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10/02/2016

FABIUS... élégance lisse d'un grand bourgeois parisien

J'ai feuilleté ma Chronique de la France et des Français et suis tombée sur ce petit article de presse du 17 juillet 1984 concernant FABIUS qui quitte aujourd'hui le Ministère des Affaires Etrangères pour la Présidence du Conseil Constitutionnel.

 Laurent Fabius à l'Elysée à la sortie du conseil ministre le 10 février.

Il est ainsi "dépeint" : FABIUS, la nouvelle génération socialiste

Enarque et normalien, la calvitie naissante et l'élégance lisse d'un grand bourgeois parisien ; l'image du  nouveau Premier Ministre s'oppose à celle d'un Pierre Mauroy, orateur chaleureux et symbole du "peuple de gauche". Mais Laurent FABIUS arrive à la tête du pays au terme d'un parcours sans faute.

Directeur de cabinet de François MITTERRAND, "parachuté" en 1977 au Grand-Quevilly, il a été ministre du Budget puis de l'Industrie.

Le PS reste perplexe devant ce conseiller du Prince, expert dans l'art de l'esquive et si bien coulé dans le moule qu'on parvient mal à distinguer sa propre pensée de celle du président.

N'avoir que 37 ans suffit-il pour incarner la modernité socialiste ?

 

 

09/02/2016

441 députés absents ! Scandaleux ! Décomposition de la Ve République

Voir l'image sur Twitter

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IL EST URGENT DE LES VIRER !

 

POLITIQUE - Lors du vote lundi 8 février de l'article 1 de la révision constitutionnelle prévoyant l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, de très nombreux députés avaient déserté les bancs de l'Assemblée nationale. En effet, sur les 577 parlementaires que compte l'hémicycle, quelque 441 élus étaient portés absents, soit 76% de l'ensemble des députés.

Alors que la portée symbolique de ce texte est d'une importance sans précédent, allant même jusqu'à émouvoir aux larmes le député centriste Charles de Courson, l'absentéisme de nombreux parlementaires fait tache et de nombreux observateurs de la vie politique se sont indignés du décalage entre l'importance de cette révision et l'absentéisme des élus.

Au premier rang des révoltés, l'essayiste Raphaël Glucksmann s'est insurgé sur Twitter de cette démobilisation en deux posts lapidaires

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05/02/2016

FRANCE 2 COUPE LA CHIQUE AU SYNDICALISTE CGT

Accueil

Sarkozy dans DPDA : France 2 finit par couper son micro à un syndicaliste de la CGT

Sur une heure de dialogue avec six Français sélectionnés par ses soins face à Nicolas Sarkozy, France 2 n'a réussi, jeudi soir dans "DPDA", qu'à accorder 5 petites minutes au dernier d'entre eux, un syndicaliste de la CGT. Avant de lui couper purement et simplement le micro.
Face à Sarkozy dans DPDA, la parole n'était pas à la CGT. - Capture d'écran

Les Français à la rescousse de leurs ministres. Sans membre du gouvernement à présenter sur le plateau de “DPDA” pour contredire Nicolas Sarkozy (), France 2 a décidé jeudi soir de placer l’ex-chef de l’Etat sur le retour face à un panel de six citoyens.

C’est parti pour une heure de discussion, cordiale mais franche, vous avez carte blanche", promet David Pujadas à ses invités, qui n’auront pas pour autant l’honneur de s’asseoir à la table du politique.

Premier à intervenir, Willliam Lecart, 28 ans, tenancier d’un bar-épicerie dans un village du Médoc. Question : “J’ai voté pour vous en 2007, j’ai été déçu (...) pourquoi est-ce que je ne devrais pas voter le Front national ?” Réponse : “Quand nous avons connu la crise, 2008-2010, que le monde s’est écroulé (...) croyez-vous vraiment qu’elle (Marine Le Pen, ndlr) aurait pu tenir la barre du navire France ?

"Parce que les normes, on n’en peut plus”
Nicolas Sarkozy déroule ensuite son argumentaire sur le trop-plein de charges et de lourdeurs administratives qui écrase les petits entrepreneurs, “parce que les normes, on n’en peut plus”. Mais William n’est pas convaincu, tout buté qu’il est sur ce fait : “Vous avez été au pouvoir (...), pourquoi vous ne l’avez pas fait ?” Têtu, mais pas méchant. D’ailleurs Nicolas Sarkozy aura beau jeu de sortir la carte de la compréhension, quand David Pujadas demandera à son interlocuteur s’il a changé d’avis au cours de cet échange de 10 minutes : “Il vous prend pour un derviche-tourneur !

