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26/07/2016

JUSQU'A QUAND ??? MEDIAPART pose la question

Mensonges, propagande et terrorisme : jusqu'à quand ?

- les dirigeants français ont besoin du terrorisme pour mettre en oeuvre leur politique liberticide et guerrière - les organisations terroristes ont besoin de ces dirigeants français irresponsables qui leur assurent une couverture médiatique permanente et un recrutement tous azimuts. Combien faudra-t-il de morts pour que des voix s'élèvent enfin contre cet engrenage de l'horreur ?
 

- jeudi 14 juillet au soir : un camion de 19 tonnes fonce dans la foule à Nice tuant 84 personnes et faisant de très nombreux blessés.

- vendredi 3 h 45 : le Président de la République François Hollande évoque « une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Et il ajoute : « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. ». Il n'a à ce moment là strictement aucun élément pour affirmer une chose pareille. Il ment donc aux Français ! 

- vendredi matin : François Hollande annonce la prolongation de l'état d'urgence et ajoute « nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire ». Diantre ! A-t-il connaissance de nouveaux éléments qui accréditeraient son mensonge originel ? Que nenni !

- vendredi après-midi : le Procureur de Paris François Molins, assure que le tueur est « totalement inconnu » des services de renseignement

- vendredi 20 h sur France 2 : le Premier Ministre Manuel Valls affirme à propos du conducteur du camion que « c’est un terroriste sans doute lié à l’islamisme radical d'une manière ou d'une autre », sans donner plus de détails. On notera le "sans doute" qui laisse justement planer un doute. Et le "d'une manière ou d'une autre" qui nous prévient d'avance que ce "lien" devra être  trouvé coûte que coûte. Du genre le copain d'un cousin qui connait quelqu'un qui peut-être ... 

- vendredi 20 h sur TF1 : « Est-ce que ce soir, vous êtes en mesure de nous dire qu’il est lié à l’islam radical ? – Non » répond Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur

- samedi matin : l'EI s'attribue enfin, bien que mollement, le massacre. Ouf ! On respire en haut lieu !

- samedi 13 h 30 : pour le même Bernard Cazeneuve  « il semble » désormais que l’auteur de l’attentat de Nice se soit « radicalisé très rapidement ». Là encore on aura noté le "il semble" qui laisse place à un rétropédalage "au cas où". En revanche une "radicalisation" en 24 heures et post mortem c'est effectivement très rapide et pour tout dire unique ! 

- 17 juillet dans un entretien au JDD : Valls précise "à l’heure où nous parlons, les antécédents du terroriste ne permettent pas de dire qu’il a eu un passé djihadiste". Bon ! "Mais dans le même temps, son mode opératoire répond point par point aux injonctions de l’État islamique". Mais tous les crimes de masse répondent aux injonctions de l'EI, fussent-ils commis par des déséquilibrés sans lien aucun avec le terrorisme islamique (comme celui de l'A 320 de Germanwings par exemple). Et il nous prévient que « la menace terroriste est désormais une question centrale, durable » et que « d’autres vies seront fauchées » 

- 18 juillet : le Ministre de l'Intérieur déclare que "les liens entre le tueur de Nice et les réseaux terroristes pour l'instant ne sont pas établis par l'enquête"  Aveu de taille qui nous confirme les mensonges de l'exécutif au plus haut niveau. Ainsi malgré les centaines d'enquêteurs à l'oeuvre il n'a toujours pas été possible de justifier la version officielle !

- 18 juillet« Il n'y a pas de preuves à ce stade d'allégeance à l'État islamique" ajoutera le Procureur Francois Molins

  Amère conclusion : 

- les dirigeants français ont besoin du terrorisme pour mettre en oeuvre leur politique liberticide et guerrière

- et les organisations terroristes ont besoin de ces dirigeants français irresponsables qui leur assurent une couverture médiatique permanente et un recrutement tous azimuts

Alors oui "d'autres vies seront fauchées". 

Et au bout du compte il importe peu que le tueur soit ou non un islamiste convaincu, ce qui importe c'est qu'au plus haut sommet de l'Etat on nous a menti pour accréditer la thèse qui arrangeait le pouvoir. 

Et que ces mensonges ont des conséquences : favoriser le recrutement de tueurs-fous d'une organisation terroriste, renforcer dans notre pays les haines et les communautarismes et offrir à des politiciens allumés de nouvelles mesures liberticides.

Il faudrait un réveil citoyen tout à fait extraordinaire face à la propagande, aux mensonges d'Etat et aux manipulations en tous genres pour mettre fin à ce règne de la terreur qui nous est imposé par ces apprentis sorciers qui sont au pouvoir !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

20/06/2016

CGT POLICE : CASSEURS INSTRUMENTALISES PAR LE POUVOIR

Entretien

"Les casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir", accuse la CGT Police

Propos recueillis par
 
Assassinat sauvage d'un couple de fonctionnaires de police par un individu se revendiquant de Daech. Violences de part et d'autre dans les manifestations. Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT Police, revient pour "Marianne" sur une semaine particulièrement éprouvante pour la police et pour le mouvement social contre la loi Travail.
SIPA

Marianne : Après l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police lundi, dans quel état d'esprit sont vos collègues ?

Alexandre Langlois : C'est l'émotion et le choc. Personne ne s'attendait évidemment à cela. Cela nous a frappé de plein fouet. Nous savons que le métier de policier est dangereux. Nous avons conscience des risques qui pèsent sur nous, nous les acceptons. Mais cet acte barbare, c'est un phénomène nouveau. Il y a déjà eu par le passé des tentatives de vengeance de voyous sur des collègues. Mais c'est la première fois que cela arrive au domicile. Et cela change tout pour nous. On est maintenant obligé de s'interroger sur la sécurité de nos conjoints, des risques que notre métier peut leur faire courir. Mais la marche blanche qui a été organisée en hommage à nos deux collègues assassinés et qui a rassemblé 2.500 personnes, fonctionnaires de police, gendarmes et citoyens, nous a donné un peu de baume au cœur. Cela a montré qu'on était au-delà de ça, que nous défendions l'égalité, la liberté et la fraternité. Et que cette fraternité justement, qui fait notre vivre-ensemble, était bien présente. Il faut maintenant panser les plaies et continuer notre travail de protection de la population.

 

Mardi 14 juin, vous faisiez partie des milliers de manifestants à Paris contre la loi Travail, avec des pancartes Quel était le sens de votre message ?

"Pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ?" Le matin, nous sommes allés voir des collègues CRS qui étaient en faction pour leur expliquer notre démarche. Pourquoi nous parlions de la violence de l'Etat.

Dans 95% des cas, cela a été très bien accueilli. Nous avons été écouté et compris. Après, comme dans chaque corps de métier, il y a des cons partout. Mais dans la majorité des discussions, nos collègues nous disaient que c'était bien et même important d'être dans cette manifestation.

Ce message contre les violences de l'Etat avait un double objectif. Nous voulions bien sûr pointer du doigt les cas de violences policières : on ne peut pas le nier, des manifestants en ont subies. Ce n'est pas la police en tant que telle qui est en cause, mais les ordres qui lui sont donnés et qui créent ces situations. Nous l'avons encore constaté mardi : pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ? Les ordres arrivent bien trop tard. Résultat, on se retrouve avec des collègues blessés et des manifestants également. Mais la violence de l'Etat n'est pas que physique. C'est aussi la violence sociale que nous voulions dénoncer, avec la loi Travail, le déni de démocratie du 49-3 ou les menaces d'interdiction de manifester.

 

Selon vous, pourquoi une telle tension et une telle intensité de la violence dans les manifestions ?

Le 14, si les projecteurs médiatiques se sont focalisés sur les vitres brisées de l'hôpital Necker, on a très peu entendu parler de ce manifestant qui aurait reçu, selon les témoins sur place, un projectile lancé par les force de l'ordre dans le dos*. Résultat, une plaie profonde de 5 cm de diamètre et une vertèbre cassée…

En tant que policier, j'ai l'impression qu'il y a une volonté politique pour que cela ne s'apaise pas. Si, pour reprendre ce terme de "casseurs", nous recevions l'ordre de les intercepter dès le début des manifestations ou au moins au moment où ils passent à l'acte, cela permettrait de pacifier ces manifestations, d'éviter des charges de police qui se font généralement sur des manifestants pacifistes puisque ces "casseurs" ne restent jamais bien longtemps. On ferait redescendre ce niveau de violence et de tension.

