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24/11/2007

UN AUTRE 24 NOVEMBRE / le piéton de PARIS

 ou LEON PAUL FARGUE
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Léon Paul FARGUE. Né le 4 mars 1876 à PARIS, il est frappé d'hémiplégie en 1943 et meurt le 24 novembre 1947 à Montparnasse, au domicile de sa femme, le peintre CHERIANE, sans avoir cessé d'écrire cependant. Il fut membre de l'Académie Mallarmé dès 1937.medium_images.9.jpg

Fils d'un ingénieur qui ne le reconnut légalement qu'à l'âge de seize ans, il fit ses études au collège Rollin , où il eut Mallarmé comme professeur d'anglais. Bon vivant il arpente le Paris de la Belle Epoque en compagnie de son camarade Alfred JARRY tout en lisant abondamment. Il fut très tôt introduit dans les salons littéraires, où il rencontra Claudel, Valéry, Gide et Debussy ; d'une mémoire prodigieuse et d'une vivacité d'esprit exceptionnelle, il fut partout remarqué. Léon-Paul FARGUE adopte la prose concise ou le vers libre pour dire avec une simplicité émouvante et un lyrisme contenu sa tristesse désabusée. Dans une langue riche d'images insolites et de trouvailles, il privilégie les motifs les plus simples. 

 

Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. » Saint-John Perse le situe entre Claudel et Valéry, à l’un des sommets de la poésie française

 

Léon-Paul Fargue demeure avant tout l'auteur du Piéton de Paris, qu'il publia en 1939, à l'âge de 63 ans. "Le piéton de Paris" est une oeuvre poétique si essentielle qu'elle devint le surnom de son auteur.

Poète amoureux de l'âme parisienne, éternel flâneur qui sait trouver des trésors au coin de la rue la plus anonyme, Fargue raconte sa ville dans ce livre célèbre, qui aujourd'hui nous restitue le parfum du Paris de l'entre-deux-guerres. Le quartier de prédilection de Fargue, peu exploré par d'autres écrivains, c'est le boulevard Magenta, Belleville, le boulevard de la Chapelle, la gare de l'Est et la gare du Nord, vastes music-halls où l'on est à la fois acteur et spectateur.


Poète de grand talent;  personnage affabulateur, ivrogne, insupportable et charmant. Fargue préférait le brouhaha des bistrots au silence des bibliothèques.

Fargue s'exprime le plus souvent en vers libre, voire en prose, dans un langage plein de tendresse et de tristesse, sur des sujets simples, parfois cocasses (on l'a parfois comparé au photographe Robert DOISNEAU),  Il écrit aussi la solitude oppressante et noyée de nuit et d'alcool (Haute solitude 1941).

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"Oui mon âme, tout cela que tu vois, c'est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c'est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d'âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d'esprits vénéneux. Oui, restons ensemble, toi au milieu de moi et moi autour de toi, toi souffrant et moi luttant. Fermons parfois les yeux, essayons de mettre entre la rue et nous, entre les autres et nous, des océans de lyrisme muet, des remparts bourrelés de coton hydrophile. Revenons à pas lents vers les souvenirs de l'école buissonnière, chuchotons tous deux à pas de loup des images glanées dans la lente adolescence. Mon âme, on nous a roulés dans la poussière des faux serments, on nous a promis non pas seulement des récompenses auxquelles nous ne tenions pas, mais des gentillesses, des "myosotis d'amour". On nous a laissé croire qu'on souriait, qu'on nous aimait, que les mains qui se glissaient dans nos mains étaient propres et sans épines. O glissade des déceptions et des tortures! Il n'y eut jamais pour nous ni justes effusions ni paumes sincères. On voulut même nous séparer, et te briser au fond de moi, mon âme, comme un élixir dans une coquille.

