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11/05/2016

L'âme des fleurs ( Kathy Ferré)

 

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L'âme des fleurs

Je crois que les fleurs ont une âme
Qui s'éveille quand naît le jour,
Lorsque le clair soleil enflamme
La Terre en son grand chant d'amour.

De la plus humble à la royale,
De la rose au muguet des bois,
Cette âme, tour à tour, exhale
En son parfum, ses doux émois.

Je crois que les fleurs ont une âme
Qui leur fait don de la Beauté,
Tout comme à une jolie femme
On offre un sourire enchanté

Chacune, bien à sa manière
Sait embellir un paysage,
Chanter la Vie et la Lumière,
Se faisant folle, parfois sage.

Je crois que les fleurs ont une âme
Qui vagabonde en les chemins,
Jouant au vent, bel oriflamme
Illuminant les coeurs humains

De la lavande provençale
A la pervenche des fossés,
De la troublante digitale
Au coquelicot, coeur-froissé,

Je crois que les fleurs ont une âme
Qui s'éveille quand naît le jour,
Lorsque le clair soleil enflamme
La Terre en son grand chant d'amour.

 

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C’est un coup de coeur, en Août 2000, pour l’oeuvre de Gaston COUTE (1880-1911) qui entraîne Kathy vers des sentiers imprévus, ceux de la Poésie.

Elle met en musique plus d’une douzaine des textes de ce grand poète, et commence dès lors à les interpréter. Parallèlement, elle se découvre elle-même, au printemps 2001, quelques capacités d’écriture. La musique des mots trouve un écho profond en son âme de musicienne. Une rencontre déterminante avec un auteur, Alain Confais, la mènera vers l’apprentissage des règles de base de la prosodie, dont elle ignorait tout jusqu’alors. Angèle Lux, également, la mettra sur la voie. Cependant, malgré son goût pour une poésie rimée et rythmée, Kathy apprécie également de retrouver parfois une liberté sans entrave, " au feeling ". 

De 2001 à 2004, c’est un itinéraire varié qui s’annonce : concerts lors du festival « Pierres qui chantent en Vallée Noire », participation à l’itinéraire Gaston Couté, ainsi qu’une soirée Gaston Couté à Paris, au Lapin Agile en 2003, la verront prendre goût à l’interprétation. 

C’est également ainsi que, lors d’une rencontre d’interprètes de Couté, elle fait la connaissance de Jacques Lambour, comédien passionné par l’ouvre du « Gars qui a mal tourné ». Mais laissons à Jacques le soin de la présenter à son tour : 

« Paradoxalement, la douceur de sa voix renforce l’exigence du droit au pain et à l’amour qui caractérise l’ouvre de Gaston Couté. Musicienne dans l’âme, les textes du poète lui inspirent une musique originale. Pour notre plus grand plaisir, Kathy s’accompagne à la guitare ou à la vielle à roue. » 

Jacques Lambour

Elle a mené - jusqu’en 2003 - conjointement à sa vie professionnelle, des études supérieures en E.N.M. relatives à son instrument favori, un instrument millénaire aux multiples répertoires : la Vielle à Roue. 

Lors du Printemps des Poètes 2004, cette aventure particulière d’auteur-compositeur-interprète se voit confirmée. A l’invitation de « Poètes en Berry » Kathy chante à Bourges, salle Calvin. L’Association « Paroles, Musiques etc. » lui demande également de participer à la programmation de sa Saison Musicale, salle Edith Piaf à Châteauroux. Ce qu’elle fera en Mars, en duo avec Jacques Lambour, lors d’une soirée spéciale Gaston Couté. 

Mais Kathy chante désormais aussi bien Gaston Couté que Victor Hugo, qu’elle a mis en musique également sur de « petits bijoux » comme elle aime à nommer ces petits poèmes, glanés au hasard des « Contemplations », ou des « Chansons des Rues et des Bois ». ainsi que des poètes d’hier ou d’aujourd’hui ( Alain Confais, Marie Daurignac-Tiemblo, Nicole Hérault, Renée-Jeanne Mignard, d’ autres encore. ) et bien sûr, également, ses propres textes. 

