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17/04/2008

TRISTESSE EN MARTINIQUE ET AILLEURS ...

Décès du poète martiniquais Aimé Césaire, chantre de la "négritude"

Aimé Césaire, le 26 janvier 2007 à Fort-de-France

Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la "négritude", est décédé jeudi matin au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril.

La mort de l'homme de lettres, grande figure politique et morale des Antilles françaises, a été annoncée par une source gouvernementale à Paris, et par une source hospitalière à Fort-de-France, qui a précisé qu'il était décédé à 05H20, heure locale (11H20 à Paris).

Des obsèques nationales seront organisées à une date qui n'est pas encore fixée, a annoncé le cabinet de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, précisant que la ministre serait présente.

Le président Nicolas Sarkozy a salué la mémoire du poète, "symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés" à travers son combat "pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines".

Les Martiniquais, qui vivaient depuis plusieurs jours dans l'attente d'une telle annonce, ont appris la nouvelle au petit matin. Depuis son hospitalisation, pour des affections "de nature cardiologique", à l'hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, des rumeurs alarmistes circulaient tous les jours sur son état de santé, qualifié de "préoccupant" par ses médecins.

Selon des sources proches de la mairie de Fort-de-France, une veillée strictement privée sera organisée au domicile du défunt, dans le quartier Redoute, à Fort-de-France, et une veillée publique, un peu plus tard, par la Mairie.

Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l'un des chantres du courant de la "Négritude".

L'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

Maire de Fort-de-France pendant 56 ans, de 1945 à 2001, il avait fondé en 1957 le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l'existence d'une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il l'avait présidé jusqu'en 2005.

Le président Nicolas Sarkozy avait salué le 26 juin dernier en Aimé Césaire le poète et "homme d'action", "porteur d'un message de paix, de tolérance et d'ouverture", à l'occasion du 94e anniversaire de l'écrivain, dans une lettre rendue publique par l'Elysée.

Après avoir refusé de rencontrer M. Sarkozy lors d'un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la présence française outre mer". Le poète avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son célèbre "Discours sur le colonialisme".

Aimé Césaire est l'auteur de pièces comme "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé "Les Armes miraculeuses", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Ferrements" ou "Moi laminaire".

Il a aussi été essayiste et polémiste avec son "Discours sur le colonialisme", cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité" ou "Lettre à Maurice Thorez".

 

Peu enclin au compromis, Aimé Césaire, révolté par la position du Parti Communiste Français face à l'invasion soviétique de la Hongrie en 1956, publie une «Lettre à Maurice Thorez» pour expliquer les raisons de son départ du Parti. En mars 1958, il crée le Parti Progressiste Martiniquais (PPM), qui a pour ambition d’instaurer «un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l'action». Le mot d'ordre d'autonomie de la Martinique est situé au cœur du discours du PPM.

 

****

Extrait "Discours sur le colonialisme "

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...] »

 

**

BIEN MEDIOCRES LES SARKO, BERLU, URRIBE ET AUTRES

A COTE DE CE GRAND HOMME RESPECTABLE, ESTIME DE TOUS

*** 

  

ALLAN BLECK .. CITOYEN DU MONDE

 Allan Bleck, Citoyen du monde

Site officiel de Allan Bleck, poete, auteur, compositeur, interprete.
www.allanbleck.fr/

 

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Il est bien agréable de recevoir parfois un commentaire inattendu. Et quand ils viennent de poètes je suis sous le charme. Un ami de Gérald BLONCOURT, photographe, peintre, graveur, poète et militant


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  a frappé à ma porte virtuelle pour me remettre une invitation à savourer quelques bons textes et musiques qui ne laissent pas indifférents.

ça me parle et ça sonne bien à mes oreilles 

Comme il est généreux, c'est cadeau !

Dix-huit chansons offertes

à télécharger gratuitement.

C'est trop rare pour laisser passer l'occasion de découvrir cet auteur-compositeur-interprète qui plaira à quelques-uns et unes, je n'en doute pas.

 J'ai choisi celle-ci pour vous citoyennes et citoyens du monde de Notre Temps

 JIMMY


podcast

 ***

Pourquoi ai-je voulu ce site ?

Uniquement pour le plaisir d’offrir. L’art pour l’art et non pas pour l’art (gent). Une sorte de revanche sur cette vie où tout a un prix, où il faut payer pour tout et n’importe quoi.

Lorsque dans la nature, je contemple la beauté des arbres, la douceur des fleurs, lorsque j’écoute à en frémir le chant du ruisseau, quand je m’émerveille en regardant simplement au ciel passer les nuages, quand un homme me tend la main et m’offre son amitié, quand une femme me permet de trouver dans ses yeux la lueur qui troublera mon cœur, personne ne me dit… « Tu dois payer pour cela ».

Hors d’où vient l’inspiration du poète si ce n’est de tout ce qui nous entoure, que ce soit de la beauté ou de la laideur, que ce soit du grand bonheur ou de la misère humaine, d’où viennent ces mots qui disent les choses qui nous habitent ?
 