 
J'ai vu mentir les bouches que j'aimais ; j'ai vu se fermer, pareils à des ponts-levis, les coeurs où logeait ma confiance ; j'ai surpris des mains dans mes poches, des regards dans ma vie intérieure ; j'ai perçu des chuchotements sur des lèvres qui ne m'avaient habitué qu'aux cris de l'affection. On a formé les faisceaux derrière mon dos, on m'a déclaré la guerre, on m'a volé jusqu'à des sourires, des poignées de main, des promesses. Rien, on ne nous a rien laissé, mon âme. Nous n'avons plus que la rue sous les yeux et le cimetière sous les pieds. Nous savons qu'on plaisante notre hymen désespéré. Nous entendons qu'on arrive avec des faux de sang et de fiel pour nous couper sous les pieds la dernière herbe afin de nous mieux montrer le sentier de la fosse.
Mais nous serons forts, mon âme. Je serai le boulon et toi l'écrou, et nous pourrons, mille et mille ans encore, nous approcher des vagues ; nous pourrons nous accouder à cette fenêtre de détresse. Et puis, dans le murmure de notre attente, un soir pathétique, quelque créature viendra. Nous la reconnaîtrons à sa pureté clandestine, nous la devinerons à sa fraîcheur de paroles. Elle viendra fermer nos yeux, croiser nos bras sur notre poitrine. Elle dira que notre amour, tout cet amour qu'on n'a pas vu, tout cet amour qu'on a piétiné, qu'on a meurtri, oui, que notre amour n'est plus que notre éternité.
Alors, mon âme, tandis que je serai allongé et déjà bruissant, tu iras t'accouder à la fenêtre, tu mettras tes beaux habits de sentinelle, et tu crieras, tu crieras de toutes tes forces." HAUTE SOLITUDE


 
 
 
Fargue était également un chroniqueur étincelant de la société parisienne (Refuges, Déjeuners de soleil,medium_FARGUE_Déjeuners_de_soleil.jpg
ou encore La lanterne magique (1944). 
"Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue".
 

 " J'adore les huitres: on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche."

 
" L'intelligence est un capitaine qui est toujours en retard d'une bataille. Et qui discute après la bataille."


 "Monsieur, je suis l'offensé, j'ai le choix des armes, je choisis l'orthographe. Donc, vous êtes mort." (En réponse à une lettre d'insulte comportant beaucoup de fautes).
 

"Paix sur la terre aux hommes de bonne incohérence!"
 

"Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.

 
 

 Alors que souvent la poésie n’est plus qu’« écriture », la parole de Fargue nous ouvre le cœur de l’être. Car elle est parole en acte, véritable « chasse au bonheur » dans le ressassement des événements d’une vie.

 

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« L’homme qui plonge clans l’Éternel ramène sa vie d’un coup de nasse. Du milieu de ce charbonnage, son enfance monte comme un campanile. Il se souvient d’un village plein d’hirondelles et de pioches bleues, de grands vantaux de granges, de chasseurs solides, de figures savantes de vieilles, de filles dures et tournantes comme des fuseaux. Des chiens toujours dans vos jambes et des oies battues par les enfants. La boulangerie qui sent la levure et la suie. La bouche éden-tée du four de campagne… » (Vulturne, « Joseph Aussudre »)

 

 

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CREPUSCULE RUE DE LAPPE**

Ce soir-là, j'avais eu, dans un restaurant de la place de la Bastille, où je dînais avec de chers amis, une courte altercation, "à propos d'un parapluie", avec de vagues clients venus pour des paupiettes "terminées", comme il leur fut dit. Nous n'attendîmes pas longtemps avant de nous bouder. Il y avait, dans la bande de ces dîneurs déçus, un voyou très "modern-style" qui ressemblait à une bottine jaune, et dont le parler était assez plaisant à entendre malgré l'afféterie qui s'en évaporait. Quelques instants plus tard, après avoir flâné entre des autobus, le long de la Tour d'Argent du lieu, et vidé quelques cafés tièdes chez Victor, je retrouvai mon type dans un grand bar de la rue de Lappe.

 Cet ancien joyau d'ombre du onzième arrondissement a joliment changé en quelques années. Ce n'est plus qu'une artère, une varice gluante d'enseignes électriques de la dernière heure, qui semble ouverte et de laquelle s'échappe un aigre sang de music-hall. Des voyous en melon traînent le long des voûtes come des soldats de plomb froissés. Des chats traversent le pavé suintant et ronronnent le long de la cheville des agents cyclistes. Des hommes privés de faux col, pour faire "sport", se soulagent longuement sous les portes cochères, pendant que les échantillons du haut snobisme, venus là par Delage ou Bugatti, admirent sans réserve des types humains si libres d'allure ..