En conservant également à son répertoire quelques airs traditionnels, qu’elle affectionne également de chanter à capella, ou bien en s’accompagnant elle-même sur la vielle à roue alto, ou à la guitare. 

Son concert s’intitule désormais « Il suffit de passer le Pont : Entre poètes d’hier et aujourd’hui. » Tout un programme, donc !

 

 

 

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  Meilleurs voeux 2005  10 janvier 2005
 Poèmes  30 juin 2004

21/04/2016

SIFFLE BEAU MERLE !

  La Lune est en Balance Aujourd'hui Jeudi
la lune est dans le signe zodiacale Balance , croissante /2e quartier

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Le merle

Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d'espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C'est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L'hymne d'avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L'Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu de perse,
Tient tous ses hôtes près du feu.

Les monts sur l'épaule ont l'hermine,
Comme des magistrats siégeant.
Leur blanc tribunal examine
Un cas d'hiver se prolongeant.

Lustrant son aile qu'il essuie,
L'oiseau persiste en sa chanson,
Malgré neige, brouillard et pluie,
Il croit à la jeune saison.

Il gronde l'aube paresseuse
De rester au lit si longtemps
Et, gourmandant la fleur frileuse,
Met en demeure le printemps.

Il voit le jour derrière l'ombre,
Tel un croyant, dans le saint lieu,
L'autel désert, sous la nef sombre,
Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Qui rit de ta philosophie,
Beau merle, est moins sage que toi !

 

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" Quand siffle le merle

l'hiver est fini"

 

merle,lune,poesie,théophile gautier

 

20/04/2016

LE SENATEUR : CHANSONS de P.J. BERANGER

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

 ****

OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

 

LE SENATEUR ... 1813

 AIR : J'ons un curé patriote

 
Mon épouse fait ma gloire :
Rose a de si jolis yeux !
Je lui dois, l' on peut m' en croire,
Un ami bien précieux.
Le jour où j' obtins sa foi
Un sénateur vint chez moi.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
De ses faits je tiens registre :
C' est un homme sans égal.
L' autre hiver, chez un ministre,
Il mena ma femme au bal.
S' il me trouve en son chemin,
il me frappe dans la main.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
je suis votre humble serviteur.
 
Près de Rose il n' est point fade,
et n' a rien de freluquet.
Lorsque ma femme est malade,
Il fait mon cent de pique
Il m' embrasse au jour de l' an ;
Il me fête à la saint-Jean.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
Chez moi qu' un temps effroyable
Me retienne après dîner,
Il me dit d' un air aimable :
" allez donc vous promener ;
Mon cher, ne vous gênez pas,
Mon équipage est là bas. "
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
Certain soir à sa campagne
Il nous mena par hasard ;
Il m' enivra de champagne,
Et Rose fit lit à part :
Mais de la maison, ma foi,
Le plus beau lit fut pour moi.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
A l' enfant que Dieu m' envoie
Pour parrain je l' ai donné.
C' est presque en pleurant de joie
Qu' il baise le nouveau-né ;
Et mon fils, dès ce moment,
Est mis sur son testament.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
A table il aime qu' on rie ;
mais parfois j' y suis trop vert.
J' ai poussé la raillerie
Jusqu' à lui dire au dessert :
On croit, j' en suis convaincu,
Que vous me faites c...
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur
 
-*-*-*-*-*-
 

J'ons un curé patriote

   Cliquez ici pour entendre l'air

Nous avons pu retrouver l'air indiqué par Bazot pour sa chanson Désaugiers, intitulé J'ons un curé patriote, dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition). Béranger l'a en effet utilisé pour deux de ses chansons, Le bon français (n° 36, p. 22) et Le sénateur (n° 3, p. 2). Ci-dessous, la deuxième de ces partitions (qui sont d'ailleurs identiques). On en trouvera une version avec accompagnement de piano par Francis Casadesus à la p. 6 d'une autre édition de ses chansons.

