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30/11/2015

FICHE S... en liberté ! Il a revendiqué les attentats au nom de DAESH

lundi 30 novembre 2015
 
 
 

Qui est Fabien Clain, l'homme qui a revendiqué les attentats au nom de Daesh ?

Depuis une quinzaine d'années, son nom apparaît régulièrement dans les affaires de jihadisme. C'est lui qui a prêté sa voix à l'Etat islamique pour revendiquer la tuerie du 13 novembre

 

Fabien Clain, un converti ayant grandi à Alençon dans l'Orne, devenu vétéran du jihad et "voix" de Daesh© Photo AFP JEAN-FRANCOIS MONIER

 

Lorsqu'ils retracent le parcours des terroristes qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre, les enquêteurs voient sans cesse apparaître son nom, un nom qu'ils ne connaissent que trop bien, un nom qui a fait l'objet d'une fiche "S" en 2006, un nom lié à ceux de Mohamed Merah et Sid Ahmed Ghlam. Le nom d'un homme dont la trace se perd quelque part en Syrie. Jusqu'à ce message audio revendiquant les attentats.

 

 

La voix française de Daesh, c'est lui : Fabien Clain, dit Omar, 37 ans. Porte-parole, inspirateur voire donneur d'ordre, ce Français est au centre de la nébuleuse jihadiste européenne.

 

 

 

 

 

Le communiqué sur "l'attaque bénie de Paris contre la France croisée"

C'est par ces mots que Fabien Clain débute son discours au nom de l'Etat islamique. Voix claire et posée, il explique que Paris a été choisie car elle est "la capitale des abominations et de la perversion." Clain se réjouit de "la mort des idolâtres du Bataclan" et estime le bilan "au minimum à 200 croisés tués".

L'homme parle de huit assaillants et évoque les lieux choisis, le Stade de France, le Bataclan et "d'autres cibles dans le 10e, le 11e et le 18e arrondissement". La preuve que l'enregistrement a été réalisé avant les attaques, étant donné qu'aucun attentat n'a été commis dans le 18e, où se serait trouvé Salah Abdeslam, le terroriste toujours en cavale. D'ailleurs, celui-ci n'aurait pas dû survivre, puisque Clain assure que ses "frères ont déclenché leurs ceintures d'explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions."

Seul le commanditaire des attaques, ou un proche de celui-ci, pouvait avoir accès à autant de détails. Seul un membre haut placé dans la hiérarchie pouvait offrir une exposition médiatique à son frère cadet, Jean-Michel, l'homme qui chante avant et après le fameux message de revendication.

Assurément, le petit gars d'Alençon a fait son petit bonhomme de chemin dans l'organigramme de Daesh.

 

 

 

 

 

Un jihadiste inscrit sur Copains d'avant

Originaire de la Réunion, Fabien Clain est né le 30 janvier 1978. Il grandit à Alençon, dans l'Orne. C'est sa mère, chrétienne pratiquante, qui l'élève seule. À l'école primaire, il fait la connaissance de Mylène, qui deviendra son épouse à 21 ans. En 2000, le couple se convertit à l'islam et part s'installer à Toulouse. 

À l'époque, Clain se décrit comme un rappeur d'un genre particulier, un "Rappeleur", chantant la gloire de sa nouvelle religion. Lui écrit les textes, Jean-Michel, son petit frère les chante. Déjà.

Pas besoin de disposer d'une source au sein des services de renseignements pour suivre le début du parcours de Clain. Tout est sur le web. Ses compositions ? Elles tournent toujours sur le site Myspace.

Fabien Clain, à l'école Robert-Desnos d'Alençon, en 1986

 

Ses photos de classe ? On les trouve toujours sur Copains d'avant. Dans son profil, illustré par une photo de ses trois enfants, Fabien Clain se décrit comme vivant à "Toulouse, Egypte". Il exercerait la profession de libraire et s'est identifié sur une photo de classe de 1986, alors qu'il était en CE1. C'est "la plus vieille photo où l'on peut voir mon épouse et moi", écrit-il.

 

 

 

 

 

Radicalisation et source d'inspiration à Toulouse

À Toulouse, cité du Mirail, Clain passe un cap dans sa foi. Alors que sa femme se voile intégralement, il se radicalise et donne dans le prosélytisme. Décrit comme affable et chaleureux, son pouvoir de persuasion est très fort. Son charisme, indéniable. À son contact, un jeune homme de 16 ans change sa façon de voir le monde. Il s'agit de Sabri Essid. En mars dernier, ce vétéran du jihad est apparu dans une vidéo de propagande de Daesh, ordonnant à son fils de 10 ans de tuer un otage.

 

Sabri Essid exhortant son fils à exécuter un prisonnier© Photo Capture Youtube

 

Sabri Essid n'est autre que le demi-frère de Mohamed Merah, l'auteur des attentats de Montauban et Toulouse en 2012, responsable de la mort de trois militaires et de trois enfants et un enseignant à l'école juive Ozar Hatorah. Quant à Adbdelkader Merah, le frère de Mohamed, il est l'un des meilleurs amis de Fabien Clain. Petit à petit la galaxie Clain se met en place.

On le voit, on est loin de la thèse du "loup solitaire", assénée pendant des mois pour évoquer Mohamed Merah, thèse cependant battue en brèche par le Premier ministre Manuel Valls.

Des liens sont tissés avec la Belgique, notamment la ville de Molenbeek où se développe le principal nid du jihadisme. Selon Le Point (article payant), Clain s'y procure de la littérature islamique et des cassettes de propagande, qu'il vend ensuite sur les trottoirs de Toulouse. En 2003, Fabien Clain et sa famille partent s'installer à Bruxelles.

Dans son enquête sur le personnage (article payant), L'Obs détaille "des camps d'entraînement dans les Ardennes" sous couvert d'associations ayant pignon sur rue en France comme en Belgique. L'une d'elles était fréquentée par Muriel Degauque, la femme kamikaze qui s'est fait exploser en Irak en 2005...

De nombreux jeunes partis faire le jihad sont passés par ces camps ardennais.

 

 

 

 

 

L'émir blanc, l'Egypte et la prison

En 2004, c'est en Ariège, à Artigat que Clain et ses proches poursuivent leur périple. Ils y sont accueillis par Olivier Corel, dit "l'émir blanc"

Condamné pour détention d'arme à six mois de prison avec sursis le 25 novembre dernier, Olivier Corel a affirmé "n'être ni imam, ni chef, ni rien de tout ça". Il n'empêche que, dans sa communauté chaque mois plus nombreuse figuraient aussi Sabri Essid, Abdelkader Merah et sa soeur Souad.

 

Olivier Corel, dit "l'émir blanc"© Photo AFP Rémy Gabalda

 

En 2007, la filière d'Artigat est démantelée. Plusieurs de ses membres sont mis en examen pour avoir permis à de jeunes Français d'aller se battre pour Al-Qaida en Irak. Désormais bien connu des services secrets français, Fabien Clain fait l'objet d'un fiche "S" alors qu'il est parti vivre en Egypte. À son retour en France en 2008, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison l'année suivante.

 

 

 

 

 

Le retour à Alençon et le départ en Syrie

Incarcéré jusqu'en 2012, Clain va trouver, à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, le terrain idéal pour continuer son oeuvre d'endoctrinement. À sa libération, il revient à Alençon où, selon L'Obs il se serait lancé dans la vente de... produits bio.

 

L'immeuble où vivait Fabien Clain à Alençon© Photo AFP JEAN-FRANCOIS MONIER

 

Conscient néanmoins que sa marge de manoeuvre est étroite en France, il déménage de nouveau en 2014. La destination est sans surprise : la Syrie. Sa mère en fait de même, ainsi que son frère Jean-Michel, accompagné de sa femme et de ses six enfants.

De là, Clain continue de tirer les ficelles. Sid Ahmed Ghlam, qui projetait un attentat contre une église de Villejuif et qui est soupçonné du meurtre d'une jeune femme, multiplie les contacts avec la Syrie. Tout laisse à penser que Fabien Clain, dit Omar, l'a téléguidé, en le mettant en relations avec des membres de son entourage, selon Le Monde.

À l'époque, en Syrie, se trouve également Abdelhamid Abaaoud, l'un des terroristes du 13 novembre tué dans l'appartement de Saint-Denis. Les deux hommes auraient été en contacts étroits.

 

Suspecté de vouloir perpétrer un attentat contre l'église de Villejuif, Sid Ahmed Ghlam était en contact avec la Syrie, et vraisemblablement Fabien Clain

 

 

 

Une famille meurtrie

À Alençon, où vivent encore des membres de la famille de Fabien et Mylène Clain, c'est la stupéfaction. Interrogée par Ouest France, la cousine du jihadiste vétéran n'en revient pas.

 

"Quand j'ai entendu la voix de Fabien et le chant de Jean-Michel sur la revendication de Daech, j'étais sciée. Ils ont joué un double jeu. J'étais à mille lieues de penser qu'ils pratiquaient un islam radical. C'est une trahison pour tout le monde. Pour moi, qu'il ait revendiqué ou commandité les attentats, c'est pareil ! C'est une pourriture qui salit l'islam et sa famille."

 

Assignée à résidence, la jeune femme n'ose plus sortir de chez elle, "par peur d'être assimilée à Fabien et Jean-Michel". Même chose pour la grand-mère des enfants Clain, la mère de Mylène, qui ignorait que sa fille était partie en Syrie. "Ma vie est brisée", a confié à l'AFP cette assistante maternelle catholique, peu pratiquante.

Comme tous ceux qui ont perdu un proche le 13 novembre, la voix de Fabien Clain risque de la hanter encore longtemps.

26/11/2015

La "GUENILLE", le "TORCHE-CUL" bleu, blanc, rouge de Jean ZAY

Ma curiosité "intellectuelle" à propos du drapeau français raccroché aux façades des maisons m'a fait découvrir ce poème écrit par le pacifiste Jean ZAY en 1924 (il avait 19 ans) et la polémique qui s'ensuivit après la décision du gouvernement de transférer ses cendres au Panthéon.

 

 

 

 

 

Le drapeau

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Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays,
Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes…
Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

Jean Zay, 1924.

 

 

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Figures de la résistance, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay ont fait leur entrée au Panthéon mercredi 27 mai. Mais pour le dernier cité, figure du Front populaire assassinée par la milice peu avant la Libération, cet hommage ne passe pas. Explications.

"Aux Grands hommes la patrie reconnaissante. Le 27 mai 2015, quatre grandes figures de ce qui a constitué "l’esprit de résistance" en France ont fait leur entrée au Panthéon: Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Claude Brossolette, Germaine Tillion ainsi que Jean Zay.

Problème: l’hommage fait à ce dernier, figure du Front populaire avant la Seconde guerre mondiale, fait polémique aux yeux de certains

Né en 1904, avocat, journaliste, écrivain, il connut une carrière politique fulgurante, élu député radical-socialiste du Loiret en 1932 puis nommé ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts en 1936, à tout juste 31 ans, discrètement mais sûrement poussé sur le devant de la scène par un certain Léon Blum. Sous l’occupation, il sera emprisonné par le gouvernement de Vichy, avant d’être assassiné par la milice le 20 juin 1944.

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Un poème qui ne passe pas

Oui mais voilà, certains reprochent au défunt d’avoir manqué de respect aux couleurs de la France, lors d’un poème écrit en 1924, intitulé Le Drapeau.

Dans ce texte, l’auteur fustige les morts inutiles de ses concitoyens au cours de la Première guerre mondiale, et s’attaque à l’emblème même de la Nation. Des propos jugés indignes, 90 ans plus tard, pour une panthéonisation.

Ces appels ont été ignorés par le gouvernement, les hommages à Jean Zay ayant déjà débuté.

 

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 http://www.asafrance.fr/item/lettre-15-02-jean-zay-et-son-torche-cul-au-pantheon.html

Association de Soutien à l'Armée Française

"Le président de la République n’a pas encore donné suite aux arguments exposés dans la lettre qui lui a été adressée par une cinquantaine d’associations représentant des centaines de milliers de citoyens et proposant, en lieu et place de Jean Zay, des jeunes résistants morts pour la France les armes à la main ou fusillés par l’ennemi. Il a maintenu Jean Zay, proposé dans la plus grande discrétion par un petit groupe d’historiens et associé à trois autres personnalités remarquables : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1944.

"Mais une victime n’est pas un héros, et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale"

Notre pays est aujourd’hui en guerre contre le totalitarisme islamiste. Les Français se regroupent naturellement autour des symboles de la République que sont la Marseillaise et le drapeau ; le 11 janvier dernier, ils l’ont fait massivement. Au moment où la cohésion de la Nation est indispensable au succès dans le combat qui s’engage contre ceux qui veulent nous imposer leur loi et nous reprendre notre liberté, ne serait-il pas alors incongru, paradoxal voire dangereux, de présenter en exemple à une jeunesse, qui doute trop souvent de son pays, un homme qui a exprimé le dénigrement et la haine du drapeau ?

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Les cinq jeunes résistants proposés par l’ASAF étaient, lors de leur mort, âgés de 17 à 22 ans. Ils incarnent le symbole de l’unité nationale. Ils faisaient fi des clivages politiques qui prévalaient alors. Certains, bien que catholiques fervents, ont combattu au sein de réseaux d’obédience communiste parce qu’ils estimaient que c’était là qu’ils défendraient le mieux leur pays.  Aucun n’a tremblé devant la mort, prouvant ainsi qu’ils plaçaient l’avenir de leur pays au-dessus de leur propre vie.

Le président de la République a indiqué, en plusieurs occasions, qu’il fallait envoyer des messages en direction d’une jeunesse en attente. Or, quel plus beau message d’espoir que celui-ci cinq fois répété ? Le Panthéon ne renferme pas de jeunes personnalités ; il se présente là une extraordinaire opportunité de combler cette lacune et de rendre cette référence nationale plus représentative de la diversité française.

Monsieur le président, au moment où, plus que jamais, la Nation doit se rassembler pour relever les innombrables défis auxquels elle est confrontée, il serait incompréhensible que vous reteniez parmi les héros qui inspirent l’action des Français un homme ayant traîné dans la boue le drapeau qui, aujourd’hui, couvre le cercueil de nos soldats morts pour la France".

 

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En 2003, un amendement à la "loi pour la sécurité intérieure" présentée par Nicolas Sarkozy a créé le délit "d'outrage au drapeau ou à l'hymne national".

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JE SIGNE LA PETITION : COP 21 ... BOLLORE, sponsor et atteintes aux droits humains

Bolloré : sponsor de la COP21

et d'atteintes aux droits humains ?

Alors que la conférence de l’ONU pour le climat (COP21) s’ouvre à Paris, la Socfin qui développe des plantations de palmiers à huile et d’hévéas dans plusieurs pays aggrave le réchauffement climatique et est soupçonnée de provoquer des atteintes aux droits humains.


Or l’actionnaire principal de la Socfin n’est autre que le groupe Bolloré, partenaire officiel de la COP21. Présente au Cambodge, en Côte d’Ivoire, en Sierra Leone ou encore au Liberia, la Socfin investit également au Cameroun où des communautés locales se plaignent de problèmes d’occupation de terres, de pollution des rivières et des conditions de travail dans les plantations.


Après avoir demandé sans succès à Bolloré de tenir compte de leurs demandes, elles en appellent à notre solidarité pour se faire entendre.

Par votre signature, les communautés riveraines peuvent obtenir du groupe Bolloré qu’il tienne ses engagements : poser un cadre de dialogue durable et équitable vers une sortie de crise, ou désapprouver les pratiques de ses filiales au Cameroun en retirant ses investissements.

Déjà 1078 signatures !

15/11/2015

C'EST NOUS QUI AVONS DECLARE LA GUERRE


politis,attentats,terrorisme

Terrorisme : notre irresponsable part de responsabilité

Sans attendre que l’émotion légitime née des attentats sanglants du 13 novembre ne retombe, et avant que ceux-là ne se reproduisent, il est grand temps de nous interroger sur les raisons et les responsabilités qui ont déclenché ce désastre.

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est nous qui avons déclaré la guerre »

C’est aller bien vite et imprudemment en besogne. Et oublier que « c’est nous qui avons déclaré la guerre », pour reprendre les termes de Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense (France), maître de conférences à Sciences Po et à l’ENA, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica.

Guerre d’abord contre les autorités légitimes des pays du Moyen-Orient, sous le prétexte d’une croisade pro-démocratique (mais bien plus sûrement pour mettre la main sur leurs immenses ressources énergétiques). On peut penser ce qu’on veut de Saddam Hussein (Irak), de Mouammar Kadhafi (Libye) ou de Bachar el-Assad (Syrie), ceux-là étaient non seulement des dirigeants légitimes, mais ils garantissaient alors leur région de l’épidémie islamiste.

Guerre ensuite contre les monstruosités islamistes que nous avons déclenchées, quand nous ne les avons pas soutenues, armées et encouragées, en jurant de la « modération » sous contrôle de certaines d’entre elles. Rappelez-vous, pas plus tard que le 13 décembre 2012 :

« Sur le terrain, Al-Nosra [nom d’Al-Quaïda en territoire syrien, ndlr] fait du bon boulot » (Laurent Fabius, ministre français de la Défense).

Situation encore plus schizophrène, dit Pierre Conesa, nous prétendons nous battre contre l’État islamique parce qu’il décapite, coupe les mains des voleurs, interdit les autres religions et opprime les femmes, et faisons alliance avec des régimes comme l’Arabie saoudite qui décapite, qui coupe les mains des voleurs, qui interdit les autres religions et qui opprime les femmes.

 

 

 

 

 

 

 

« On ne fait pas la guerre au terrorisme

 

 

 

 

avec des moyens militaires »

On ne fait pas la guerre au terrorisme avec des moyens exclusivement militaires, déclare Pierre Conesa. Si l’on fait ouvertement la guerre à ces gens, si on les bombarde avec les populations civiles qui sont autour d’eux, alors les populations qui sont sous les bombes se solidarisent avec les combattants terroristes à leurs côtés.

Plus près de chez nous, poursuit Pierre Conesa, nous avons énormément besoin de nous appuyer sur les citoyens français de culture musulmane. Au lieu de cela, nous les stigmatisons, nous les montrons du doigt en leur administrant nos leçons de savoir-vivre, nous les ghettoïsons.

Faut-il s’étonner ensuite que le chaos que nous avons semé au Moyen-Orient nous frappe de plein fouet ? Sous forme d’actions solitaires isolées pour commencer, sous forme maintenant d’attaques simultanées organisées en meute, avec la volonté de tuer un maximum de gens ?

Ça vient de tomber, le nom du premier terroriste du 13 novembre est connu : il s’appelle Omar Ismaïl Mostefaï, il est né il y a 29 ans à Courcouronnes dans l’Essonne, il était connu des services de police pour petite délinquance et plus récemment fiché, en pure inutilité, pour radicalisation.

 

 

 

 

 

 

 

Un engrenage que nous ne maîtrisons plus

Unité nationale ? Mais avec qui et comment ? Les dirigeants que nous avons nous-mêmes élus, de droite comme de fausse gauche, se sont déconsidérés, discrédités, ridiculisés. Non seulement, ils sont à l’origine du problème, mais ils ne maîtrisent plus rien du tout.

Croyons-nous que nous allons enrayer cet engrenage terrifiant en continuant d’envoyer nos malheureux Rafales massacrer du haut de leurs 10 000 mètres des populations civiles aussi innocentes que nos victimes du Bataclan ? Nous ne contrôlons même plus nos propres banlieues.

Nous pouvons allumer en signe de deuil toutes les petites bougies que nous voulons à nos fenêtres, illuminer nos monuments de tricolore, de Paris jusqu’à Londres et Washington, nous pouvons entonner à tue-tête nos Marseillaise par désespoir ou par rage, c’est trop tard ! La guerre que nous avons déclarée se répand sur notre territoire et nous subissons les conséquences de tempêtes effroyables dont nous portons une inexcusable part de responsabilité.

Notre seule porte de sortie aujourd’hui serait d’ordre autant politique et diplomatique que militaire. Mais encore faudrait-il que la Raison revienne. Avec à notre tête des Sarkozy, des Hollande ou, en embuscade, des Marine Le Pen, avec pour unique viatique nos pathétiques évangiles de civilisation blanche à prétention supérieure, autant dire que c’est peine et guerre perdues d’avance.

 

 DE VILLEPIN S'EXPRIME AVEC LUCIDITE

 

 

Résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous

Qu’il est douloureux, ce froid qui monte dans les os quand on vit des moments comme celui-ci dans Paris, sachant la souffrance des autres, retenus en otages et sentant la mort rôder, blessés transis, familles des morts sidérées et déchirées. De là où nous sommes chacun, nous leur tenons la main. Sur les lampions de la fête, dans les bars et les lieux de gaieté vidés, une bise d’angoisse passe. Je vois sur mon écran de télé ce que les navettes de voitures à gyrophares en bas de ma rue me font deviner. Nos gens armés courent à l’assaut des assassins. Eux s’exposent face à des criminels qui, de leur côté, ne s’attaquent qu’à des malheureux sans défense pris par surprise. Cette lâcheté dit toute l’identité des abrutis sanglants qui sont à l’œuvre du côté des meurtriers. Le cœur saigne avec celui de malheureux exposés à l’hyper-violence de cette nuit. À cette heure, toute querelle s’interrompt. Je forme le vœu que nul ne s’abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement. Je forme le vœu que nos responsables gouvernementaux aient tous les moyens d’agir comme ils le souhaitent. Et que nous soyons tous capables de résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous.

 Jean-Luc MELENCHON

17/10/2015

RETRAITES COMPLEMENTAIRES : VERS LA RETRAITE A 64 ANS ?


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Arguments

Retraites complémentaires : vers la retraite à 64 ans ?

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Ce vendredi 16 octobre reprennent les négociations entre patronat et syndicats sur l’avenir des retraites complémentaires. Le MEDEF veut pénaliser les salariés partant avant 64 ans contre 62 aujourd’hui. Le gouvernement a déjà promis 2 milliards d’euros d’économies à la Commission européenne sur le dos des salariés.

De quoi parle-t-on ?

  • À côté des retraites versées par la Sécurité sociale, les salariés du privé bénéficient de retraites. Ces retraites complémentaires complètent le montant touché chaque mois par les retraités.
  • 18 millions de salariés cotisent aux régimes de retraites complémentaires, 12 millions de retraités reçoivent une pension complémentaire.
  • Les retraites (de la Sécu et complémentaires) représentent au total 285 milliards d’euros par an, soit à peu près autant que le budget de l’État ou 13% de la richesse nationale produite en une année. Les retraites complémentaires représentent environ le quart (70 milliards) du montant des pensions versées.
  • Ces retraites complémentaires sont gérées par deux organismes : l’ARRCO (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés, pour tous les salariés) et l’AGIRC (Association générale des institutions de retraite des cadres, pour les seuls cadres comme son nom l’indique). L’AGIRC et l’ARRCO sont administrés de façon « paritaire » par le patronat et les syndicats, sous leur seule responsabilité et sans intervention directe de l’État.
  • Les retraites complémentaires représentent, en moyenne, 313 € bruts par mois pour l’ARRCO et 718 € pour l’AGIRC. (le montant total moyen de la retraite est d’environ 1 400 €.) Elles sont donc un revenu et un droit majeurs pour les retraités du privé : un quart de la pension des non-cadres et environ la moitié de la pension pour les cadres.
  • La négociation était censée aboutir à l’été 2015 mais patine. Elles reprennent ce vendredi 16 octobre.

Comment ça marche ?

  • Comme les retraites de base, ces retraites complémentaires sont financées par des cotisations payées par les salariés et les employeurs. Les cotisations sont calculées en fonction du salaire selon un barème complexe. Il faut noter que le montant de la retraite complémentaire n’est pas calculé comme pour la retraite de base.
    • Dans la retraite de base, de la Sécurité sociale, on compte le nombre de trimestres cotisés : pour les salariés nés en 1972, il faudra cotiser 172 trimestres (c’est-à-dire 43ans). On définit le « salaire de référence » de chaque personne (en fonction de ses 25 « meilleures années » de salaires). Si la personne a pu cotiser tous ses trimestres, la retraite sera égale à la moitié du salaire. Un salarié peut prendre sa retraite à partir de 62 ans.
    • Pour les retraites complémentaires :
      • Les salariés « achètent » des points-retraites en versant leurs cotisations. Acheter un point-retraite suppose de cotiser à un certain « taux d’acquisition ». Mais celui-ci évolue différemment du taux de cotisation : Actuellement, chaque fois qu’un salarié verse effectivement 5 € de cotisations, l’AGIRC-ARRCO comptent 4 € d’achat de points. Ou autrement dit, on perd un euro sur cinq dès l’étape de la cotisation, d’entrée de jeu, méthode discutable trouvée pour assurer l’équilibre financier du système lors de précédentes négociations). Ce taux de cotisation et son évolution sont donc un premier sujet essentiel.
      • De plus, les points acquis ou à acquérir ont une valeur qui bouge aussi dans le temps. La valeur représente le prix d’achat des points, au fur et à mesure de la carrière professionnelle. Elle représente aussi le montant utilisé pour le calcul de la retraite complémentaire – au moment du départ en retraite (selon la formule Retraite = Nombre de points X Valeur de chaque point).
      • L’évolution de la valeur du point impacte ainsi
        • la capacité d’acquérir des droits à retraite durant la vie professionnelle ;
        • plus tard et séparément, le montant de la retraite elle-même.

        Prenons un exemple : un point AGIRC valait à peu près 37 centimes en 2002 : si vous avez cotisé en 2002, vous avez acheté les points à ce prix. Vous prenez votre retraite en 2015, les points (achetés en 2002, 2003, … 2015) valent maintenant 44 centimes environ. Cela semble une bonne affaire… sauf que cette hausse de 37 à 44 est très inférieure à l’inflation (la hausse des prix). La hausse annuelle éventuelle du point, chaque année en avril, est ainsi un deuxième enjeu majeur pour le pouvoir d’achat des retraites complémentaires.

    • Enfin, pour la retraite complémentaire, l’âge de départ est actuellement de 62 ans (pour les cotisants nés à partir de 1955), comme pour la retraite de base

Les dangers du système par points

Les retraites complémentaires ressemblent beaucoup au système par points que les libéraux rêvent d’étendre aux retraites de base. Elles sont ainsi un terrain d’expérimentation grandeur nature de ce système néfaste. Dans un système par points, le taux de remplacement du salaire n’est plus défini d’avance : c’est le niveau des pensions qui permet d’équilibrer le régime (comme en 2013). Il y a donc une totale incertitude sur le niveau de la retraite jusqu’au moment où on la prend. À terme, ce système conduit – comme on le voit sur les retraites complémentaires – à la baisse des pensions. Il multiplie le nombre de retraités pauvres et contraint les salariés à travailler toujours plus longtemps.

Les enjeux

L’AGIRC et l’ARRCO sont aujourd’hui en déficit : plus de 3 milliards d’euros en 2014.

  • Ces chiffres de déficit doivent être relativisés : les retraites complémentaires représentent environ 70 milliards de dépenses annuelles. L’AGIRC et l’ARRCO ont aussi accumulé d’énormes réserves, soit 6 milliards d’euro pour l’AGIRC et 56 milliards pour l’ARRCO (soit… 27 ans de réserves !) Au demeurant, ces réserves sont placées en Bourse, sur le « modèle » dangereux des fonds de pension.
    ->
    Le déficit représente moins de 5 % des recettes annuelles et l’ARRCO dispose de 27 ans de réserve !
  • Comme pour le régime de base, ce déficit s’explique d’abord par le chômage élevé (moins de salariés cotisants) et la stagnation des salaires et donc du montant des cotisations
  • L’autre difficulté vient du refus du patronat et des libéraux d’augmenter la part de la richesse produite affectée à la prise en charge des retraites alors que la population vieillit. Pourtant, en 30 ans, près de 10 points de la richesse produite par le pays est passé de la rémunération du travail à celle du capital. Même les études les plus alarmistes indiquent que la récupération d’une simple partie de ces sommes suffiraient à ramener les régimes de base et complémentaires à l’équilibre financier et même d’améliorer les droits des salariés (retraite à 60 ans…)

Une négociation est en cours depuis le début de l’année 2015 entre le patronat et les syndicats, pour définir l’avenir des retraites complémentaires.


Dans ce cadre, le patronat – MEDEF en tête – refuse toute augmentation de cotisation et veut faire peser le retour à l’équilibre sur les seuls salariés par un durcissement des conditions de départ à la retraite et une baisse des pensions versées.

La principale cause du déficit de l’AGIRC-ARRCO,
c’est l’échec de la politique économique du gouvernement.

Plus il y a de chômage, moins les cotisations sociales rentrent dans les caisses. C’est notamment le cas lorsqu’on reporte l’âge de départ en retraite : le chômage des plus de 50 ans est historiquement élevé, et les chômeurs seniors n’en sont nullement les responsables : ils retrouvent très difficilement du travail à cet âge.
À moyen terme, Gouvernement et patronat font – scandaleusement ! – du sous-emploi le meilleur facteur pour améliorer les comptes des retraites complémentaires. Les projections utilisées parient sur le maintien d’un chômage élevé, c’est-à-dire la multiplication des carrières incomplètes : moins les personnes en âge de travailler cotisent de trimestres ou de points, moins on doit leur verser au moment de la retraite. La stagnation des salaires entraîne aussi, mécaniquement, la stagnation des pensions. Bref, ça arrange plutôt Hollande, Macron, le MEDEF et la Commission européenne que la situation économique reste médiocre.

Provocations patronales

Cette négociation majeure pour les droits et les revenus des salariés est peu médiatisés dans les grands médias. Mais le patronat, lui, suit cela de très près, comme en témoigne l’importante couverture de la presse d’affaires.

Le précédent de 2013 : un « rééquilibrage financier » qui organisait déjà un recul du pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Certes, l’accord (refusé par la CGT et la CGC) prévoyait que les cotisations des salariés ainsi que des employeurs soient augmentées, de 0,1 point en 2014 et à nouveau en 2015. Cette hausse se partageait à 60% pour les employeurs et 40% pour les salariés.


Mais l’accord actait surtout la « sous-indexation » des pensions : elles ont été revalorisées à un taux inférieur à l’inflation. Le taux retenu était de 0,5 % à l’AGIRC et 0,8 % à l’ARRCO en 2013 (l’inflation fut de 0,9 %), puis d’un point de moins que l’inflation en 2014 et 2015. Cette mesure de « sous-indexation » a raboté le pouvoir d’achat des retraités.

Dans la négociation en cours, le patronat pousse pour réduire encore les droits des salariés et les revenus des retraités des régimes complémentaires.

Selon la CGT, les propositions patronales feraient reculer les pensions de plusieurs centaines d’euros : elle fait le calcul pour une femme, Françoise, "cadre dans un service de comptabilité". Si elle partait en retraite à 62 ans, elle toucherait 2.035 euros de retraite à sa sortie après la réforme, alors que selon les calculs actuels, elle toucherait un peu plus de 2.300 euros => une perte de près de 300 euros par mois, 3600 euros par an !

- Le MEDEF propose de retarder l’âge de départ en retraite complémentaire, de 62 à 64 ans (et de 67 à 69 ans pour la retraite à taux plein). Ce serait une revanche puisque cette mesure a été refusée pour les retraites de base. Cette mesure est impopulaire chez la plupart des syndicats, à juste titre. Pour cela, le MEDEF propose de baisser la pension complémentaire, par exemple sur 3 années (mesure pudiquement appelée « décote » qui s’appliquerait pour les salariés partant avant 64 ans) => Bref, une pension au rabais qui pénaliserait d’abord les plus petites retraites contraignant les salariés à continuer à travailler et aggravant encore la situation provoquée par l’allongement de la durée de cotisation pour le régime de base.

  • Le patronat souhaite aussi ne pas augmenter les pensions au rythme de la hausse des prix, c’est-à-dire de continuer à en baisser le pouvoir d’achat. C’est moins visible, ça a aussi un nom technique bien opaque (« sous-indexation ») mais c’est toujours du pouvoir d’achat en moins. Problème pour le MEDEF : il y a peu d’inflation actuellement ça ne rapporterait donc pas grand-chose.
  • Le MEDEF veut aussi baisser le taux de remplacement, c’est-à-dire la part du salaire servant au calcul de la pension. Les pensions reçues à terme baisseraient alors de presque 1 euro sur 10 !
  • Enfin, le patronat évoque la baisse de la cotisation minimale garantie par le régime AGIRC aux cadres ayant les salaires les plus bas (la « GMP » ou garantie minimale de points), ainsi que des pensions de réversion (retraite touchée par les veuves ou veufs après la mort de leur conjoint).
  • A noter aussi que la fusion des deux régimes (cadres et non-cadres) est proposée par le MEDEF et la CFDT. Elle est refusée farouchement par les deux principaux syndicats de chaque côté : la CGT qui refuse que les réserves de la caisse Salariés épongent les difficultés de la caisse Cadres ; la CFE-CGC (syndicat des cadres) qui refuse de voir disparaître un bastion du « statut cadre ».

Derrière les retraites complémentaires, d’autres intérêts

-Le MEDEF a intérêt à la baisse des retraites complémentaires : elle élargit la clientèle des assurances privées. L’influence de Denis Kessler, ancien président de la fédération patronale des assurances FFSA, au sein du MEDEF, est notoire.
-En outre, le MEDEF envoie un message de fermeté alors que commence la renégociation de la convention UNEDIC d’assurance-chômage. Il menace ainsi de ne pas signer une réforme des retraites complémentaires qui ne serait pas assez « ambitieuse ».

Hollande va-t-il imposer la retraite à 64 ans pour les complémentaires ?

Le gouvernement pousse à un accord sur les bases du MEDEF et met les négociateurs salariés en difficulté :

  • Il a fait savoir qu’il n’interviendrait pas financièrement pour soutenir les régimes AGIRC-ARRCO même de façon temporaire, laissant les syndicats dans un face à face à le patronat
  • Il multiplie les pressions pour que les syndicats acceptent par exemple la poursuite de la sous-revalorisation des pensions par rapports à l’inflation
  • Au mépris de la négociation en cours, le Gouvernement a déjà promis à la Commission européenne des économies « de 2 milliards d’euros à l’horizon 2017 » au titre des retraites complémentaires. C’est le chiffre qu’il fait figurer, très publiquement, dans le « programme de stabilité » envoyé à Bruxelles en avril dernier.

-> Hollande foule au pied le dialogue social qu’il prétend défendre et assume d’imposer l’austérité aux salariés et aux retraités en s’alignant sur les exigences du MEDEF.

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belle page sur le blog de J.L. MELENCHON

Merci pour les explications claires et nettes

 

  • mercredi 21 octobre 2015

    18h00

    Lyon - Conférence sur "l'Ere du Peuple"

  • jeudi 22 octobre 2015

    18h00

    Aix-en- Provence - Conférence sur "L'Ere du Peuple"

  • samedi 24 octobre 2015

    Paris - Assises pour une industrie écosocialiste

 

 

Mon actualité européenne

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HOLLANDE et sa clique seront foulés au pied eux aussi .. ça ne va pas tarder ...

ils l'ont bien cherché !

Ce ne sera que justice

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blog jl melenchon,retraite complémentaires,agirc,arrco,etat,medef,syndicats

 

Négociations AGIRC- ARRCO : Coup de force du Medef !

Vendredi, 16 Octobre, 2015
Humanite.fr

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Photo : Joël Saget/AFP
Photo : Joël Saget/AFP
La CGT et FO ont refusé les propositions du Medef et quitté les négociations. La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC demandent quelques aménagements mais acceptent le principe d'un accord sur base des mesures proposées par le Medef. Lire la déclaration de la CGT.
Le Medef impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein. Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de 10 % : une double peine pour les 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes et de 60 % pour les femmes cadres.
 
Les jeunes générations verraient le niveau de leurs futures pensions diminuer de 8,5 % supplémentaires. Les retraités essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplémentaires, outre le report au 1er novembre de la revalorisation de leurs pensions.
 
Au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à 95 % du besoin de financement contre 5 % pour le Medef : soit 5,7 milliards à la charge des salariés et retraités contre 300 millions pour le patronat.
 
Pour autant les régimes ARRCO et AGIRC ne seraient pas équilibrés. Le Medef propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous. De surcroît, l’accord troque l’existence du régime complémentaire AGIRC contre un engagement à ouvrir une négociation interprofessionnelle sur la notion d’encadrement. Un marché de dupes très lucratif pour le Medef !
 
Nouvelle preuve en est que le dialogue social nécessite l’intervention des salariés sur tous les sujets qui les concerne pour être efficace.

 

 
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