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27/12/2010

COULEURS DU CIEL


Le soleil levant

.Jeune déesse au teint vermeil,
Que l'Orient révère,
Aurore, fille du Soleil,
Qui nais devant ton père,
Viens soudain me rendre le jour,
Pour voir l'objet de mon amour.

Certes, la nuit a trop duré ;
Déjà les coqs t'appellent :
Remonte sur ton char doré,
Que les Heures attellent,
Et viens montrer à tous les yeux
De quel émail tu peins les cieux.

Mouille promptement les guérets
D'une fraîche rosée,
Afin que la soif de Cérès
En puisse être apaisée,
Et fais qu'on voie en cent façons
Pendre tes perles aux buissons.

Ha ! je te vois, douce clarté,
Tu sois la bien venue :
Je te vois, céleste beauté,
Paraître sur la nue,
Et ton étoile en arrivant
Blanchit les coteaux du levant.

Le silence et le morne roi
Des visions funèbres
Prennent la fuite devant toi
Avecque les ténèbres,
Et les hiboux qu'on oit gémir
S'en vont chercher place à dormir.


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Mais, au contraire, les oiseaux
Qui charment les oreilles
Accordent au doux bruit des eaux
Leurs gorges non pareilles
Célébrant les divins appas
Du grand astre qui suit tes pas.

La Lune, qui le voit venir,
En est toute confuse ;
Sa lueur, prête à se ternir,
A nos yeux se refuse,
Et son visage, à cet abord,
Sent comme une espèce de mort.

Le chevreuil solitaire et doux,
Voyant sa clarté pure
Briller sur les feuilles des houx
Et dorer leur verdure,
Sans nulle crainte de veneur,
Tâche à lui faire quelque honneur

 

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Le cygne, joyeux de revoir
Sa renaissante flamme,
De qui tout semble recevoir
Chaque jour nouvelle âme,
Voudrait, pour chanter ce plaisir,
Que la Parque le vînt saisir....

L'abeille, pour boire des pleurs,
Sort de sa ruche aimée,
Et va sucer l'âme des fleurs
Dont la plaine est semée ;
Puis de cet aliment du ciel
Elle fait la cire et le miel.

Le gentil papillon la suit
D'une aile trémoussante,
Et, voyant le soleil qui luit,
Vole de plante en plante,
Pour les avertir que le jour
En ce climat est de retour.

Là, dans nos jardins embellis
De mainte rare chose,
Il porte de la part du lys
Un baiser à la rose,
Et semble, en messager discret,
Lui dire un amoureux secret.


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Au même temps, il semble à voir
Qu'en éveillant ses charmes,
Cette belle lui fait savoir,
Le teint baigné de larmes,
Quel ennui la va consumant
D'être si loin de son amant.

Girard de Saint-Amant

*****
*
*

Un peu frais ce matin, mais grand soleil d'hiver

BONNE JOURNEE A TOUTES ET TOUS

MES AMIS (ES)

 

23/12/2010

la lune blanche

La lune blanche

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La lune blanche

Luit dans les bois

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée ...

O bien aimée.

 

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L'étang reflète

Porfond miroir

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure.

Rêvons c'est l'heure

 

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Un vaste et tendre

apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l'astre irise...

C'est l'heure exquise.

 

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Paul VERLAINE

 

 

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bonne nuit les amis

je pense à vous

*
*

PASSEZ DE JOYEUSES FETES DE NOEL
EN FAMILLE AVEC VOS PETITS
NOEL C'EST POUR EUX !

*
*

PAS TROP DE CAFARD POUR LES AUTRES
La solitude existe

**
*
Ce jour sera encore plus lourd à porter
pour ceux qui ne fêteront pas NOEL
J'en tais les raisons diverses et variées
qui donnent envie de pleurer et/ou hurler
de frapper et/ou lutter, de combattre, de résister,
de vouloir changer la vie
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*
*

*
UNE GROSSE BISE DE MICHE
et dormez bien

*
*

DORMIR AVEC TOI
Dany Brillant

podcast

 

 

15/12/2010

le chêne solitaire

Voilà ce chêne solitaire,
Dont le rocher s'est couronné :
Parlez à ce tronc séculaire,
Demandez comment il est né.

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Un gland tombe de l'arbre et roule sur la terre;
L'aigle à la serre vide, en quittant les vallons,
S'en saisit en jouant et l'emporte à son aire
Pour aiguiser le bec de ses jeunes aiglons ;
Bientôt du nid désert qu'emporte la tempête
Il roule confondu dans les débris mouvants,
Et sur la roche nue un grain de sable arrête
Celui qui doit un jour rompre l'aile des vents.

L'été vient, l'aquilon soulève
La poudre des sillons, qui pour lui n'est qu'un jeu,
Et suit le germe éteint où couve encor la sève
En laisse retomber un peu.
Le printemps, de sa tiède ondée,
L'arrose comme avec la main ;
Cette poussière est fécondée,
Et la vie y circule enfin.

La vie ! A ce seul mot tout oeil, toute pensée,
S'inclinent confondus et n'osent pénétrer ;
Au seuil de l'infini c'est la borne placée,
Où la sage ignorance et l'audace insensée
Se rencontrent pour adorer !

Il vit, ce géant des collines ;
Mais, avant de paraître au jour,
Il se creuse avec ses racines
Des fondements comme une tour.
Il sait quelle lutte s'apprête,
Et qu'il doit contre la tempête
Chercher sous la terre un appui
Il sait que l'ouragan sonore
L'attend au jour... ou, s'il l'ignore,
Quelqu'un du moins le sait pour lui.

