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18/12/2015

LA FRANCE QU'ON AIME

 
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Par Christophe Kantcheff - Suivre sur twitter - 16 décembre 2015

Contre les idées qui enferment, la France qu’on aime

La France reste en effet une construction, une projection, qui peut prendre un bon comme un mauvais tour. C’est pourquoi, dans cette lutte des représentations, affirmer «  la France qu’on aime  » n’est pas anodin.

Face à l’injonction « il faut aimer la France ! », très souvent entendue durant cette année 2015 si bouleversée, combien sommes-nous à rester sur la réserve ? Quelle France est ainsi invoquée et promue ? Celle de Macron ? Celle des Le Pen ? Celle de « nos » grandes sociétés « conquérantes » qui polluent et exploitent sans vergogne des populations loin de l’Hexagone ?

Au lendemain des attentats de novembre, le drapeau tricolore a ressurgi comme emblème d’une unité nécessaire face à l’adversité meurtrière. Mais, là encore, ce drapeau aux origines révolutionnaires, synonyme de liberté pour les patriotes résistants pendant l’Occupation, symbolise tout aussi bien des idéologies beaucoup moins glorieuses, sinon honteuses, et se voit trop souvent brandi aujourd’hui à des fins d’exclusion.

La France est l’objet de multiples représentations. Il serait vain, disait l’historien Fernand Braudel, de la ramener « à un discours, à une équation, à une formule, à une image, à un mythe ». Braudel avait intitulé l’un de ses grands livres l’Identité de la France, cette expression recouvrant pour lui non une définition dont les termes seraient à jamais fixés, mais « le résultat vivant de ce que l’interminable passé a déposé patiemment par couches successives ».

Il précisait : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin. »

La France, chargée mais non lestée de son passé, reste en effet une construction, une projection, qui peut prendre un bon comme un mauvais tour. C’est pourquoi, dans cette lutte des représentations, affirmer «  la France qu’on aime  » n’est pas anodin.

Celle où nous avons envie de vivre et qui est riche de promesses. Cette France-là est avant tout ouverte sur le monde. Elle est plurielle, inventive, mais aussi contemplative, elle est terre d’accueil, combative pour garantir les droits et assurer la justice sociale, en quête de cette idée toujours neuve qu’est le bonheur. Cette France-là « m’a assuré une fréquentation assidue de la beauté », dit Patrick Chamoiseau dans les pages qui suivent, écrivain dont l’œuvre magnifique encense et renouvelle la langue française. Patrick Chamoiseau a accepté d’être notre grand témoin pour ce dossier, sa présence ici a évidemment pour nous une forte valeur symbolique.

Cette « France qu’on aime », avec les femmes et les hommes qui la composent, nés ici ou ailleurs, nous l’avons établie de manière totalement subjective. Nous nous sommes seulement efforcés de rencontrer ceux qui la peuplent dans les domaines les plus divers possibles, où ils œuvrent avec l’exigence d’un réel vivre-ensemble : le sport, la cuisine, le monde associatif, les médias, les biens communs, la culture, et même les start-up. Nous en avons examiné les bases historiques avec Sophie Wahnich et avons recueilli le témoignage de l’historienne américaine Joan Scott, spécialiste des questions de genre, qui parle ici de sa relation personnelle avec notre pays.

Cette « France qu’on aime » est évidemment une France en partage : nous espérons que nos lecteurs s’y retrouveront également et qu’ils auront à cœur de l’habiter avec nous.

Nota Bene :

Photo : JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP

03/12/2015

REGIONALES AQUITAINE / mon candidat Front de Gauche

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MON CANDIDAT LE VOILA

FRONT DE GAUCHE

 

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Jean-Luc Mélenchon à Bègles, en soutien à Olivier Dartigolles pour les régionales

Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Gironde samedi 28 novembre 2015 à 16:35

Jean-Luc Mélenchon est venu soutenir Olivier Dartigolles à Bègles
Jean-Luc Mélenchon est venu soutenir Olivier Dartigolles à Bègles © Radio France - Pauline Pennanec'h

À une semaine du premier tour des élections régionales, Jean-Luc Mélenchon a tenu ce samedi à apporter son soutien à la liste du Front de gauche en Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes.

Jean-Luc Mélenchon était à Bègles, ce samedi 28 novembre, pour assurer son soutien sans faille à la liste du Front de Gauche dans la région.