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Jadis, des touffes de vérité populaire, des fusées de vice naïf montaient comme des jets d'eau vers les oreilles du promeneur. Aujourd'hui, ce sont les chansons de Chevalier, de Constantin Rossi ou de Lucienne Boyer qui passent à travers les murs, poussées par la même machinerie qui les gosille ailleurs, sur les tables de bridge de la plaine Monceau ou sur les genoux des mondaines des avenues balayées. Des haut-parleurs ont été fixés un peu partout, comme des avertisseurs d'incendie, et les couplets en dégoulinent pour créer une atmosphère à la fois moderne et canaille.

 

... Nous entrons à la Boule Rouge, toute sonore de copeaux d'accordéon. Douze garçons s'élancent à notre poursuite et nous indiquent le chemin vers les banquettes dites du fond, où il reste quelques places encore entre des soldats et des bourgeoises du peuple. On ne vous laisse même pas le temps de choisir du regard un endroit plus propre à vous recevoir, ni même le loisir de vous orienter dans ce parc colorié comme une coupe anatomique et constellé de girandoles et de pièces électriques payables par traites...

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 Rue de LAPPEmedium_ruedelappe.jpg

**Dans les années 1930, 17 bals y étaient installés, dont Le Chalet, La Boule Rouge, Les Barreaux Verts, Le Bal Chambon. L'un d'entre eux ouvrit en 1936 sous le parrainage de Mistinguett : le Bal à Jo, du nom de son propriétaire, Jo France, qui avait déjà créé un petit cabaret cinq ans plus tôt, la Bastoche, dans la même rue, mais qui venait de reprendre les locaux du Bal Vernet. Au son de l'accordéon, il fera danser la java au tout-Paris.

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Francis LEMARQUE a donné le nom de cette rue à une de ses chansons : Rue de Lappe, reprise par Mouloudji.

 
Tous les sam'dis soirs on allait
Comm' ça
Dans un bal musette pour danser
Comm' ça
Dans un vieux quartier fréquenté
Comm' ça
Par les danseurs de java
Comm' ça
Rue de Lappe
Rue de Lappe
Au temps joyeux
Où les frappes
Où les frappes
Etaient chez eux
Rue de Lappe
Rue de Lappe
En ce temps là
A petits pas on dansait la java

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La rue de Lappe est toujours célèbre pour sa vie nocturne.


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MON QUARTIER
 

 
A la Chapelle, le dimanche est véritablement un dimanche, et la métamorphose du quartier est complète. Les grandes voitures, conduites par des industriels à moustache en patte de lapin, tournent autour de l'Etoile ou quittent Paris. Les boutiques sont fermées, hormis quelques charcuteries dont les patrons songent aux diners froids de leurs coadministrés. Par grappes, par pelotons, les familles de fleuristes, de crémiers, de cordonniers et de singueurs défilent entre la station Jaurès et le pont du chemin de fer du Nord, large morceau de boulevard aéré qui tient lieu de promenade des Anglais, de plage et de parc de Saint-Cloud.
 
Le mari, déjà juteux de vermouth, sifflote au derrière de ses fils. L'épouse fidèle et solide appuie sur le trottoir son pas de villageoise. La jeune fille à marier hume les fumets de l'Engadine-Express ou du Paris-Bucarest, qui emmènent son coeur loin des frontières géographiques et sentimentales. Les cafés retentissent de poules au gibier, de compétitions au billard russe. Tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, n'ont pas répondu aux appels de l'Humanité ou de quelque autre organisation donnent à la Chapelle une couleur bourgeoise, une atmosphère de considération que l'on ne trouve pas ailleurs ...
 
...
Un intérieur bourgeois, entrevu au second étage d'un immeuble inattaquable et rigide comme une base de pyramide, au lieu de communiquer des idées de suicide et d'obliger le promeneur à s'enfoncer dans la tristesse, fait au contraire naître en moi une singulière admiration pour des milliers et des milliers d'êtres que la vie condamne à l'appartement malsain, aux mensualités sordides et aux escaliers grouillants de bacilles, humanité que rien ne console.
 
Car ce qui manque le plus à la Chapelle, c'est une intimité. On ne peut saisir les rues ni les quartiers dont elle se compose : ils existent dans le tournoiement. On ne devine personne  on ne pince aucun type. Les gens de la Chapelle pensent à servir, à faire face aux commandes. L'oeil est au jambon, à la limande, aux poireaux.
On travaille. Et l'on y rase mieux, de plus près, plus doucement que sur les boulevards, où les coiffeurs à bagues parlent anglais et ne savent pas ce que c'est qu'une peau d'homme ....
 
