logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

04/09/2017

3. Les convictions ? Un abrutissement !

...http://melenchon.fr/2017/09/04/dabrutis-a-mediacrates-calme/

Toutes ces caractéristiques mises bout à bout décrivent assez précisément ce qu’est une cléricature. Elle s’est même targuée au temps où le trio Colombani, Minc, Plenel dirigeait Le Monde de dire qui composait le « cercle de la raison » en politique. Tout ce qui n’entrait pas dans le champ de « la seule politique possible » était immédiatement expédié chez les malades mentaux. Rien n’a changé, tout s’est aggravé. Il est frappant de voir que c’est une nouvelle fois dans ce registre que monsieur Brunet s’exprime : « Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour la France sauf les “abrutis” de La France insoumise ». Tout le monde sait, donc ceux qui ne savent pas sont des abrutis. Nous ne pouvons pas voir la vérité parce que nous sommes abrutis. D’alcool, de stupéfiants. Je veux croire que non. Nous sommes abrutis parce que nous avons des idées différentes et ces idées limitent notre entendement. CQFD

D’ailleurs, serions-nous capables de vérité ? Certainement pas puisque nous sommes des personnes engagées. La suspicion sur ce point est méthodiquement entretenue. Et jusque-là où on ne l’attendrait pas. Rappelant le piteux engagement du journaliste Bruno Roger-Petit, désormais porte-parole du gouvernement, aux côtés de Cahuzac ministre du fisc et voleur du fisc, Edwy Plenel, dans son édito du 2 septembre, tape dur. Mais il touche si juste dans sa dénonciation de « ces plumes mercenaires qui depuis que le journalisme existe, en illustrent la part de servilité ou d’aveuglement au service de puissances politiques étatiques ou économiques. N’ayant aucune information originale obtenue par le reportage ou l’enquête à son actif, il ne s’est vraiment fait connaitre que sur le seul registre de l’opinion, de l’éditorial ou du commentaire. Le qualificatif vieilli de “publiciste” lui convient bien désignant un journaliste qui ne fait commerce que de ses partis pris et des intérêts qu’ils servent de même que des publicitaires servent des annonceurs et leurs réclames ».

Mais après cela, pourquoi se sentir obligé de faire un tacle qui pourrait pourtant bien le concerner aussi. En effet, sollicitant Nietzsche, Plenel assène : « les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges ». Ici le journalisme « sans conviction », qui « n’a pas d’autre carte que la carte de presse », remplit la fonction de l’avant-garde éclairée en vogue dans les groupuscule révolutionnaires d’hier. Ce n’est évidemment pas du tout la seule idée que l’on puisse se faire du métier de journaliste. On peut se sentir plus proche d’Albert Camus, philosophe et journaliste engagé à Combat : « L’engagement n’exclut pas le gout de la vérité », disait-il.

Dirait-on du journal L’Humanité qu’il est plus dangereux qu’un mensonge parce qu’il affiche ses opinions favorables aux travailleurs ? Et de même pour Politis, Le Monde diplomatique, Reporterre et combien d’autres ? Pour moi, Le Figaro ne ment pas, ni Les Echos. Non seulement un certain nombre de leurs rubriques sont les meilleures du genre mais ils ne cherchent à tromper personne. Certes, leurs commentaires au sujet des insoumis et de leurs porte-paroles sont d’une juvénile mauvaise foi mensongère. Mais tout le monde sait de quel balcon parlent ces deux journaux. Personne n’est pris en traitre. Le pire n’est pas la presse ou les journalistes engagés. Le pire c’est celle qui fait semblant de ne pas l’être. Pour ne rien dire de ceux qui prétendent être engagés d’un côté et servent ligne après ligne l’idéologie adverse.

2. DU CALME S'IL VOUS PLAIT ! ça va trop loin

D'abrutis à médiacrates : du calme !