*Le parquet a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur ce cas.

 

Qu'avez-vous pensé de la communication du gouvernement, justement, sur ces vitres brisées de l'hôpital Necker ?

C'est scandaleux à plusieurs titres. Choquant que le ministre de l'Intérieur se soit permis d'indiquer que l'enfant de nos collègues assassinés se trouvait dans cet hôpital. Il a suffisamment souffert pour qu'on le laisse, lui et sa famille, en dehors des récupérations politiques. Laissons ce petit garçon et les siens se reconstruire, ils ont suffisamment été éprouvés.

Quant à cette charge contre les services d'ordre des syndicats qui auraient laissé faire les casseurs, c'est n'importe quoi. Ce n'est pas à eux d'assumer le maintien de l'ordre public en dehors des cortèges syndicaux, mais aux autorités ! On voit bien que ces casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir.

Et puis, comme s'en sont indignés des personnels de l'hôpital Necker, cette récupération politique de la casse alors que des médecins travaillent 70 heures d'affilée, que des postes ont été supprimés et qu'ils manquent de moyen pour assurer leur mission, c'est vraiment déplacé

 

Dix personnes condamnées après la manifestation du 14 juin

 

Dix personnes, interpellées ce mardi après des affrontements lors de la nouvelle manifestation contre la loi Travail à Paris, ont été condamnées ce vendredi 17 juin à des peines allant de six mois avec sursis à quatre mois de prison ferme. Dix-huit personnes avaient été présentées jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. Trois ont été condamnées à de la prison ferme, et une d'entre elles placée sous mandat de dépôt. Deux autres personnes seront présentées ce vendredi en comparution immédiate. Vingt-neuf policiers et onze manifestants avaient été blessés mardi lors de ce rassemblement au cours duquel plusieurs centaines de personnes cagoulées avaient pris à partie les forces de l'ordre.

12/06/2016

C. DUFLOT MENACEEE PAR L'ELYSEE

Cécile Duflot révèle un SMS de menaces de l'Élysée

Cécile Duflot révèle un SMS de menaces de l'Élysée
Cécile Duflot, le 5 février 2016, à l'Assemblée nationale.

Orange avec AFP, publié le samedi 11 juin 2016 à 18h10

Entre Cécile Duflot et le gouvernement, l'heure est aux règlements de comptes. Sur France Info, l'ancienne ministre du Logement est revenu jeudi sur un échange tendu avec l'Élysée et Matignon en janvier 2015. L'écologiste venait de choisir de faire alliance avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent lors des élections départementales.

Selon la députée de la 6e circonscription de Paris, l'entourage de Manuel Valls et de François Hollande aurait alors contre-attaqué en lui demandant de rentrer dans le rang.

L'exécutif aurait également adressé des messages menaçants à l'élue écologiste. Le Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, lui reproche sa "radicalisation". Un proche du Premier ministre accuse même l'élue écologiste de "mettre en danger le pays".

UNE MORT POLITIQUE PROGRAMMÉE ?

Le 21 janvier 2015, un conseiller du chef de l'État lui envoie : "Il faut qu'on te voit d'urgence", avant de lui sommer de rentrer dans le rang sous peine de la "tuer" politiquement. "Les gens n'ont pas compris que j'avais des convictions" a répondu Cécile Duflot à France Info. Depuis cet épisode, les rangs se sont dégarnis côté écologiste, avec les départs d'Emmanuelle Cosse ou de Jean-Vincent Placé.