 
Qui pourrait bien me dire (Allan Bleck)

Qui pourrait bien me dire où mènent toutes ces routes
Où les hommes s’en vont le cœur empli de doutes ?
Où mènent ces chemins, bordés d’incertitudes,
Dans les matins blafards loin de nos habitudes ?
Qui peut le dire, sans me mentir ?
Est-ce, en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?

Qui pourrait bien me dire où vont tous ces nuages
Où les oiseaux se perdent, au cours de longs voyages ?
Où mènent ces cieux bleutés, par-delà les montagnes
Quand les heures sont passées et que le jour s’éloigne ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?

Qui pourrait bien me dire où mènent ces rivières
Qui s’en vont en chantant, parcourir la terre ?
Où mènent ces grands fleuves et vers quels pays
Ont-ils donc emporté mes amours mes amis ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?

Qui pourrait bien me dire où se perdent nos rêves,
Vont-ils jusqu’à la lune, à la nuit qui s’achève ?
Suivent-ils un sentier, au-delà de nos cieux,
Vers un monde oublié où veillerait un dieu ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?

Qui pourrait bien me dire où s’en va mon refrain,
Va-t-il trouver refuge dans le cœur d’un gamin ?
Que deviendront les notes sorties de ma guitare
Quand elles auront fini de vibrer dans le soir ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?
Oui est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?

 
Hier la plage, aujourd'hui la pluie ... Alors je vais retourner chez Allan BLECK ...
Et vous ? 
 

08/04/2008

GERALD BLONCOURT expose à PARIS

Les oiseaux en cage...
Paris 11e- en 1956
Paris 1956- Quais de Seine

 

***

**

 

medium_Gérald_BLONCOURT_.2.jpg
"Je dis tu à tous ceux qui s'aiment,
je dis tu à tous ceux que j'aime"...(J.Prévert)
Pour me joindre :
gerald.bloncourt@club-internet.fr

Exposition à la Bibliothèque Faidherbe
18-20 rue Faidherbe - 75011 Paris
Métro Faiherbe-Chaligny
Du 1er avril au 31 mai 2008
OUI MAI…
Un témoignage photographique de Gérald Bloncourt

Manifestation du 13 mai 1968
©Gérald Bloncourt
Nuit des barricades au quartier latin
rue Gay Lussac à Paris 10/11 mai 1968
©Gérald Bloncourt
Rencontre avec Gérald Bloncourt
le samedi 24 mai à partir de 15 heures
 
Si vous passez par là.. allez lui faire la bise de miche du blog de NOTRE TEMPS
Merci
 
J'irai début mai mais je ne le verrai pas 

Exposition au Musée d'Art Moderne de Lisbonne
Espace Berardo
POR UMA VIDA MELHOR
POUR UNE VIE MEILLEURE
le regard de Gérald Bloncourt sur l'immigration portugaise
 
Gérard Bloncort : Pour une Vie Meilleure - Por uma Vida Melhor

 

Poème
d'André LAUDE

(qui fut un ami d'André Breton)
un vent de soleil se lève

 

à GERALD BLONCOURT

Un homme
dans la violence du temps
dans la violence de la mémoire
épine au flanc d'un Christ vaudou

Un homme
de terre et d'eau
de grandes feuilles vertes
et d'oiseaux

plus vastes que toutes
les mers réunies
et la cuite de Baron Bravo.

Un homme qui fait langue
Au pays des Loas
et des longues nuits de tyrans

Un homme jeune coq
de foudre et de roc
frère de ma terre d'Oc

fouilleur de chaque semeur de merde
et de feu
La vie vaut bien qu'on la perde
un soir de pleine lune
de tout bois
au coin d'un bois
alors qu'on traîne la savate
en compagnie
d'un certain André Breton
Sans domicile fixe
et sans vraie profession
sinon celle d'orpailleur
au bord du fleuve
cher à ce vieil Héraclite

Un homme qu'Eros prend au piège
de ses filets bleus
Un homme qui
à l'image du Petit Poucet
sème ses yeux
de braise et de crucifix
le long du chemin
des sans-chemise

Un homme qui torse nu
dans la forge du verbe
chante au milieu des étincelles
comme chante la sentinelle
au rempart des Barbares
pour croire à sa part de ciel

Un homme fou de femmes
fou d'alcools
de peintures pures
Un homme armé
jusqu'aux dents de colère
parce qu'il y a du crime
dans l'air
Un homme peau noire
peau rouge un homme
qui danse avec les lucioles
les fusils des rebelles,
les astres et les poissons
et le pollen

Un homme qui hurle "je hais"
parce qu'il aime
plus que tout
la grande marée noire,
la jeune mariée, l'abeille
le sang dans les veines
de la grande forêt

Un homme très beau
qui vieillit bien
comme le vin et l'espoir
Un homme en guerre
-Guerre de dix mille ans -
Parce que vivre à genoux
n'est pas vivre,
parce que dans son corps à moitié
est tuer l'autre dans le désir

le délire des sens

Un homme en partance
par-delà les "mornes"

Vers le grand large
où gerbent la lune et la baleine

Un homme de ruines
et d'opiniâtres renaissances
aux ongles de glaise
au front creusé
par la fièvre corsaire

Un homme immense
de la rose qui s'acharne
à fleurir parmi nous les morts
mal enterrés
aux quatre coins du pays

Paris le 16 Février 1991

*** 

 

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Le piéton de Charonne

La panse de l'Ours
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Ile en Ile – Biographie Bloncourt
Ile en Ile – Haiti 1946
Sur RfS

 

 J'avais entendu prononcer son nom dans les manifestations

lorsque j'étais "détachée" à la Fédération CGT des PTT

dans les années 70

Je crois même l'avoir aperçu l'oeil dans le viseur...

