiguian.

armee du crime.jpg

De nombreux visages, des milliers de noms se sont fait connaître sous la France de l’Occupation pour avoir farouchement défendu la liberté, l’humanité, la démocratie. Mais l’Affiche Rouge, avec ses partisans réunis autour de Missak Manouchian, ouvrier, poète et arménien, semble incarner l’essence même du combat de ces années-là, par la puissance et la violence de l’iconographie nazie, stigmatisant les traits de leurs visages pour les rendre atroces, effrayants. En façonnant le mythe du Mal, c’est la légende des FTP-MOI (Francs Tireurs Partisans, Main d’œuvre Immigrée) que le nazisme et la collaboration avaient créée.

Juifs originaires de Pologne et d’Europe centrale, rescapés des rafles de 1942, militants antifascistes, militants communistes réfugiés d’Espagne et d’Italie, fils et filles issus de l’immigration ; ouvriers, serruriers, télégraphistes, maçons, mécaniciens, étudiants…

En s’engageant dans la lutte armée clandestine et la résistance, par leur courage et la force de leurs convictions, ils ont réussi à ébranler l’effroyable efficacité de la machinerie nazie, au point de devenir une “armée du crime” redoutée, des “terroristes dangereux”, déclarés ennemis d’Etat par le gouvernement de Vichy.

Voilà l’histoire que raconte Robert Guédiguian dans « L’Armée du crime »

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 L’histoire de cette mémoire précieuse du combat de l’ombre, mené par ces étranges expatriés : patriotes français venus d’ailleurs, partisans aux accents éclectiques célébrant la liberté.

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Affiche_rouge.jpg
  • un slogan : « Des libérateurs ? La Libération ! Par l'armée du crime »
  • les photos, les noms et les actions menées par dix résistants du groupe Manouchian :
    • « Grzywacz : Juif polonais, 2 attentats »
    • « Elek :     Juif hongrois, 8 déraillements »
    • « Wajsbrot : Juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements »
    • « Witchitz : Juif polonais, 15 attentats » (en réalité il est français)
    • « Fingerweig :Juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements »
    • « Boczov :   Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats »
    • « Fontanot : Communiste italien, 12 attentats »
    • « Alfonso :  Espagnol rouge, 7 attentats »
    • « Rayman :   Juif polonais, 13 attentats »
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    • « Manouchian  Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés »

Didier Daeninckx - MISSAK
envoyé par Backstreetprod. - Films courts et animations.

  • six photos d'attentats ou de destructions, représentant des actions qui leur sont reprochées.

La mise en page marque une volonté d'assimiler ces dix résistants à des terroristes : la couleur rouge et le triangle formé par les portraits apportent de l'agressivité ; les six photos en bas, pointées par le triangle, soulignent leurs aspects criminels.

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A lire, voir et écouter, le hors-série de L'Huma sur le groupe Manouchian,

avec le DVD du film documentaire de Jorge Amat et Denis Peschanski, "la traque de l'affiche rouge".

Je le garde précieusement dans ma collection d'HD

1g_manouchianhumanite.jpg

SORTI EN 2007

*

*

Strophes pour se souvenir

est un poème

 Ce poème fut écrit à l'occasion de l'inauguration de la rue « du Groupe Manouchian »,

 située dans le XXe arrondissement de Paris.

 Pour écrire ce poème, Louis ARAGON s'est inspiré de la dernière lettre

 écrite par Missak MANOUCHIAN à sa femme avant d'être fusillé.

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 Ecrit en 1955 en hommage aux 23 résistants du groupe Manouchian 

Il fut publié en 1956 dans le Roman inachevé.


Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement

Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant



Louis ARAGON

poème issu du "Roman inachevé"

Il fut mis en musique par Léo Ferré

frissons garantis en l'écoutant

 **

Ma note est longue

mais ces hommes, ces" étrangers", ces immigrés

 ne valent-ils pas qu'on s'arrête un moment sur leur héroïsme au service de la France

Des êtres magnifiques !

Un film et des acteurs remarquables

 

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Pour Info complémentaire et salutaire

Pas pour la polémique

***

 MANOUCHIAN A REJOINT LE PARTI COMMUNISTE EN 1934

GUEDIGUIAN qui a été membre du P.C.F.,   a présenté son film en avant-première

à la Fête de l'Huma cette année

MANOUCHIAN A LA FETE DE L'HUMA.jpg 
http://gerre.canalblog.com/
 

L'ARMEE DU CRIME, LE FILM DE ROBERT GUEDIGUIAN - Le Matin Video
Présentation du film de Robert Guédiguian, en hommage aux Résistants de l'Affiche Rouge, à la Fête de l'Huma 2009, en présence d'artistes : Ariane Ascarine, Virginie Ledoyen, Simon Abkarian

 Chez Guédiguian, la violence n’est qu’un moyen, problématique mais nécessaire : celui de libérer les peuples de leurs bourreaux. Manouchian, par exemple, refuse de tuer qui que ce soit ; quand il y est finalement amené, qu’il jette une grenade sur une patrouille nazie, on le voit qui revient sur les lieux de son crime, regarde les corps, et son visage exprime alors la plus profonde amertume.

Guédiguian n’omet pas pour autant le désir de vengeance individuelle des persécutés, celui par exemple qui pousse le juif Marcel Rayman à assassiner froidement, en plein jour, des soldats nazis d’une balle dans le ventre, ou le jeune communiste Thomas Elek à confectionner seul dans un grenier la bombe artisanale qu’il dépose, cachée dans un exemplaire du Capital, dans une librairie où sont réunis des nazis amateurs de « littérature ». Mais toujours, de tels actes sont immédiatement suivis du rappel du danger extrême qu’ils représentent. Rayman et Elek se font sermonner par leurs chefs : dans Paris occupé, quadrillé par les milices de la Gestapo, la responsabilité de chaque geste doit être totale.

 ***

*

A l'heure où l'on discutaille sur l'identité nationale

C'est L'ARMEE DU CRIME

et

les lettres de MANOUCHIAN à sa mère et à sa femme

 

qui devraient être diffusées dans les écoles 

 

25/11/2009

L'ETOILE DU SOIR

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L'étoile du soir

  


Extrait d'un poème d'Alfred de Musset
Mis en musique par: Ant. Gilis
Interprètes: A. Viau et J. Jacob (1952)

Pâle étoile du soir, messagère lointaine,
Dont le front sort brillant des voiles du couchant,
De ton palais d'azur, au sein du firmament,
Que regardes-tu dans la plaine ?

La tempête s'éloigne, et les vents sont calmés.
La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère ;
Le phalène doré, dans sa course légère,
Traverse les prés embaumés.

Que cherches-tu sur la terre endormie ?
Mais déjà vers les monts je te vois t'abaisser ;
Tu fuis, en souriant, mélancolique amie,
Et ton tremblant regard est près de s'effacer.

Étoile qui descends vers la verte colline,
Triste larme d'argent du manteau de la Nuit,
Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,
Tandis que pas à pas son long troupeau le suit, -

Étoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense ?
Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ?
Où t'en vas-tu si belle, à l'heure du silence,
Tomber comme une perle au sein profond des eaux ?

Ah ! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête
Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,
Avant de nous quitter, un seul instant arrête ; -
Étoile de l'amour, ne descends pas des cieux !


Alfred de Musset
(1810-1857)

 

Pourquoi ce texte chanté ? Parce qu'il résonne encore dans ma tête.

J'ai longtemps fredonné le refrain

 "Etoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense ? Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ?"

C'était lors de la représentation des CAPRICES DE MARIANNE au T.N.P.

 avec le grand Gérard PHILIPE

décédé le 25 novembre 1959

*

 

Danièle Evenou naît le 21 février 1943 par hasard en Tunisie. C'est quelques jours après sa naissance que la petite famille regagnera sa Bretagne

natale.

C’est à l’âge de 14 ans que Danièle découvre le théâtre grâce à une visite au TNP organisée par l’école . Elle assiste à une représentation de la pièce « Les caprices de Marianne » mise en scène par Jean Vilar. Danièle est émerveillée devant GERARD PHILIPPE,

Biographie Danièle EVENOU

Maria Casarès et Geneviève Page.