Cécile Duflot reçoit un SMS de menace adressé...par 6MEDIAS

Le parti a également perdu son groupe à l'Assemblée nationale à la mi-mai, plusieurs députés EELV "réformistes" ayant rejoint les rangs socialistes. Cécile Duflot pourrait également perdre son mandat de député aux prochaines législatives. L'élue avait obtenu sa circonscription grâce aux accords passés avec le PS avant lors de la dernière élection présidentielle. "Je serai au chômage", craint-elle, même si l'ex-ministre compte bien se défendre : "Je ferai campagne, et ce seront les électeurs parisiens qui décideront" a t-elle indiqué sur Twitter..

02/06/2016

Bande de fripouilles !

 
 
Initialement publié sur

Le texte a été mis en ligne dans un petit coin du site de France Télévisions. On aurait pu le rater. D’ailleurs, beaucoup de téléspectateurs l’auront raté. François Lenglet, l’homme des graphiques de feue l’émission « Des paroles et des actes », y admet que le président bolivien Evo Morales n’était pas corrompu.

Quelques jours plus tôt, devant des millions de télespectateurs, Lenglet avait lancé à Mélenchon  : « Evo Morales, président de la Bolivie, est aujourd’hui empêtré dans des scandales de corruption considérables. […] C’est un corrompu. […] La petite amie de M. Morales, qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques, allez m’expliquer que tout cela est normal ! »

Mensonge en pleine lumière

Le rectificatif de François Lenglet
Le rectificatif de François Lenglet - capture d’écran sur Francetvinfo.fr

Mensonge proféré en pleine lumière, à la lueur des projecteurs. Rectificatif planqué dans un coin. Et même dans ce recoin, Lenglet aura mesuré chaque mot de son rectificatif. S’il admet que « les termes employés n’étaient pas appropriés », il ne présente pas d’excuses pour autant. Ni à Morales, ni à Mélenchon, ni aux télespectateurs. On ne va tout de même pas s’excuser devant la plèbe.

Il faut lire notre enquête sur l’affaire Gabriela Zapata, à l’origine de cette accusation. Tout n’y est certes pas clair. C’est une véritable télénovela qui doit bien amuser les Boliviens, avec textos torrides sur smartphone prétendûment volé (des textos torrides envoyés par un responsable politique, il n’y a bien qu’en Bolivie qu’on voit ce genre de choses). Des rebondissements sont peut-être encore à attendre. Sauf que voilà. A l’heure où parlait Lenglet, Morales a été blanchi par une commission d’enquête parlementaire. Point final. Mais l’objectif – salir Mélenchon – a été atteint.

Experts en choix de Français

C’est dans cette même émission, que Mélenchon a été interrogé par « un boulanger », favorable à la loi Travail. Très bien. Vive la société civile, d’où jaillit la Parole Vraie. Sauf que « le boulanger » a été, ès-qualité de « meilleur boulanger de France », le fournisseur de baguettes de l’Elysée, en 2010 et 2015, ce que Pujadas n’avait pas précisé en le présentant.

Décidément, à France 2, ils sont experts en choix de Français Porteurs de Parole Vraie pour interroger les politiques. On se souvient qu’une syndicaliste de Doux, Nadine Hourmant, avait été, in extremis, rayée par l’Elysée de la liste des Français chargés d’interroger Hollande. Notez bien que Field et Pujadas n’avaient pas été, pour interroger le président, jusqu’à sélectionner son boulanger.

« En Amérique latine, les médias sont des acteurs politiques », disait l’un des invités de notre dernière émission. Je ne me suis jamais senti autant latino-américain.

Initialement publié sur Arretsurimages.net
http://www.arretsurimages.net
 
 
Quelle bande de fripouilles  !
 
 
 
 
 
enquête du 31/05/2016 par Manuel Vicuña

François Lenglet admet discrètement que le président bolivien n'est pas "corrompu"

Retour sur un échange animé avec Mélenchon, et...sur les origines de l'affaire

 

"Mes termes n'étaient pas appropriés".

Après quatre jours de polémique, le journaliste économique François Lenglet a finalement admis qu'il avait eu tort, dans la dernière émission de Des Paroles et des Actes, face à Jean-Luc Mélenchon, d'affirmer que le président bolivien Evo Morales était "un corrompu".

 

Retour sur la polémique...et sur l'affaire.