Le piéton de PARIS 
 

 

 

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Ma note est longue, mais j'ai pris plaisir à me plonger dans ce VIEUX PARIS ...en compagnie de FARGUE. Vous aussi ?

UN AUTRE 24 NOVEMBRE BARBARA

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1997 Mort de la longue dame brune de la chanson française


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y avait une source.
Elle serpentait sa course
Dans le creux du vallon.

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Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur
Dans le creux du vallon.

 L'une à l'autre, pareilles,

Vivantes de soleil,

Une source,
Une fleur d'amour medium_COQUELICOTS_0531.2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il y avait des enfants Qui allaient, s'émerveillant
Dans le creux du vallon,
Dans le plein cœur de l'été.
Il y avait des enfants
Dans le creux du vallon.

Ils regardaient la fleur
En baignant leurs pieds nus
Dedans la source,
Près de la fleur d'amour.

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Une grande éclatée,
Des arbres décapités
Dans le creux du vallon
Et des enfants allongés
Dans le plein cœur de l'été,
Dans le creux du vallon.

 

Une source rougie
Une fleur meurtrie

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Et le silence de la mort,
De la mort.
Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
Le silence,
Le silence
Et puis

Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue la source.
Ils ont brûlé, piétiné,
Déraciné, endeuillé,
Mis à feu et à sang
Mais jamais ils n'y pourront rien.
Non, jamais ils n'y pourront rien.

Dans le creux du vallon,
Comme miraculée,
En plein cœur de l'été,
Près de la source,
S'ouvre la fleur d'amour.

Il y avait une source,
Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur,
Il y avait une source
Et l'amour,
Et l'amour.

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Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue, la source.
Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri la fleur, la fleur


 

 

 

 

 

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barbara - le mal de vivre
envoyé par bisonravi1987

18/11/2007

LES PRIVILEGIES SONT A NEUILLY dit la dame

 
 

no comment !

Juste que la haine rencontrée ici ou là à propos des grévistes est vraiment mal venue quand les mêmes sont étrangement silencieux sur  les grosses fortunes et gros salaires qui pour certains, ruinent notre économie ; sur les dispositions fiscales qui permettent à 5000 grands groupes d'être exonérés d'impôt jusqu'à 40%; sur les  groupes qui licencient par milliers mais qui touchent en plus des subventions publiques nationales et même européenne ; sur ceux qui ont leur siège dans des paradis fiscaux et qui font perdre à l'état des milliards sur le plan fiscal, que les citoyens doivent compenser. Mais en revanche, ce sont les mêmes qui touchent là encore des subventions publiques, etc.

Attristée par ce manque total de conscience de classe... de solidarité. Quel manque d'ambition de vouloir niveler par le bas quand nos gouvernants nivellent par le haut. Ils n'ont pas besoin de faire grève pour négocier, ils se servent en décidant que d'autres se serrent la ceinture. Belle démocratie en vérité !

Que des salariés tirent sur d'autres salariés m'effraie et me blesse. 

 
"un marin ne tire pas sur un autre marin"... chante FERRAT.

 

 Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade

Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint

Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine



M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort




 STOP Miche ! tu n'es pas là pour énerver les amis mais tu peux dire ce que tu penses quand même.
 
 
 

 
 
 
 

28/09/2007

A l'intention de rouge orange ...LA BIRMANIE

 Ma petite perle, tu as pensé à une dictature communiste, mais non ! Tu as du confondre avec la Corée du Nord avec KIM IL SUNG **. Si ma mémoire est bonne tu avais publié une note à ce sujet.

