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01/04/2015

CAMELIA et PRUNUS

Si j’étais arbre

Je ne voudrais pas être de ces arbres utiles

Qui ont trop affaire au bûcheron

Ni sapin , ni pin pour faire du feu.

 J’accepterais d’être tilleul

Ou prunus, ou marronnier

Pour décorer le petit bois.

 J’aimerais mieux être châtaignier

Ou cerisier pour que je me régale…

                   N.A.aupieddemonarbre.free.fr/Primaire/poemeprimaire.htm

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  Les fleurs du prunus se dispersent sous la brise du printemps, et symbolisent alors le caractère éphémère de la vie et de la beauté.

  ses branches les plus anciennes refleurissent toujours.

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Le Camélia
de Illusion Perdues
Honoré de Balzac

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Chaque fleur dit un mot du livre de nature:
La rose est à l'amour et fête la beauté,
La violette exhale une âme aimable et pure,
Et le lis resplendit de sa simplicité.

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Mais le camélia, monstre de la culture,
Rose sans ambroisie et lis sans majesté,
Semble s'épanouir, aux saisons de froidure,
Pour les ennuis coquets de la virginité.

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Cependant, au rebord des loges de théâtre,
J'aime à voir, évasant leurs pétales d'albâtre,
Couronne de pudeur, de blancs camélias

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Parmi les cheveux noirs des belles jeunes femmes
Qui savent inspirer un amour pur aux âmes,
Comme les marbres grecs du sculpteur Phidias.

 

 

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07/03/2015

LA LUNE LUIT

LA LUNE BLANCHE

Paul Verlaine

 

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La lune blanche
Luit dans les bois;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...


Ô bien-aimée.
Paul VERLAINE

LA LUNE BLANCHE

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...


Rêvons, c’est l’heure.


Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise...


C’est l’heure exquise.

 

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La lune

Sur la lune de lait caillé
On voit un bonhomme.
Il porte sur son dos
Un fagot de gros bois.

Ça doit être bien lourd
Car il n'avance pas.
Il est là chaque mois,
Bûcheron d'autrefois.

Sur la lune de néon
On voit un astronaute
Il porte sur son dos
La fusée du retour.

Il est déjà parti
Il n'y a plus personne
Entre la mer des Crises
Et la Sérénité.

Sur la lune de néon,
On a peint les yeux, la bouche,
Le nez et un gros bouton
Sur lequel dort une mouche.

Toujours on a eu l'impression
Que cet objet astronomique
Etait à portée de la main
Familier, mélancolique.

Raymond Queneau

 

 

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06/01/2015

AIGRETTE GARZETTE

 En balade autour du lac

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"Mémé, c'est quoi cet oiseau sur la route ?"

A ESTIBEAUX, sur la route ... A l'aise, une aigrette !

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 www.oiseaux-birds.com/poeme-aigrette-garzette.html

L’aigrette garzette

 

Marchant à pas comptés dans les ondes limpides,
Elle fixe le lac d’un regard attentif.
Accélérant soudain, elle avance intrépide
Vers la zone profonde en un geste instinctif.

 

Un poisson argenté glisse sous la surface.
En déployant son cou d’un mouvement brutal,
Elle plonge son bec vers le reflet fugace,
Le transperce aussitôt, coup de poignard fatal!

 

D’une rare élégance arpentant son domaine,
Son image racée accompagne ses tours.
Dans le miroir des eaux son double se promène,
Copiant à satiété l’éclat de ses atours.

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Le blanc immaculé de ses plumes si fines,
En volutes neigeux danse autour de son corps.
Elle ne bouge pas, mais la brise mutine
Soulève son manteau, dérangeant le décor.

 

L’aigrette qui la coiffe est tellement légère,
Qu’au moindre courant d’air elle s’agite un peu.
Et l’oiseau trace ainsi un sillon éphémère
Mélangeant les couleurs des flots et du ciel bleu.

 

En longeant les roseaux, elle gagne la rive,
Et monte sur le sable, évitant les graviers.
Nos yeux suivent longtemps cette ébauche furtive
S’enfonçant doucement dans les buissons côtiers.

 

En plein cœur des marais sa frêle silhouette
Dont les duvets soyeux animent les contours,
Disparaît lentement, et l’aigrette garzette
Va rejoindre les siens quand s’alanguit le jour...

Nicole Bouglouan - Le 7 Juin 1999

 

 

L'aigrette garzette se trouve dans une large variété de zones humides ouvertes, à l'intérieur des terres Aigrette garzette ou en zone côtière, dans des eaux peu profondes autour des lacs, près des rivières, des fleuves et dans les estuaires.

 

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L'aigrette garzette est la plus répandue des aigrettes. Corps élancé et élégant au plumage blanc. Long cou et bec noir très allongé. Longues pattes noires aux doigts jaunes. Lors de la reproduction, 2 ou 3 plumes ornent sa nuque et de fines plumes d'environ 20 cm naissent sur ses épaules, s'étendent sur le dos et retombent de chaque côté de la queue en panaches élégants. Ce sont ces plumes, appelées crosses, autrefois très convoitées par les femmes pour leur valeur ornementale, qui ont valu à ces oiseaux le nom d'aigrettes.

 

 

 

***

**

La Grande Aigrette (Ardea alba) est une espèce d'oiseaux échassiers de la famille des Ardeidae. La Grande Aigrette est le plus grand de tous les hérons et aigrettes présents en Europe. Elle a failli disparaître, décimée par les chasseurs ou piégeurs qui en revendaient les longues plumes nuptiales pour décorer les chapeaux des dames de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

Ce sont ensuite la destruction des zones humides, les pesticides et la destruction des mangroves qui ont rendu sa survie difficile. Elle est maintenant protégée et reconstitue lentement ses populations. Elle est partiellement migratrice dans l'hémisphère nord.

***

*

 

 

La plume, matière première d’origine animale, a toujours été utilisée, en France et ailleurs, par les professionnels de la mode et du spectacle pour garnir et embellir les vêtements et leurs accessoires. Ce sont les plumassiers qui ont charge de transformer l’oiseau ou la plume en parure. Leurs savoirs techniques semblent traverser le temps, malgré des contextes sociaux et économiques en mutation. Les artisans d’aujourd’hui sont les héritiers des artisans d’hier. C’est le constat de cette pérennité qui a incité l’auteur, Anne Monjaret, ethnologue, à un retour en arrière, afin de mieux cerner leur héritage et de mieux saisir les conditions de sa constitution. La Belle Époque semble en cela une période charnière, une période de tension qui aura un effet sur la pratique de ce corps de métier.

En effet, au tournant du XIXe et XXe siècles, les oiseaux, sauvages et exotiques, ont été exploités massivement à des fins commerciales, en particulier par la mode parisienne pour garnir les chapeaux des femmes. Cet usage est très vite contesté. Détracteurs (journalistes ou hommes de lettres) et partisans s’affrontent autour de la production de l’industrie plumassière. C’est à partir de leurs écrits, et par là, des discours qu’ils ont émis à l’époque que l’auteur analyse la contestation des uns et la justification des autres. Les professionnels incriminés font alliance avec des ornithologues pour désamorcer la critique. Ils vont également promouvoir l’élevage, adapter techniquement leurs productions, transformer les plumes domestiques et leur donner une apparence exotique, fabriquer de faux oiseaux. Ils contrent ainsi en partie les conventions qui se mettent en place progressivement pour réglementer les circulations internationales d’une faune menacée d’extinction. Cet exemple montre la façon dont les intérêts humains fabriquent le destin des animaux.

Aujourd’hui encore, selon les dires des professionnels enquêtés, ce contexte passé où s’expriment respect de la nature et protection animale modèle les pratiques contemporaines des rares plumassiers qui travaillent sur la place de Paris. Si le poids des traditions reste lourd pour ces héritiers, l’invention et l’innovation passent pour eux par l’acte de création, par l’originalité des motifs plus que par les moyens mobilisés pour les réaliser. Il reste qu’une page de l’histoire est tournée ; les plumes de la mode ne soulèvent plus, depuis longtemps, de controverses ; ces dernières sont enterrées, oubliées. Ce sont les danseuses de music-hall avec leur « truc en plume », ou les mannequins lors des défilés de haute couture, qui sont désormais les seules à arborer de telles créations, souvent ostentatoires. Les femmes de la rue ne se parent plus de plumes. La plume d’ornement a été largement supplantée par la plume de spectacle, insolente et érotique.

 

 

 

22/12/2014

LES PINS sous le soleil

 

A LESPERON (Landes)

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Un après-midi frais mais radieux dans un stade entouré de pins majestueux

 

les  pins,landes,lesperon,stade

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Un cadre fort agréable, apprécié des supporters

qui ont eu l'occasion de se réjouir encore

les deux équipes d'HABAS ayant gagné face à LESPERON

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Mes vieux pins

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants,
J'aime la nudité de votre écorce grise!
O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
J'aime vos bras tendus vers les gouffres béants!
Vous étiez avant moi sur la rive où je pleure,
Et quand j'aurai quitté ce monde que j'effleure,
Vous chanterez encore avec les océans,
Avec l'homme immortel qu'un souffle pulvérise,
O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,
Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants!

Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage,
Quand je vois autour d'eux tant d'arbres se briser.
Ils me font souvenir des hommes d'un autre âge.
Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage,
Et donnent à la nue un front pur à baiser.
Versant comme une pluie, au milieu des soirs calmes,
Leurs chants joyeux, les nids se bercent sur vos palmes.
A vos cimes l'hiver ne semble point peser;
Le lac vous voit frémir dans son brillant mirage;
Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage,
Quand je vois autour d'eux tant d'arbres se briser.

Lorsque les feux du soir dorent vos fronts, la terre
Où votre ombre descend nous invite à rêver.
Le sentier où je passe est toujours solitaire.
Lorsque les feux du soir dorent vos fronts, la terre
Où ma course bientôt, hélas! va s'achever,
Me paraît toute belle! O l'étrange demeure!
Et pourquoi l'aimer tant, puisqu'il faut que l'on meure!
Puisque le jour fini ne peut se retrouver!...
J'ai soif de l'inconnu, de son profond mystère.
Lorsque les feux du soir dorent vos fronts, la terre
Où votre ombre descend nous invite à rêver.

Mon âme émue, alors, dans une vague d'ombre
Voit glisser un rayon. C'est l'espoir radieux.
Comme dans l'épaisseur de vos grappes sans nombre,
Mon âme émue, alors, dans une vague d'ombre
Voit quelque fois encor sourire un coin des cieux.
Comme le flot d'argent des urnes renversées,
Beaux arbres, le jour luit dans vos blanches percées,
Et met une auréole à mon front soucieux.
Et qu'importe après tout ce que dure un jour sombre?
Mon âme émue, alors, dans une vague d'ombre
Voit glisser un rayon. C'est l'espoir radieux.

Léon-Pamphile Le May (1837-1918)

 


 

21/10/2014

MANTE RELIGIEUSE OU SAUTERELLE VERTE ?

Parfois appelée « le tigre de l'herbe » en raison de ses mœurs voraces, la mante religieuse se nourrit d'insectes vivants qu'elle attrape avec ses pattes avant et immobilise en dévorant parfois d'abord ses ganglions cervicaux puis le reste du corps jusqu'à l'extrémité de l'abdomen. Elle laisse les parties trop dures comme certaines ailes ou pattes. Ses pièces buccales sont de type broyeur, ce qui lui permet de manger très facilement des proies parfois aussi grosses qu’elle. Ses proies sont généralement d'autres insectes comme des criquets, sauterelles, papillons, beilles, mouches ...

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En Europe, la mante religieuse devenue adulte s'accouple d'août à octobre. Le mâle, comme tout animal s'approchant d'une mante, se fait parfois dévorer pendant ou après la copulation. Plusieurs accouplements peuvent avoir lieu, mais un seul est nécessaire pour la fécondation. Même après avoir eu la tête coupée, le mâle continue à copuler et transmettre ses spermatozoïdes.

 

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 Le nom de « mante » provient du latin des naturalistes, mantis (attesté dès Linné en 1735) qui l'ont emprunté au grec Μάντις « prophétesse, devineresse ». C'est sans doute son attitude hiératique qui a donné ce nom à cet insecte. La tradition chrétienne a redoublé ce nom en ajoutant l'adjectif « religieuse » en raison de ses pattes antérieures qu’elle replie comme pour prier (quand elle est à l’affût d’une proie).

L'appellation provençale de Prie Dieu ou Prega Dieu est également utilisée, de même que Cheval du diable

**

 

Mante religieuse


Quand nos membres s’enchevêtrent
Tu chevauches mon désir
Il faudrait être revêche
Pour n’y pas prendre plaisir !

Si la danse est fort lascive
Et l’enlacement brutal
Je ne suis jamais rétive
A l’ardent appel du mâle !

Quand se termine la danse
Et que tu es assouvi
Sans aucune résistance
Tu t’offres à mes appétits !

Ainsi quelquefois les danses
Des humains tournent ainsi:
Le premier mène la transe
Mais succombe à ses délits!

 Michèle CORTI

 

 

*

La voilà, la sautelle verte

C'est bien une mante religieuse que j'ai croisée en bas de mes escaliers

 

 
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