Ce jeudi 26 mai, face à Jean-Luc Mélenchon, invité du dernier numéro de l’émission de France 2, le journaliste François Lenglet se lançait dans une présentation à charge des "modèles" de Mélenchon. Entre autres : Evo Morales, le président bolivien. Lenglet assène alors : "Evo Morales, président de la Bolivie, est aujourd’hui empêtré dans des scandales de corruption considérables. […] C’est un corrompu. […] La petite amie de M. Morales, qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques, allez m’expliquer que tout cela est normal!"

 

Réponse abrupte de Mélenchon : "Pesez vos mots, monsieur Lenglet. Vous êtes sûrement plus corrompu que ne le sera jamais monsieur Morales. Pesez vos mots". Et Mélenchon de lancer : "Vous avez une preuve? "

 

François Langlet (assis, à g.), face à Jean-Luc Mélenchon, dans «Des paroles et des actes», le 26 mai 2016.
François Langlet (assis, à g.), face à Jean-Luc Mélenchon, dans «Des paroles et des actes», le 26 mai 2016. - Capture d'écran - France 2

F.R.

« Pesez vos mots, vous êtes sans doute plus corrompu que ne le sera jamais Evo Morales. » Jeudi dernier, dans Des paroles et des actes, sur France 2, Jean-Luc Mélenchon avait mis en garde François Lenglet qui venait d’affirmer, au sujet du président bolivien, que « sa petite amie [Gabriela Zapata], qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques. »

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus puisque l’ambassadeur de Bolivie en Frances’est fendu d’un communiqué dans la foulée criant à la « désinformation » et soulignant que « les calomnies sans fondement peuvent entraîner des conséquences juridiques auxquelles nous ne voulons faire appel ». La missive indique que la justice bolivienne a conclu qu’il n’y avait pas de trafic d’influence dans ladite affaire.

« Les termes que j’ai employés n’étaient pas appropriés »

Par ailleurs, comme l’a écrit Eric Stemmelen, qui tient un blog sur Mediapart, Gabriela Zapata, n’est plus la compagne d’Evo Morales depuis plusieurs années et elle n’est pas la mère de son fils.

François Langlet a répondu à l’officiel bolivien ce lundi : « Je considère que les termes que j’ai utilisés pour qualifier le président Morales, lors de ce débat télévisé pour le moins animé, n’étaient pas appropriés », lit-on sur Francetv. info. Le mea culpa n’est pas total puisque le journaliste économique note que « l’avis [de la commission d’enquête parlementaire bolivienne] a été jugé partial par l’opposition bolivienne ».

La « mise au point » n’a pas calmé tout le monde. Sur Facebook, Eric Coquerel, le coordinateur national du Parti de gauche, a réagi en demandant des « excuses claires » de François Lenglet.

Quoi qu’il en soit, France 2 a supprimé la vidéo de l’émission de ses plateformes et une nouvelle version, expurgée des propos controversés, devrait être disponible prochainement en replay.

 

Jean-Luc Mélenchon face à François Lenglet

 

Si la séquence électrique entre le leader du Front de Gauche et le journaliste a fait le bonheur des sites médias, elle a aussi soulevé une vague de protestations.

Dès le lendemain, l’ambassade de Bolivie adresse un courrier à France Télévisions, rendu public le jour même sur Twitter. Une lettre dans laquelle la représentation bolivienne en France exprime son "indignation" vis-à-vis des "propos démesurés", "sans fondement" et du "manque d’informations et de prudence du journaliste François Lenglet" évoquant "une calomnie". L’ambassade rappelle dans sa lettre que l’affaire évoquée par Lenglet a fait l’objet d’une enquête par une commission mixte parlementaire...

 https://pbs.twimg.com/media/CjoXzBIW0AAMOB6.jpg
 
OUI, à CORROMPRE UN DEBAT... ON EST UN CORROMPU
 
*
Le journaleux a présenté ses excuses sur le plateau de C à Vous
et a bien compris la réplique de Mélenchon
 