Elle n'a alors plus qu'une idée en tête
 : devenir comédienne.

c'est sur que ceux-là en ont donné des vocations

**

*

SCENE PREMIERE

CLAUDIO. - Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.
TIBIA. - Vous, Monsieur ? .
CLAUDIO. - Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! tout n'est pas fini. - Écoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m'iras chercher ce soir le spadassin que je t'ai dit.
TIBIA. - Pour quoi faire ?
CLAUDIO. - Je crois que Marianne a des amants.
TIBIA. - Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO. - Oui ; il y a autour de ma maison une odeur d'amants; personne ne passe naturellement devant ma porte ; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA. - Est-ce que vous pouvez empêcher qu'on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO. - Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.
TIBIA. - Fi ! votre femme n'a pas d'amants. - C'est comme si vous disiez que j'ai des maîtresses.
CLAUDIO. - Pourquoi n'en aurais-tu pas, Tibia ? Tu es fort laid, mais tu as beaucoup d'esprit.
TIBIA. - J'en conviens, j'en conviens.
CLAUDIO. - Regarde, Tibia, tu en conviens toi-même ; il n'en faut plus douter, et mon déshonneur est public.
TIBIA. - Pourquoi public ?
CLAUDIO. - Je te dis qu'il est public.

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Une rue devant la maison de Claudio.

MARIANNE, sortant de chez elle un livre de messe à la main.

CIUTA, l'abordant.


CIUTA. - Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE. - Que me voulez-vous ?
CIUTA. - Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre ; son nom est Coelio ; il est d'une noble famille et d'une figure distinguée.
MARIANNE. - En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine et que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage j'en instruirai mon mari. (Elle sort.)
COELIO, entrant - Eh bien ! Ciuta, qu'a-t-elle dit ?
CIUTA. - Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais.
Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
COELIO. - Ah ! malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir ! Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta? quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA. - Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent. - Entrent Claudio et Tibia. ) .

De bons souvenirs

24/11/2009

MON PRINCE ARDENT .. il y a 50 ans

Qu'il était beau mon Prince !
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Sa disparition précoce laissa le pays plongé dans une tristesse encore vive

*

Je me rendais à la Chorale du Cercle Laïque de Gagny

J'avais 16 ans

quand j'ai entendu la nouvelle

et ... j'ai pleuré

Je l'avais vu jouer sur la grande scène du Théâtre National Populaire

Au Palais de Chaillot à Paris

ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR

ET

LES CAPRICES DE MARIANNE

*

des professeurs du Cours Complémentaire de Garçons

de GAGNY

qui avaient fondé la section théâtre au CERCLE LAIQUE DE GAGNY

nous emmenaient fréquemment au T.N.P.

merci Messieurs les Professeurs

d'Anglais, de Maths, de Français

merci Jean VILAR, fondateur du T.N.P.

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Ne plus voir sa silhouette élégante

son éclatant sourire à fossettes

sa petite pomme d'Adam

Ne plus écouter

sa voix

son phrasé unique

a laissé un grand vide derrière lui

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Gérard PHILIPE avait ce plus qui fit de lui un citoyen

 

"il était meilleur que nous. Il fut le seul à accorder avec intransigeance ses responsabilités d'homme avec celles de son métier, repoussant sans faiblir toutes concessions à la publicité comme au commerce, refusant des affaires avantageuses sur le plan matériel chaque fois qu'elles ne lui semblaient pas valables sur le plan de la dignité.

Il fut le seul qui n'ait permis aucune immixtion de la presse dans sa vie privée.

Il était à la fois notre "fils" et notre "patron"

*

"Il avait pris en main le Syndicat Français des Acteurs, affilié à la C.G.T.,

dont il avait été élu Président.

Au prix d'efforts écrasants, malgré ses tâches professionnelles qui réclamaient de lui un énorme travail, il s'employa à son redressement, sachant bien que ce n'était pas à lui que ses forces ainsi dépensées profiteraient mais aux plus défavorisés de ses camarades. Le Syndicat Unifié des Acteurs, c'est le syndicat Gérard PHILIPE."

