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23/09/2007

AVEC LE MIME MARCEAU ! CHUT !

 

 

 

 QUEL TALENT ! ON SE SOUVIENDRA...

 

 

HOMME DE SILENCE ET D'ACTION... LE MIME MARCEAU

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LE MIME MARCEAU EST MORT ! 

judaisme.sdv.fr/perso/marceau/marceau.htm

Né le 22 mars 1923 à Strasbourg, Marcel Mangel qui deviendra le mime Marceau, est le fils du boucher de la communauté polonaise Adath Israël. Il reconnaît "avoir beaucoup souffert lorsque Hitler a lancé l’anathème sur la juiverie mondiale" et se souvient aussi de la guerre d’Espagne : "à treize ans, j’ai écrit, de ma main d’écolier, sur la guerre civile espagnole. Je la connaissais par coeur." Bien entendu, du côté des républicains.

 

Les années de guerre

Lorsqu’il a quinze ans, Strasbourg est évacuée. La famille part se réfugier en Dordogne. Ses dons artistiques, pour la peinture notamment, le conduisent à s’inscrire à l’école des arts décoratifs de Limoges. En 1943, Marcel "entre dans la Résistance française. Faussaire de génie, il copiera et imitera des papiers d’identité pour que ses camarades entrés en résistance puissent circuler. Après la déportation de son père (qui mourra à Auschwitz), Marcel décide de rejoindre son frère "quelqu’un d’important pour la Résistance, qui a formé plus tard les FTP (Francs-tireurs partisans)".

Sa tante tient une colonie de vacance ; il y réalise des spectacles de théâtre avec des enfants : "J’imitais Chaplin, qui était mon dieu". Il y monte aussi des contes taoïstes et chinois.

Lorsque des rumeurs se propagent sur les prochaines opérations de débarquement, le lieu n’est plus jugé assez sûr, et on envoie Marcel se cacher dans une maison à Sèvres près de Paris. C'est ainsi qu'il peut suivre les cours de Charles Dullin, au Théâtre de la Cité ou Sarah-Bernhardt. Il étudie aussi avec Étienne Decroux, le maître de Jean-Louis Barrault et le père fondateur de la "grammaire" de l’art du mime qu’il appelait la "statuaire mobile".

"Quand la France a été libérée, je me suis engagé, en novembre 1944, dans la 1ère Armée, celle de Delattre de Tassigny. Nous étions en Alsace. Je suis rentré en Allemagne par Karlsruhe. "

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Naissance de Bip

La guerre s’achève en avril 1945. Mobilisé encore un an, Marcel Marceau va ensuite intégrer la compagnie de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renault. Il y interprète Arlequin, le pantomime Baptiste, "que Barrault avait popularisé dans les Enfants du paradis", le long métrage de Marcel Carné.

Le 22 mars 1947, jour du 24e anniversaire de l’artiste, sortira de l’ombre des coulisses un drôle de personnage, Pierrot lunaire, "hurluberlu blafard" à l’œil charbonneux et à la bouche déchirée d’un trait rouge, un drôle de haut-de-forme sur la tête, avec une fleur rouge tremblotante en guise de panache : BIP était né.

"J’ai mis le maquillage blanc, en souvenir du Pierrot, le mime blanc du 19e siècle." C'est ainsi qu’il a recréé un art nouveau d’un art ancien, à l'aide de la grammaire de Decroux.
"Le secret, dit-il, c'est le poids de l'âme. Dans la salle, il se crée une sorte d'hypnose: je m'identifie au public et le public s'identifie à moi."

Rien ne lui échappe : de Charlie Chaplin à la guerre en Irak, de sa carrière à sa vie, il exprime tout à travers "BIP".
Ce pantomime au langage universel, qui peut communiquer aussi bien avec un Papou qu'un Japonais par un geste, un regard, parle rarement mais quand il le fait, il ne dit pas n'importe quoi, comme au cours d'une récente tournée américaine où il s'est exprimé sur la paix et la nécessité pour les nouvelles générations de trouver d'autres solutions que la guerre.
Son génie et son talent révèlent un sens aigu de l'observation. Il sait brosser le tableau de l'humanité dans ses moindres détails, il donne à son art une dimension poétique intemporelle, et garde toujours, même quand il aborde des sujets graves, cet espoir et cette foi en la vie qui imprègent ses sketches.