Une présence qui conforte la tête de liste du Front de gauche dans son avancée dans les sondages : "Jean-Luc Mélenchon est à la fois le dirigeant politique que l'on connait, mais c'est aussi un ami. On a des liens humains, il le montre davantage par son déplacement, explique Olivier Dartigolles. Et puis dans des moments si tourmentés après les attentats, c'est vrai que Jean-Luc est une parole forte où, dans ces moments-là, nous avons besoin de discernement, d'analyse, de décryptage et de solutions d'avenir, pour la paix, pour la République, pour la Démocratie."

"Nous avons eu beaucoup de mal à mener cette campagne"

La figure du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a lui assuré que la liste en Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes fait "du bon travail", malgré la campagne très difficile à mener. "Nous avons eu beaucoup de mal à mener cette campagne, à faire comprendre les enjeux de ces nouvelles régions."

 

Jean-Luc Mélenchon : "Nous avons eu beaucoup de mal à mener cette campagne"

 


L'occasion aussi pour Olivier Dartigolles d'assurer que la liste du Front de Gauche progresse : "Je le sens sur le terrain. On fait ce qu'on avait annoncé, du rassemblement face à l'austérité. On a fait une campagne sérieuse de contenus, de propositions, de solutions pour la grande région. Ces deux critères commencent à porter leurs fruits" assure le candidat.

 
 

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****

Liste l'Humain d'abord !

conduite par

OLIVIER DARTIGOLLES

**

il a fallu trouver :

14 candidats pour les LANDES

12 candidats en LOT et GARONNE

23 candidats en PYRENEES-ATLANTIQUES

 48 candidats pour la GIRONDE

 

 

14 candidats dans les DEUX-SEVRES

16 candidats dans la VIENNE

14 candidats en HAUTE-VIENNE

13 candidats pour la CHARENTE

22 candidats pour la CHARENTE-MARITIME

 

10 candidats pour la CORREZE

6 candidats pour la CREUSE

15 candidats pour la DORDOGNE

 ****

*

UNE LISTE ENGAGEE A DIMENSION MILITANTE, CITOYENNE et POPULAIRE

FRONT DE GAUCHE

Parti Communiste Français, Ensemble  Parti de Gauche

République et Socialisme, Limousin Terre de gauche, l'ADS et le MRC

POUR UNE MEGA-REGION

 

 IL Y EN A QUI VONT PERDRE DES PLUMES AVEC CE CHAMBARDEMENT

qui arrange qui

 

 

30/11/2015

FICHE S... en liberté ! Il a revendiqué les attentats au nom de DAESH

lundi 30 novembre 2015
 
 
 

Qui est Fabien Clain, l'homme qui a revendiqué les attentats au nom de Daesh ?

Depuis une quinzaine d'années, son nom apparaît régulièrement dans les affaires de jihadisme. C'est lui qui a prêté sa voix à l'Etat islamique pour revendiquer la tuerie du 13 novembre

 

Fabien Clain, un converti ayant grandi à Alençon dans l'Orne, devenu vétéran du jihad et "voix" de Daesh© Photo AFP JEAN-FRANCOIS MONIER

 

Lorsqu'ils retracent le parcours des terroristes qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre, les enquêteurs voient sans cesse apparaître son nom, un nom qu'ils ne connaissent que trop bien, un nom qui a fait l'objet d'une fiche "S" en 2006, un nom lié à ceux de Mohamed Merah et Sid Ahmed Ghlam. Le nom d'un homme dont la trace se perd quelque part en Syrie. Jusqu'à ce message audio revendiquant les attentats.

 

 

La voix française de Daesh, c'est lui : Fabien Clain, dit Omar, 37 ans. Porte-parole, inspirateur voire donneur d'ordre, ce Français est au centre de la nébuleuse jihadiste européenne.

 

 

 

 

 

Le communiqué sur "l'attaque bénie de Paris contre la France croisée"

C'est par ces mots que Fabien Clain débute son discours au nom de l'Etat islamique. Voix claire et posée, il explique que Paris a été choisie car elle est "la capitale des abominations et de la perversion." Clain se réjouit de "la mort des idolâtres du Bataclan" et estime le bilan "au minimum à 200 croisés tués".

L'homme parle de huit assaillants et évoque les lieux choisis, le Stade de France, le Bataclan et "d'autres cibles dans le 10e, le 11e et le 18e arrondissement". La preuve que l'enregistrement a été réalisé avant les attaques, étant donné qu'aucun attentat n'a été commis dans le 18e, où se serait trouvé Salah Abdeslam, le terroriste toujours en cavale. D'ailleurs, celui-ci n'aurait pas dû survivre, puisque Clain assure que ses "frères ont déclenché leurs ceintures d'explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions."