SERGE REGIANNI (interview du 6 décembre 1959 dans l'H.Dimanche)

 **** 

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avec Philippe NOIRET

Dans la ligne d'un manifeste publié dès octobre 1957,

 Les acteurs ne sont pas des chiens,

 où il soulignait la précarité de ce métier,

il se soucia de la ré-évaluation des bas salaires,

 du paiement des heures de répétitions,

 des retraites

*

Elève d'un court d'art dramatique à Nice, il fait ses débuts dans un théâtre de Cannes puis, à Paris, joue l'Ange dans Sodome et Gomorrhe de Giraudoux avant même d'entrer au Conservatoire de Paris.

Après avoir refusé de participer au festival d'Avignon, il cède à l'insistance du créateur de cette manifestation, Jean vilar, et joue sous sa direction Le Cid de Corneille et Le Prince de Hombourg de Kleist en 1951 : c'est le début d'une collaboration régulière, qui va donner au festival provençal un retentissement considérable. Cette collaboration se poursuit à Paris, au Théâtre national populaire : Gérard Philipe y interprète notamment le rôle-titre du Lorenzaccio de Musset (1952) et Perdican dans On ne badine pas avec l'amour (1959), du même auteur

50 ans après.. le même battement de coeur

Gerard Philipe "Mon Dieu" Piaf 

Il est entré au TNP pour servir le public,

 il a pris la tête du SFA pour servir les acteurs.

Il place sa fonction politique aussi haut que ses rôles dramatiques et, entre deux répétitions, lui consacre tout son temps, réservant même une pièce de son appartement de la rue de Tournon aux activités du syndicat. On ne badine pas avec le métier. Dans «Arts», toujours, il écrit: «L’amélioration des conditions sociales du comédien demeure notre souci essentiel. Que le public nous aide et prenne nos problèmes au sérieux. (...) Il sera le principal bénéficiaire de cette lutte: plus le comédien sera assuré de la défense de ses intérêts, plus il sera détendu et épanoui.» Le nouveau président veut montrer que le comédien, jadis considéré comme un paria, est devenu un travailleur comme les autres et qu’il a le droit de vivre entre deux pièces, de ne pas crever entre deux films.
En mars 1959, après le refus des directeurs de théâtre de négocier avec les acteurs sur l’épineuse question des salaires minimaux, la profession se met en grève. Dans une lettre à en-tête du SFA, Gérard Philipe lance un ultimatum: «Nous restons mesurés et dignes dans notre action en limitant notre avertissement à un simple retard du lever de rideau dont le public lui-même a été averti par nos soins.» Le samedi suivant, tous les théâtres parisiens lèvent le rideau avec une demi-heure de retard. Mais les patrons ne bougent pas. Le SFA lance alors un ordre de grève totale. Plus de représentations. Portes fermées. Le syndicat des directeurs de théâtre accepte alors de s’asseoir à la même table que celui des acteurs pour réévaluer la grille des cachets. C’est la victoire. Elle sera brève pour Gérard Philipe, qui s’éteint huit mois plus tard, le 25 novembre 1959, à la veille de son trente-septième anniversaire. «La mort a frappé haut, annonce Jean Vilar, la voix brisée, au public de Chaillot. Gérard savait que la vie est toujours trop courte quand il est question d’être utile aux hommes.»

 ***

Il a été inhumé à Ramatuelle dans le costume du CID

18/11/2009

Paul ELUARD.. un 18 novembre 1952

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LE POETE

est né à Saint-Denis le 14 décembre 1895
et décédé à Paris le 18 novembre 1952

Enterré au Père Lachaise à Paris

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«Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel.»

Je vais essayer d'être brève
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«Marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin.»

"Le tout est de tout dire Et les mots me manquent.»

«Il y a un autre monde mais il est dans celui-ci.»

«Laissez-moi seul juger de ce qui m'aide à vivre.»

«On transforme sa main en la mettant dans une autre.»

«Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d’autre
P
aul Eluard ] - Le Château des pauvres

*

Les années 1931-1935 comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Marié avec Nush en 1934, il voit en elle l'incarnation même de la femme, compagne et complice, sensuelle et fière, sensible et fidèle. En 1931, il s'insurge contre l'Exposition coloniale organisée à Paris et signe un tract où est écrit : « Si vous voulez la paix, préparez la guerre civile" 

 Exclu du parti communiste, il continue sa lutte pour la révolution, pour toutes les révolutions.

En Espagne en 1936. Il apprend le soulèvement franquiste,

contre lequel il s'insurge violemment.

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ELUARD AU CHAT peint par PICASSO
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L'année suivante, le bombardement de GUERNICA
 lui inspire le poème « Victoire de Guernica ».
 Pendant ces deux années terribles pour l'Espagne,
 ELUARD et PICASSO ne se quittent guère.
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 Le poète dit au peintre : « Tu tiens la flamme entre tes doigts et tu peins comme un incendie. »

 

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Nush ELUARD peinte par PICASSO
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LA COURBE DE TES YEUX

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,

Un rond de danse et de douceur,

Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu

C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,

Roseaux du vent, sourires parfumés,

Ailes couvrant le monde de lumière,

Bateaux chargés du ciel et de la mer,

Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores

Qui gît toujours sur la paille des astres,

Comme le jour dépend de l'innocence

Le monde entier dépend de tes yeux purs

Et tout mon sang coule dans leurs regards.

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Mobilisé dès septembre 1939 dans l'intendance, il s'installe avec Nusch à Paris

 après l'armistice (22 juin 1940).

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En janvier 1942, il s'installe chez des amis près de Vézelay, à proximité des maquis.

 Éluard demande sa réinscription, clandestine, au parti communiste.

 Les vingt et une strophes de « LIBERTE

sont parachutées par les avions anglais à des milliers d'exemplaires au-dessus de la France.
*
*
A Gabriel Péri (Éluard)

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre.

Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amis
Ajoutons-y Péri


Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.


Au rendez-vous allemand 1944

*

*

 

À la Libération

il est fêté avec Louis Aragon comme le grand poète de la Résistance.
 

Vingt huit novembre mil neuf cent quarante-six

Nous ne vieillirons pas ensemble.

Voici le jour

En trop: le temps déborde.

 

Mon amour si léger prend le poids d'un supplice.

 

Ces vers ont été écrits de Suisse, le 28 novembre 1946 après un appel téléphonique

lui annonçant la mort subite de sa jolie  Nush

ELUARD est terrassé par cette nouvelle

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*
*
*

. Quelques amis intimes lui redonnent peu à peu le "dur désir de durer"

 et il retrouve force dans l'amour de l'humanité

mais NUSH est bien présente

 Son recueil « De l'horizon d'un homme à l'horizon de tous »

 retrace ce cheminement qui mène Éluard de la souffrance à l'espoir retrouvé

Il y a les maquis couleur de sang d'Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l'espoir [...]
Toi que j'aime à jamais toi qui m'as inventé[...]
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre

Tu rêvais d'être libre et je te continue

*

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Cet ouvrage a été publié une première fois en 1957 par Pierre Seghers.

Cette édition a été suivie d'une nouvelle
version en 1969.

 Depuis longtemps épuisé, ce livre-culte est enfin réédité, enrichi de nouvelles photographies inédites de Lucien Clergue

*

Lamoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

 

*

"Vous marchez sans but sans savoir que les hommes
Ont besoin d’être unis d’espérer de lutter
Pour expliquer le monde et pour le transformer"

*

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ELUARD par DALI

24/10/2009

LA PAIX ! signez la pétition

Signez la Cyber-Lettre adressée aux parlementaires
Refusez le budget militaire 2010



Signez la cyber-pétition en ligne


Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 5 novembre un budget de la Défense de plus de 32 Milliards d'euros.

Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2010 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2009-2014 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.


Pour cela :

  • Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom aux parlementaires, députés et sénateurs, de votre département - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites signer cette pétition autour de vous (en téléchargeant la pétition en un fichier pdf) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen;
  • Demandez un rendez-vous aux parlementaires de votre département pour les mettre devant leur responsabilité;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

Nous comptons sur vous.

Le Mouvement de la Paix

www.mvtpaix.org

 

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