Eh beh monsieur Brunet ! Je suis tout espanté ! Abrutis ? Abrutis ? Carrément Brunet, là ! Allez, monsieur Brunet, c’est pas de votre faute ! C’est tous les autres qui vous ont fait boire tout ce fiel ! Et maintenant vous vous sentez tout bête, hein ! Allez monsieur Brunet, on vous comprend. On a bien vu. On le sait, monsieur Brunet : (presque ) toute la scène médiatique est en proie à un stupéfiant délire contre les Insoumis. On a vu aussi l’ambiance à « C’est dans l’Air » ! Les vaches sacrées de la scène politique sont devenues des vaches folles. 

Du calme s’il vous plaît !

Cette fois-ci c’est la fin d’un monde. On peut le penser en lisant leur prose en cette rentrée. Le Monde lui-même, parangon de toutes les vertus, consacre un éditorial à la menace que les insoumis font peser sur la démocratie et la liberté de la presse. Une fois encore, l’atelier aux Amfis d’été « Faut-il “dégager” les médias ? » sert de point de départ pour une indignation corporative en grand drapé et trémolos. Mais les lecteurs ne sauront pas davantage que dans toutes les autres critiques ce qui a pu se dire dans cette réunion animée par Sophia Chikirou avec la participation d’Aude Lancelin, Olivier Berruyer et Thomas Guénolé. Que ce soit trois gens de métier ne fait pas réfléchir. D’ailleurs rien ne fait réfléchir ces gens-là. Seul le titre de l’atelier compte. Ce pauvre Jean-Michel Aphatie s’est fait prendre la main dans le sac sur ce point : non il « n’a pas regardé la vidéo ». Il parle sans savoir. C’est cette pratique là que défend Le Monde : le journalisme non comme pratique mais comme magistère. D’ailleurs Aphatie a immédiatement reçu l’appui de plusieurs confrères : « pas besoin de lire ! Avec les insoumis ce n’est pas la peine ! »

Le Monde est plus raisonnable. Il ne s’abaisse pas à un tel fanatisme même s’il ne le condamne pas . Pour lui il y a plus grave. En effet nous pourrions profiter de l’opportunité que représente la nomination d’un éminent éditorialiste de leur confrère comme porte-parole du gouvernement. Bien sûr qu’on va le faire ! Car cet évènement met à nu à quel point les médiacrates sont une composante à part entière de la caste au pouvoir dans la Vème République. Le Monde défend donc avec ferveur l’honneur de 350 000 gens du métier qui ne lui ont pourtant rien demandé et que personne ne vise. C’est la technique FNSEA : les gros se cachent derrière les petits. Et ainsi de suite. D’un média à l’autre, c’est le même odieux « pilonnage du bourrin Mélenchon » et de ses amis, comme y a appelé le député « la République en Marche ».

Tout cela n’est-il pas tout à fait excessif ? Pourquoi toute cette violence contre nous ? Et si les éditocrates retrouvaient leur sang-froid ? N’est-on pas en droit de l’attendre de ceux qui exercent un métier qu’ils prétendent assumer comme un magistère moral dans la société ? Les grandes consciences et autres ne devraient-elles pas se joindre à nous pour protester contre de tels débordements de langage ? Car avez-vous bien vu où nous en sommes rendus ? Mesdames, messieurs, il faut vous calmer ! Ce débordement dangereux de la hargne ordinaire du parti médiatique me conduit à le demander fermement. Non seulement pour notre sécurité, à nous insoumis, mais aussi pour l’honneur de la presse, perdu dans une telle vindicte.

 

Ça va trop loin !

« Abrutis » ? Vraiment ? Je connais, certes de loin, monsieur Brunet, éditorialiste que je croise dans les murs de BFM chaque fois que je m’y trouve et avec qui je bavarde le plus souvent avec plaisir. C’est certes un homme accorte mais un libéral obsessionnel. C’est bien son droit. Il nous régale à longueur d’antenne de ses certitudes en béton armé. C’est le choix de son employeur. Il nous tape sans relâche et avec méthode. Nous en sommes heureux car il nous fournit d’un bloc la liste des mots clefs que ses collègues vont ensuite répéter en boucle avec souvent moins de talent. Mais pourquoi traiter les sept millions d’électeurs de « La France insoumise » d’« abrutis ». Et pourquoi aggraver le tout en s’excusant « auprès de ceux que cela aurait pu blesser ». Comment ne pas être blessé quand on est traité d’« abruti » ?