Intervient ensuite Valérie de Boisrolin, mère de trois enfants dont Léa, partie en Syrie lorsqu’elle avait 16 ans avec un garçon qui lui a fait un enfant. Question : “Que feriez-vous s’il y a des retours de ces jeunes ? Et qu’est-ce qu’on fait de ces enfants (nés en Syrie, ndlr) si jamais ils reviennent en France ?” Là, le terrain est personnel, difficile, glissant… Nicolas Sarkozy s’y aventure prudemment puis s’enhardit sur ses sujets de prédilection : consultation de sites djihadistes rapportée à celle de sites pédophiles, centres de radicalisation, expulsion des imams qui prêchent contre les valeurs de la République… Les solutions pleuvent comme à Gravelotte sur le plateau, jusqu’à un tacle final à François Hollande et ses atermoiements autour de la déchéance de nationalité. Une séquence de 15 minutes, la plus longue des six, très remarquée et salué sur Twitter pour sa bonne tenue.

David Pujadas enchaîne, pour 11 minutes de dialogue avec Bénédicte Pételle, institutrice qui a recueilli un migrant chez elle. Puis huit avec Fatim Dramé, juriste sans emploi qui veut évoquer les discriminations à l’embauche. Ou encore dix avec William Branly, chef d’une PME et adhérent UDI qui veut savoir, comme son homonyme du Médoc, pourquoi il revoterait Sarkozy après avoir été, lui aussi, tellement déçu.

"Deux chefs d'entreprise se sont exprimés sur le poids des charges"
Vient enfin le moment de Karl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce. Son fait d’armes : la croisade contre le travail dominical et de nuit à Paris. Sa faiblesse : il passe en dernier. Et il le sait : Je voudrais d’abord que vous me rassuriez sur le temps qu’il me reste…” “Allez, cinq minutes”, lui lâche, bon prince, l’animateur de la soirée. “C’est un petit peu court", ose l’impertinent, faisant remarquer à juste titre qu’”il y eu deux chefs d'entreprise qui se sont exprimés sur le poids des charges, il serait bien peut-être aussi d’entendre un peu longuement la parole des salariés… Peut-être, mais non : dès la fin de sa question - un tantinet longue, il faut bien l’admettre, mais lui n’en aura qu’une et il le sait -, le gong retentit sur le plateau !

Flexibilité, droits sociaux, chômage, il est alors urgent de balayer les sujets : François Langlet trépigne dans les starting-blocs. C’est à peine si le syndicaliste aura le temps de balancer à l’ancien président qu’il n’a “pas changé” et de lui glisser une pique sur son rapport “fâché” aux chiffres - “On le sait, vos comptes à la présidentielle…”. Le cégétiste aura beau contester, protester, renâcler devant ce temps qui file à toute allure, David Pujadas s’impatiente face à cet homme qui ne veut pas se taire. Alors, aux grands maux les grands moyens, la production finira tout simplement par éteindre son micro.

Fermez le ban, donc, et pour les salariés, on repassera. On ne se souvient pas d’autant de célérité, ni de sévérité, avec une certaine Wiam Berhouma qui, le 21 janvier sur le même plateau, avait pris de longues minutes pour reprocher à Alain Finkielkraut d'alimenter les discriminations envers les musulmans avant de lui lancer : “Taisez-vous”. Cette fois-ci, personne n'a dit à quiconque de se taire : on a juste coupé le sifflet du syndicaliste.

UN TROP GRAND CHAPEAU

 Couverture de l'Hebdo Politis N°1386
 

Un trop grand chapeau

Grâce à l’affaire de la déchéance de nationalité au moins, les plus naïfs ou les plus complaisants savent dans quel pétrin nous sommes !

Tout le monde l’a compris : si rien ne bouge, la gauche sera bientôt un champ de ruines. Et ça ne sera pas seulement le résultat d’une présidentielle ou d’une législative catastrophique – on finit toujours par se remettre des débâcles électorales ! La défaite qui se profile sera cette fois culturelle et idéologique. C’est-à-dire profonde. Et peut-être irréversible. Les principes les plus élémentaires auront été rayés du grand livre de l’histoire du mouvement humaniste et social. C’est sans doute ce constat qui a conduit des intellectuels et quelques politiques à lancer un appel pour une « grande primaire à gauche ».

