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14/12/2012

JOYEUX ANNIVERSAIRE MON CALOU

 

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BISES DE NOUS DEUX, TES VIEUX PARENTS

LE PERE :

"On trinque à Pascal, c'est la moindre des choses" dit-il !

ALORS, JOYEUX ANNIVERSAIRE MON PASCALOU ! TCHIN ! TCHIN !

***

 Pour mon syndicaliste et soignant préféré

ces poésies répertoriées dans "la condition humaine"

 

Chacun sa chimère

Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.
Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n’était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l’homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s’agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l’homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l’ennemi.
Je questionnai l’un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu’il n’en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu’évidemment ils allaient quelque part, puisqu’ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n’avait l’air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu’il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d’aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d’un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
Et le cortége passa à côté de moi et s’enfonça dans l’atmosphère de l’horizon, à l’endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m’obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869

 

La cigarette

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes.
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Ou l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des choeurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le coeur plein d’une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

Jules Laforgue

 

En attendant

Au bord de l’étang de l’incertitude
en espérant que le rêve éclose
la respiration berce l’attente
manège d’un mouvement perpétuel
barbare
bal musette rythmé par l’instant présent
seule réalité permettant de poursuivre
jusqu’aux demains ivres d’illusions
jusqu’au crépuscule de l’impatience
réitérant le carrousel sempiternel
mouvement en devenir
mécanique logique d’un arrêt inexistant
horloge de l’humanité.

Sybille Rembard, 2010 

 

14/10/2012

Un ballon dans un panier

« L'homme descend du singe. Tomasi est un homme. Tomasi ne descend pas du panier de basket. »

de Cédric Klapisch



« Le basket, c’est bien ; parce que, vu l’état de la bouffe actuellement, je ne vois pas ce qui nous reste d’autre qu’un ballon à mettre dans un panier. »

Laurent RUQUIER

Balle, panier et joueurs,

Ainsi se joue ce sport prometteur

Sans lequel je vivrais dans l'ennui et la peur,

Kaki sont les habits des gens d'ailleurs,

En bleu est l'équipement de mon équipe de coeur,

Tellement bleu que je me noie dans sa couleur.

LOlààà

www:http//creapoemes.com

JE FIS UN FEU pour vivre mieux

 

POUR VIVRE ICI


Je fis un feu,
L’azur m’ayant abandonné,
Un feu pour être son ami,
Un feu pour m’introduire
Dans la nuit de l’hiver.
Un feu pour vivre mieux.
Un feu pour vivre mieux.
Je lui donnai ce que le jour
M’avait donné,
Les forêts, les buissons,
Les champs de blé, les vignes,
Les nids et leurs oiseaux,
Les maisons et leurs clefs,
Les insectes, les fleurs,
Les fourrures, les fêtes.

Je vécus au seul bruit
Des flammes crépitantes,
Au seul parfum de leur chaleur.
J’étais comme un bateau
Coulant dans l’eau fermée,
Comme un mort je n’avais
Qu’un unique élément.

PAUL ELUARD

***

Le temps s'est rafraîchi, il pleut Bergère !

Alors ce feu de la SAINT JEAN avec les Amis de l'USH

C'est ce qu'il nous fallait pour réchauffer nos corps et nos coeurs


CHOSES DU SOIR

 

Choses du soir

Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.

Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Victor HUGO 1802 - 1885

04/10/2012

ROULE, TANGUE ET REMUE LA QUEUE

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Hier midi, encore un déjeûner au soleil et les lézards pour nous tenir compagnie.

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Le lézard a dit : "Oui,

Je voudrais être abeille."

Mais il a trop dormi

Dans les bras du soleil.

 

Il a pris peu à peu

La couleur de la pierre,

Lui qui était de feu,

De menthe et de lumière,

 

Lui qui glissait léger

Comme un fil de clarté,

Le voilà plus obscur

Que la fente du mur.

 

Le lézard a dit : "Oui,

Je voulais être abeille."

Mais il s'est endormi

Dans les bras du soleil.

 

Maurice Carême

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LE LEZARD


Lézard des rochers,

Lézard des murailles,

Lézard des semailles,

Lézard des clochers.

Tu tires la langue,

Tu clignes des yeux,

Tu remues la queue,

Tu roules, tu tangues.

Lézard bleu diamant

Violet reine-claude,

Et vert d'émeraude,

Lézard d'agrément!

Robert Desnos

 
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