Ainsi quand le jeune navire
Où s'élancent les matelots,
Avant d'affronter son empire,
Veut s'apprivoiser sur les flots,
Laissant filer son vaste câble,
Son ancre va chercher le sable
Jusqu'au fond des vallons mouvants,
Et sur ce fondement mobile
Il balance son mât fragile
Et dort au vain roulis des vents.


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Il vit ! le colosse superbe
Qui couvre un arpent tout entier
Dépasse à peine le brin d'herbe
Que le moucheron fait plier.
Mais sa feuille boit la rosée,
Sa racine fertilisée
Grossit comme une eau dans son cours,
Et dans son coeur qu'il fortifie
Circule un sang ivre de vie
Pour qui les siècles sont des jours.

Les sillons où les blés jaunissent
Sous les pas changeants des saisons,
Se dépouillent et se vêtissent
Il Comme un troupeau de ses toisons ;
Le fleuve naît, gronde et s'écoule ;
La tour monte, vieillit, s'écroule ;
L'hiver effeuille le granit ;
Des générations sans nombre
Vivent et meurent sous son ombre
Et lui ? voyez, il rajeunit !

Son tronc que l'écorce protège,
Fortifié par mille noeuds,
Pour porter sa feuille ou sa neige
S'élargit sur ses pieds noueux ;
Ses bras, que le temps multiplie,
Comme un lutteur qui se replie
Pour mieux s'élancer en avant,
Jetant leurs coudes en arrière
Se recourbent dans la carrière,
Pour mieux porter le poids du vent.

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Et son vaste et pesant feuillage,
Répandant la nuit alentour,
S'étend, comme un large nuage,
Entre la montagne et le jour ;
Comme de nocturnes fantômes,
Les vents résonnent dans ses dômes
Les oiseaux y viennent dormir,
Et pour saluer la lumière
S'élèvent comme une poussière
Si sa feuille vient à frémir.

La nef, dont le regard implore
Sur les mers un phare certain,
Le voit, tout noyé dans l'aurore,
Pyramider dans le lointain.
Le soir fait pencher sa grande ombre
Des flancs de la colline sombre
Jusqu'au pied des derniers coteaux.
Un seul des cheveux de sa tête
Abrite contre la tempête
Et le pasteur et les troupeaux.

Et pendant qu'au vent des collines
Il berce ses toits habités,
Des empires dans ses racines,
Sous son écorce des Cités,
Là, près des ruches des abeilles,

Arachné tisse ses merveilles,
Le serpent siffle, et la fourmi
Guide à des conquêtes de sables
Ses multitudes innombrables
Qu'écrase un lézard endormi.

Et ces torrents d'âme et de vie,
Et ce mystérieux sommeil,
Et cette sève rajeunie
Qui remonte avec le Soleil ,
Cette intelligence divine
Qui pressent, calcule, devine
Et s'organise pour sa fin ;
Et cette force qui renferme
Dans un gland le germe du germe
D'êtres sans nombres et sans fin ;


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Et ces mondes de créatures
Qui, naissant et vivant de lui,
Y puisent être et nourritures
Dans les siècles comme aujourd'hui :
Tout cela n'est qu'un gland fragile
Qui tombe sur le roc stérile
Du bec de l'aigle ou du vautour ;
Ce n'est qu'une aride poussière
Que le vent sème en sa carrière
Et qu'échauffe un rayon du jour !

Et moi, je dis : « Seigneur, c'est toi seul ;
c'est ta force, Ta sagesse et ta volonté,
Ta vie et ta fécondité,
Ta prévoyance et ta bonté !
Le ver trouve ton nom gravé sous son écorce,
Et mon oeil dans sa masse et son éternité ! »


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LAMARTINE
*
*
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Les chênes de Pierrot
à OSSAGES (Landes)

10/12/2010

La Mamé...d'Odette, ce n'est pas rien !

 



Je ne me lasse jamais de poésies

et cette Mamé elle est géniale


 

Car la richesse de l'homme est dans son coeur.

C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde.

Vivre n'exige pas la possession de tant de choses

Jean GIONO

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LES SAPINS ensongés aux longues branches langoureuses

 

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Les sapins

Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les sapins qui sur le Rhin voguent

Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
A briller plus que des planètes

 

 

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A briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses

Les sapins beaux musiciens
Chantent des noëls anciens
Au vent des soirs d'automne
Ou bien graves magiciens
Incantent le ciel quand il tonne

 

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Des rangées de blancs chérubins
Remplacent l'hiver les sapins
Et balancent leurs ailes
L'été ce sont de grands rabbins
Ou bien de vieilles demoiselles

Sapins médecins divagants
Ils vont offrant leurs bons onguents
Quand la montagne accouche
De temps en temps sous l'ouragan
Un vieux sapin geint et se couche

Guillaume Apollinaire

 

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Mon beau sapin

podcast

 

Mon beau sapin

Mon beau sapin,
Roi des forêts,
Que j'aime ta verdure !

Quand par l'hiver, bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin,
Roi des forêts
Tu gardes ta parure.

Toi que Noël
Planta chez nous
Au Saint Anniversaire

Joli sapin, comme ils sont doux
Et tes bonbons et tes joujoux
Toi que Noël
Planta chez nous
Par les mains de ma mère

Mon beau sapin,
Tes verts sommets
Et leur fidèle ombrage

De la foi qui ne ment jamais
De la constance et de la paix
Mon beau sapin,
Tes verts sommets
M'offrent la douce image.

 

 

 
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