On attend encore les cris indignés des habituels gourous qui surplombent la profession dès qu’un mot leur paraît de trop à l’encontre d’un de leurs collègues du troupeau des vaches sacrées ! Muets, ces chroniqueurs venimeux qui nous demandaient si nos propos n’étaient pas responsables de la violence contre tel ou telle député alors pourtant que nous la dénoncions avec force ?

En fait, monsieur Brunet s’est laissé entraîner. Il a perdu son sang-froid. C’est un effet de foule. Dans une horde médiatique glapissante écumante de haine, il a été emporté ! Je suis prêt à comprendre et même à pardonner puisqu’on ne doit pas excuser de tels comportements. Mais je mets en garde solennellement : la hargne contre les insoumis et leurs porte-paroles pourrait un jour mal tourner et inspirer des violents. Je suppose que les plus orduriers diront alors que nous l’aurons bien cherché. Mais je crois connaître assez bien nombre de ceux qui nous attaquent, et en ont bien le droit, pour savoir que ce n’est pas ce que tous veulent. Alors je leur dis : pas comme ça, pas avec ces mots, pas avec cette violence.

Ça va trop loin ! Depuis la quinzaine qui a précédé le premier tour de l’élection présidentielle, tous les coups sont permis contre « La France Insoumise » dans les médias. Non seulement il n’y aura pas eu un jour de pause mais, dorénavant, non seulement la violence mais les provocations ont monté d’un cran.

1.Des militants politiques honteux

http://melenchon.fr/2017/09/04/dabrutis-a-mediacrates-calme/....

Il faut être tout le temps sur ses gardes, se méfier de tous, se protéger. Le caractère obsessionnel de la haine médiatique qui nous entoure est suffocant. Voyez ces centaines de tweets et retweets, parfois orduriers, qu’un Jean-Michel Aphatie déverse sur nous, par exemple ! Et il n’est pas le seul dans ce cas. Est-ce là du journalisme ? Ou bien juste du militantisme politique ? Et parmi les moins bons du genre. Seuls les trolls du FN font pire. Mais leur chef de rédaction ne les rappelle jamais à la mesure. Aucun droit de réponse n’est possible à l’antenne ni où que ce soit. Dans cette guerre qui nous est déclarée et menée sans trêve, le journalisme est seulement un prétexte pour mieux mener la charge. Tous ces gens-là sont des Bruno Roger-Petit, qui a souvent plus de talent qu’eux, raison pour laquelle il leur a été préféré. Mais eux sont des chiens de garde en version hypocrite et masquée.

Il est d’ailleurs troublant de savoir que nos adversaires sont souvent d’anciens militants politiques qui ont renié leur engagement initial. On devine en les entendant toute la dose de mauvaise conscience que cela implique. Patrick Cohen militait au PCF de la Sorbonne, Aphatie, d’abord journaliste à Politis, était un ardent militant de l’indépendantisme basque, Guetta à la Ligue communiste révolutionnaire, combien d’autres au PS et ainsi de suite. La même chose à droite et chez les libéraux assumés. Et puisqu’il est tant question de Venezuela et d’Amérique latine ces jours-ci, et comme Le Monde se risque à donner des conseils de déontologie professionnelle, comment ne pas rappeler qui est Paolo Paranagua, grand reporter et star de la rubrique internationale du journal Le Monde qui accable de ses mensonges le commentaire de tous ses papiers sur l’Amérique latine progressiste ? Connu sous le nom de commandant « Samuel », il dirigeait dans les années 70 la « fraction rouge » de ERP (armée révolutionnaire du peuple) en Argentine. Il se vantait alors de nombreuses attaques de banques, séquestrations, tirs sur des policiers et ainsi de suite. Arrêté mais opportunément préservé, l’homme, dont tous les compagnons sont morts sous la torture, sort pourtant de prison en pleine dictature après un « arrangement ». Le journal Le Monde prétend que ce fut à la suite d’un non-lieu. Naturellement c’est impossible. Et c’est faux. Le journal n’a rien vérifié d’ailleurs. Car, par principe !