 

medium_marceau.jpgConsécration aux États-Unis

A son arrivée aux États-Unis, en 1955, le public, habitué aux comédies musicales, à la danse moderne et classique, et aux industries de spectacle bien rodées, découvre, ébahi, qu’"un homme qui ne parle pas, pendant deux heures sur scène, arrive à susciter l’émotion avec les pantomimes de style". Dès lors, il invente la marche contre le vent, l’escalier, le tireur de cordes, le jardin public...

 

Extrait de : Wikipédia.org 

Le mime Marceau est devenu au fil des années un des artistes français les plus connus dans le monde, notamment aux États-Unis où il créa une vraie révolution théâtrale dans les années 1950, avec notamment son mouvement de la « marche contre le vent », à l'origine du « moonwalk » de Michael Jackson.

Il continuait encore en 2004 son œuvre gestuelle à travers les plus grandes scènes du monde. Il a également créé en 1978 une école de mime à Paris, où il enseignait afin d'assurer la relève. Une école internationale de mimodrame pour perpétuer la « grammaire » réinventée par Étienne Decroux et cinquante années d’expérience.

Marcel Marceau est devenu membre de l'Académie des beaux-arts (section des membres libres) le 27 février 1991.

Le mime Marceau est décédé le 22 septembre 2007 à l'âge de 84 ans.

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extrait de  http://lamaisondesevres.org/

Vous, vous avez décidé de devenir "mime ou rien" à I'âge de vingt ans ?

J'adopte, sans e savoir, le mime dès mon enfance, la peinture à dix-huit ans et l'école du théâtre aà vingt ans, lors de mon arrivée à Paris, parce qu'à Limoges j'étais traqué par la Gestapo...

Vous entrez aux Arts décoratifs de Limoges avant d'intégrer la Résistance.

Tout cela s'est passé pendant mes études aux Arts décoratifs de Limoges. Il y avait la résistance secrète dans les villes et les maquis à la campagne. De temps à autre, nous étions envoyés en mission. J'étais en train de terminer les Arts décoratifs avec le prix du legs Masson en céramique, le premier prix d'émail, de portrait. Je suivais également des cours de déclamation au Conservatoire d'art dramatique, avec, comme professeur de diction, Jean Dorsannes, un ancien comédien du Théâtre du Gymnase à Paris.

Ce sont deux talents que vous allez mettre au service de la Résistance .

Une partie de mon travail consistait à faire traverser la frontière à de jeunes enfants juifs. Nous étions déguisés en boys scouts. A la moindre erreur, nous pouvions être pris. On ne pensait pas à cela. On était prepare à vivre, et non à être torturé. Grâce à mes dons en dessin, je contrefaisais des cartes d'alimentation avec un crayon correcteur pour les Français qui devaient être envoyés au Service de travail obligatoire en Allemagne : on changeait les dates pour Ie Service de travail obligatoire que les Allemands avaient décrété. Et, avec un des crayons de couleur de pastel rose, on imitait la couleur naturelle de la carte d'alimentation. On fabriquait également des fausses cartes d'identité.

Vous avez eu vous-meme recours à l'une de ces cartes.

Notre nom était apparu sur la liste des hommes recherchés par le quartier général de la Gestapo, notre père venait d'être déporté. Nous n'étions plus en sécurité à Limoges. Mon frère Simon était devenu le lieutenant Alain. II jouait un rôle très important dans un réseau de résistance et m'a procuré de faux papiers. Le problème du nom se posait : lequel choisir ? Je lui ai dit qu'il en fallait un bon, car il y avait de bonnes et de mauvaises cartes. Des enquêtes étaient effectuées au sein des mairies pour connaitre leur validité.

Et Marcel Marceau est né. Comment s'est fait ce choix ?

Je me souvenais d'une phrase de Victor Hugo parlant des généraux des campagnes napoléoniennes d'Italie : "Hoche sur l'Adige, Marceau sur le Rhin." Comme j'étais né dans le Bas-Rhin, j'ai décidé de m'appeler Marcel Marceau.

Pourquoi avez-vous gardé ce nom d'emprunt ?

En souvenir de la Résistance, qui est toujours en moi lorsque j'évoque tous ceux qui ont disparu, tous ceux qui ont été torturés et fusillés, pour que notre monde reste libre et juste.

Marcel Mangel vient de disparaitre pour devenir Marcel Marceau.

Votre père est capturé par la Gestapo en 1944 et envoyé dans Ie camp d'Auschwitz. Il meurt à quarante-neuf ans, sans que vous ayez pu le revoir. De Limoges, vous partez pour Paris, ou vous êtes caché par votre cousin, Georges Loinger.

Georges Loinger est un ami et un frère pour moi. Il avait remarqué mes dons pour Ie théatre pendant les colonies d'été de ma tante et m'a trouvé une place de moniteur d'art dramatique dans une maison d'enfants à Sèvres. Georges était professeur de gymnastique et un athlète qui pratiquait les courses de fond avant de devenir plus tard directeur de la compagnie de navigation israélienne Zim. Il était un membre actif et important de la Résistance avec sa femme Flore.

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Je l'ai tellement regardé à la T.V. dans les années 60 que je ne pouvais passer sous silence la disparition de ce grand homme discret mais tellement causant. Il nous a manqués durant ces dernières années et là il nous manquera encore. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les uns résistaient, les autres sabraient le champagne à PARIS avec les occupants... 

27/08/2007

RAMOS ! .... ça fait mal ! ... MELINA

la GRECE souffre, hurle sa douleur... Alors en soutien avec ce peuple en larmes quelques musiques de la grande Mélina MERCOURI et du grand Georges MOUSTAKI, égyptien né de parents grecs... que d'émotion en écoutant la voix troublante de Melina..

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Prodosia


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Delphinaki

 
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 Le Sirtaki


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les enfants du Pirée


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medium_MelinaMercouriPhotoB.jpg  Mesogeios  

 
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 L'étrangère

 

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  Pour beaucoup de Grecs, Melina est un symbole. Elle représente la détermination d'un peuple qui refuse la soumission.

Melina Mercouri est issue d'une grande famille athénienne. Son père fut député et son grand-père maire d'Athènes. A l'âge de 18 ans, elle veut rompre avec ce milieu familial trop présent et s'inscrit à l'Institut Dramatique du Théâtre National d’Athènes. Elle débute alors sa carrière de comédienne et rencontre Marcel Achard à Paris.

Elle tourne pour le cinéma la première fois dans le film Stella. Peu après, elle devient l'égérie de Jules Dassin avec qui elle se marie. Il la fait tourner dans 8 films dont le célèbre : Jamais le dimanche (Never on Sunday).

En 1967, les colonels font un coup d'état en Grèce. Melina est alors privée de ses droits civiques et s'exile en France. Elle décide d'être la porte-parole de la résistance grecque face à la dictature. La domination des colonels prend fin en 1974. Melina abandonne sa carrière à Holywood pour rejoindre sa terre natale et commencer une carrière politique. Elle devient tour à tour députée du Pasok au Pirée et ministre de la Culture. Elle lutte pour le retour des frises du Parthénon exposées au British Museum mais les anglais ne cèdent pas.

Aujourd'hui, Melina respire encore dans le coeur des Grecs comme celle qui abandonna tout pour la liberté de son peuple.

 Joe DASSIN, Jules DASSIN et Melinamedium_Joe_DASSIN_Jules_et_Melina.jpgmedium_MELINA.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

c'était juste une petite pause pour vous ... je continue le grand ménage -les enfants sont partis et bien arrivés en région parisienne-... je reprendrai plus tard avec le métèque.

 

bises à vous qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir.... Non ! c'est faux.