Leur démarche est louable. On en comprend bien la philosophie. Le mouvement est plus important que la fin. Pour eux, il n’est pas temps de se demander quel nom pourrait sortir de ce trop grand chapeau. Les signataires veulent surtout un débat. Un vrai débat « sur les inégalités, la crise écologique, l’éducation, les discriminations, la réforme des institutions, les libertés, la justice, la sécurité, la fiscalité, les territoires, l’Europe, la mondialisation… ». L’énumération est longue. Et elle est en soi accablante pour le gouvernement actuel, car elle donne la mesure des blocages dont il est responsable. Mais, c’est sans doute l’affaire de la déchéance de nationalité qui a réveillé les consciences. Merci François Hollande ! Grâce à lui au moins, les plus naïfs ou les plus complaisants savent dans quel pétrin nous sommes !

Et si on voulait donner un autre exemple de l’état intellectuel et moral de notre exécutif bicéphale, il faudrait encore citer le discours de Manuel Valls, samedi, devant l’Hyper Cacher, cible de l’attentat antisémite de janvier 2015.

Je l’évoque ici parce que quelques-uns des mots prononcés heurtent au plus profond la philosophie de la gauche. Quand un homme qui se dit (qui se croit ?) encore de gauche en vient à fustiger toute tentative de compréhension du phénomène jihadiste, c’est que nous sommes tombés bien bas.

Marcel Gauchet a eu raison de juger ce propos « ahurissant ». Il l’est en effet, et au sens premier du mot : il rend stupide. Sans compter que dans un discours qui se veut antiraciste, le refus de vouloir comprendre conduit tout droit au racisme. Si ces tueurs ne sont pas le produit de processus qu’il faut analyser pour pouvoir les combattre, alors d’où viennent-ils ? De quel gène assassin sont-ils porteurs ? Nous pataugeons en plein sarkozysme !

Évidemment, la pétition pour une primaire à gauche ne cite pas cet exemple. Sa rédaction était antérieure. Elle est néanmoins très sévère pour la politique du tandem Hollande-Valls. Et il ne fait aucun doute que cette initiative est une énorme pierre dans le jardin de François Hollande, qui, comme tout Président sortant, se rêve en candidat naturel à sa réélection. Mais – et c’est ici que surgissent nos interrogations – le texte est lourd de beaucoup d’ambiguïtés.

Supposons par exemple, et par extraordinaire, que MM. Hollande et Valls, en désespoir de cause, et à défaut d’inversion de la courbe du chômage, jouent le jeu de cette primaire. Et que, pour finir, la « grande primaire de la gauche » accouche d’un candidat de droite ou de centre-droit dans leur genre… On imagine les signataires de notre appel, soudain pris au piège, et contraints de faire campagne pour ceux-là mêmes qu’ils voulaient écarter.

Ou, hypothèse tout aussi absurde, Valls contraint de soutenir Mélenchon…

D’où l’intérêt de préciser sérieusement le périmètre de la politique souhaitée, sans aller jusqu’à parler d’une primaire de « la gauche de la gauche » dont, d’ailleurs, Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot (qui ne doit pas être très loin derrière l’initiative dont il est question ici) ne voudraient peut-être pas.

Une primaire n’a de sens que si elle organise la confrontation entre gens qui ont encore quelques idées et principes en commun. Sinon, mieux vaut passer directement à la case premier tour de la présidentielle.µ Les auteurs de l’appel sous-estimeraient-ils la profondeur des désaccords ? Mais me voilà dans le rôle désagréable de Cassandre.

Alors, dans l’immédiat, retenons surtout que le mouvement enclenché a le mérite d’exister et de susciter un premier débat. Ne serait-ce que sur la définition de la gauche, et l’identité politique de ceux qui s’en réclament. La confusion est telle que la réponse est devenue incertaine. Gageons que les prochains jours vont aider ceux qui ont encore des doutes à y voir plus clair. La loi « Macron 2 », qui sera peut-être une loi « El Khomri 1 », du nom de la ministre du Travail, et la présentation, le 18 janvier, par François Hollande de ses nouvelles mesures pour l’emploi apporteront quelques clartés supplémentaires dans le grand débat qui devrait agiter notre pays : comment sortir du chômage ?

Par le bas et la précarité en fabriquant des travailleurs pauvres ?

Ou par le haut, avec de vrais emplois ? Il y a là matière à définir la gauche.

CONTRE LA REPRESSION SYNDICALE

Contre la répression syndicale, la lutte s’organise

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis ce jeudi 4 février dans toute la France pour réclamer la relaxe des anciens salariés de Goodyear, sous le joug d’une condamnation inédite.