 

 -:-:-:-:-:-
http://www.cndp.fr/entrepot/baccalaureat-musique/le-timbre/biographies/pierre-jean-de-beranger.html
 

LA BACCHANTE - CHANSONS DE P.-J. DE BERANGER

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

****

 

OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

LA BACCHANTE  1813

 AIR : Fournissez un canal au ruisseau

 

Cher amant, je cède à tes desirs :
de champagne enivre Julie.
Inventons, s' il se peut, des plaisirs ;
des amours épuisons la folie.
Verse-moi ce joyeux poison ;
mais sur-tout bois à ta maîtresse :
je rougirais de mon ivresse,
si tu conservais ta raison.
 
Vois déja briller dans mes regards
tout le feu dont mon sang bouillonne.
Sur ton lit, de mes cheveux épars,
fleur à fleur vois tomber ma couronne.
Le cristal vient de se briser
dieux ! Baise ma gorge brûlante,
et taris l' écume enivrante
dont tu te plais à l' arroser.
 
Verse encor ! Mais pourquoi ces atours
entre tes baisers et mes charmes ?
Romps ces noeuds, oui, romps-les pour toujours :
ma pudeur ne connaît plus d' alarmes.
Presse en tes bras mes charmes nus.
Ah ! Je sens redoubler mon être !
à l' ardeur qu' en moi tu fais naître
ton ardeur ne suffira plus.
 
Dans mes bras tombe enfin à ton tour ;
mais, hélas ! Tes baisers languissent.
Ne bois plus, et garde à mon amour
ce nectar où tes feux s' amortissent.
De mes desirs mal apaisés,
ingrat, si tu pouvais te plaindre,
j' aurai du moins pour les éteindre
le vin où je les ai puisés.

 

Fournissez un canal au ruisseau

 Cliquez ici (midi) ou ici (MP3) pour entendre cet air

Fournissez un canal au ruisseau est donné, avec le titre alternatif vaudeville de Rose et Colas, par la Clé du Caveau sous le n° 814. C'est le vaudeville final de cette comédie de Sedaine et Monsigny. On en trouve la partition complète à la p. 147 de ce pdf.

On trouve une partition équivalente dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition). Béranger l'a en effet utilisé pour sa chanson La Bacchante (n° 2, p. 1) :

 

Cet air fut réutilisé en 1847 par un auteur de Louisiane dans les Epaves

 chanson(s) de ce site utilisant cet air : 1

 _*_*_*_*_*_

 http://www.cndp.fr/entrepot/baccalaureat-musique/le-timbre/biographies/pierre-jean-de-beranger.html

 

CHANSONS P.-J. DE BERANGER --- LE ROI D'YVETOT mai 1813

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

****

 

OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

LE ROI D'YVETOT mai 1813

 AIR : Quand un tendron vient ces lieux

 

 

Il était un roi d'Yvetot

Peu connu dans l'histoire ;

Se levant tard, se couchant tôt,

Dormant fort bien sans gloire,

Et couronné par Jeanneton

D'un simple bonnet de coton,

Dit-on,

oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il faisait ses quatre repas

Dans son palais de chaume,

Et sur son âne, pas à pas,

Parcourait son royaume.

Joyeux, simple et croyant le bien,

Pour toute garde il n'avait rien

Qu'un chien.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il n'avait de goût onéreux

Qu'une soif un peu vive ;

Mais en rendant son peuple heureux

Il faut bien qu'un roi vive.

Lui-même, à table et sans suppôt,

Sur chaque muid devait un pot

D'impôt.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Aux filles de bonnes maisons

Comme il avait su plaire,

Ses sujets avaient cent raisons

De le nommer leur père ;

D'ailleurs il ne levait de ban

Que pour tirer quatre fois l'an

Au blanc.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il n'agrandit point ses Etats,

Fut un voisin commode,

Et, modèle des potentats,

Prit le plaisir pour code.

Ce n'est que lorsqu'il expira

Que le peuple qui l'enterra

Pleura.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

On conserve encor le portrait

De ce digne et bon prince ;

C'est l'enseigne d'un cabaret

Fameux dans la province.

Les jours de fête, bien souvent,

La foule s'écrie en buvant

Devant :

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

 

 

 

 

 

Pierre-Jean de Béranger

(1780-1857) - Auteur

Pierre-Jean de Béranger

Pierre-Jean de Béranger naît à Paris le 19 août 1780. Jusqu’à la Révolution, il est élevé par son grand-père paternel, tailleur, rue Montorgueil. Il rejoint ensuite une tante paternelle à Péronne dans la Somme. Il y suit des études primaires, sans toutefois apprendre le latin et entre chez un imprimeur comme apprenti. Il s’initie à la poésie. De retour à Paris en 1795, il aide son père, agent d’affaires. Il écrit ses premiers poèmes. Il fréquente une académie de chanson. En 1799, républicain convaincu, il voit avec soulagement la prise du pouvoir par Bonaparte. En 1804, il envoie un courrier à Lucien Bonaparte, second frère de Napoléon, avec deux poèmes dont Le Déluge. Ce dernier le reçoit et lui accorde un traitement de membre de l’Institut. Béranger peut dès lors se consacrer pleinement à l’écriture. Fin 1813, il entre au Caveau moderne, société de chansonniers parisiens qui se retrouvent chaque semaine. Le Caveau publie chaque année un recueil de chansons de ses sociétaires, La Clé du Caveau, ce qui permet de faire connaître leurs œuvres au plus grand nombre. En 1813, Béranger est déjà connu avec Les Gueux et Le Roi d’Yvetot. Les gens les chantent dans la rue, au café. Après le retour de Louis XVIII, en 1815, Béranger se sert de la chanson comme d’une arme politique. Dès 1814, il défend la liberté d’expression dans La Censure. Il attaque la Restauration avec sa Requête présentée par les chiens de qualité, s’en prend à l’ordre jésuite dont il se moque dans Les Révérends Pères (1819). La publication de son second recueil de chansons, à la fin de l’année 1821, lui vaut un procès. On lui reproche surtout ses chansons égrillardes, qui apparaissent à l’époque antireligieuses. Il est condamné à trois mois de prison. Cette condamnation le rend encore plus populaire. Il continue d’attaquer la royauté avec Nabuchodonosor, en 1823, et Sacre de Charles le Simple, en 1825, dans lequel il ridiculise le couronnement de Charles X. Il ne cache pas par ailleurs son bonapartisme (Paillasse en 1817, Les Souvenirs du peuple en 1828).

Condamné une nouvelle fois en 1828, il passe neuf mois en prison. Victor Hugo, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve viennent lui rendre visite. Avec la Révolution de juillet 1830, l’influence de Béranger est à son apogée. Toutefois, participant aux comités restreints qui permettent à Louis-Philippe d’accéder au trône, Béranger refuse honneurs et pensions. Désireux de conserver son indépendance et sa liberté, il refuse également d’entrer à l’Académie française.

En 1830, Pierre-Jean de Béranger écrit Les Cinq Étages. Cette chanson narre l’ascension et le déclin d’une femme légère dans un immeuble parisien. Elle naît au rez-de-chaussée et finit sa vie dans la mansarde. Chaque étage correspond à un niveau social. Les étages nobles à cette époque étant le premier et le deuxième.

Déçu par le nouveau régime, Béranger quitte Paris pour la province en 1834 avec sa compagne Judith. De retour à Paris en 1840, il refuse lors de la révolution de 1848 de siéger à la Chambre des députés. Il décède le 16 juillet 1857. Le gouvernement impérial redoute des manifestations lors de son enterrement. Celui que l’on surnommait « l’immortel Béranger » ou « le chansonnier national » est enterré dès le 17 juillet à midi, sous forte escorte militaire. Considéré comme le père de la chanson moderne, Béranger en a exploré tous les styles, de la chanson bachique à la satire, de la romance à la chanson sociale, sans oublier la chanson politique.

 

 

 

 
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