Il s'est fait doux comme un agneau le bougre !
**
 
http://www.alterinfo.net/Francois-Lenglet-ou-la-corruption-du-debat_a123137.html
 
"Ce qui n’est sans doute pas « normal », c’est qu’on puisse, devant 2 471 000 téléspectateurs (11,5% de part d’audience), « corrompre » à ce point le débat public et l’information, sans qu’aucun média, le lendemain, plutôt que de gloser sur l’« agressivité » de Mélenchon, ne dénonce l’imposteur Lenglet."
 
http://hendaye-jac2.skyrock.com/3276461784-Lenglet-Melenchon-et-Morales-et-Pujadas.html
" Relisons maintenant, si vous le voulez bien, la phrase de M. Lenglet supposée étayer son accusation de corruption, à l'aune de ces éclaircissements :

« La petite amie de M. Morales,

Là, d'entrée, premier gros mensonge, puisque Gabriela Zapata n'est plus la petite amie de Evo Morales depuis une dizaine d'années.

qui est la mère de son fils,

Deuxième énorme mensonge, puisque il est maintenant prouvé (test ADN) et jugé (par la Justice) que M. Morales n'est pas le père de l'enfant présenté (on se demande bien en outre ce que cette histoire de paternité vient foutre dans l'argument de corruption avancé par Lenglet, mais bon, tant qu'on peut salir, pourquoi se priver, hein ? Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose).

a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques !

Troisième mensonge ou déformation puisqu'il parait fort douteux qu'un deal d'un montant de 560 millions de dollars ait pu occasionner un détournement par Gabriela Zapata de 500 millions de dollars (90% du montant du deal aurait été détourné !). M. Lenglet semble totalement perdu au milieu de ses chiffres ce qui, pour un gourou en économie, n'est pas du meilleur effet, vous en conviendrez.

Alors, peut-être que cette histoire aura d'autres rebondissements, peut-être que la CIA aura le temps d'ici quelques mois de fabriquer de toute pièce des « preuves bétons » (comme elle sait si bien le faire) qui donneront alors raison a posteriori à M. Lenglet, mais une chose est sure à ce stade : avec les éléments dont on dispose aujourd'hui 27 mai 2016, M. Lenglet aurait effectivement mieux fait de peser ses mots avant de se laisser emporter par sa fougue anti-rouge viscérale car il a clairement diffamé le président bolivien en rapportant des mensonges vieux de plusieurs semaines et démentis depuis : Gabriela Zapata n'est plus, et depuis longtemps, la « petite amie » de Evo Morales ; ils n'ont pas eu d'enfant ensemble ; il n'existe pas de faits de corruption les liant.

L'émission a été regardé par plusieurs millions de personnes (11,5% de part d'audience) et nous sommes, faut-il le rappeler, sur le ... service public payé par nos impôts ! M. Lenglet devrait clairement, et au minimum, présenter ses excuses aux téléspectateurs de France 2 pour leur avoir consciemment menti. Dans toute démocratie digne de ce nom, il devrait en outre être purement et simplement viré ...

... mais bon, on sait bien que rien de tel ne se produira, jamais ! L'oligarchie se soutient."
***

26/05/2016

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Casse du droit du travail, non merci !

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Photo : Loic Venance/AFP

Retrouvez tous nos décryptages sur le projet de loi El Khomri.

Sommaire du dossier

 
 
 
 

L'Humanité du jeudi 26 mai 2016. Un numéro exceptionnel.

Mercredi, 25 Mai, 2016
Humanite.fr
La tribune de Philippe Martinez Secrétaire général de la CGT : "La modernité, c’est le progrès social, pas la loi travail!". 
 
Le programme complet des concerts de la Grande Scène de la Fête de l'Humanité.
 
Information à nos lecteurs : demain jeudi 26 mai 2016 l'Humanité sera le seul quotidien national en vente chez les marchands de journaux à Paris, en Île-de-France et dans les départements suivants : 40, 64, 65, 09, 31, 32, 47, 82, 81, 11, 66, 34, 12, 46, 13, 30, 48, 15,19, 83, 84, 26, 07, 43, 63, 03, 42, 69, 38, 04, 06, 05, 73, 74, 01, 71, 39
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