logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

12/09/2016

A ORLEANS... le graphiste Philippe APELOIG à l'invitation du CERCIL-MUSEE MEMORIAL DES ENFANTS DU VEL D'HIV

 PHILIPPE  est le fils de mon amie IDA ... A ORLEANS, j'ai une amie, ANNIE...

Je vais l'inviter à se rendre à la conférence.

Annie m'a répondu : elle se rendra à la Conférence

elle m'a indiqué un site très intéressant à consulter sur le sujet :

lestemoins.com
 

 

***

 

Le CERCIL - MUSÉE-MÉMORIAL DES ENFANTS DU VEL-D’HIV

45 rue du Bourdon Blanc à Orléans

vous informe :

 

une conférence inaugurale de l’ESAD, le

  Mercredi 21 septembre 2016

à 14H30

 donnée par Philippe APELOIG

(graphiste international qui compte parmi les plus marquants de sa génération).

 

Grâce à l’intérêt que portent à l’art graphique

Mesdames Hélène Mouchard-Zay, Présidente 

et Nathalie Grenon, Directrice

ont fait appel à Philippe Apeloig et ont organisé cette conférence.

***

*

mercredi 21 septembre à 14h30 2016
 
Philippe Apeloig

Le musée des Arts décoratifs à Paris consacrait au graphiste Philippe Apeloig la première exposition rétrospective en 2013.

La même année, les éditions du musée ont publié un livre monographique «Typorama» qui présente un ensemble de projets aboutis accompagnés d’esquisses et de références révélant son processus de création.

Nourri des courants du modernisme qui associent art et design (le constructivisme, le Bauhaus, De Stijl), Philippe Apeloig puise son inspiration dans la passion qu’il cultive pour la peinture, les arts du spectacle et la littérature.

Né à Paris en 1962, Philippe Apeloig étudie à l’École supérieure des arts appliqués « Duperré » avant d’intégrer l’École nationale supérieure des arts décoratifs, Ensad. En 1983, il décroche un stage chez Total Design à Amsterdam, agence fondée en 1963 par Wim Crouwel, qui a profondément marqué l’environnement visuel des Pays-Bas. Leur pratique du graphisme ouvre à Philippe Apeloig des perspectives inédites sur les usages contemporains et expérimentaux de la typographie. C’est aussi pour lui l’occasion de s’immerger dans la rigueur d’un travail en agence, et de fréquenter le Stedelijk Museum où il découvre la peinture de Mondrian et de Malévitch. Ces expériences déterminantes viennent enrichir son univers culturel.

Pourquoi ce graphiste qui compte parmi les plus marquants de sa génération a accepté d’intervenir à la demande du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv pour la conférence inaugurale des étudiants de l’Esad d’Orléans?

L’extrait suivant des « Chroniques graphiques » écrites par Philippe Apeloig, dont nous annoncerons la publication en avant-première le mercredi 21 septembre, permettra de comprendre entre autres comment une histoire familiale peut croiser un parcours professionnel.

« L’accent du yiddish porte la trace de l’exil. Il me faut chercher au plus profond de moi pour la trouver en sommeil. Enfant, je n’en disais pas un mot à mes camarades de classe, encore moins quand je me suis engagé dans des études artistiques où j’apprenais les canons et le raffinement des arts majeurs. Cette différence m’inspirait une sorte de gêne dans un lamento inexplicable, moi qui voulais ressembler à tout le monde. Je n’imaginais pas que mes origines juives polonaises pourraient avoir leur place dans le design graphique puriste, moderniste et hautement respectable, tel que je me le représentais à l’époque, ignorant encore tout de Peretz Rosenbaum, plus connu sous le nom de Paul Rand ».

Philippe Apeloig (extrait de Chroniques graphiques, Édition T!nd, octobre 2016).

Organisée avec l’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans.

09/09/2016

LE CHOIX DE L'INSOUMISSION

MELENCHON HUMANITE 001.jpg

 

Au commencement de ce qui sera sans doute sa dernière campagne électorale, Jean-Luc ...

