Le pape Benoît XVI, le 22 août 2010 à Castel Gandolfo.

Devant des pèlerins français, dimanche à sa résidence d'été de Castel Gandolfo, le pape a appelé à l'accueil des hommes de toutes origines.

"Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue", a-t-il déclaré lors de la prière de l'Angelus.

"Chers parents, puissiez-vous éduquer vos enfants à la fraternité universelle", a-t-il ajouté.

Le pape n'avait pas encore pris position sur les renvois de Roms en Roumanie et en Bulgarie, leurs pays d'origine. Mais les mesures françaises avaient été critiquées par le secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants et les gens du voyage, Agostino Marchetto.

Il avait déclaré vendredi à l'AFP que "les expulsions en masse de Roms vont à l'encontre des normes européennes".

"Il y a un principe de proportionalité dans les réactions qu'on peut avoir vis-à-vis des délinquants. On ne peut pas généraliser et prendre tout un groupe de personnes et les expulser. La responsabilité est personnelle, elle n'est pas collective", avait-il précisé.

Après plusieurs faits divers médiatiques, Nicolas Sarkozy avait annoncé fin juillet que les camps illégaux de Roms seraient démantelés et certains criminels d'origine étrangère déchus de leur nationalité française.

Les mesures établissant un lien entre immigration et insécurité ont commencé à être mises en application jeudi et vendredi, avec l'expulsion vers la Roumanie et la Bulgarie de plus de 200 Roms.

Cette politique s'est attirée les critiques de la gauche française, de quelques responsables de droite, mais aussi de dirigeants roumains et du Conseil de l'Europe.

Dimanche, en écho aux propos de Benoît XVI, deux hommes d'Eglise français ont confié leur émotion et même leur colère.

Le père Arthur, un prêtre de Lille (nord), a fait savoir qu'en signe de protestation contre le sort réservé aux Roms, il avait écrit au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux pour refuser la médaille de l'Ordre national du Mérite, l'une des plus hautes distinctions françaises qui lui a été attribuée.

"Je prie, je vous demande pardon, pour que M. Sarkozy ait une crise cardiaque", a-t-il même déclaré dans un premier temps après la messe, avant d'assurer un peu plus tard dans la journée qu'il regrettait ces propos.

"Depuis trois mois, c'est une guerre que cette communauté subit", a ajouté le père Arthur, très engagé dans la défense des Roms.

L'archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles (sud-est), Mgr Christophe Dufour, a de son raconté avoir été témoin du démantèlement d'un camp de Roms, jeudi dernier.

"Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité", a-t-il déclaré dimanche dans un communiqué.

"Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici", a-t-il ajouté.

La position de fermeté du gouvernement français a été rappelée au cours du week-end par Brice Hortefeux, pour qui elle "rassemble les Français". Les critiques, assure-t-il, émanent essentiellement du "petit milieu politico-médiatique parisien" et de "la gauche milliardaire".

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Des voix discordantes ont commencé à s’élever à droite en France contre la politique jugée « choquante » voire « ignoble » du président Nicolas Sarkozy vis-à-vis des Roms, après une série de démantèlements musclés de camps illégaux en France.

 

ARCHIVE

« Cette politique est choquante. On se moque des Français. Les problèmes de sécurité ne tiennent pas à quelques camps de Roms », a dénoncé ce lundi le député du parti présidentiel UMP François Goulard dans le quotidien Le Parisien.

Ce proche de l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin, ennemi à droite de Nicolas Sarkozy, estime qu’« on donne des gages à une partie de l’opinion pour une efficacité à peu près nulle. C’est de la poudre aux yeux ».

En 15 jours, une quarantaine de camps illégaux de Roms ont été démantelés en France et quelque 700 personnes sont en voie d’être expulsées en Roumanie ou en Bulgarie. Signe d’un nouveau tour de vis sécuritaire, Nicolas Sarkozy a aussi prévenu qu’il entendait priver de la nationalité française certains criminels d’origine étrangère.

Cette politique a été violemment critiquée à l’ONU pour le lien établi entre immigration et insécurité, tandis qu’en France, le pouvoir est accusé à gauche de promouvoir un « racisme d’État » à moins de deux ans de la présidentielle.

Pleinement assumé par le gouvernement et les proches du président, ce discours sécuritaire qui avait en partie valu à Nicolas Sarkozy son élection en 2007 passe mal dans une partie de la majorité.

Ainsi, le député UMP Jean-Pierre Grand a dénoncé à plusieurs reprises le tour « ignoble » que prenait l’expulsion des Roms, condamnant des « méthodes qui rappellent les rafles pendant la guerre ».

« Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l’ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d’un côté, les femmes et enfants de l’autre, avec menace de séparer les mères et les enfants ? », s’est insurgé l’élu, proche de Villepin.

De son côté, l’ex-ministre Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate (allié à l’UMP), a appelé son camp à cesser de « cultiver la peur », affirmant que « la stigmatisation de telle ou telle communauté exacerbe la violence ».

(afp)

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Je suis de gauche, pas milliardaire

L'INSECURITE ELLE EST DE VOTRE COTE POUR DES MOTIFS ELECTORAUX

J'ai appris l'Histoire de la seconde guerre mondiale, très jeune

des mots qui résonnent encore !

Pétain, Vichy,collabos, marché noir

les camps, les prisons, les déportations

 juifs, communistes,  arméniens,homosexuels, gitans

Résistance !

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Plutôt Hitler que le Front Populaire n'est-ce pas !

Aujourd'hui

Plutôt la droite extrême ou l'extrême droite -bonnet blanc et blanc bonnet- !

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PAUVRE FRANCE

de

Nicolas, Paul, Stéphane Sarkösy de Nagy-Bocsa,

né à Paris et fils de réfugiés juifs hongrois

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le nom a été francisé.

On est passé du s au z

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Charlie Hebdo

"....son nom se prononce 'char-köz-y' en hongrois et signifie littéralement 'un lieu entouré de boue'...
Mais ce qui fait le plus marrer les Hongrois interrogés, c'est la prononciation de son nom à la française.
En effet, le phonème 'Sar' signifie 'merde' en hongrois (qui s'écrit en fait 'szar'). Et l'on apprend que 'Sarkozy', prononcé à la française, signifie littéralement 'dans la merde' en hongrois... Véridique"...

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