23/08/2007

SACCO.. VANZETTI .. un autre 23 août

medium_SACCO_ET_VANZETTI.jpgmedium_aff1924_saccovanzeti.jpgMarche de Sacco et Vanzetti

 podcast

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Maintenant Nicolas et Bart
Vous dormez au fond de nos cœurs
Vous étiez tous seuls dans la mort
Mais par elle vous vaincrez !

Joan BAEZ

Août 1927, l'exécution de Sacco et Vanzetti : Une mobilisation ouvrière, dans le monde entier, contre un crime d'État
Le 23 août 1927, près de Boston (USA), peu après minuit, Nicolas Sacco était mené au supplice. Avant d'être exécuté sur la chaise électrique il cria «Vive l'anarchie». Quelques minutes après, Bartolomeo Vanzetti subissait le même sort.

Depuis l'entrée en guerre des USA en avril 1917, le président Wilson, que l'on nous présente toujours comme un « libéral », avait fait édicter des lois de plus en plus répressives. Cela atteignit des sommets à partir de 1919 sous son ministre de la justice Palmer. Ce fut une chasse hystérique aux anarchistes, «aux rouges», aux émigrés. Le 2 janvier 1920, juste avant le début de l'affaire, avait lieu les «Palmers raids». Dans trente-trois villes, ce jour-là, il y eut des rafles massives, des milliers d'emprisonnements sans inculpations pendant des mois, sous prétexte de l'imminence d'un « complot bolchevique ». La bourgeoisie américaine se vengeait de l'échec de son intervention militaire en Sibérie contre la Russie des soviets, et de la peur qu'avait suscitée chez elle la montée ouvrière de 1919.

Sacco et Vanzetti avaient le profil idéal de victimes expiatoires. Ils étaient anarchistes, révolutionnaires, ils revenaient du Mexique où ils s'étaient rencontrés alors qu'ils fuyaient la conscription pour la guerre impérialiste qu'ils condamnaient.

Vanzetti fut d'abord condamné à quinze ans de prison pour un hold-up qu'il n'avait pas commis. Mais cela ne suffisait pas. Alors on fit un deuxième procès, pour un autre hold-up, qui avait fait deux morts. Et toujours sans preuves, Sacco et Vanzetti furent cette fois condamnés à mort, comme le voulaient les autorités.

Il ne s'agissait pas seulement d'une «erreur judiciaire», ce que reconnaissaient certains libéraux bourgeois, mais bel et bien d'un assassinat politique en vue de marquer les esprits et voulu comme tel par les représentants de l'ordre. Toutes les preuves de l'innocence des deux militants, y compris les aveux d'un des véritables auteurs du hold-up, n'y firent rien. Sacco et Vanzetti restèrent six ans dans le couloir de la mort.

 

medium_sacco_vanzetti.jpgC’est la première fois qu’ils sont incarcérés. La seule charge qu’on retienne contre eux est le port d’armes prohibées. Ils plaident coupables par le biais d’un avocat nommé d’office, William Callahan. Le juge chargé de l’affaire décida de les retenir sans caution, en vertu d’un décret de temps de guerre qui autorisait la détention d’individus suspects de crimes.

A partir de cet instant, l’infernale machine judiciaire est mise en route.

A tout prix il fallait que ces deux là endossent les crimes du hold-up du 15 avril.

Il fallait qu’ils soient italiens, que l’un soit petit et brun et que l’autre ait une moustache tombante. Sacco et Vanzetti devaient faire l’affaire… Elle dura sept ans.

 

 

 

 
MORRICONE JOAH BAEZ LA MARCHE DE SACCO ET VANZETTI

 

22/08/2007

UN AUTRE 22 AOUT .. R.M.G.

medium_RMG.gifmedium_RMG.jpgRoger Martin du Gard est un écrivain français né en 23 mars 1881 à Neuilly-sur-Seine et mort le 22 août 1958 à Sérigny, près de Bellême (Orne).

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Il fut élève au lycée Condorcet. Issu d'une famille aisée d'avocats et de magistrats, il peut consacrer sa vie à la littérature. Il a une vocation précoce d'écrivain, dont il a pris conscience en lisant le roman de Léon Tolstoï, Guerre et Paix. Pour attendre d'affirmer sa vocation de romancier, il entreprend des études de lettres mais échoue à la licence. Il décide alors de tenter le concours de l'École des chartes et obtient avec succès le diplôme d’archiviste paléographe en présentant une thèse sur l'abbaye de Jumièges.

La publication de son roman Jean Barois en 1913 lui permettra de se lier d'amitié avec André Gide et Jacques Copeau. Dans Jean Barois, R. Martin du Gard ne cherche pas à démontrer. Il n'émet aucun jugement, il ne condamne pas, il n’absout pas : il décrit avec une volonté d'objectivité l'évolution de la religion contemporaine, comme la séparation des Églises et de l'État en 1905. Avec ses documents authentiques ou fictifs qui s'y trouvent insérés, la seconde partie constitue aussi la première représentation littéraire de l'Affaire Dreyfus et du procès Zola qui lui est lié.

 

Pendant son enfance, il passe ses vacances à Clermont dans l’Oise dans la maison de ses grands parents maternels, décor qu’il transpose dans Jean Barois sous le nom de Buis-la-Dame.medium_JEAN_BAROIS.jpg

Deuxième roman de Martin du Gard, 'Jean Barois' explore les thèmes de la maladie et de la mort, déjà très présents dans son grand roman, 'Les Thibault'. Ici, c'est d'un homme partagé entre foi religieuse et idéologie marxiste qu'il s'agit. C'est l'angoisse de la mort qui fera retrouver au héros la croyance qu'il avait perdu dans l'engagement politique. Après la sortie de Jean BAROIS, il se liera d'amitié avec André GIDE.
 
 L'amitié profonde qui unira ces deux hommes sera «une source inépuisable d'enrichissement » pour chacun des deux écrivains.  Si RMG porte d'abord une grande admiration pour son aîné, l'auteur des Nourritures terrestres, l'échange qui naîtra, les passionnants débats littéraires entre des conceptions parfois divergentes de la création que l'on découvrira dans leur correspondance sera celui de deux écrivains de même statut. Ils seront tous les deux des «stimulateurs », selon l'expression de Jean Schlumberger ; Chacun aura permis à l'autre de s'épanouir dans son propre sens, d'enrichir son œuvre en cours, en particulier Les Faux-monnayeurs pour André Gide et Les Thibault pour RMG.


Mobilisé en 1914, il cantonne à plusieurs reprises dans l’Oise pendant les quatre années de guerre. ..
 
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...En 1920, en pleine conception des Thibault - qu’il achèvera en 1940 -, il cherche une maison hors de Paris et achète à Clermont une petite bâtisse, 3 place de l’Hôtel-de-Ville, "la Thibauderie"… où il écrit les premiers volumes de sa fresque...

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AH LES THIBAULT ! je les ai conservés longtemps dans ma bibliothèque ces 8 volumes lus et relus avec un intérêt particulier. Je les ai dévorés et les ai donnés lors d'un déménagement.  Subitement, j'ai encore envie de m'y plonger.

Cette vaste chronique couvre les années 1905-1918 et  nous relate la vie d’une famille bourgeoise d'avant 1914,en 1904. L'histoire d'une famille bourgeoise en 1904 : le père Oscar Thibault dirige ses affaires et sa famille avec autorité et intransigeance, le fils aîné Antoine est un médecin respecté et proche de sa famille, dévoué aux autres et assez conservateur, lequel va se vouer entièreent à sa carrière. Le cadet Jacques  est un jeune homme révolté qui fuiera l'autorité paternelle. Antoine partira pour le front en 1914 tandis que Jacques, est un écorché vif, un révolté qui choisira le camp pacifiste et l'idéal socialiste.  Les destins opposés d'Antoine et de Jacques THIBAULT, les feront vivre jusqu'à leur mort dans l'incompréhension.

 

 

 

medium_les_thibault_la_mort_du_père.jpgA travers l'histoire des deux frères, que la première guerre mondiale va opposer,  les Thibault nous offre une peinture brillante de la société française avant la guerre de 1914.


 


 

Le cahier gris (1922), le Pénitencier (1922), la Belle Saison (1923), la Consultation (1928) , la Sorellina (1928), la Mort du Père (1929), l’Eté 1914 (1936) et Epilogue (1940)

tome 3

 .... Dans une famille déchirée par l'autorité d'un père égoïste et brutal, le jeune Jacques vit une amitié passionnée avec Daniel de Fontanin ; la découverte de leur correspondance conduira au drame, tandis qu'Antoine, partagé entre la tendresse qu'il porte à son frère et le respect qu'il voue à son père, tente de trouver sa voie en se consacrant corps et âme à la médecine...Après l'interminable agonie de leur père, Jacques, bouleversé, découvre que l'homme qu'il croyait dur et sans tendresse aimait ses fils. Dans cette famille en deuil, l'Histoire fait soudain irruption lorsque se profile le spectre de la guerre après l'attentat de Sarajevo. Devenu socialiste aux côtés de Jaurès, Jacques tente en vain de convaincre son frère de l'imminence du conflit et de ses répercussions dramatiques...
Tandis que la guerre est sur le point de ravager l'Europe, Jacques tente désespérément de sauver la paix, mais l'assassinat de Jaurès précipite le monde dans l'horreur, horreur à laquelle le jeune homme se refuse. Antoine, lui, participe au conflit. En 1918, survivant condamné par les gaz des champs de bataille, il comprend enfin le sens de la vie de son frère et les limites de la sienne.


 

 

 

 

 

 


 

 

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 Le roman a été adapté à la T.V. avec un Jean YANNE brillant dans le rôle d'Oscar THIBAULT...       medium_série_TV_LES_THIBAULT.jpg

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 Paris, automne 1905. Catholique intransigeant, Oscar Thibault qui est veuf, veille en despote sur la destinée familiale. Si son fils aîné, Antoine, brillant interne des hôpitaux de Paris, satisfait ses ambitions, Jacques, un écorché vif de 14 ans, ne lui apporte qu'amères déceptions. Autre humiliation : son cadet entretiendrait des relations perverses avec son condisciple Daniel de Fontanin, protestant de surcroît. Le père supérieur du collège en tient pour preuve leur correspondance clandestine, couchée dans un cahier gris, qu'il a remis aux parents. Révolté par le jugement de l'ecclésiastique, Jacques part à l'aventure, entraînant Daniel dans sa fugue. Tandis que Thérèse de Fontanin, délaissée par un mari volage, s'afflige de la disparition de son fils, Oscar Thibault fulmine. Ni son confesseur, l'abbé Vicard, ni Mlle de Waize, la gouvernante qui a élevé Jacques avec sa propre nièce Gise, ne peuvent tempérer la colère et le ressentiment du vieil autocrate... 

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Quelques citations des Thibault


 Aucun Dieu n'a jamais répondu aux appels, aux interrogations de l'homme. Ce qu'il prend pour des réponses, c'est seulement l'écho de sa voix.


Il y a deux façons d'être spirituel : par l'esprit qu'on met dans ce qu'on dit, et par celui qu'on met dans sa manière de le dire.


Je ne peux pas admettre la violence, même contre la violence.


Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.


Si l'on ne fait pas le bien par goût naturel, que ce soit par désespoir; ou du moins pour ne pas faire le mal.
 
Admirer n'est pas aimer.

  
Je ne vois que l'inconscience qui peut éviter au mourant un atroce sentiment de vanité et de désespoir.
 
La pensée ne commence qu'avec le doute.
 
Mourir en laissant une oeuvre, ce n'est plus mourir autant.
  
Quand la vérité est libre, et l'erreur aussi, ce n'est pas l'erreur qui triomphe.

 
 Une conviction qui commence par admettre la légitimité d'une conviction adverse se condamne à n'être pas agissante.
 

 
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