À Paris, place de la Nation, des milliers de militants ont répondu à l’appel de la CGT. Réunis pour exiger la relaxe immédiate des huit anciens salariés de Goodyear, syndicats, élus et citoyens ont exprimé leur solidarité face à une décision de justice disproportionnée et sans précédent. Condamnés à deux de prison dont neuf mois ferme pour avoir retenu deux cadres de leur entreprise menacée de fermeture, les huit employés montés sur un camion-scène ont dénoncé une condamnation politique insoutenable dont ils font appel. Si les anciens de l’usine d’Amiens gardent espoir et continuent le combat, ils n’oublient pas les années de lutte et la violence sociale à laquelle ils ont dû faire face, seuls.

Ce jeudi, Mickael Wamen rappelle que douze ex-ouvriers sont morts depuis la fermeture de l’entreprise, évoquant les suicides, l’alcoolisme et la détresse à laquelle les salariés ont aussi été condamnés.

À lire >> Goodyear : Sept ans de violence sociale

À leurs côtés, les membres de la CGT, dont Philippe Martinez, secrétaire générale confédération, et des salariés ont exprimé leur colère face à la multiplication des répressions syndicales. Tous ont exigé que cesse les représailles à l’encontre des salariés et des syndicalistes, faisant notamment allusion à la condamnation des anciens de Goodyear, mais aussi aux poursuites contre les salariés d’Air France , accusés d’avoir participé à l’épisode «de la chemise arrachée».

À lire >> Air France: le procès des salariés accusés de «violences» fixé au printemps

Discrètes mais bien présentes, différentes personnalités politiques de gauche ont également tenu à manifester leur solidarité, encourageant les syndicalistes à poursuivre leur combat. Pour Danielle Simonnet, conseillère de Paris (Parti de gauche), «être là, c’est essentiel». Face à une criminalisation des actions syndicales, la coordinatrice politique du PG a par ailleurs fait part de ses craintes pour la démocratie:

Un pays qui met en prison ses salariés ne peut pas être démocratique. Nous sommes dans un système oligarchique qui s’émeut pour deux chemises arrachées, mais ne fait preuve d’aucune compassion à l'égard d'employés dont le seul crime est d’avoir défendu leurs emplois, face à des patrons voyous et avides.

Selon elle, «le premier renoncement de François Hollande a été de ne pas instaurer l’immunité des actions syndicales». Une revendication partagée par les manifestants qui réclament eux-aussi davantage de protection.

© Politis

De même, Laurence Cohen, sénatrice communiste (PCF) du Val-de-Marne ne comprend pas «les cadeaux que l’État continue de faire au patronat». Pour cette élue, «l’urgence est d’abord sociale. Je pense que la politique peut prendre le dessus sur l’économie» mais qu'il s'agit d'une «volonté politique» à mettre en place.

 

«Réprimés, méprisés, STOP»

Délégués syndicaux, inspecteurs du travail ou salariés en lutte se sont succédés sur la petite scène installée place de la Nation. Sous un même slogan – «réprimés, méprisés, stop» – ils ont dénoncé les violences sociales dont ils ont été victimes ou témoins, mais ont aussi fait part de la nécessité d’un tel combat. Des prises de paroles symboliques ont également eu lieu, dont celle de Mickael Wamen, l’un des salariés condamnés pour avoir «séquestré» deux anciens cadres de Goodyear. Un discours largement applaudis par les manifestants. Pour Juliette, retraitée et militante à Force Ouvrière, «ce sont des paroles qui donnent espoir et permet de croire à un véritable rassemblement ouvrier et citoyen».

Au nom de ces sept autres «camarades», le leader de la CGT à Goodyear a dénoncé les mesures prises à leur encontre et appelle à encore plus de mobilisation et de solidarité:

Aujourd’hui, cette action est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante, a t-il avertit. Il faut que nous montrions au gouvernement que nous n’acceptons pas ce qui est en train de se passer.

Partisan d'une mobilisation sociale unie, Mickael Wamen a proposé de réunir dans la rue les différents secteurs en lutte : enseignants, chauffeurs de taxis, agriculteurs, ouvriers… «La réalité, c’est que nous sommes tous condamnés. Il n’y a pas que ceux de Goodyear; nous sommes tous condamnés à agir.»

Selon Philippe Martinez, ce rassemblement aurait réuni près dix milles personnes à Paris (2.800 selon la préfecture), et se serait tenu dans quatre-vingt villes de France.

© Politis


Photos : CHLOE DUBOIS/ POLITIS -

Mickael Wamen, le 4 février 2016 lors de la manifestation de soutien organisée par la CGT

Manifestation à Paris, Place de la Nation

Danielle Simonnet (Front de gauche), lors de la manifestation à Paris

"Seuls coupables les financiers. À quand la justice?" - Pancarte laissée Place de la Nation à Paris pendant le rassemblement

 
 
 
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