Seul le commanditaire des attaques, ou un proche de celui-ci, pouvait avoir accès à autant de détails. Seul un membre haut placé dans la hiérarchie pouvait offrir une exposition médiatique à son frère cadet, Jean-Michel, l'homme qui chante avant et après le fameux message de revendication.

Assurément, le petit gars d'Alençon a fait son petit bonhomme de chemin dans l'organigramme de Daesh.

 

 

 

 

 

Un jihadiste inscrit sur Copains d'avant

Originaire de la Réunion, Fabien Clain est né le 30 janvier 1978. Il grandit à Alençon, dans l'Orne. C'est sa mère, chrétienne pratiquante, qui l'élève seule. À l'école primaire, il fait la connaissance de Mylène, qui deviendra son épouse à 21 ans. En 2000, le couple se convertit à l'islam et part s'installer à Toulouse. 

À l'époque, Clain se décrit comme un rappeur d'un genre particulier, un "Rappeleur", chantant la gloire de sa nouvelle religion. Lui écrit les textes, Jean-Michel, son petit frère les chante. Déjà.

Pas besoin de disposer d'une source au sein des services de renseignements pour suivre le début du parcours de Clain. Tout est sur le web. Ses compositions ? Elles tournent toujours sur le site Myspace.

Fabien Clain, à l'école Robert-Desnos d'Alençon, en 1986

 

Ses photos de classe ? On les trouve toujours sur Copains d'avant. Dans son profil, illustré par une photo de ses trois enfants, Fabien Clain se décrit comme vivant à "Toulouse, Egypte". Il exercerait la profession de libraire et s'est identifié sur une photo de classe de 1986, alors qu'il était en CE1. C'est "la plus vieille photo où l'on peut voir mon épouse et moi", écrit-il.

 

 

 

 

 

Radicalisation et source d'inspiration à Toulouse

À Toulouse, cité du Mirail, Clain passe un cap dans sa foi. Alors que sa femme se voile intégralement, il se radicalise et donne dans le prosélytisme. Décrit comme affable et chaleureux, son pouvoir de persuasion est très fort. Son charisme, indéniable. À son contact, un jeune homme de 16 ans change sa façon de voir le monde. Il s'agit de Sabri Essid. En mars dernier, ce vétéran du jihad est apparu dans une vidéo de propagande de Daesh, ordonnant à son fils de 10 ans de tuer un otage.

 

Sabri Essid exhortant son fils à exécuter un prisonnier© Photo Capture Youtube

 

Sabri Essid n'est autre que le demi-frère de Mohamed Merah, l'auteur des attentats de Montauban et Toulouse en 2012, responsable de la mort de trois militaires et de trois enfants et un enseignant à l'école juive Ozar Hatorah. Quant à Adbdelkader Merah, le frère de Mohamed, il est l'un des meilleurs amis de Fabien Clain. Petit à petit la galaxie Clain se met en place.

On le voit, on est loin de la thèse du "loup solitaire", assénée pendant des mois pour évoquer Mohamed Merah, thèse cependant battue en brèche par le Premier ministre Manuel Valls.

Des liens sont tissés avec la Belgique, notamment la ville de Molenbeek où se développe le principal nid du jihadisme. Selon Le Point (article payant), Clain s'y procure de la littérature islamique et des cassettes de propagande, qu'il vend ensuite sur les trottoirs de Toulouse. En 2003, Fabien Clain et sa famille partent s'installer à Bruxelles.

Dans son enquête sur le personnage (article payant), L'Obs détaille "des camps d'entraînement dans les Ardennes" sous couvert d'associations ayant pignon sur rue en France comme en Belgique. L'une d'elles était fréquentée par Muriel Degauque, la femme kamikaze qui s'est fait exploser en Irak en 2005...

De nombreux jeunes partis faire le jihad sont passés par ces camps ardennais.

 

 

 

 

 

L'émir blanc, l'Egypte et la prison

En 2004, c'est en Ariège, à Artigat que Clain et ses proches poursuivent leur périple. Ils y sont accueillis par Olivier Corel, dit "l'émir blanc"

Condamné pour détention d'arme à six mois de prison avec sursis le 25 novembre dernier, Olivier Corel a affirmé "n'être ni imam, ni chef, ni rien de tout ça". Il n'empêche que, dans sa communauté chaque mois plus nombreuse figuraient aussi Sabri Essid, Abdelkader Merah et sa soeur Souad.

