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09/10/2006

XVI - DUALISME - XVII INQUIETUDE - TOI ET MOI de P. GERALDY

XVI - DUALISME

Chérie, explique-moi pourquoi

tu dis : "mon piano, mes roses",

et : "tes livres, ton chien"... pourquoi

je t'entends déclarer parfois :

"C'est avec mon argent à MOI

que je veux acheter ces choses"

Ce qui m'appartient t'appartient.

Pourquoi ces mots qui nous opposent :

le tien, le mien, le mien, le tien ?

Si tu m'aimais tout à fait bien,

tu dirais : "les livres, le chien".

et : "nos roses".

XVII - INQUIETUDE

Enfantine, tu fais bruire

d'un rire clair, aérien,

l'ombre inquiète où je respire.

Je n'aime pas t'entendre rire.

Tu ris trop fort. Tu ris trop bien.

Dans la maison lorsque tu sèmes

tant de santé, tant de clarté,

tu dois te suffire à toi-même.

Il faut à ma sécurité

que tu sois plaintive, dolente

et câline, et que tu te sentes

toute petite. J'ai besoin

de te savoir faible et fragile.

Je t'aime aussitôt beaucoup moins.

Et je suis beaucoup plus tranquille.

j'ai envie de l'aimer ce garçon, pour sa franchise. Il dit tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Mais quand même ! c'est invivable un amour comme ça. Oui, ça existe ces hommes-là ! Ils sont malheureux et rendent malheureux leur entourage. Pas possible d'être comme ça ! De la faute à qui ?

08/10/2006

XIII - ABSENCE XIV - EPREUVE - TOI ET MOI de P. GERALDY

ABSENCE

Ce n'est pas dans le moment

où tu pars que tu me quittes.

Laisse-moi. Va, ma petite,

il est tard. Sauve-toi vite !

Plus encor que tes visites,

j'aime leurs prolongements.

Tu m'es plus présente, absente.

Tu me parles. Je te vois.

Moins proche, plus attachante,

moins vivante, plus touchante,

tu me hantes, tu m'enchantes !

Je n'ai plus besoin de toi.

Mais déjà pâle, irréelle,

trouble, hésitante, infidèle,

tu te dissous dans le temps.

Insaisissable, rebelle,

tu m'échappes : je t'appelle.

Tu me manques : je t'attends.

Eh ! oui, c'est quand on est loin des yeux, qu'on est souvent près du coeur ..

 

XIV - EPREUVE

Tu me racontes qu'à ce bal

tu as ri, ri comme une folle.

Et tu te plains que tes paroles

aient l'air de me faire du mal.

Je voudrais ne pas sembler triste,

mais j'ai du chagrin, oui, c'est vrai.

Tu dis que je suis égoïste,

Cependant tu l'as fait exprès.

Cette peine que j'ai, méchante,

tes yeux la guettaient dans mes yeux,

et si j'avais eu l'air joyeux

tu n'aurais pas été contente.

Attention ! on joue avec le feu ... Il sait qu'il est égoïste, elle le sait aussi ... mais on excite un peu la jalousie ... Est-ce uniquement féminin ce genre de comportement ? Peut-être bien que oui...

07/10/2006

IX - Méditation et jalousie- TOI et MOI de P. GERALDY

Toujours, toute la vie ...Oui, ces mots, ces mots bêtes,

il faut me les redire et me les répéter !

Se quitter ! Nous deux !  Dis ?... On pourrait se quitter ?

Cela te semble fou, monstrueux ? ... Oh ! répète !

J'ai besoin d'être sûr de notre éternité.

 

... Pourtant, quand mon ami m'affirme : "Cest bien elle

la compagne définitive. Que crains-tu ? Tu n'auras qu'un amour. Vous vous serez fidèles..."

je suis un peu déçu.

X - JALOUSIE

Je suis jaloux. Tu es là-bas, à la campagne,

et moi je suis là, tout seul, à présent !

Des parents, je sais, t'accompagnent

qui ne sont pas très amusants.

Mais je suis jaloux tout de même,

jaloux de te savior là-bas par ce printemps...

Tout ce bleu doit te faire oublier que tu m'aimes ...

Moi je pense à toi tout le temps !

J'ai l'âme ivre et comme défaite.

Je pleure d'amour et d'ennui.

Ton image est là, dans ma tête :

tu es joliment bien, petite âme, aujourd'hui.

Je suis jaloux, quoi que je fasse ou que je veuille.

Il fait tiède et doux dans Paris !

C'est adorable ! Et moi je rage et je t'écris,

à toi, à toi, petit chéri,

qui es là-bas où sont les feuilles...

Tu dois avoir ton grand chapeau

de paille blonde et de glycines

qui met des petits ronds de soleil sur ta peau.

Tu dois bien m'oublier ! Et moi je te devine

jolie, heureuse ... Il fait si beau !

Ah ! je pleurerais de colère !

Il a plu pendant tout un mois :

il faut qu'on t'écarte de moi

quand tu m'es le plus nécessaire !

Je ne t'ai jamais tant aimée qu'en ce moment.

Cet air tiède et doux m'exaspère

qui pénètre l'appartement.

Je t'en veux, je souffre, et souhaite

que là-bas tu souffres autant.

Ce n'est pas très gentil, bien sûr ! C'est un peu bête,

Mais que veux-tu ? Je t'aime tant !

Je voudrais que tu me regrettes

au point de haïr ce printemps ...

Je serais même très content

s'il te faisait un peu mal à la tête.

Il se connaît bien, c'est déjà ça ! un jaloux de chez jaloux... mais ... il a des frères ceci dit. Lui il ose le dire ! Mais ça ne change rien au problème.

Quand on sait qu'AIMER c'est d'abord PENSER à l'AUTRE... là il a tout faux le pauvre !

05/10/2006

VII AMES, MODES - TOI ET MOI (P. GERALDY)

Tu ne serais pas une femme

si tu ne savais pas si bien

te faire et te refaire une âme,

une âme neuve avec un rien.

A ce jour ta science est telle

que, chaque fois que je te vois

tu fais semblant d'être nouvelle,

et j'y suis pris toutes les fois.

Tu sais qu'à la fin tout s'use,

que notre amour est déjà vieux !

alors, tu triches, tu ruses,

tu viens avec d'autres yeux,

tu rajeunis sous des fourrures

l'éclat trop prévu de ta peau,

tu renais d'un satin, revis d'une guipure ...

Et puis, il y a tes chapeaux !

Je crois découvrir en toi quelque chose

de plus grave, de plus profond.

Et c'est tout simplement à cause

d'un de tes grands chapeaux qui font

les yeux plus noirs, les joues plus roses,

et qui cachent si bien les fronts !

Ainsi tu sais, femme mille fois femme,

dès que tu sens mon amour las,

te composer un parfum d'âme

que je ne te connaissais pas.

Alors, amoureux, je saccage

tes lèvres de baisers nerveux.

Je prends dans mes mains ton visage

et je rebrousse tes cheveux.

Je ris, je suis heureux, je t'aime ...

Mais quand j'ai défait les chiffons

et trouvé tes vrais yeux au fond,

Je vois bien que ce sont les mêmes !

Lorsqu'enfin je tiens dans mes doigts

sous tes cheveux ta tête nue,

tristement déçu, je revois

ton front de la dernière fois :

c'est toujours toi

qui continues ..

Je tâche en vain sous mes baisers

de ranimer l'âme éphémère.

C'est fini. Le charme est brisé,

Et tu ressembles à ta mère.

 

Là, c'est pas bon ! hum .. Il y en a un qui aime plus que l'autre, non ? Je vais me pencher sérieusement sur la question.

bonne nuit et faites de beaux rêves... Je file sur vos blogs.

 

 

04/10/2006

ABAT-JOUR ...TOI ET MOI de P. GERALDY (1913)

Avant de baisser l'abat-jour, je vous souhaite une très bonne nuit, amis (es) blogueurs (euses)

V - ABAT-JOUR

Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
C'est que voici le grand moment,
l'heure des yeux et du sourire,
le soir, et que ce soir je t'aime infiniment !
Serre-moi contre toi. J'ai besoin de caresses
Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
d'ambition, d'orgueil, de désir, de tendresse,
et de bonté !...Mais non, tu ne peux pas savoir !...
Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serions mieux.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent,
et l'on voit beaucoup mieux les yeux
quand on voit un peu moins les choses.
Ce soir je t'aime trop pour te parler d'amour,
Serre-moi contre ta poitrine !
Je voudrais que ce soit mon tour
d'être celui que l'on câline ...
Baisse encore un peu l'abat-jour,
Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
Et ne bougeons pas. C'est si bon
tes mains tièdes sur mon visage !...
Mais qu'est-ce encor ? Que nous veut-on ?
Ah ! c'est le café qu'on apporte !
Eh bien, posez ça là, voyons !
Faites vite !... Et fermez la porte !...
Qu'est-de que je te disais donc ?
Nous prenons ce café ... maintenant ? Tu préfères ?
C'est vrai : toi tu l'aimes très chaud.
Veux-tu que je te serve ? Attends ! Laisse moi faire.
Il est fort aujourd'hui ! Du sucre ? Un seu morceau ?
C'est assez ? Veux-tu que je goûte ?
Là ! Voici votre tasse, amour ...
Mais qu'il fait sombre. On n'y voit goutte ...
Lève donc un peu l'abat-jour !

 

 

 

 
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