Ni ce journal, ni aucun autre, n’admet la moindre mise en cause, quel qu’en soit le motif, de l’un quelconque de ses membres. Il est vrai qu’il s’agit d’une profession peuplée de saints. Au cours des trente dernières années (pour limiter le délai et rester raisonnable), pas une feuille d’impôt incomplète, pas une affaire de mœurs, pas une violence, pas un coup donné, pas un pot de vin, pas une conférence subventionnée, pas un emploi familial, pas un placard doré. Naturellement, là encore, c’est impossible. Et les cas éventuels ne nous apprendraient d’ailleurs rien d’autres sur la profession que ce que nous savons déjà : les journalistes sont des êtres humains. Ils partagent avec le reste de notre espèce la même proportion de défauts et de qualités. Mais en tant que vaches sacrées, il est interdit à toute personne non membre de la corporation de mettre en cause leur honnêteté intellectuelle, ni à titre individuel, ni à titre collectif, ni pour la qualité de leur travail, ni pour leur engagement politique, ni pour leurs activités annexes même cloisonnées, ni pour leurs liens familiaux, ni d’aucune façon, ni à aucun titre, même au prix de la vérité. Et c’est ce qui se passe.

18/06/2017

VOILA POURQUOI NATACHA POLONY NE SERA PAS RECONDUITE EN SEPTEMBRE 2017 DANS LES MÉDIAS

 

 
 
 
 
8 998 vues
 
 
Ajoutée le 15 juin 2017

ELLE PARLE UN PEU TROP VRAI SUR LE NET LA NATACHA POLONY.
ON APPREND DONC QU'ELLE NE SERA PAS RECONDUITE DANS LES EMISSIONS A SUCCÈS SUR PARIS PREMIÈRE, EUROPE 1 ET LES AUTRES CHAÎNE MAINSTREAM ! IL LUI RESTE QUE POLONY TV ET HEUREUSEMENT !
LE FAIT DE VOIR CETTE GRANDE JOURNALISTE ETRE PROFESSIONNELLE ET JUSTE AVEC FRANÇOIS ASSELINEAU, M'A POUSSÉ A LA RECHERCHE !
JE TROUVE DONC CETTE VIDÉO D'ELLE, FAISANT UNE EXCELLENTE ANALYSE sur L'élections Présidentielles 2017
VOILA POURQUOI NATACHA POLONY NE SERA PAS RECONDUITE EN SEPTEMBRE 2017 DANS LES MÉDIAS

29/05/2017

A VOMIR...ces journalistes qui vomissent sur MELENCHON

Capture blog ALEXIS CORBIERE.JPG

Capture DELAPIERRE.JPG

Capture DELAPIERRE 2.JPG

Capture DELAPIERRE 3.JPG

 

 

 

Deux femmes journalistes, toute honte bue, utilisent les funérailles de François DELAPIERRE (Parti de Gauche) en juin 2015 pour cracher leur haine, vomir sur MELECHON.

Ecoeurée j'ai cherché à en savoir plus et je suis heureusement tombée sur le blog d'Alexis CORBIERE qui retraçe ces instants émouvants où des camarades assistent aux obsèques d'un des leurs.

"Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage". Ce sont elles qui ont la rage. Pauvres, pauvres médiocres ! Pauvre Presse aux ordres !

ça pue !

***

Qu'y a-t-il de choquant ? de terrible ?

dans le déroulement de ces obsèques ?

 

 https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

.... Pour la deuxième fois en quatre ans, M, le magazine du Monde a décidé de consacrer sa « une » à Jean-Luc Mélenchon. Et, pour la deuxième fois en quatre ans, il s’agit de tenter de salir celui qui a réuni plus de 7 millions de voix à l’élection présidentielle autour du programme L’Avenir en commun.

Aujourd’hui, rebelote. Le magazine du Monde consacre de nouveau sa « une » et un long « portrait » (ils appellent ça « portrait » parce que ça fait plus sérieux que « dégommage en règle ») à Jean-Luc Mélenchon. En « une », une photo du tribun. Il est jeune, il a de grosses lunettes, et sur le bas de son visage s’étale ce titre : « QUI EST VRAIMENT JEAN-LUC MÉLENCHON ?». Voilà que l’honnête bourgeois frémit : il va enfin tout savoir, « vraiment », sur le diable rouge. Frisson garanti. Et puis, sur les autres pages, il pourra trouver toutes les publicités nécessaires au bon choix de sa prochaine montre de luxe.

.... Vous savez tout, « vraiment », sur Mélenchon, n’est-ce pas ? Passons sur les références sur le parcours de Jean-Luc Mélenchon (« trotskyste », « lambertiste », etc.) disséminées un peu partout dans l’article. C’est pour situer le diable rouge et faire frémir le bourgeois. Bon, bien sûr, nous autres, on s’en fout : on a l’habitude de lire ou d’entendre ça depuis des années. La caste est tellement bête et sans imagination qu’elle est en général incapable d’inventer de nouvelles trouvailles.

 

Avec cet odieux article, le magazine du Monde montre une fois de plus qu’il ne recule devant aucune ignominie dès qu’il s’agit de salir Jean-Luc Mélenchon et ses proches. La dernière fois, ils avaient trafiqué des photos pour le transformer en Hitler, à la veille d’une grande marche populaire ; cette fois-ci, ils sont allés cherchés d’opportuns témoins anonymes de funérailles, à deux semaines du premier tour des élections législatives… « Jamais deux sans trois », dit le proverbe. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ?

 

Souvenez-vous. Il y a quatre ans, M avait fait une couverture ignoble. On y voyait un montage réalisé à partir de photos de Jean-Luc Mélenchon elles-mêmes trafiquées. Des photos qui, mises ensemble, n’étaient pas sans rappeler le montage qu’Heinrich Hoffmann avait réalisé sur Hitler. Sur la « une » s’étalait aussi ce titre : « Le grand MÉCHANT Mélenchon ». À l’intérieur, pas mieux : tout était fait pour diaboliser le tribun avec l’utilisation d’un champ lexical ramenant tout à des éléments psychologisants (sa « rage », sa « susceptibilité », sa « colère », etc.). J’avais écrit à l’époque un article pour en faire la liste. Et il y avait enfin le moment de la publication de ce numéro de M, qui ne laissait rien au hasard : le 4 mai 2013, c’est à dire la veille (la veille !) de la marche pour la 6e République qu’avait organisée Jean-Luc Mélenchon et qui avait réuni 130 000 personnes à Paris.

 

Pourtant, cet article innove dans l’abjection. Cette fois-ci, ils sont allés chercher jusqu’à des funérailles pour nous inventer des tares. Et pas n’importe quelles funérailles : celles de François Delapierre. Il était le bras-droit de Jean-Luc Mélenchon. Et un éclaireur politique et intellectuel pour nombre d’insoumis d’aujourd’hui engagés depuis des années à leurs côtés à tous les deux. François est décédé en juin 2015 d’une tumeur au cerveau foudroyante qui l’a diminué physiquement mais jamais intellectuellement, comme le montrent les éditoriaux qu’il a continué à écrire puis à dicter à Charlotte Girard, sa compagne, qui l’aidait à accomplir le travail.

 Aussi, quand François Delapierre est décédé, nombre de gens ont voulu lui rendre un dernier hommage à la hauteur de ce qu’ils lui devaient.

 Alors, pour ses funérailles, nous avions mis nos écharpes rouges et porté des oeillets.

 Le premier est l’un des symboles que l’on porte en tant que membre du Parti de Gauche ; le second est une fleur qui fait référence à la révolution au cours de laquelle le peuple portugais s’est débarrassé du fasciste Salazar. C’était une idée de François de se saisir de ce symbole. Nous avons écouté, ce jour-là, les discours poignants de Charlotte Girard et de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons chanté « Grandôla Vila Morena », le chant de la « Révolution des Oeillets » (encore une idée de François). Puis nous avons formé une chaîne humaine en mettant la main droite sur l’épaule droite de celui ou celle qui se trouvait devant nous. La main qu’on posait devant réconfortait celui ou celle qui avait son épaule dessous ; la main qu’on avait sur l’épaule était un réconfort pour soi. Un acte de camaraderie au sein d’une cérémonie qui, aujourd’hui encore, laisse un souvenir ému à toutes celles et ceux qui l’ont vécue. Un dernier hommage rendu et bien rendu à un camarade que l’injustice de la mort avait fauché trop tôt.

