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09/06/2011

1. SI JE MEURS

"Mémé, tu n'as pas un livre de poésies à me prêter ?

on a un devoir à faire sur un thème bien précis"

7 poésies à trouver d'auteurs différents, à des époques diverses

un sonnet, des vers libres, un calligramme, etc.

*

*

-Tiens ma chérie, voilà un livre sur PARIS

"Oh ! merci Mémé !"

****

Autant ravie qu'elle dès qu'on parle poésie

*

les choix de CELIA

****


SI JE MEURS


Si je meurs, qu’aille ma veuve
à Javel près de Citron.
dans un bistrot elle y trouve,
à l’enseigne du Beau Brun,

trois musicos de fortune
qui lui joueront -mi ré mi-,
l’air de la petite Tane
qui m’aurait peut-être aimé

puisqu’elle n’offrait qu’une ombre
sur le rail des violons.
mon épouse, ô ma novembre,
sous terre les jours sont lents.


AUDIBERTI. Race des hommes. Gallimard

*

*

*

Un vrai travail collectif

pour la compréhension du texte

et un grand plaisir à déchiffrer !

*

Miche : CITRON...CITRON... C'est CITROEN Quai de Javel

CITRON ... CITROEN

Bravo la Miche !

*

*

Pascal : la petite TANE... TANE... BOHEME ! TANE c'est GITANE !

Oui, il parle de la gitane

Bravo Pascal !

*

*

Catherine : De la gitane sur les paquets de cigarette

Oui, oui, Catherine, c'est ça... La Gitane qu'on fume !

Bravo Catherine !

*

*

Miche : et le Beau Brun

Brun ... C'est certainement en songeant à Paul ELUARD

Et pourquoi Paul ELUARD ?

Parce que je viens de lire qu'après la Libération, il a signé BRUN en 46 et 47

Ah oui ! la mère.. c'est sûrement ça !

*

C'est pas beau le travail collectif ?

*

 

Jacques AUDIBERTI : (1899-1965) - Poète, romancier et auteur dramatique

Auteur de poèmpes d'un lyrisme torrentiel et d'une rare richesse d'images : "L'empire de la trappe" (1930), "Race des hommes" (1937), "Des tonnes de Semence" (1941) et "la nouvelle origine", Audiberti a publié de nombreux romans : Abraxas, Cent jours, Carnage, Les médecins ne sont pas des plombiers, etc. et fait représenter diverses oeuvres dramatiques, parmi lesquelles "Quoat-quoat", "L'Ampélour", "La Fête Noire", "Le Mal Court" et "la Mégère apprivoisée."

*

 


Les feux de Paris ARAGON/FERRAT



 

 

 

 

 

 

15/04/2011

LA MAISON DES GLYCINES

Une plaque de rue à DAX a retenu mon attention

et depuis, j'ai découvert cette poésie que je ne connaissais pas

 

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Dans le ciel vert le jour va naître,

Il fait très doux ;

L'aube blanchit votre fenêtre,

Eveillez-vous.


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Voyez : la ligne des collines

Est d'or, là-bas ;

Ecoutez au fond des glycines

Et des lilas,

 

Ecoutez au fond des treilles

Et des roseaux,


Ecoutez toutes les abeilles,


Tous les oiseaux.




La vie est là qui vous appelle,


Voyez : tout luit.


La vie est là, la vie est belle,


Souriez-lui.




(Emile DESPAX- La maison des glycines)

 

 

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15/02/2011

LA LUNE

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La lune

Sur la lune de lait caillé

on voit un bonhomme
il porte sur son dos
un fagot de gros bois

ça doit être bien lourd

car il n’avance pas
il est là chaque mois
bûcheron d’autrefois


sur la lune de néon

on voit un astronaute
il porte sur son dos
la fusée de retour

il est déjà parti

il n’y a plus personne
entre la mer des Crises
et la sérénité

... Raymond QUENEAU

 

 

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...

 

Sais-tu qui je suis ? Le Rayon de Lune.
Et sais-tu pourquoi je viens de là-haut ?
Sous les arbres noirs la nuit était brune ;
Tu pouvais te perdre et glisser dans l’eau,
Errer par les bois, vaguer sur la dune,
Te heurter, dans l’ombre, au tronc du bouleau.
Je veux te montrer la route opportune ;
Et voilà pourquoi je viens de là-haut.

Guy de Maupassant, Des vers

21/01/2011

LE JOUR SE LEVE A PEINE


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BARBARA

A peine le jour s'est levé,

 

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A peine la nuit va s'achever

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Que déjà, ta main s'est glissée,
Légère, légère.
A peine sorti du sommeil,
A peine, à peine tu t'éveilles
Que déjà, tu cherches ma main
Que déjà, tu frôles mes reins.



L'aube blafarde, par la fenêtre,
L'aube blafarde, va disparaitre.
C'est beau : regarde par la fenêtre.
C'est beau : regarde le jour paraitre.

 

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A chaque jour recommencé,
A se vouloir, à se garder,
A se perdre, à se déchirer,
A se battre, à se crucifier.


Passent les vents et les marées.
Mille fois perdus, déchirés,
Mille fois perdus, retrouvés,
Nous restons là, émerveillés.

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Le temps passe vite à s'aimer.
A peine l'avons-nous vu passer
Que déjà, la nuit s'est glissée,
Légère, si légère.

 

Ta bouche à mon cou, tu me mords.
Il fait nuit noire au dehors.
Ta bouche à mon cou, je m'endors.
Dans le sommeil, je t'aime encore.

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A peine je suis endormie

Que déjà, tu t'endors aussi.
Ton corps, à mon corps, se fait lourd.
Bonsoir, bonne nuit, mon amour...

*

*


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Ester Galil
LE JOUR SE LÈVE
Paroles: G. Peram, musique: J. Nero, 1971



Il est bientôt 5 heures, le matin va venir

Vous avez tous le coeur à aimer ou dormir
Mais moi je reste seule

REFRAIN:

Le jour se lève sur ma peine
Alors le monde entier fait l'amour
Mais ça n'a pas d'importance
Car c'est pour toi, pour toi que je danse

Il est bientôt 5 heures, le soleil va briller

Sur la mer et les fleurs et sur l'éternité
Mais moi je reste seule

REFRAIN


Il est bientôt 5 heures, le matin va venir

Il est bientôt 5 heures, vous allez tous partir
Mais moi je reste seule

Le jour se lève sur ma peine
Alors le monde entier fait l'amour
Le jour se lève sur ma peine
Alors le monde entier fait l'amour
Le jour se lève sur ma peine
Alors le monde entier fait l'amour...

 

 

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*

*

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*

MA PLACE DANS LE TRAFIC
(Paroles et Musique: Francis Cabrel 1981)
Francis Cabrel (France)
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Le jour se lève à peine
Je suis déjà debout
Et déjà je promène une larme sur mes joues
Le café qui fume
L'ascenseur qui m'attend
Et le moteur que j'allume
L'aident à prendre lentement
Prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
J'aimerais que quelqu'un vienne et me délivre
Mais celui que je viens de choisir
L'a donné juste assez pour survivre
Et trop peu pour m'enfuir
Je reste prisonnier de mes promesses
À tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur la laine épaisse
Et qui m'obligent au bout de chaque nuit
À prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
Et quand je veux parler à personne
Quand j'ai le blues
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12


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Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir
Je regarde s'éloigner les rebelles
Et je me sens à  l'étroit dans ma peau
Mais j'ai juré sur la loi des échelles
Si un jour je veux mourir tout en haut
Il faut que je prenne ma place dans le trafic
Faut que je prenne ma place dans le trafic
Et quand je veux parler à  personne
Quand j'ai le blues
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12


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Parce que quoique je dise
Quoique je fasse
Il faut que passent les voitures noires
Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues
Que déjà  mes enfants savent
Qu'il faudra qu'ils s'habituent
À prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
Ma place dans le trafic

 

 

 

 

08/01/2011

le PARIS de nos poètes

La sortie du livre de G. BLONCOURT sur PARIS m'a ramené à ces poésies lues en son temps.

 

***

 

Qui n'a pas vu le jour se lever sur la Seine

Ignore ce que c'est que ce déchirement

Quand prise sur le fait la nuit qui se dément

Se défend se défait les yeux rouges obscène

Et Notre-Dame sort des eaux comme un aimant.

ARAGON

*

 

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*


ENFANT, SOUS LA TROISIEME ...

Enfant, sous la Troisième, j'habitais au quatrième une maison du dix-neuvième.

L'eau était sur le palier, parfois le gaz était coupé et souvent les encaisseurs de la Semeuse cognaient à la porte en tripotant leur petit encrier, mais il y avait toujurs, dans la rue, quelqu'un qui faisait de la musique, quelqu'un qui chantait.

C'était beau.

Des fenêtres s'ouvraient, une grêle de sous enrobée de papier giclait, dansait sur le pavé.

Bien sûr, depuis longtemps, comme la Grande Armée, l'Opéra avait son avenue, mais la chanson avait pour elle toutes les rues, les plus amoureuses, les plus radieuses comme les plus démantelées, les plus scabreuses et les plus déshéritées, comme les plus marrantes, les plus éclatantes de gaieté.

Aujourd'hui, les chanteurs des rues sont interdits de séjour, mais un peu partout, oasis de pierre tenace et de bois vermoulu, d'oiseaux des villes et de fleurs urbicoles, se dressent encore, intacts et têtus, les très somptueux décors de la féérie des rues.

Et comme le cri des coeurs tracés au couteau sur les murs, avec entrelacés les prénoms de l'amour, le chant secret des rues se fait entendre en choeur, comme au plus beau de tous les anciens jours.

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Chants de la rue de la Lune, de la rue du Soleil et de la rue du Jour.

Refrains du passage des Eaux,

de la rue de la Source, de la rue des Cascades,

de la rue du Ruisseau

et de l'impasse Jouvence et de la rue Fontaine

et du Dessous des Berges

et de la rue Grenier sur l'Eau

et des Ecluses et des Etuves Saint-Martin

et de la Grosse Bouteille

de l'Abreuvoir, du Réservoir

et des Partants et du Repos.


Rondes de la Place des Fêtes, de la rue des Fillettes

et de la rue des Ecoliers,

de la rue des Alouettes, de la Colombe,

des Annelets.


Comptines de la rue du Renard et de la rue aux Ours et de la rue des Lions,

de la Cité Jonas et de l'impasse de la Baleine.


Romances du passage des Soupirs et du passage Désir

et de l'impasse des Souhaits

et de l'impasse Monplaisir et de l'impasse de l'Avenir.


Rengaines de la rue Bleue, du passage d'Enfer et de la rue de Paradis.


Litanies de la rue Dieu,

de l'impasse des Prêtres, de la rue Pirouette et de l'Ancienne Comédie.


Complaintes de la rue du Chevalier de la Barre

et de la rue Etienne Dolet

et de la rue Francisco Ferrer,

de la rue Sacco et Vanzetti à Bagnolet.


Goualantes de la rue des Brouillards et de la rue du Roi Doré,

de la rue Simon Le Franc et de la rue Aubry le Boucher où se promenait jadis Liabeuf le

petit Cordonnier dont lête un beau jour roula sur les Marches du Palais.


Jacques PREVERT. Histoires.


***

 


 

 

 
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