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asiep.free.fr/birmanie/birmanie.html - 

L’histoire de la Birmanie a toujours été marquée par l’influence culturelle et religieuse de l’Inde mais aussi par des guerres et les répressions sanglantes. Le premier empire birman unifié fut fondé au XIe siècle par les Môns. Puis, au XIIIe siècle, le royaume môn tomba aux mains des armées mongoles. Une partie de la Birmanie subit ensuite la domination des Shans, ensuite à nouveau celle des Môns. Au début du XIXe siècle, les Britanniques déclenchèrent la première guerre anglo-birmane (1824-1826) qui leur laissa le contrôle d’une partie de la Birmanie. À l'issue d’une seconde guerre anglo-birmane (1852-1855), toute la Birmanie fut annexée et proclamée en 1886 comme province de l'empire des Indes. Les Britanniques se sont mis à coloniser le pays en imposant militairement la loi et l’ordre, en supprimant la religion et les langues des populations autochtones pour favoriser exclusivement la langue anglaise. Les habitants du pays réagirent très mal  et la résistance s’organisa et, après un demi-siècle de  colonisation, des mouvements nationalistes surgirent partout dans le pays à un  point tel que, lors de la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques perdirent rapidement le contrôle de la Birmanie au profit des Japonais. Finalement, au lendemain de la guerre, la Birmanie proclama son indépendance, le 4 janvier 1948, et refusa de faire partie du Commonwealth.

Après l’indépendance, l’Union birmane connut une relative prospérité, troublée seulement par les incessantes exigences des Karens et des Shans. En 1962, le général Ne Win s'empara du pouvoir à la suite d’un coup d’État et instaura un régime centralisateur fort ; la Constitution adoptée en 1948 fut abolie en mars 1962. La politique du parti au pouvoir, qui s’était engagé dans la «voie birmane du socialisme», entraîna une catastrophe économique sans précédent et fut accompagnée d'une diminution draconienne des libertés personnelles. Les principaux secteurs de l'économie furent étatisés.

À partir de 1974, une nouvelle Constitution régit le pays en tant que république socialiste, jusqu'au coup d'État militaire de septembre 1988. Ainsi, cette constitution n’est plus appliquée aujourd’hui, mais elle n’a jamais été abrogée et remplacée par une autre. Depuis 1996, le SLORC poursuit sa convention nationale pour rédiger une nouvelle constitution visant à donner un rôle politique permanent et majeur aux militaires qui gouvernent la Birmanie et, semble-t-il, à offrir une autonomie assez grande aux fortes minorités ethniques de l'Union birmane pour que celles-ci ne rompent pas les cessez-le-feu provisoires passés avec l'armée ces dernières années.
La nouvelle Constitution de 1974 transféra le pouvoir du parti unique du Conseil révolutionnaire militaire à une Assemblée du peuple dirigée par le général Ne Win et d'autres anciens dirigeants militaires. En 1988, un nouveau coup d'État militaire se produisit et la loi martiale fut instaurée à la suite de répressions sanglantes. Dès ce moment, le conseil d'État pour le rétablissement de la loi et l'ordre (le SLORC) se met en place et rebaptise le pays sous le nom de Myanmar (le «pays merveilleux»).  En 1989, le pays prend le nom d'Union de Myanmar.

Les élections législatives de mai 1990 virent la victoire écrasante du parti d'opposition, la Ligue nationale pour la démocratie, dirigé par Mme Aung San Suu Kyi (fille de Aung San, l’un des héros de l’Indépendance), mais le SLORC refusa la tenue de la convention de l'Assemblée du peuple et poursuivit sa politique de répression et de nettoyage ethnique.

Depuis que les militaires exercent les pleins pouvoirs en Birmanie, le général en chef des Forces armées (la Tatmadaw) exerce l'autorité législative et exécutive avec l'aide d'une Assemblée constituante de 485 membres en principe élus. Le tribunal le plus important est le Conseil des juges du peuple puisque tous les tribunaux civils ont été suspendus. La junte au pouvoir muselle les médias, emprisonne les journalistes étrangers et interdit toute forme d'expression dissidente. Madame Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et prix Nobel de la Paix en 1991, est toujours assignée à résidence après avoir été emprisonnée. Les militaires du SLORC répriment dans le sang (10 000 morts en 1988, des milliers depuis) les manifestations en faveur de la démocratie. La communauté internationale reconnaît la violation des droits de l'homme en Birmanie et prend des sanctions économiques à son encontre.
Pour la presse internationale, la Birmanie est maintenant dirigée par une véritable narcodictature. La Birmanie est devenue le premier pays producteur d'opium et d'héroïne du monde, et fournit la moitié de la production mondiale d’héroïne. La plupart des régions de production du pavot sont situées dans des zones contrôlées par l'armée nationale ou par les milices qui ont signé des accords avec Rangoon. La Chine est devenue un pays de transit qui a détrôné la Thaïlande et le gouvernement de Pékin renouvelle régulièrement des ventes d'armes à la Birmanie. Les revenus de ce trafic permet au  SLORC d’augmenter les effectifs de l’armée – 45 % du budget de l’État est consacré à l’armée – et de contrôler, par exemple, l’État shan pour réaliser ses grands projets hydro-électriques.
Amnesty International montre souvent du doigt la Birmanie: violation du droit d'expression, trafic d’héroïne érigé en système politique, tortures en tout genre des personnes incarcérées, souvent sans procès, génocide et nettoyage ethnique.

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KIM IL SUNG -LE GRAND LEADER ! ...                               

Né sous le nom de Kim Song-ju, Kim Il-sung a adopté son nom actuel dans la résistance à l'envahisseur japonais. Il s'affirme dès les années 1930 comme un des principaux dirigeants de la guérilla communiste, active notamment en Mandchourie[1].
Le 4 juin 1937, l'Armée populaire révolutionnaire coréenne, dirigée par Kim Il-sung, l'emporte sur les troupes japonaises lors de la bataille de Pochonbo[2].
Il rencontre dans les combats de la résistance son épouse Kim Jong-suk, qui est également la mère de l'actuel dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-il.


La vénération dont Kim Il-sung a été et est toujours l'objet en Corée du Nord s'inscrit dans une filiation confucéenne qui a déifié les empereurs de Corée et affirmé le principe du respect de l'autorité, des pères et des maîtres. Ce "respect", selon le terme utilisé par les Nord-Coréens, est aussi interprété par les Occidentaux comme un culte de la personnalité propre au stalinisme. Tous les Nord-Coréens portent le badge du Grand Leader. Son portrait orne l'ensemble des bâtiments officiels et est accroché dans tous les logements privés en Corée du Nord.


Le « Grand Leader » a reçu le titre posthume, en 1998, de « Président éternel ». Il est le père de l'actuel chef du pays, Kim Jong-il, « le cher dirigeant » : la Corée du Nord constitue ainsi le seul cas à ce jour d'une succession dynastique dans un Etat se réclamant du socialisme, et plus précisément des idées du juche définies par le président Kim Il-Sung.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Il-sung

 Juche est une idéologie développée par l'ancien président de la Corée du Nord Kim Il Sung et qui fonde le régime de la République populaire démocratique de la Corée. Elle guide les activités du Parti du travail de Corée, dominant en Corée du Nord, et du Front démocratique national anti-impérialiste en Corée du Sud.
La doctrine du juche reprend les idées du communisme qui prône une société sans classes et repose également sur le principe d'indépendance politique, d'auto-suffisance économique et d'autonomie militaire. Elle a comme objectif la réunification avec la Corée du Sud.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Juche

 

  Pouvu que notre petit leader ne devienne pas grand ! On voit quand même son portrait tous les jours à la T.V.

Tiens, ça me fait peur .. ça s'appellerait une dictature de quoi ?

 

ça te va rouge orange ? bises de miche qui va se coucher 

26/09/2007

FASCINEE ! QUEL HOMME ce G. BLONCOURT

Tout à fait par hasard je suis tombée sur le blog de cet homme et je suis restée scotchée, fascinée ..

http://www.bloncourt.net/ 

Allez contempler ses 16 diapos photos du temps passé. J''en connais quelques-unes et quelques-uns qui ne le regretteront pas. A découvrir également ses peintures et ses écrits.

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Il s'appelle Gérald Bloncourt. Gérald Bloncourt naît le 4 novembre 1926 à Bainet (Haïti), d'une mère française et d'un père guadeloupéen qui s'occupe d'une plantation de café.

 

 

Vous comprendrez pourquoi je n'en ai pas fini avec lui d'autant qu'il est bien présent sur le Net.

IL A TOUS LES TALENTS. Photographe, peintre, graveur, poète et militant, Gérald Bloncourt est une figure révolutionnaire d’Haïti. Exilé en France pendant de nombreuses années, il n’a jamais oublié son île natale.

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 Je n'en dirai pas plus. A vous de le découvrir ou redécouvrir.

On n'oublie pas de telles figures et la sienne est belle et bonne. 


 

 
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