9782021326543FS-cd66a.gif

À la rentrée de septembre paraitra au Seuil un « entretien biographique » que nous avons intitulé : « Le choix de l’insoumission ». C’est le journaliste Marc Endeweld qui mène le dialogue. Comme il est amusant de penser que son précédent ouvrage était consacré à Emmanuel Macron ! Quant à la forme, ce livre change donc des précédents dont j’ai pris la responsabilité puisque je ne n’y suis maître ni des thèmes choisis ni de ceux mis de côté. Tant mieux.

Car je dois dire que c’est un rude exercice que de revenir sur l’histoire de tant d’années consacrées à l’engagement politique. De plus il est tout à fait évident qu’il faut trier beaucoup dans la masse des évènements petits et grands auxquels j’ai participé de façon plus ou moins centrale. Et comme il ne pouvait être question d’en faire le catalogue des gens que j’ai rencontré et pratiqué, il y en a tant en Europe et dans le monde, il a fallu s’en tenir à l’essentiel de ce qui intervenait directement dans mon parcours. Mais à l’inverse, c’est toujours étrange de se voir enjamber des années, des gens et des circonstances sans s’y arrêter. Je ne le regrette pas. Je pense que les choix de mon interrogateur sont les bons. Ils sont radicalement « extérieurs » et n’impliquent pas de connivence ou de complaisances autres que celles qui surgissent naturellement de la conversation entre deux personnes qui s’intéressent à leur sujet.

Car ce fut une conversation. Longue. Dense. Ses questions m’ont aussi agacé, parfois, cela va de soi ! Peut-être le sentirez-vous entre les lignes… Je ne sais pas comment il a supporté l’exercice mais je suis certain qu’il a bien gagné ses vacances. Je ressortais de nos séances également épuisé et bizarrement tourneboulé par ces heures passées à raconter tant de choses personnelles. L’engagement politique a occupé toute ma vie. Le fil rouge qui l’a mené ne s’est jamais rompu et pas davantage le ressort qui tend ma manière d’être du fait de cet engagement. Le sentiment étrange et que toute personne peut avoir en se retournant sur son passé pour le raconter aux siens s’aggrave chez moi du souvenir précis de la fuite en avant du monde dans lequel je me suis impliqué depuis l’âge de 16 ans.

Ce livre est destiné à éclairer l’histoire des idées que je défends par le récit du parcours au cours duquel elles se sont forgées. Il m’a paru important de faire connaitre ma détermination actuelle comme le résultat d’un parcours de vie et d’expériences et non comme une posture de campagne. Ma cohérence vient de loin. Elle mêle les leçons de plusieurs décennies d’implication sur plusieurs continents, plus d’une dizaine de pays, de rencontre avec autant de chefs d’États, de gouvernements et de partis engagés dans la vie démocratique ou dans la lutte armée, et plusieurs milliers de femmes et d’hommes engagés anonymes, parlant quatre ou cinq langues, vivant ou morts de tant de façons différentes.

Mieux vaut savoir que je suis donc de ce fait hors de portée des intimidations du présent et des pressions habituelles du monde des importants des medias et de la communication que j’ai vu à l’œuvre dans assez de circonstances et de lieux pour en connaître les ressorts et l’inépuisable arrogance. Cet entretien ne fonctionne donc pas comme une justification des choix qui émaillent mon parcours mais comme un bilan raisonné pour en tirer tout le suc. En tant que tel, l’objet est un défi. Car dans notre temps d’infantilisation de tous les débats, de bipolarisation de toute question en noir et blanc, de vindicte ou d’adoration également sans nuance, l’art des bilans soupesé est bien perdu.

Publier cet entretien m’a semblé être une contribution utile pour le combat que j’entreprends en étant candidat à l’élection présidentielle de 2017 dans le but de changer le cours de l’histoire de notre pays. J’ai cru tout au long de mon engagement que ce grand retournement du cours de l’histoire était aussi nécessaire que juste. Ce que le monde a fait de lui-même confirme qu’il ne tient aucune des promesses au nom desquelles les choix progressistes ont été écartés. Penser de plus loin que depuis la dernière « Une » sensationnaliste du jour, du titre en teasing d’un article en ligne ou du dernier matraquage audiovisuel est une ardente obligation qui s’impose comme un devoir de musculation permanente pour notre cause.

Je crois en effet qu’il faut enraciner notre campagne dans une participation de chaque personne qui s’y engagera avec le devoir de garder les yeux grands ouverts. Car nous entreprenons bien davantage qu’une campagne électorale. Il s’agit de construire en commun une conscience et une pratique commune à des millions de personnes. Cela non seulement en vue de leur vote mais en préparation de leur implication personnelle dans le processus qui suivrait notre victoire. Ce que j’ai nommé « la révolution citoyenne » n’est pas un slogan mais un programme concret de gouvernement qui ne peut se mener à la façon traditionnelle du haut vers le bas.

Je conclus en replaçant ce livre dans le contexte éditorial qui l’inclut. Car ce livre d’entretien prend place dans un ensemble de parutions qui s’épaulent l’une l’autre. Le choix de l’insoumission, est un entretien biographique. Le livre rend compte d’un parcours. Ce n’est ni un livre programme, ni un livre de confidences intimes. Il est destiné à vous permettre de savoir si selon vous je suis ou non capable d’accomplir ce que j’annonce et de tenir bon au vu de ce qu’a été mon parcours et du bilan que j’en fais. Je vous envoie mon CV en quelque sorte. Mais cela n’a de sens qu’en relation avec le reste.

Le livre L’Ère du peuple reste l’énoncé du projet auquel se réfère mon action. Déjà vendu à 60 000 exemplaires, il existe dorénavant dans une édition sérieusement remaniée en poche au prix très accessible de trois euros. De son côté, Le Hareng de Bismarck, vendu à 70 000 exemplaires, va faire l’objet d’une nouvelle édition en poche aussi cette fois-ci. Je vais le replacer dans le contexte du « plan b » face à l’implosion en cours du modèle libéral de construction européenne. Car à mes yeux, vous le savez, la doctrine « ordolibérale » qui gouverne l’Europe et l’a transformée en une camisole de force contre les peuples a son origine, sa continuité et ses impératifs à Berlin dans un choix communs à la droite et au PS allemands.

Au mois de décembre paraîtra la version éditée du programme qui fait suite à L’Humain d’abord de 2012. Le texte sera issu des contributions en ligne, depuis février dernier, des auditions menées par Jacques généreux et Charlotte Girard depuis mai et des propositions des organisations politiques participantes à « la France insoumise » en septembre et octobre et enfin du vote de la première Convention de « la France insoumise ».

Je dis que ces livres s’épaulent. Mais en premier lieu ils font appel à la réflexion, à la connaissance, à la possibilité pour chacun non pas d’adhérer tout ce qui s’y trouve mais de décider si au total la personne qui les aura lu peut s’inclure dans le combat proposé compte tenu du nombre de ses points d’accords sur le projet, la méthode et la capacité du candidat à les mettre en œuvre compte tenu de son expérience. Mon projet avec cette parution c’est qu’en me rapprochant de qui me découvrira de cette façon, je puisse du même coup être mis à distance critique raisonnée par chacun.

 http://bellaciao.org/fr/s

Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

 

SIGNEZ CETTE PETITION : NOUS SOUTENONS J.Luc MELENCHON pour 2017

Signez cette pétition : Communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017
de : Francis PARNY
jeudi 30 juin 2016

 

 

Oui, rassemblons-nous, rassemblons-nous autour de la seule candidature d’alternative a ce que les peuples d’Europe rejettent de plus en plus.

Les propos de Pierre Laurent au Sénat après le Brexit et les propositions qu’il fait sont semblables aux propos de Jean-Luc Mélenchon : retirer immédiatement la loi travail Defense des services publics stop à la dérégulation de notre société Fonds européen .., Oui Jean luc Mélenchon est le candidat déclaré qui porte nos idées N’attendons pas la fin de l’année Prenons position maintenant en invitant les communistes à faire ce choix pour une grande Fete de l’humanité de l’unité et la diversité des insoumis

Signez cette pétition : https://www.change.org/p/communiste...

Pour 2017 les communistes doivent sans attendre s’engager pour gagner, avec la seule candidature d’alternative déclarée celle de Jean-Luc Mélenchon.

Les présidentielles c’est maintenant qu’elles se jouent. La bataille est engagée. Nous ne pouvons plus tergiverser.

Comme des millions de personnes nous souhaitons que notre vote aux prochaines élections présidentielles soit un vote positif qui permette de véritables et nouvelles avancées démocratiques, culturelles et sociales pour nous toutes et nous tous.

Cela suppose de rompre avec les combinaisons politiciennes, avec le bipartisme qui pérennise une alternance destructrice entre le PS et la droite à la tête de l’Etat.

Comme ailleurs en Europe nous voulons que s’ouvre une autre voie, seule à même de rompre avec la gestion libérale de notre société et d’empêcher ainsi, la montée de l’extrême droite dans notre pays.

Aujourd’hui, la candidature de Jean -Luc Mélenchon est la seule à porter cette alternative.

Elle restera la seule candidature de ce type jusqu’au mois de mai 2017.

C’est pourquoi sans tarder davantage nous avons décidé de la soutenir.

Nous souhaitons que le PCF quitte le processus des primaires qui constitue une impasse.

Nous demandons à la direction du PCF de proposer aux communistes de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Nous lui demandons de discuter au plus vite avec lui, avec l’ensemble des forces du front de gauche, partis et société civile, pour qu’un large rassemblement populaire et citoyen accompagne cette candidature.

A partir d’aujourd’hui, tous les actes militants doivent converger dans la construction de ce rassemblement pour le faire gagner.

Signez cette pétition : https://www.change.org/p/communiste...

 

 

 

  • Comment porter l’avenir des idées communistes en 2017

    3 juil. 2016 | Par FRANCIS PARNY
    Des milliers de communistes décident de s’engager hors parti en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce un crime ? Non C’est la révélation que la forme « parti » n’est plus à même de s’imposer sans convaincre à la conscience de chacun. Avec « la France insoumise » 2017 va expérimenter des formes politiques nouvelles. En tant que communistes, nous voulons en être.

 

26/07/2016

JUSQU'A QUAND ??? MEDIAPART pose la question

Mensonges, propagande et terrorisme : jusqu'à quand ?

- les dirigeants français ont besoin du terrorisme pour mettre en oeuvre leur politique liberticide et guerrière - les organisations terroristes ont besoin de ces dirigeants français irresponsables qui leur assurent une couverture médiatique permanente et un recrutement tous azimuts. Combien faudra-t-il de morts pour que des voix s'élèvent enfin contre cet engrenage de l'horreur ?
 

- jeudi 14 juillet au soir : un camion de 19 tonnes fonce dans la foule à Nice tuant 84 personnes et faisant de très nombreux blessés.

- vendredi 3 h 45 : le Président de la République François Hollande évoque « une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Et il ajoute : « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. ». Il n'a à ce moment là strictement aucun élément pour affirmer une chose pareille. Il ment donc aux Français ! 

- vendredi matin : François Hollande annonce la prolongation de l'état d'urgence et ajoute « nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire ». Diantre ! A-t-il connaissance de nouveaux éléments qui accréditeraient son mensonge originel ? Que nenni !

- vendredi après-midi : le Procureur de Paris François Molins, assure que le tueur est « totalement inconnu » des services de renseignement

- vendredi 20 h sur France 2 : le Premier Ministre Manuel Valls affirme à propos du conducteur du camion que « c’est un terroriste sans doute lié à l’islamisme radical d'une manière ou d'une autre », sans donner plus de détails. On notera le "sans doute" qui laisse justement planer un doute. Et le "d'une manière ou d'une autre" qui nous prévient d'avance que ce "lien" devra être  trouvé coûte que coûte. Du genre le copain d'un cousin qui connait quelqu'un qui peut-être ... 

- vendredi 20 h sur TF1 : « Est-ce que ce soir, vous êtes en mesure de nous dire qu’il est lié à l’islam radical ? – Non » répond Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur

- samedi matin : l'EI s'attribue enfin, bien que mollement, le massacre. Ouf ! On respire en haut lieu !