 

et tout à fait par hasard

j'ai découvert son site riche de son militantisme, de son talent 

www.bloncourt.net/

Nous avons fait connaissance 

***** 

Je viens d’atteindre ma quatre-vingtième année. J’arrive en bout de course.

Puisque vous êtes sur mon site, prenez le temps de regarder le témoignage d’un ancien toujours présent. Des photographies, des digigraphies, des textes, autant de petits bouts d’un long parcours. Plus d’un demi-siècle de mémoire pour dire notre planète et ses habitants comme je l’ai vécu.

Des rencontres à tout va, des poignées de mains, des rires et des larmes, et cette fraternité accomplie, au sens large du terme.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont aidé à parcourir ce chemin.
Je ne peux citer aucun nom tant la liste en serait longue. Je n’oublie personne.

Pourtant, une exception! Pour deux Gérard que j’ai croisés entre ombre et lumière de leur création photographique.

L’un, Gérard Lavalette, qui
accomplit depuis des années la mise en page des émotions humaines de son quartier, avec raffinement, précision, et délicatesse.
Voyez vous-même. Rendez lui visite sur:

http://www.parisfaubourg.com/

L’autre, Gérard Laurent, son ami, qui ne cesse de parcourir le monde et d’y glaner les milles mosaïques qui composent son œuvre immense.
Apprenez aussi à le connaître sur:

http://www.lapanse.com/photos/

Le comble! Ils ont même un site commun!:

http://www.pariscool.com

Je leur dois, à tous les deux, cette part d’amitié qui réconforte et donne envie de vivre et d’aller de l’avant. En les connaissant mieux, j’ai eu presque envie d’ôter le «l» de mon prénom pour tenter d’être le troisième Gérard de cette rencontre chaleureuse...


Si vous pouvez naviguer aujourd’hui sur mon site actuel c’est grâce à Gérard Laurent. Non seulement c’est un artiste au sens vrai du terme, mais il allie à son talent d’étonnantes connaissances du Web qu’il me dispense généreusement..

Je ne saurais séparer l’un de l’autre ces deux Gérard qui sont devenus pour moi d’authentiques compagnons. Je me sens rassuré de les connaître et de partager avec eux notre passion commune. Je me sens repartir pour un tour. Pour combien de temps?

En tout cas, pour l’instant ne comptez pas le vôtre et naviguez dans bloncourt.net. J’espère que vous ne vous ennuierez pas…En attendant que le site soit terminé, cliquez sur «Photographies»…

Soyez les bienvenus...


Gérald BLONCOURT

L'EXIL

 

Ce matin là
il n'y avait
que le vide des voix-fantômes
par les rues de la ville
qu'on fusillait en moi

Il n'y avait
que l'écho des bruits
que l'ombre des uniformes
que la veille et les avant-veilles
de ce matin de Février
que le passé
que des lambeaux de souvenirs

Mon coeur meurtri
déchirait en cadence
des sentiments brûlés

Le monstre prit son essor
et du hublot
oeil étonné encore
ouvert sur Port-au-Prince
j'embrassais la rade, la Gonave,
le Morne l'Hôpital

L'horizon bascula
quand l'avion prit son cap...

et la Saline, Bel-Air,
se mirent en page
une dernière fois
Port-au-Prince
mosaïque de la misère
saignant à mort
de tous ses bidonvilles
tuiles-fer-blanc-rouillés
à l'infini...

Le ciel était immense
Je suis venu au monde
J'avais pourtant vingt ans...

(L'exil...
Février 1946-
Extrait de
"J'ai rompu le silence"

    

Gérald BLONCOURT)

  *** 
 QUAND J'AIME JE NE COMPTE PAS... VOUS L'AUREZ COMPRIS  

 

 

03/04/2008

Et on fait tomber les chaussettes

Je fais en ce moment le ménage dans mes mails...invitée à cliquer sur ce lien, je me suis gentiment amusée

avec l'accent plein de soleil de Perpignan 

 

http://www.femmedegauche.net/

 

 

 

  Tiens je l'offre à mes amis Jean-Claude et Mariclo

que j'ai laissés en rade mais je ne les oublie pas

 


28/03/2008

L'appel de LORENZO

 
 
 
 
 
LIBEREZ INGRID BETENCOURT 
 
LIBEREZ LES OTAGES 
 

 
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