 Mais ce n’est pas comme ça qu’Ariane Chemin, « grande reporter » du Monde, voit les choses. L’ignominie de l’article atteint son paroxysme au « récit » de la cérémonie. Un « membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé » (bien sûr, il témoigne anonymement) décrit, paraît-il, un « groupe sectaire ». Et il ajoute qu’il y aurait là « tous les codes pour maintenir un clan homogène et très radicalisé ». Les mots sont blessants. Ils cherchent à salir une cérémonie pour laquelle chaque personne qui y a participé en souhaitant rendre un hommage sincère à François Delapierre conserve, aujourd’hui encore, l’émotion qu’elle contenait. Qui est ce témoin anonyme ? Était-il vraiment là pour rendre hommage à François ou pour se moquer des personnes endeuillées ? De quel droit se permet-il de qualifier ainsi une cérémonie laïque dont les codes ont été inventés pour célébrer la mémoire d’un défunt ? Se rend-il chez les chrétiens, les juifs, les musulmans pour commenter les bizarreries que tous leurs rites contiennent si on les regarde d’un œil extérieur au culte ? Est-il plus étrange de passer devant un cercueil en ayant la main sur l’épaule de la personne de devant que de jeter de l’eau dessus avec un objet métallique ? Non, bien sûr. Mais voilà que les médiacrates ne reculent plus devant rien et vont jusqu’à utiliser nos morts pour nous jeter des insultes à la figure. Bien sûr ce ne sont pas eux qui le disent, n’est-ce pas ? Ce sont des témoins anonymes. Mais qui tient la plume au moment d’écrire ?

Et ce n’est pas tout, car les « conséquences » de cet article ne s’arrêtent pas là. Dans sa « revue de presse » sur France Inter, la journaliste Hélène Jouan se délecte et répète les mots. « Groupe sectaire », « clan homogène très radicalisé », se délecte-t-elle à l’antenne. Ah ! Ah ! On casse du Mélenchon à peu de frais n’est-ce pas ? Et après ça fait les étonnés, ça fait les surpris, ça fait les indignés quand on leur dit qu’on n’a pas envie de leur parler. C’est qu’on doit être trop radicalisés, sans doute, pour trouver que tout se vaut et qu’on doit sourire comme des benêts quand on reçoit les coups.

 

Mais bien sûr, Hélène Jouan et Ariane Chemin font leur travail n’est-ce pas ? Ce sont des journalistes, au plus près de l’info, pour nous permettre d’avoir un avis éclairé sur les grands sujets de notre temps, n’est-ce pas ? C’est le hasard si, à deux semaines du premier tour des élections législatives, sort un article qui traite les insoumis de « groupe sectaire », de « clan homogène très radicalisé », n’est-ce pas ? Et puis, après tout, ce ne sont pas elles qui le disent, n’est-ce pas ? C’est « un membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé », n’est-ce pas ?

 Bref, avec cet odieux article, le magazine du Monde montre une fois de plus qu’il ne recule devant aucune ignominie dès qu’il s’agit de salir Jean-Luc Mélenchon et ses proches. La dernière fois, ils avaient trafiqué des photos pour le transformer en Hitler, à la veille d’une grande marche populaire ; cette fois-ci, ils sont allés cherchés d’opportuns témoins anonymes de funérailles, à deux semaines du premier tour des élections législatives… « Jamais deux sans trois », dit le proverbe. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ?

 

Ce jour-là, au bout de l’antenne, il y avait les filles de François qui écoutaient, il y avait Charlotte, et les ondes véhiculaient des mots qui étaient des coups de couteau dans la plaie.

 Charlotte Girard @charligarotte

Mes filles ne s'attendaient pas à s'entendre traiter de sectaires à l'évocation de la cérémonie d'hommage à leur père sur @franceinter

 

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique