logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

30/04/2007

LE PERE PEINARD

N'oublions pas les anarchistes, à l'origine du Premier Mai ... ce n'est que justice. Je sais bien que les temps ont changé : droite dure et gauche molle sont les mamelles de la France. Mais quand même !


medium_1896aff_perpeinard.jpg
medium_1894alm_perpen2.jpg

Alors, c'était qui LE PERE PEINARD ?

http://www.wikepedia.org/
Le père Peinard est un journal anarchiste fondé en 1889 par Émile Pouget. (Sous titré à partir du numéro 21 Réflecs d'un gniaff.)

Le père Peinard sort de façon hebdomadaire, distillant au travers ses articles au ton populaire des attaques en règle contre le système politique et économique de l'époque. Les thèmes abordés sont aussi variés que l'action

directe, l'antimilitarisme, l'Anticléricalisme, la dénonciation de la répression et tout autre critiques de la "bourgeoisie" et des "exploiteurs".
medium_1897alma_perpeinard.jpg
medium_almanach_perpeinard.jpg
Souvent poursuivit judiciairement à cause de ses appels à l'action directe, Le Père Peinard voit ses gérants changer régulierement, ceux-ci écopant de peines de prison ou d'amendes, ce qui n'a cependant jamais empêché la publication du journal.

En 1893 sont adoptés les Lois scélérates visant à interdire toute forme de propagande anarchiste, Le Père Peinard est particulièrement visé et le dernier numéro de la première série parait le 21 février 1894.
medium_pouget_emile.jpg
Pouget se réfugie à Londres où il entreprend la publication de la "série londonienne" du Père Peinard qui comprendra huit numéros et s'étendra de 1894 à 1895.

C'est en retournant en France en 1895, après avoir été acquitté, que Pouget relance le journal, d'abord sous le nom de La Sociale puis en lui redonnant son nom original en octobre 1896. Le dernier numéro de cette deuxième série parait le 1er mai 1899.

La troisième série parait de janvier à avril 1900. En 1902 parait l'unique numéro de la quatrième série du Père Peinard


Un peu nanard Jojo ...

medium_brassens.JPG

"Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui'ait tenu le coup,
Qui n'ait jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard,
Sur la grand-mare des canards,
Et s'app'lait les Copains d'abord,
Les Copains d'abord."

12/04/2007

11 AVRIL 1945 .. LIBERATION DU CAMP DE BUCHENWALD



 medium_carte_libération_des_camps.jpgNUIT ET BROUILLARD par J. FERRAT 

 

 

LES Imedium_libe_buchenwald_corps.jpgMAGES SONT SUFFISAMMENT PARLANTES POUR QUE JE M'ABSTIENNE DE TOUS COMMENTAIRES..

 

medium_Buchenwald_HUMA.jpgmedium_libe_buchenwald_maigreur.jpg

 

medium_buchenwald_libératiON.jpg

 

 

 

 

 

 

 

medium_liberation_buchenwald.gif

Nuit et brouillard
 
Paroles et Musique: Jean Ferrat  

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

29/03/2007

un autre 28 MARS...1939 Fin de la guerre civile en Espagne

MAIS HELAS AVEC L'ENTREE DES TROUPES FRANQUISTES. FRANCO ME DONNE ENCORE FROID DANS LE DOS medium_ESPAGNE_FRANCO_T.2_1940.jpgmedium_espagne_Front_Populaire_ouvrier_agricole_région_de_Tolède938.jpgmedium_Espagne_paysans_et_soldats_républicains_1939.jpg
medium_ESPAGNE_af_rép_appel_citoyens_à_accomplir_leur_devoir1945.jpg

La fuite vers la France
medium_ESPAGNE1._fuite_en_France_en_chaloupe_._2_réfugiés_A_bord_du_Cervantès_pour_Bordeaux_1947.jpg
Le prix de la victoire
medium_File1949.jpg
Les bombardements
medium_File1950.jpg


Une femme qui pleure (1937) PICASSO
medium_ESPGNE_PICASSO_la_femme_qui_pleure_19371946.jpg

UN AUTRE 28 MARS ... avec Rafael ALBERTI

...
L'année 1931 voit naître la République Espagnole pour laquelle il s'engage de toute sa poésie et quand la Guerre d'Espagne éclate, il se trouve à Madrid en compagnie de Pablo Neruda, Miguel Hernandez et de quelques autres poète qui vont prendre fait et cause pour le camp républicain. ....
....
En Espagne, la dictature franquiste s'éternise et continue de faire des victimes. En décembre 1970, à Burgos, six militants basques sont condamnés à mort et exécutés. En septembre 1973, au Chili, c'est la mort de l'ami, celle de son "frère" Pablo Neruda, quelques jours après le coup d'État de Pinochet.

temps triste, temps féroce
de condamnations à mort qui se prolongent en
hurlements et en sanglots
On ne peut plus dormir et si l'on dort
le sommeil est une prison fermée à double tour. "
....
Le 20 novembre 1975, Franco meurt. Le jeune roi d'Espagne, Juan Carlos, de passage à Rome demande à Alberti de revenir dans son pays. A l'aéroport de Barajas, il déclare à ceux qui l'accueillent : "Je suis parti le poing fermé car c'était le temps de la guerre et je reviens la main ouverte, tendue à l'amitié de tous. "

Ensuite est venu le temps des hommages et des honneurs dans son pays natal retrouvé.



Il a écrit en particulier "A Galopar", dont Paco Ibanez fera, en le chantant, l'un des hymnes de la lutte des Républicains ainsi que le poème ci-après, dédia "A Niebla", qui n'était autre que son petit chien offert par Neruda et dont le nom signifie brouillard:


"Niebla", toi tu ne comprends pas : c'est ce que
chantent tes oreilles,
le tabac innocent, naïf, de ton regard
et les longs flamboiements que dans le bois tu laisses,
en sautant, tendre éclair de rien échevelé.

Regarde ces chiens troubles, orphelins, circonspects,
qui, surgissant soudain des brumes déchirées,
traînent dans leurs timides pas désorientés
tout le récent effroi de leur maison en ruine.

Malgré ces fugaces voitures, sans convoi,
qui transportent la mort dans un caisse nue ;
et malgré cet enfant qui observe, réjoui,
la bataille là-haut, qui aurait pu l'assassiner ;

malgré le meilleur compagnon perdu, malgré
ma sordide famille qui ne comprend pas
ce que j'aurais voulu surtout qu'elle eût compris,
et malgré cet ami qui déserte et nous vend ;

"Niebla", mon camarade,
tu n'en sais rien, bien sûr, mais il nous reste encore,
au milieu de cette héroïque peine bombardée,
la foi, qui est la joie ; la foi : la joie, la joie.

27/03/2007

CE N'EST PAS D'AUJOURD'HUI (2)

medium_CGT_SEGUY_DEDICACE_1906.jpg  Avec G. SEGUY rencontré un 8 Mars où il m'avait remis une rose à l'occasion de la journée internationale des femmes. Moi, la midinette : "Monsieur SEGUY vous êtes beaucoup plus souriant qu'à la T.V." -Parce que tu crois qu'on me donne souvent l'occasion de rire à la TV ?.. medium_CGT_G._SEGUY_1901.2.jpg 

Ecrit en 1975

"Il n'y a pas une CGT de SEGUY, il y a la CGT à laquelle j'appartiens ... je n'aime pas que l'on insiste trop sur ma personne". (Interview à Europe 1 16.10.72)... G. SEGUY a jusqu'à maintenant refusé systématiquement de parler à la première personne. Par principe, par tempérament aussi, l'homme s'et toujours effacé devant la fonction".

 ... J'ai toujours eu l'habitude d'écouter les autres, je pense que cela est très intéressant. J'ai toujours considéré que l'une des qualités premières de l'homme était la tolérance, surtout s'il exerce des responsabilités. La tolérance suppose la patience et la compréhension, ce qui exclut toute manifestation de mauvais caractère. Voilà peut-être pourquoi j'ai la réputation d'être calme et ouvert à toutes les opinions que je respecte toujours, à priori, même si je ne les partage pas."

 "Il n 'est pas indifférent que son père soit un des vétérans du Parti communiste, qu'il ait été, lui, résistant à quinze ans, déporté à dix-sept ans, le benjamin français de Mauthausen... Je ne dis pas que ceci explique cela, mais ceci éclaire cela. Il y a une cohérence de la vie et de la réflexion qui est évidente au cours de ces dixt-huit chapîtres". Philippe DOMINIQUE

 

 

 

medium_CGT_PTT_FRISCHMANN1907.jpg

medium_C.G.T._G.FRISCHMANN1902.jpg

 

 

 

 

 

.http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Frischmann 

Georges Frischmann s'était pris de passion pour l'histoire du syndicalisme. En particulier, il effectua un travail pionnier sur le syndicalisme des PTT, en réalisant une "Histoire de la Fédération C.G.T. des P.T.T., des origines au statut des fonctionnaires, 1672-1946". Elle parut en 1967, aux Editions sociales

Georges Frischmann est né à Paris le 5 août 1919. Personnalité politique communiste et syndicale française, il est mort le 21 mai 2006. Il a été membre du Conseil économique et social (1951-1955) et député au Parlement européen (1979-1984).

Les débuts. Entré au P.T.T. en 1935, en tant qu'auxiliaire au bureau central du 15 ème Arrondissement à Paris, il accéde en 1940 au surnumérariat , qui mène au grade de commis des PTT. Il travaille dans les services postaux parisiens et prend part à la Résistance au sein de son administration. A la CGT, il devient rapidement un militant actif. Il participe en 1947 auxgrèves de novembre-décembre, violemment réprimée aux PTT par le ministre socialiste Eugène Thomas. En ces débuts de la "guerre froide", cela lui vaut notamment une sanction administrative: de Paris 15, il est "déplacé" d'office dans un bureau de poste de Seine-et-Oise, Herblay.

Le secrétaire général de la "Fédération postale" CGT. En décembre 1950, âgé de 31 ans, il succède à Fernand Piccot, dans la fonction de secrétaire général de la Fédération CGT des travailleurs des PTT. L'année suivante, pour avoir signé lors d'un voyage en RDA une déclaration en faveur de la paix, il est révoqué des PTT, ainsi qu'un autre syndicaliste, René Duhamel. Cette sanction ne sera levé que trente ans plus tard, lors de l'accession de la gauche au pouvoir. Membre de la Commission Administrative de la CGT cette même année 1951, il y représente une profession fortement marquée par la scission syndicale de Force Ouvrière de 1947. Il dirige une fédération syndicale puissante, dont le rôle dans les mouvements de grève de 1953 puis de 1968 est déterminant. A l'automne 1974 le pays est secoué par le plus vaste mouvement de grève que les PTT aient connus. En toutes ces occasions les talents de syndicaliste de Georges Frischmann, organisateur méthodique et orateur puissant, contribuent à la prééminence durable de la CGT parmi "les postiers et télécommunicants". Lors des élections professionnelles au mitan des années 1970, la CGT recueille plus de 40 % de suffrages dans les PTT. En 1978, Georges Frischmann quitte la Commission exécutive de la Confédération. L'année suivante, il laisse à Louis Viannet, plus jeune, le secrétariat général de la Fédération des PTT.

MAMINIE, ça te va jusque là ?

Georges Frischmann, parallèlement à sa "carrière" syndicaliste a eu des responsabilités importantes au sein du Parti communiste français, auquel il a adhéré en 1944. Il en est élu membre du Comité central lors du XIIe Congrès en avril 1950. Il accéde au Bureau politique dès le Congrès suivant,XIIIe Congrès en juin 1954. C'est alors une reconnaissance du rôle qu'il a tenu lors des grandes grèves des Services publics de l'été 1953. Il quitte le Bureau politique en 1976, lors du XXIIe Congrès puis le Comité central en 1979 (XXIIIe Congrès. Cette année là, candidat en onzième place sur la liste communiste conduite par Georges Marchais, il est élu, , député au Parlement européen. Il siège à Strasbourg jusqu'en 1984.

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique