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01/05/2017

EDIFIANT. SE REINVENTER avec EN MARCHE ... OU MOURIR .

A LIRE SANS MODERATION

Mais pourquoi donc un équipage socialiste referait-il surface après la présidentielle, puisqu'En marche ! se présente comme un tout nouveau mouvement, dépassant les anciens clivages ? Peut-être tout simplement parce qu'En marche ! n'est rien d'autre que le nouveau nom du Parti socialiste, tel qu'il a été théorisé par François Hollande lui-même.

Pour le comprendre, il suffit de lire une page d'un des ouvrages les plus commentés de l'année 2016 : «  Un Président ne devrait pas dire ça… », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (lisible dans Libération). Dans cet ouvrage, nous apprenons que le chef de l’Etat a milité pour un changement de nom du Parti socialiste.

Le 11 décembre 2015, alors qu'il reçoit à l’Elysée les deux journalistes du Monde, Hollande veut s'entretenir avec eux du parti qu'il a dirigé pendant dix ans et de la stratégie électorale à adopter dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Selon lui, le PS ne serait pas adapté à la nouvelle géographie de la gauche :

« Tant qu’il y avait des partis de gauche, les communistes, les Verts qui acceptaient de faire alliance avec le PS et qui représentaient quelque chose, on n’avait aucun intérêt à refonder le PS, analyse le chef de l’Etat. Mais dès lors que ces alliés se sont rigidifiés, sectarisés, il faut faire sans ces partis-là. Comment ? Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Ce que vous ne faites plus par les alliances, vous le faites par la sociologie. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre… »

 

François Hollande est alors sur la ligne de son Premier ministre, Manuel Valls, qui avait déjà, dans une interview à l’Obs en octobre 2014, appelé son parti à se « réinventer ou mourir » et dépasser « cette gauche passéiste ». Déjà Valls avait milité pour un changement de nom du Parti socialiste. Si Hollande n'était pas à ce moment-là sur sa ligne, en décembre 2015 il avait manifestement changé d'avis. « Le PS ne peut se dépasser que si d’autres viennent le rejoindre, considérait-il. Chaque fois que j’en parle à Cambadélis, il me dit : “On va le faire, on va le faire”. Mais ça tarde ».

Hollande paraît alors "pressé", nous dit-on dans Libération. Il veut que son projet aboutisse "au début de l’année 2016" :

« Il y a intérêt à le faire dans la perspective d’une élection présidentielle plutôt qu’au lendemain. »

Comment rebaptiser alors ce nouveau Parti socialiste ?

« Le meilleur [nom, ndlr] qu’on pourrait trouver, c’est le Parti de la gauche, quand on y réfléchit bien », confesse-t-il. « Comme on ne peut pas s’appeler comme ça, il y a le Parti du progrès. Le parti des progressistes. On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain. »

Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Les valeurs revendiquées par En marche ǃ sont précisément "le rejet de toute forme de conservatisme, une adhésion proclamée au progressisme, l'attachement à l'Union européenne, l'adaptation économique de la France à la mondialisation et l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française."

Voici encore ce qu'on lit dans la charte du mouvement d'Emmanuel Macron, lancé le 6 avril 2016, c'est-à-dire à peu près dans les temps fixés par Hollande pour le lancement du nouveau Parti socialiste :

"Nous préférons l’innovation à tous les conservatismes. Nous refusons de penser qu’il n’y a de salut que dans un retour vers le passé et pensons au contraire que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès. Nous croyons de manière radicale au progrès collectif et à l’émancipation individuelle : la transformation de la société est une nécessité de justice autant que d’efficacité."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, pas plus que Libération, qui a publié ces passages du livre, n'ont fait le rapprochement entre le projet de François Hollande et le mouvement En marche !, préférant conclure :

"Finalement, de changement de nom du PS, il n’y en a pas eu. Juste, en avril 2016, le lancement de cette Belle alliance populaire (la BAP), une ébauche de débauchage de quelques personnalités de la société civile et de transfuges d’EE-LV pro-gouvernement, sans la gauche du PS. Pas franchement un dépassement."

Le PS de Benoît Hamon est mort, ou moribond, et c'est précisément ce que François Hollande et Manuel Valls avaient compris. En marche ! incarne la mue du Parti socialiste, dans sa version Terra Nova, résolument tourné vers les gagnants de la mondialisation, mais aussi les femmes, les jeunes et les populations immigrées (selon la stratégie qui avait été mise en place en 2012 dans l'espoir de la candidature de Dominique Strauss-Kahn).

Il n'est d'ailleurs pas anodin de noter l'influence du lobby bancaire, et, plus particulièrement, de la banque Rothschild (dont est issu Emmanuel Macron) dans ce think tank :

"Terra Nova a été critiquée pour une supposée influence du « lobby bancaire ». (...) Pour Laurent Léger, journaliste à Charlie Hebdo, en 2013, le poids des financiers est devenu considérable au sein de Terra Nova : BNP Paribas y siège, ainsi qu'Ernst et Young, un des principaux cabinets d'audit financier au monde. Mais le journaliste pointe tout particulièrement la banque Rothschild, également présente par le biais de l’un de ses associés au sein du conseil d'administration, Guillaume Hannezo, lequel « est omniprésent depuis juin 2012 et se montre particulièrement interventionniste, sans commune mesure avec les autres administrateurs. »"

 Il y a un an environ, Jacques Attali, mentor de François Hollande et aussi d'Emmanuel Macron, avait annoncé la stratégie du pouvoir en vue de la prochaine élection présidentielle : proposer le visage neuf d'un parfait inconnu (il hésite alors entre Emmanuel Macron et Bruno Le Maire), auquel il se chargerait de fournir le contenu du programme :

Nous y sommes. Attali, Hollande & Co sont en passe de réussir leur pari. Ils ont floué le peuple français, tout en finesse. Le président le plus impopulaire de la Ve République est sur le point d'être réélu, à travers sa marionnette, sa créature. Chapeau l'artiste !

 La suite arrive dans une prochaine note.

LE "VRAI" TRAVAIL ? 5 ANS APRES

POUR UN PREMIER MAI 2017 SUR LE TERRAIN DES REVENDICATIONS SYNDICALES

"TRAVAIL : PEINE QU'ON PREND POUR FAIRE UNE CHOSE"

Voilà que Sarkozy, se sentant sans doute une convergence idéologique avec Pétain, veut en faire son affaire. Annie Ernaux en a fait une tribune dans le Monde. Elle y expose la France binaire de Sarkozy :

affiche petain, appel aux vrais travailleurs

avec l'expression "vrai travail", qui sous-entend non l'existence absurde d'un faux travail ni même de faux travailleurs (sauf peut-être sans-papiers, clandestins) mais celle de "faux chômeurs", qui ne cherchent aucun travail, des "assistés", terme en vogue depuis cinq ans, donc une catégorie de profiteurs paresseux, naguère soupçonnés de faire la grasse matinée, quand d'autres "se lèvent tôt".

La vraie France a droit à des flots de compassion, parce qu'elle "souffre", (…), l'autre, souvent la plus pauvre et la plus fragile, est vilipendée, livrée en pâture à la première comme source de ses malheurs.

Quel travail, où le travail, quand des usines licencient, ferment du jour au lendemain, que les files d'attente s'allongent à Pôle emploi ? Pour qui le travail, à la couleur de la peau, à l'âge ou au diplôme ? Comment le travail, dans une atmosphère de harcèlement, dans les déplacements quotidiens au bout du RER ou les trajets de 50 km à l'aube ? Combien le travail, 1 000, 1 500 euros dont il faut déduire le loyer de 500 euros ? Rien de tout cela n'importe à un candidat qui, depuis cinq ans, n'a cherché qu'à déréglementer le travail, à l'imposer le dimanche, à détruire le service public d'éducation et de santé, à "rassurer les investisseurs".

Le 1er-Mai de Sarkozy et de l'UMP, c'est en réalité la fête du libéralisme dur, "décomplexé", dont l'ambition est de néantiser la représentation syndicale et d'étouffer les luttes sociales. Place de la Concorde, derrière les majestueuses fenêtres de l'Hôtel Plazza et des appartements de 300 m2, les gens pourront regarder le spectacle avec amusement.

 

Dans l'Humanité :

L’organisation par le candidat de droite d’un contre 1er mai, soit disant pour les « vrais travailleurs », fait violemment réagir. Une fois encore, Sarkozy tente de monter les travailleurs les uns contre les autres, dénaturant l’action du 1er mai, journée internationale de mobilisation née des syndicats américains qui ont conquis par la lutte, un 1er mai 1886, le progrès social de la journée de 8 heures.

Selon le Front de Gauche :

Nous ne sommes pas à une provocation près, mais là, Nicolas Sarkozy bat tous les records. Annoncer un grand rassemblement autour du « vrai travail » est un affront supplémentaire aux travailleurs qu'il n'a cessé de précariser, de stigmatiser durant 5 ans. Il faut mettre fin à sa capacité de nuisance et le chasser du pouvoir le 6 mai prochain.

Le 1er mai, répondons présents à l’appel des syndicats. Le 6 mai chassons Sarkozy.
Lors des élections législatives mobilisons nous avec les candidats-es du Front de Gauche pour qu’après la défaite de la droite, l’heure vienne, et le plus vite sera le mieux, où ce sera l’Humain d’abord.

"EH NON PAS ENCORE 5 ANS PLUS TARD !

A CROIRE QUE CERTAINS AIMENT BIEN SE FAIRE FOUETTER"

ON A CHASSE SARKOZY POUR HOLLANDE

Du pareil au même

ILS SE PARTAGENT LES TACHES

L'un s'en va, l'autre arrive

et c'est la loi MACRON, EL KHOMRI

LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL

 

le « vrai » travail ? pour le 1er mai cinq ans après

Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? Celui des 600 accidents mortels, des 700 suicides, des 4500 mutilés au travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif et des heures supp’ impayées ?

Le « vrai » travail ?  Celui des maladies professionnelles, des 100 000 morts de l’amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le « vrai » travail ? Celui dont Sarkozy a diminué le niveau des indemnités journalières en cas d’arrêt forcé pour accident du travail ?

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage « libre et non faussée » entre Otis, Koné, Schindler et Thyssen

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire alors que de récentes études scientifiques ont découvert des nouvelles fibres cancérogénes ?

Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ?   De l’instituteur de 62 ans pour sa 41e rentrée devant sa classe d’enfants ?   De l’infirmière qui soigne encore à 65 ans ?   De ceux pour lesquels le travail est devenu si pénible physiquement et mentalement depuis le report de l’âge de la retraite ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des 800 000 emplois saisonniers, des millions d’intérims et de CDD à répétition ?  Celui des millions de précaires ? « La vie, la santé, l’amour sont précaires…  pourquoi le travail ne le serait-il pas? » (Parisot)

Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à se loger et à vivre décemment avec leurs salaires, ceux qui dorment dans mobiles homes, qui mangent des pâtes à partir du 10 du mois, et n’ont de la viande que 3 fois par mois, que les « franchises » empêchent d’aller chez le toubib, et qui ne peuvent se payer ni le dentiste ni des lunettes  ?

Le “vrai” travail ? Celui des travailleurs handicapés exclus du dispositif retraite anticipée et pour lesquels les patrons paient une faible taxe plutôt que de les embaucher

Le « vrai » travail ? Celui du milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?  85 % des temps partiels sont des femmes non qualifiées, ont elles un « vrai » travail ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil bien franchouillards ?

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 à partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail sous-travail et sans-travail, avec des centaines de millions d’heures supplémentaires, trois millions de temps partiels à 60 % subi,  cinq millions de chômeurs ?

Le « vrai » travail ? Celui des 1 à 4 millions de travailleurs du dimanche (essentiellement des femmes pauvres et précaires), des 4,3 millions qui travaillent de nuit, de ceux qui subissent des horaires postés, 3X8, 4X8, modulés, annualisés, flexibilisés au détriment de leur vie de famille ?

Le « vrai » travail ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ? Celui  d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins ?  Tandis que des petits agriculteurs et ouvriers agricoles exploités par les intermédiaires et grands commerces survivent dans la misère.

Le “vrai” travail ?  Celui des manœuvres, la « viande » que méprisent les contremaîtres dans les grosses entreprises de BTP ?

Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ? Le pauvre exploité apeuré qui  souffre, se tait, et approuve son patron comme une dinde qui vote pour Noël ?

Le “vrai” travail « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot. Et la mise à mort du statut de la Fonction publique par une « RGPP » indigne ?

Le « vrai » travail ? Pas celui des fonctionnaires, car naturellement ces gens-là ne travaillent pas… ce sont des boulets improductifs selon Sarkozy.

Le « vrai » travail… sans loi ?  Celui sans état de droit dans les entreprises,  sans protection des contrats,  sans promotion dans les carrières, sans garantie de l’emploi ?

Le « vrai » travail sans protection sociale ? Sans salaire brut, sans cotisations, ce que Sarkozy rebaptise « charges sociales » et qu’il veut abaisser, le Medef réclamant leur suppression?

Le « vrai » travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?

Le “vrai” travail sans syndicat ?  Mais sans syndicat,  il n’y aurait rien, pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de code du travail

Le « vrai » travail  ?  Sans CHSCT, sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante, sans inspection du travail, alors que Sarkozy a affaibli toutes ces institutions  ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, harcèle, casse.

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, souffrances, suicides, chantage à l’emploi, management de combat ?

Le « vrai » travail ? Celui sans justice qui remet en cause les élections prud’hommes et taxe de 35 euros ceux qui sont obligés de les saisir pour faire valoir leurs droits

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, restauration, nettoyage, transports, entretien, industrie.  Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, et meurent sans retraite.

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ?  Celui soumis au chantage à l’emploi, aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusifs, boursiers et incontrôlés ?

Le « vrai » travail ? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le « vrai » travail ?  Celui des fausses externalisations, de la fausse sous-traitance, du marchandage, du prêt illicite de main d’oeuvre, des marchés truqués  ?

Le “vrai” travail ? Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des villas dorées, avec des millions d’euros cachés aux Iles Caïman ?

Le “vrai” travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des spéculateurs, traders ou autres banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le travail n’a jamais enrichi personne, ce qui enrichit c’est d’exploiter le « vrai » travail des autres.

Le « vrai » travail ? Celui de Maurice Lévy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés et des patrons qui s’augmentent de 30 % par an.

 

Par Gérard Filoche | Publié dans Politique | Commentaire (0)

  il est en guerre contre La LOI MACRON  « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée »

 

30/04/2017

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

Les hommes-liges du monde de la finance font le forcing pour imposer aux Français la candidature du banquier Macron, ex-associé gérant de la banque Rothschild, afin de porter celui-ci à l'Elysée. Tous les arguments sont bons pour peser sur le choix des citoyens.
 
Y compris les mensonges historiques.
 
Le dernier en date, c'est de faire l'amalgame entre l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich et l'éventuelle élection de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Ainsi, d'après nos faussaires en écriture historique, Hitler serait parvenu au pouvoir par la voie démocratique et et il s'en serait servi pour instaurer sa dictature. Voyez l'allusion...
 
 
"Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel", a déclaré ce soutien d'Emmanuel Macron sur RTL.
 
Non, Hitler n'est pas devenu chancelier du fait qu'il aurait disposé d'une majorité au Reichstag. Il a été porté au pouvoir par le complot de l'oligarchie allemande de l'époque. Les journaux français de cette période l'attestent. Ceux que nous citons sont, non seulement "de droite", mais également propriétés du Capital. Le Temps ne s'en cache pas : il appartient au fameux Comité des Forges où règnent alors les de Wendel et Schneider.
 

Mais lu par les gens de ce monde-là, nul besoin pour ces journaux de travestir la vérité. Et de ne pas cacher la tendresse que ce quotidien et ses confrères portent au nouveau chancelier allemand : un "pouvoir fort", matant la classe ouvrière, et d'abord les communistes, pour être en situation d'exercer le pouvoir sans entrave en faveur des Konzerns, que demander de mieux ?

Les grands patrons français devront attendre la défaite de la France pour imposer  leur dictature ouverte, collaborant avec le vainqueur.  Ils se retrouveront nombreux dans les gouvernements de Vichyle directeur-général de la Banque d'Indochine, Paul Baudouin, ministre des affaires Etrangères du maréchal Pétain, Jean Bichelonne,  Directeur Général des aciéries de Senelle-Maubeuge, Ministre de la Production Industrielle, adepte de l'intégration économique franco-allemande. Il faut citer aussi François Lehideux, Directeur-Général de Renault, Jacques  Barnaud, Directeur général de la banque Worms ...Et bien d'autres, comme eux,  ont régné à Vichy.

Et aujourd'hui, leurs successeurs, tous aussi fanatiques de la collaboration franco-allemande,  veulent porter directement aux leviers de commande un autre banquier, l'ex-associé-gérant de la Banque Rothschild, ex-ministre de l'Economie de François Hollande. Par la voie démocratique ? On peut en douter à lire la presse aux ordres, à écouter la radio à son service,  la télé à longueur d'antenne, travestissant l'histoire.

Parmi ceux-ci, l'ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé vendredi 28 avril à la "responsabilité" ceux qui ne voteraient pas Emmanuel Macron le 7 mai pour faire barrage au Front national, faisant un parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2017/04/quand-le-ps-bertrand-delanoe-soutien-de-macron-pratique-le-revisionnisme-historique.html

LE MACRONISTE DELANOE NE MANQUE PAS D'AIR... HONTEUX ! PRET A TOUTES LES CONTRE-VERITES

L'ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé vendredi 28 avril à la "responsabilité" ceux qui ne voteraient pas Emmanuel Macron le 7 mai pour faire barrage au Front national, faisant un parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne.
 
"Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel", a déclaré ce soutien d'Emmanuel Macron sur RTL.

Tous les arguments sont bons pour monsieur Delanoë pour faire élire l'ex-Associé-gérant de la banque Rothschild.

Même les contre-vérités.
 

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR

PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

 
Relisons donc ce qu'écrivaient les journaux de l'époque :
 
 
C'est ainsi que "Le Figaro"*, daté du 6 janvier 1933 nous apprend que :
" Mercredi, à Cologne, Adolf Hitler et l'ancien chancelier von Papen **, ont eu au domicile du banquier Kurt von Schroeder, un entretien sur la situation politique  (...)Il a été question, assure le Taeglische Rundschau, d'une candidature de Hitler à la Chancellerie..
Et c'est Le Temps*, l'organe patronal du Comité des Forges, qui écrit le 7 janvier 1933 : 
"Les milieux financiers et industriels qui subventionnent le mouvement hitlérien seraient sympathiques à ce 'plan de bataille', car un gouvernement du front Bad-Hartzbourg à tendance capitaliste leur conviendrait mieux qu'un gouvernement von Schleicher** avec la soit-disante idélogie syndicaliste"
 
Et ajoute le 12 janvier :
"Il s'agit de chefs de la grande industrie, qui furent les premiers à encourager le mouvement hitlérien(...)Ces magnats de l'industrie, surtout dans la région de la Ruhr, ont toujours combattu avec vigueur les tendances socialistes qui ont prévalu en Allemagne en matière d'assurances sociales, de règlement du travail et d'arbitrage pour la fixation des salaires".
De son côté, "l'Ami du Peuple*" donne des noms, ce sont :
"Les milieux pangermanistes inspirés par Hungenberg et les milieux de la grosse industrie Rhéno-Westphalienne Fritz Thyssen, Silverberg et Otto Wolff"
 
Le 30 janvier,  le Président de la République, le Maréchal Hindenburg nomme Adolf Hitler, Chancelier du Reich, et M. von Papen, vice-Chancelier.
Résultat de recherche d'images pour "4 février 1933 Le Temps"
"Le Temps", du 1er février 1933, banalise l'évènement :
"Il résulte que le nouveau gouvernement veut "l'ordre et le calme sur le terrain économique par la politique nouvelle d'un pouvoir fort..."
De son côté, "La République"*, du 3 février 1933, commente :
"Cela revient à dire que Hitler et son parti se sont mis au service des barons et de l'industrie lourde", qui juge, dans son numéro du 11 février, son programme "positif"...
Et "Le Temps", le 3 février, d'écrire sans sourciller :
"Le cabinet Hitler s'occupe pour l'instant de réduire à l'impuissance les partis d'opposition afin d'assurer les meilleures chances d'atteindre le 5 mars la majorité absolue qui doit permettre à la coalition de gouverner dans des conditions normales".
 
Et ces "conditions normales", cela sera l'incendie du Reichstag dans la nuit du 27 au 28 février, oeuvre des nazis et attribué aux communistes, la signature par le président Hindenburg d'une ordonnance "suspendant" les libertés fondamentales, l'ouverture des premier camps de concentration où ces derniers vont s'entasser.
Le 5 mars, malgré tout cela, Hitler n'obtient pas la majorité absolue.
 

Ainsi le parti d'Hitler, le NSDAP, n'obtient pas la majorité du Reichstag : 288 sièges sur 647, alors que depuis plus d'un mois, la terreur règne en Allemagne, les camps de remplissent, les meurtres d'opposants se multiplient

En dépit de la forte progression des nazis par rapport aux élections de novembre 1932, ces derniers, avec 43,9 % des suffrages, n'ont pas atteint les 50 % comme Hitler l'avait espéré. Par conséquent, celui-ci a été contraint de maintenir sa coalition avec le Parti national du peuple allemand pour contrôler la majorité au parlement.

En outre, Hitler a besoin d'une majorité des deux tiers pour obtenir le vote de l'Acte générateur (une loi qui lui permettrait d'en promulguer d'autres sans consulter le Reichstag), qu'il a acquise après avoir persuadé le Parti du centre de voter en sa faveur. Le projet de loi a été votée le 23 mars. Seuls les sociaux-démocrates se sont opposés à la mesure, qui est entrée en vigueur le 27 mars, en tenant compte du fait que certains députés sociaux-démocrates ont été empêchés de siéger par les SA. Les députés communistes, représentant 17 % des effectifs du Reichstag, ont été arrêtés avant le vote

 
 
*   Quotidiens français de droite
**  Von Papen, représentant le monde des affaires Chancelier            en 1932, avait du céder sa place à von Schleicher, jugé     trop 'social" par le grand patronat, revient donc au pouvoir avec Hitler le 30 janvier 1933.
 
par Jean LEVY 

LA PRESSE ERUCTE contre MELENCHON et c'est celle qui trouvait LE PEN comme seul recours à gauche

 

 

En 2012 il écrivait dans l'Observateur: MELENCHON piège à cons

En 2017 il écrit  : MELENCHON sans culotte ou sans c ...

 

Dans son article « Mélenchon, sans-culotte ou sans c… ? », le journaliste Sylvain Courage nous apprend avec beaucoup de modération et de délicatesse que le courage se situe à l’intérieur des testicules. Il reproche à Mélenchon de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour, et par conséquent d’avoir un projet « anti-démocratique ». En effet, appeler les 400 000 personnes qui ont signé l’appui à sa candidature à décider eux, plutôt que lui tout seul, est très anti-démocratique.


Mais L’Obs a-t-il des leçons à donner, après avoir dit que Le Pen est le « seul recours à gauche » et qu’elle a « des idées sociales » ?

Après avoir tant de fois traité Mélenchon et ses électeurs de fascistes et d’amis des dictateurs, comment L’Obs peut-il s’étonner que les électeurs de gauche n’aillent pas voter pour le candidat de L’Obs ?

 

L’un d’eux explique pourquoi il ne pourra pas aller voter le 7 mai :

Bien sûr que je voudrais aller voter pour Macron au second tour mais, hélas, mon emploi du temps ne va pas me le permettre. En effet, le 7 mai, ma journée va être très chargée : le matin je dois aller fleurir les tombes de Chavez et Castro, puis je déjeune avec Poutine, ensuite je dois aller aider Bachar el-Assad à gazer les enfants syriens et enfin je dois consacrer le reste de la journée à détruire l’Europe et l’économie française. Vous voyez, ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, je n’ai pas le choix si je veux me conformer à la définition que les médias ont donné de nous. En plus, vu que ces mêmes médias ont démontré par A+B à longueur de temps que le programme du FN était le même que celui de la France insoumise, je ne vois pas pourquoi j’irai voter contre.

 

***

 Bonne réplique... logique !

Et ils voudraient nous donner des leçons

FAUT-IL PLEURER, FAUT-IL EN RIRE !

Et qu'écrivaient-ils, que publiaient-ils dans leur presse,

ces larbins MENTEURS MANIPULATEURS

 ça vaut de prendre le temps de lire

***

Le Pen, « seul recours à gauche » selon le Nouvel Observateur

Selon Le Nouvel Observateur, Marine Le Pen a « des idées sociales »

     Alors que Marine Le Pen elle-même exige que son parti soit qualifié de « droite nationale » et qu’elle-même appelle à une « recomposition » de la droite autour du Front national, il est de plus en plus courant que des journalistes présentent l’extrême droite comme une version plus attrayante de la gauche. On peut en voir plusieurs exemples avec BFM TV (« Le Front national plus rouge que Mélenchon », 13.02.2013), Libération Et si le FN était plus à gauche que François Hollande ? », 02.06.2014), ou encore Le Point (« Le FN, parti « hard left » », 23.02.2014).

     Le 1er septembre, la journaliste Mathilde Fenestraz du Nouvel Observateur a publié une « contribution »* de Max Leonart, présenté comme « fonctionnaire anonyme ». La contribution est titrée « Fonctionnaire, je suis déçu par le PS… et certains de mes collègues rallient le FN ». L’en-tête indique que le texte est « sélectionné par le Nouvel Obs

Avec ses idées sociales clairement affichées en faveur des « petites gens », dont les fonctionnaires, le parti de Marine Le Pen se positionne comme le seul recours à gauche. L’héritière semble l’avoir bien compris et ne cache désormais plus sa capacité, elle-aussi, à « assumer les pouvoirs de la République ». »¹

Le Nouvel Observateur choisit donc, sans aucune analyse critique, de laisser dire dans ses pages que l’extrême droite a des « idées sociales » alors que tout journaliste sait très bien, à moins d’être incompétent, inculte et très faible d’esprit, que l’extrême droite n’a pas des « idées sociales », mais une idéologie antisociale, hostile aux fonctionnaires – qu’elle a toujours désignés comme parasites –, hostile aux chômeurs – qu’elle a toujours traités d’« assistés » –, hostile aux syndicats – qu’elle a toujours traités de « preneurs d’otages » et d’ « émeutiers » –, hostile au progrès social – le revenu maximum et le salaire maximum autorisé dans les entreprises sont pour Le Pen des propositions « soviétiques »² ;

Invitée du mouvement patronal Ethic le 24 janvier 2012, Le Pen le rassure : « je ne suis pas votre ennemie», « je ne crois pas à une augmentation du SMIC »³ etc. L’extrême droite est très favorable au grand patronat.

Pourquoi est-il si dur pour les journalistes de comprendre la proximité entre FN et NSDAP (« Parti national-socialiste des travailleurs allemands ») ?

Inculture historique, paresse intellectuelle, malhonnêteté ?

Le national-socialisme – « Nationalsozialismus » en allemand – est plus couramment désigné en français sous l’abréviation nazisme). Les nazis étaient-ils socialistes parce qu’eux-mêmes se disaient nationaux-socialistes ?

Si Marine Le Pen fait des procès aux journalistes qui la qualifient d’extrême droite, et exige qu’ils la repeignent en « droite nationale », doivent-ils lui obéir ?

Et pourquoi être plus lepéniste que Le Pen, en la classant à gauche, alors qu’elle-même se dit de droite ?

Pourquoi tant de journalistes ne comprennent-ils pas que, quand le Front national se gauchise, il ne le fait qu’en apparence, pour attirer à lui les abrutis ?

Pourquoi nient-ils que l’interclassisme du Front national est l’un des fondements des fascismes mussolinien et hitlérien ? Ces journalistes sont pourtant informés des nombreuses quenelles et autres saluts nazis faits par les benêts rouges, mouvement réactionnaire mené par le patronat et à son profit, qui se revendique lui-même interclassiste – suivi en effet par un grand nombre de soraliens-dieudonnistes issus tant des milieux pauvres et des classes moyennes incultes que de la haute bourgeoisie.

Dédiabolisation de Le Pen, diabolisation de Mélenchon

 

*La « contribution » est une technique utilisée généralement pour faire sa propagande en se défaussant de toute responsabilité, puisque l’auteur n’est généralement pas un  salarié du journal dans lequel il est publié. Exemple, cette « contribution » de L’Express qui sert à assimiler la gauche à l’extrême droite : « Le Pen et Mélenchon, différents mais semblables ». Le journal précise que « les meilleures contributions sont vérifiées, éditées, illustrées, retitrées par les journalistes pour figurer sur la Une du site, dans les newsletters, etc. » et que « la pub, la propagande, la diffamation etc. n’ont pas leur place sur LEXPRESS.fr. ».

1. En novembre 2012, BFN TV avait aussi choisi de conclure un reportage sur Le Pen de cette manière :

« En 2014, le Front national compte bien conquérir plusieurs mairies significatives. L’objectif pour le parti : faire les preuves de sa capacité à gouverner. »

 

 

 
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