 

Olivier Corel, dit "l'émir blanc"© Photo AFP Rémy Gabalda

 

En 2007, la filière d'Artigat est démantelée. Plusieurs de ses membres sont mis en examen pour avoir permis à de jeunes Français d'aller se battre pour Al-Qaida en Irak. Désormais bien connu des services secrets français, Fabien Clain fait l'objet d'un fiche "S" alors qu'il est parti vivre en Egypte. À son retour en France en 2008, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison l'année suivante.

 

 

 

 

 

Le retour à Alençon et le départ en Syrie

Incarcéré jusqu'en 2012, Clain va trouver, à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, le terrain idéal pour continuer son oeuvre d'endoctrinement. À sa libération, il revient à Alençon où, selon L'Obs il se serait lancé dans la vente de... produits bio.

 

L'immeuble où vivait Fabien Clain à Alençon© Photo AFP JEAN-FRANCOIS MONIER

 

Conscient néanmoins que sa marge de manoeuvre est étroite en France, il déménage de nouveau en 2014. La destination est sans surprise : la Syrie. Sa mère en fait de même, ainsi que son frère Jean-Michel, accompagné de sa femme et de ses six enfants.

De là, Clain continue de tirer les ficelles. Sid Ahmed Ghlam, qui projetait un attentat contre une église de Villejuif et qui est soupçonné du meurtre d'une jeune femme, multiplie les contacts avec la Syrie. Tout laisse à penser que Fabien Clain, dit Omar, l'a téléguidé, en le mettant en relations avec des membres de son entourage, selon Le Monde.

À l'époque, en Syrie, se trouve également Abdelhamid Abaaoud, l'un des terroristes du 13 novembre tué dans l'appartement de Saint-Denis. Les deux hommes auraient été en contacts étroits.

 

Suspecté de vouloir perpétrer un attentat contre l'église de Villejuif, Sid Ahmed Ghlam était en contact avec la Syrie, et vraisemblablement Fabien Clain

 

 

 

Une famille meurtrie

À Alençon, où vivent encore des membres de la famille de Fabien et Mylène Clain, c'est la stupéfaction. Interrogée par Ouest France, la cousine du jihadiste vétéran n'en revient pas.

 

"Quand j'ai entendu la voix de Fabien et le chant de Jean-Michel sur la revendication de Daech, j'étais sciée. Ils ont joué un double jeu. J'étais à mille lieues de penser qu'ils pratiquaient un islam radical. C'est une trahison pour tout le monde. Pour moi, qu'il ait revendiqué ou commandité les attentats, c'est pareil ! C'est une pourriture qui salit l'islam et sa famille."

 

Assignée à résidence, la jeune femme n'ose plus sortir de chez elle, "par peur d'être assimilée à Fabien et Jean-Michel". Même chose pour la grand-mère des enfants Clain, la mère de Mylène, qui ignorait que sa fille était partie en Syrie. "Ma vie est brisée", a confié à l'AFP cette assistante maternelle catholique, peu pratiquante.

Comme tous ceux qui ont perdu un proche le 13 novembre, la voix de Fabien Clain risque de la hanter encore longtemps.

26/11/2015

La "GUENILLE", le "TORCHE-CUL" bleu, blanc, rouge de Jean ZAY

Ma curiosité "intellectuelle" à propos du drapeau français raccroché aux façades des maisons m'a fait découvrir ce poème écrit par le pacifiste Jean ZAY en 1924 (il avait 19 ans) et la polémique qui s'ensuivit après la décision du gouvernement de transférer ses cendres au Panthéon.

 

 

 

 

 

Le drapeau

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Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays,
Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes…
Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

Jean Zay, 1924.

 

 

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Figures de la résistance, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay ont fait leur entrée au Panthéon mercredi 27 mai. Mais pour le dernier cité, figure du Front populaire assassinée par la milice peu avant la Libération, cet hommage ne passe pas. Explications.

"Aux Grands hommes la patrie reconnaissante. Le 27 mai 2015, quatre grandes figures de ce qui a constitué "l’esprit de résistance" en France ont fait leur entrée au Panthéon: Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay.

Problème: l’hommage fait à ce dernier, figure du Front populaire avant la Seconde guerre mondiale, fait polémique aux yeux de certains

Né en 1904, avocat, journaliste, écrivain, il connut une carrière politique fulgurante, élu député radical-socialiste du Loiret en 1932 puis nommé ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts en 1936, à tout juste 31 ans, discrètement mais sûrement poussé sur le devant de la scène par un certain Léon Blum. Sous l’occupation, il sera emprisonné par le gouvernement de Vichy, avant d’être assassiné par la milice le 20 juin 1944.

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Un poème qui ne passe pas

Oui mais voilà, certains reprochent au défunt d’avoir manqué de respect aux couleurs de la France, lors d’un poème écrit en 1924, intitulé Le Drapeau.

Dans ce texte, l’auteur fustige les morts inutiles de ses concitoyens au cours de la Première guerre mondiale, et s’attaque à l’emblème même de la Nation. Des propos jugés indignes, 90 ans plus tard, pour une panthéonisation.

Ces appels ont été ignorés par le gouvernement, les hommages à Jean Zay ayant déjà débuté.

 

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 http://www.asafrance.fr/item/lettre-15-02-jean-zay-et-son-torche-cul-au-pantheon.html

Association de Soutien à l'Armée Française

"Le président de la République n’a pas encore donné suite aux arguments exposés dans la lettre qui lui a été adressée par une cinquantaine d’associations représentant des centaines de milliers de citoyens et proposant, en lieu et place de Jean Zay, des jeunes résistants morts pour la France les armes à la main ou fusillés par l’ennemi. Il a maintenu Jean Zay, proposé dans la plus grande discrétion par un petit groupe d’historiens et associé à trois autres personnalités remarquables : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1944.

"Mais une victime n’est pas un héros, et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale"

Notre pays est aujourd’hui en guerre contre le totalitarisme islamiste. Les Français se regroupent naturellement autour des symboles de la République que sont la Marseillaise et le drapeau ; le 11 janvier dernier, ils l’ont fait massivement. Au moment où la cohésion de la Nation est indispensable au succès dans le combat qui s’engage contre ceux qui veulent nous imposer leur loi et nous reprendre notre liberté, ne serait-il pas alors incongru, paradoxal voire dangereux, de présenter en exemple à une jeunesse, qui doute trop souvent de son pays, un homme qui a exprimé le dénigrement et la haine du drapeau ?

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Les cinq jeunes résistants proposés par l’ASAF étaient, lors de leur mort, âgés de 17 à 22 ans. Ils incarnent le symbole de l’unité nationale. Ils faisaient fi des clivages politiques qui prévalaient alors. Certains, bien que catholiques fervents, ont combattu au sein de réseaux d’obédience communiste parce qu’ils estimaient que c’était là qu’ils défendraient le mieux leur pays.  Aucun n’a tremblé devant la mort, prouvant ainsi qu’ils plaçaient l’avenir de leur pays au-dessus de leur propre vie.

Le président de la République a indiqué, en plusieurs occasions, qu’il fallait envoyer des messages en direction d’une jeunesse en attente. Or, quel plus beau message d’espoir que celui-ci cinq fois répété ? Le Panthéon ne renferme pas de jeunes personnalités ; il se présente là une extraordinaire opportunité de combler cette lacune et de rendre cette référence nationale plus représentative de la diversité française.

Monsieur le président, au moment où, plus que jamais, la Nation doit se rassembler pour relever les innombrables défis auxquels elle est confrontée, il serait incompréhensible que vous reteniez parmi les héros qui inspirent l’action des Français un homme ayant traîné dans la boue le drapeau qui, aujourd’hui, couvre le cercueil de nos soldats morts pour la France".

 

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En 2003, un amendement à la "loi pour la sécurité intérieure" présentée par Nicolas Sarkozy a créé le délit "d'outrage au drapeau ou à l'hymne national".

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JE SIGNE LA PETITION : COP 21 ... BOLLORE, sponsor et atteintes aux droits humains

Bolloré : sponsor de la COP21

et d'atteintes aux droits humains ?

Alors que la conférence de l’ONU pour le climat (COP21) s’ouvre à Paris, la Socfin qui développe des plantations de palmiers à huile et d’hévéas dans plusieurs pays aggrave le réchauffement climatique et est soupçonnée de provoquer des atteintes aux droits humains.


Or l’actionnaire principal de la Socfin n’est autre que le groupe Bolloré, partenaire officiel de la COP21. Présente au Cambodge, en Côte d’Ivoire, en Sierra Leone ou encore au Liberia, la Socfin investit également au Cameroun où des communautés locales se plaignent de problèmes d’occupation de terres, de pollution des rivières et des conditions de travail dans les plantations.


Après avoir demandé sans succès à Bolloré de tenir compte de leurs demandes, elles en appellent à notre solidarité pour se faire entendre.

Par votre signature, les communautés riveraines peuvent obtenir du groupe Bolloré qu’il tienne ses engagements : poser un cadre de dialogue durable et équitable vers une sortie de crise, ou désapprouver les pratiques de ses filiales au Cameroun en retirant ses investissements.

Déjà 1078 signatures !

 
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