- samedi 13 h 30 : pour le même Bernard Cazeneuve  « il semble » désormais que l’auteur de l’attentat de Nice se soit « radicalisé très rapidement ». Là encore on aura noté le "il semble" qui laisse place à un rétropédalage "au cas où". En revanche une "radicalisation" en 24 heures et post mortem c'est effectivement très rapide et pour tout dire unique ! 

- 17 juillet dans un entretien au JDD : Valls précise "à l’heure où nous parlons, les antécédents du terroriste ne permettent pas de dire qu’il a eu un passé djihadiste". Bon ! "Mais dans le même temps, son mode opératoire répond point par point aux injonctions de l’État islamique". Mais tous les crimes de masse répondent aux injonctions de l'EI, fussent-ils commis par des déséquilibrés sans lien aucun avec le terrorisme islamique (comme celui de l'A 320 de Germanwings par exemple). Et il nous prévient que « la menace terroriste est désormais une question centrale, durable » et que « d’autres vies seront fauchées » 

- 18 juillet : le Ministre de l'Intérieur déclare que "les liens entre le tueur de Nice et les réseaux terroristes pour l'instant ne sont pas établis par l'enquête"  Aveu de taille qui nous confirme les mensonges de l'exécutif au plus haut niveau. Ainsi malgré les centaines d'enquêteurs à l'oeuvre il n'a toujours pas été possible de justifier la version officielle !

- 18 juillet« Il n'y a pas de preuves à ce stade d'allégeance à l'État islamique" ajoutera le Procureur Francois Molins

  Amère conclusion : 

- les dirigeants français ont besoin du terrorisme pour mettre en oeuvre leur politique liberticide et guerrière

- et les organisations terroristes ont besoin de ces dirigeants français irresponsables qui leur assurent une couverture médiatique permanente et un recrutement tous azimuts

Alors oui "d'autres vies seront fauchées". 

Et au bout du compte il importe peu que le tueur soit ou non un islamiste convaincu, ce qui importe c'est qu'au plus haut sommet de l'Etat on nous a menti pour accréditer la thèse qui arrangeait le pouvoir. 

Et que ces mensonges ont des conséquences : favoriser le recrutement de tueurs-fous d'une organisation terroriste, renforcer dans notre pays les haines et les communautarismes et offrir à des politiciens allumés de nouvelles mesures liberticides.

Il faudrait un réveil citoyen tout à fait extraordinaire face à la propagande, aux mensonges d'Etat et aux manipulations en tous genres pour mettre fin à ce règne de la terreur qui nous est imposé par ces apprentis sorciers qui sont au pouvoir !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

20/06/2016

CGT POLICE : CASSEURS INSTRUMENTALISES PAR LE POUVOIR

Entretien

"Les casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir", accuse la CGT Police

Propos recueillis par
 
Assassinat sauvage d'un couple de fonctionnaires de police par un individu se revendiquant de Daech. Violences de part et d'autre dans les manifestations. Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT Police, revient pour "Marianne" sur une semaine particulièrement éprouvante pour la police et pour le mouvement social contre la loi Travail.
SIPA

Marianne : Après l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police lundi, dans quel état d'esprit sont vos collègues ?

Alexandre Langlois : C'est l'émotion et le choc. Personne ne s'attendait évidemment à cela. Cela nous a frappé de plein fouet. Nous savons que le métier de policier est dangereux. Nous avons conscience des risques qui pèsent sur nous, nous les acceptons. Mais cet acte barbare, c'est un phénomène nouveau. Il y a déjà eu par le passé des tentatives de vengeance de voyous sur des collègues. Mais c'est la première fois que cela arrive au domicile. Et cela change tout pour nous. On est maintenant obligé de s'interroger sur la sécurité de nos conjoints, des risques que notre métier peut leur faire courir. Mais la marche blanche qui a été organisée en hommage à nos deux collègues assassinés et qui a rassemblé 2.500 personnes, fonctionnaires de police, gendarmes et citoyens, nous a donné un peu de baume au cœur. Cela a montré qu'on était au-delà de ça, que nous défendions l'égalité, la liberté et la fraternité. Et que cette fraternité justement, qui fait notre vivre-ensemble, était bien présente. Il faut maintenant panser les plaies et continuer notre travail de protection de la population.

 

Mardi 14 juin, vous faisiez partie des milliers de manifestants à Paris contre la loi Travail, avec des pancartes Quel était le sens de votre message ?

"Pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ?" Le matin, nous sommes allés voir des collègues CRS qui étaient en faction pour leur expliquer notre démarche. Pourquoi nous parlions de la violence de l'Etat.

Dans 95% des cas, cela a été très bien accueilli. Nous avons été écouté et compris. Après, comme dans chaque corps de métier, il y a des cons partout. Mais dans la majorité des discussions, nos collègues nous disaient que c'était bien et même important d'être dans cette manifestation.

Ce message contre les violences de l'Etat avait un double objectif. Nous voulions bien sûr pointer du doigt les cas de violences policières : on ne peut pas le nier, des manifestants en ont subies. Ce n'est pas la police en tant que telle qui est en cause, mais les ordres qui lui sont donnés et qui créent ces situations. Nous l'avons encore constaté mardi : pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ? Les ordres arrivent bien trop tard. Résultat, on se retrouve avec des collègues blessés et des manifestants également. Mais la violence de l'Etat n'est pas que physique. C'est aussi la violence sociale que nous voulions dénoncer, avec la loi Travail, le déni de démocratie du 49-3 ou les menaces d'interdiction de manifester.

 

Selon vous, pourquoi une telle tension et une telle intensité de la violence dans les manifestions ?

Le 14, si les projecteurs médiatiques se sont focalisés sur les vitres brisées de l'hôpital Necker, on a très peu entendu parler de ce manifestant qui aurait reçu, selon les témoins sur place, un projectile lancé par les force de l'ordre dans le dos*. Résultat, une plaie profonde de 5 cm de diamètre et une vertèbre cassée…

En tant que policier, j'ai l'impression qu'il y a une volonté politique pour que cela ne s'apaise pas. Si, pour reprendre ce terme de "casseurs", nous recevions l'ordre de les intercepter dès le début des manifestations ou au moins au moment où ils passent à l'acte, cela permettrait de pacifier ces manifestations, d'éviter des charges de police qui se font généralement sur des manifestants pacifistes puisque ces "casseurs" ne restent jamais bien longtemps. On ferait redescendre ce niveau de violence et de tension.

*Le parquet a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur ce cas.

 

Qu'avez-vous pensé de la communication du gouvernement, justement, sur ces vitres brisées de l'hôpital Necker ?

C'est scandaleux à plusieurs titres. Choquant que le ministre de l'Intérieur se soit permis d'indiquer que l'enfant de nos collègues assassinés se trouvait dans cet hôpital. Il a suffisamment souffert pour qu'on le laisse, lui et sa famille, en dehors des récupérations politiques. Laissons ce petit garçon et les siens se reconstruire, ils ont suffisamment été éprouvés.

Quant à cette charge contre les services d'ordre des syndicats qui auraient laissé faire les casseurs, c'est n'importe quoi. Ce n'est pas à eux d'assumer le maintien de l'ordre public en dehors des cortèges syndicaux, mais aux autorités ! On voit bien que ces casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir.

Et puis, comme s'en sont indignés des personnels de l'hôpital Necker, cette récupération politique de la casse alors que des médecins travaillent 70 heures d'affilée, que des postes ont été supprimés et qu'ils manquent de moyen pour assurer leur mission, c'est vraiment déplacé

 

Dix personnes condamnées après la manifestation du 14 juin

 

Dix personnes, interpellées ce mardi après des affrontements lors de la nouvelle manifestation contre la loi Travail à Paris, ont été condamnées ce vendredi 17 juin à des peines allant de six mois avec sursis à quatre mois de prison ferme. Dix-huit personnes avaient été présentées jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. Trois ont été condamnées à de la prison ferme, et une d'entre elles placée sous mandat de dépôt. Deux autres personnes seront présentées ce vendredi en comparution immédiate. Vingt-neuf policiers et onze manifestants avaient été blessés mardi lors de ce rassemblement au cours duquel plusieurs centaines de personnes cagoulées avaient pris à partie les forces de l'ordre.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique