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26/01/2015

GRECE ! Après la souffrance et l'humiliation : L'ESPOIR POUR LA GRECE ET POUR les peuples d'EUROPE

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras et Pierre Laurent à Paris le 12 avril 2014, lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité du gouvernement.

SYRIZA ...  5% il y a 5 ans !

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LE PARTI ANTI - AUSTERITE A GAGNE

 

Son succès, Syriza le doit également au discrédit des grands partis. "Ces cinq dernières années, les Grecs ont eu droit à tout : un gouvernement mené par le Parti socialiste (le Pasok), par la droite (Nouvelle démocratie), par les deux à la fois, et même un gouvernement de technocrates entre-temps", récapitule Kostas Vergopoulos, professeur émérite de sciences économiques à l'université Paris-VIII et ancien expert auprès des Nations unies et de l’Union européenne.

"A chaque fois, ces gouvernements pourtant souverains ont exécuté directement les mesures préconisées par la troïka, sans jamais essayer de négocier. Aujourd'hui, la majorité des électeurs se trouve dans une situation de désarroi, et se tourne par défaut vers Syriza", continue l'économiste.

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Jean-Luc Mélenchon a qualifié dimanche de «moment historique» pour l’Europe la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce. «C’est une page nouvelle pour l’Europe. Peut-être que nous tenons l’occasion de refonder l’Europe, qui est devenue l’Europe fédérale des libéraux», a affirmé le leader du Parti de gauche sur BFMTV, pour qui le succès de Syriza «est une lame de fond». Selon lui, «les Grecs sont peut-être en train de faire sauter ce carcan et grâce à eux, peut-être qu’on va pouvoir remettre sur la table toutes les données qui nous rendent la vie infernale en Europe. Peut-être, oui, je le dis, c’est un moment historique». «J’espère» qu’en France «nous (serons) capables de créer un élan comparable à celui de Syriza en Grèce», a dit M. Mélenchon. «Le PS, son sort est réglé, c’est une affaire de temps» car «son logiciel est totalement périmé», a-t-il ajouté.

De son côté, interrogé sur la même chaîne, le numéro un du PCF Pierre Laurent s’est dit «absolument ravi». «Maintenant que la victoire semble extrêmement large, beaucoup plus large que ce qu’on pouvait imaginer, c’est un immense espoir qui nous saisit, un vrai bonheur pour le peuple grec, mais au-delà du bonheur pour nous tous en Europe». «Ce soir, le peuple grec […] a vaincu la peur […] Je crois qu’en France tous les espoirs sont permis après une victoire pareille en Grèce. En tout cas, c’est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité».

 

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En Espagne, le parti antilibéral Podemos avait fêté dès dimanche après-midi la victoire de son allié Syriza sans même attendre le résultat final. «L’espoir arrive, la peur s’en va. Syriza, Podemos: nous vaincrons», a lancé le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, aux quelque 8.000 militants de son parti rassemblés dans l’après-midi à Valence, dans l’est de l’Espagne.

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En France, la gauche de la gauche se prend à rêver. Plusieurs de ses responsables politiques se sont réjouis, dimanche 25 janvier, de l'arrivée en tête des législatives grecques du parti de la gauche radicale Syriza. Ce score envoie, selon eux, un signal au reste de l'Europe.

Jean-Luc Mélenchon, qui dit travailler en France à une alliance avec les écologistes sur le modèle de Syriza, a affirmé sur France 2 avoir le sentiment "d'un moment historique". "C'est un encouragement pour nous, vous voyez, c'est possible de faire autrement", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle pour le Front de gauche.

 

Sur BFM TV

Pour Eric BRUNET, c"est "une tragédie de l'intelligence", de ce que nous avons inventé pour l'Europe. C'est très triste !" 

pfff !

"Silence assourdissant de la droite", dit Hondelatte

 

En France, la gauche de la gauche se prend à rêver. Plusieurs de ses responsables politiques se sont réjouis, dimanche 25 janvier, de l'arrivée en tête des législatives grecques du parti de la gauche radicale Syriza. Ce score envoie, selon eux, un signal au reste de l'Europe. Jean-Luc Mélenchon, qui dit travailler en France à une alliance avec les écologistes sur le modèle de Syriza, a affirmé sur France 2 avoir le sentiment "d'un moment historique". "C'est un encouragement pour nous, vous voyez, c'est possible de faire autrement", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle pour le Front de gauche.

24/01/2015

José ARTUR... esprit libre et cultivé

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Patrick Le Hyaric. José Artur : "Un esprit libre et cultivé qui a fait honneur à la radio publique"

Patrick Le Hyaric
Samedi, 24 Janvier, 2015
Humanite.fr
Nous n'entendrons plus cette voix reconnaissable entre toutes, l'originale musique du "pop-club" qui a tant enchantée nos soirées. José Artur, ce grand animateur de radio et de télévision, créateur, acteur nous a quitté. Il a tant contribué a donner ses lettres de noblesse au service public libre. Durant plusieurs années José Artur a mis ses immenses talents au service de la Fête de L'Humanité en y présentant les spectacles la Grande scène. Nous sommes très triste. C'est toujours comme quand une part de nous, de l'art populaire s'en va. Après Jacques Chancel, Jean louis Foulquier et aujourd'hui José Artur ce sont des repères solides, des hommes droits, au service du bien public, des passeurs de culture qui nous laissent un peu orphelin. A sa famille, à tous ses proches, à sa grande maison de Radio France nous présentons nos condoléances attristées.
 
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
 
 
 
Le grand homme de radio, l'animateur et inventeur du Pop club sur France Inter, José Artur est mort ce matin.
C’est une voix familière pendant plus de quarante ans sur France Inter qui s’est éteinte samedi matin.
 
Un mois après Jacques Chancel, c’est le créateur du Pop Club en 1965, une émission où la liberté était la règle, la causticité et l’humour en étant le moteur, qui est mort à 87 ans, à la suite d'un accident vasculaire cérébral, a indiqué son fils, également producteur d'émissions pour la radio. 
 
José Artur, dont on se souvient qu’il présenta avec le même esprit les spectacles de la grande scène de la fête de l’Humanité, restera pour tous les amoureux de la musique et de la culture en général, le père du "Pop Club" qu’il présentera jusqu'à la fin de l'émission en 2005. Le rendez-vous-même tardif est devenu l'une des plus célèbres de France Inter, une station où il était arrivé en 1951. Le "Pop Club" a accueilli des centaines de chanteurs, cinéastes, comédiens, intellectuels et hommes politiques.
 
« J'agressais, en jouant du contre-pied comme d'une arme, pour sortir mes invités de leurs appréhensions, obtenir des ripostes 'naturelles' et faire oublier le micro », écrivait-il dans son livre "Au plaisir des autres" (2009, éd. Michel Lafon), dans un extrait cité sur le site de France Culture. « José Artur est mort et c'est toute une époque, un ton à la radio qui disparaît. Quelle tristesse pour @franceinter et @radiofrance ! », a tweeté le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, en hommage à l'animateur 
 
D’autres se souviendront de l’émission diffusée sur le coup de 19 heures « Qu'il est doux de ne rien faire », une émission de couverte de la chanson sous-titrée avec facétie « une anti émission de France Inter présentée par personne ». La liste de ses émissions est impressionnante. Outre le "Pop-club", il a animé aussi "Flirtissimo", "Avec ou sans sucre", "A qui ai-je l'honneur?", "Table ouverte", "Au niveau du vécu", "A l'heure du loup", "C'est pas dramatique".
 
José Artur fut aussi un homme de télévision quand la culture n’était pas encore promo. Comme "Peplum", "Bancs publics", "Le Petit théâtre du dimanche" (1977), "Pleins feux" (1979), "Bravos" (1983-1984), "Le théâtre de José Artur" (1996), un magazine bi-mensuel sur France 3, puis le magazine mensuel "Mise en scène" (1997) également sur France 3.
 
José Artur était aussi un comédien, une passion. Il a ainsi tourné sous la direction de Costa-Gavras ("Z", 1969), de Jean Yanne ("Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ", 1982), de Claude Lelouch ("il y a des jours et des lunes", 1990). 
 
« José Artur était pour nous tous l'incarnation de l'esprit Inter: libre, ironique, cultivé, tenant à distance les poncifs, les cuistres et la vulgarité », a souligné dans un communiqué la directrice de la station, Laurence Bloch.
 
Il va falloir ranger l’écharpe blanche. Mais, France Inter va saluer la mémoire de son animateur vedette « dès ce weekend dans les grandes éditions d'information et dans l'émission +Pop fiction+ samedi soir »". A partir de lundi, la station de toujours de José Artur rediffusera "chaque soir à 23 heures le Pop Club".
 
 
 
 
 
 

22/01/2015

LA LAICITE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

Pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire

Le Monde.fr | 14.01.2015 à 16h14

 
Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 | JOEL SAGET / AFP

Par Henri Peña-Ruiz, philosophe et spécialiste de la laïcité. Dernier ouvrage paru : «Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Éditions Plon)

Dictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-Ruiz

Paris, Place de la République, nuit du 7 janvier 2015. Des dizaines de bougies vacillent au pied de Marianne. La République est en deuil. Qui pourra dire l’accablement, cette tristesse dans tous les yeux, cette impossibilité de former des paroles qui ne paraissent pas dérisoires ? On prend soudain la mesure du crime. Les fanatiques ont voulu tuer le courage, l’humour critique, l’insolence salutaire, ces audaces de l’art et de la satire qui parlaient vrai et clair.

Et ce alors que la complaisance électoraliste inventait le politiquement correct pour travestir la trahison en réalisme, en expressions confuses, en formules ambiguës. Car enfin confondre l’esprit critique avec la stigmatisation, la culture avec le culte, la fermeté du droit avec la violence arbitraire, c’est brouiller le sens des principes et encourager leurs adversaires.

De même réduire la laïcité à l’égalité des religions et non de toutes les convictions, c’est discriminer l’humanisme athée ou agnostique.

Paradoxe. C’est l’humour impertinent qui a tenu lieu de clarté politique, quand trop de responsables se sont livrés à l’incantation de principes qu’ils n’osaient plus défendre concrètement.

Chez Cabu, chez Charb, chez Honoré, chez Tignous, chez Wolinsky, héros ordinaires de la clarté comme du courage, la liberté ne s’encombrait pas d’opportunismes ou de silences partisans.

Elle jaillissait avec la fraîcheur du regard sans concession, la force d’un absolu dit hâtivement « irresponsable », mais assumé comme tel à rebours des lâchetés intéressées. Oui les dessinateurs de Charlie étaient les « instituteurs du peuple » chers à Victor Hugo. Leurs caricatures géniales surgissaient de la conscience spontanée qui pointe l’inqualifiable et le donne à voir sans autre violence que celle du fanatisme dénoncé. On riait devant le dessin et sa légende, car il visait juste en passant à la limite, mais selon un clin d’œil complice qui n’avait rien de cette violence pointée du doigt.

Ces hommes de culture ne voulaient nullement faire la leçon. Ils incarnaient la liberté vive de l’être humain, cette sorte de langage sans façon qui convoque la pensée dans le sourire provoqué, et produit la conscience émancipée. Ces artistes modestes et tendres n’étaient jamais méchants, mais toujours féroces avec l’inhumanité qu’ils dessinaient sans complexe ni fausse pudeur.

Ils dénonçaient l’intolérance et le racisme, la xénophobie et la bêtise meurtrière. Ils s’inscrivent désormais dans la « tradition des opprimés » chère à Walter Benjamin. Ils côtoient Jean Calas et le Chevalier de Labarre, Giordano Bruno et Michel Servet, suppliciés au nom de la religion.

Ils sont les héritiers de Voltaire, qui « écrasait l’infâme » dans l’humour du Dictionnaire philosophique, de Diderot qui dénonçait le fanatisme dans La Religieuse, d’Averroès qui invitait à lire le Coran avec distance dans le Discours décisif.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky n’ont jamais confondu le respect de la liberté de croire, conquis par l’émancipation laïque, et le respect des croyances elles-mêmes.

Ils ont su qu’on peut critiquer voire tourner en dérision une religion, quelle qu’elle soit, et que ce geste n’a rien à voir avec la stigmatisation d’une personne en raison de sa religion.

Ils ont pratiqué la laïcité par la liberté de leur art, sans l’affubler d’adjectifs qui attestent une réticence hypocrite. Ni ouverte ni fermée, leur laïcité avait l’évidence nette de leurs dessins créateurs. Car ils savaient que l’indépendance des lois communes à l’égard de toute religion est la condition des libertés comme de l’égalité, mais aussi celle d’un cadre commun à tous, capable d’unir sans soumettre. Ils savaient, comme le rappelle Bayle, qu’il n’existe de blasphème que pour ceux qui vénèrent la réalité dite blasphémée. Dans un état de droit laïque nul délit de blasphème n’est légitime.

Ils savaient aussi, et montraient clairement, que les fidèles des religions ne peuvent être confondus avec leurs délinquants.

Ni le christianisme avec Torquemada qui envoya au bûcher tant d'« hérétiques » ou avec les poseurs de bombe qui le 23 octobre 1988 firent 14 blessés graves en incendiant le cinéma Saint-Michel qui projetait La dernière tentation du Christ. Ni le judaïsme avec Baruch Goldstein qui le 25 février 1994 abattit à Hébron 29 Palestiniens ou avec Yigal Amir qui assassina Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995 après avoir vu dans un verset de la Bible une incitation au meurtre. Ni l’Islam avec les fous de Dieu qui le 11 septembre 2001 précipitèrent des avions contre les Twin Towers de New York, causant la mort de plus de 3 000 personnes, ou avec les tortionnaires de l’Etat Islamique qui violent les femmes et décapitent des journalistes.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky nous manquent déjà, d’une absence cruelle qui nous fait mesurer ce qu’ils apportaient à l’humanité rieuse et pensante, à la lucidité collective, à la conscience libre. Et avec eux nous manquent toutes les personnes qui ont subi cette mort aveugle.

Si nous voulons être Charlie, vraiment, nous devons bannir toute tentation de transiger sous quelque prétexte que ce soit avec les principes de notre République.

Des principes conquis dans le sang et les larmes, à rebours de traditions rétrogrades qui n’épargnèrent aucune culture, aucune région du monde.

Liberté, égalité, fraternité.

Et laïcité, plus que jamais.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/14/pour-lutter-contre-le-fanatisme-la-laicite-plus-que-jamais-necessaire_4556258_3232.html#YwuKZTzFKphv46L9.99

CHARLIE HEBDO : RISS nouveau directeur de la publication

Photo : Alexander Klein/AFP
 
Le caricaturiste Riss, sorti hier de l’hôpital, est le nouveau directeur
 de la publication de l’hebdomadaire satirique.

De son lit d’hôpital, il a dessiné, de la main gauche, une caricature pour le dernier Charlie Hebdo, sorti mercredi 14 janvier, une semaine après la tuerie qui a coûté la vie à 12 personnes au sein de l’hebdomadaire satirique. Sur ce dessin, un dessinateur peine à la tâche, en tirant la langue. En légende : « Dessinateur à Charlie, c’est 25 ans de boulot ». En dessous, deux terroristes tirent sur des silhouettes. Légende : « Terroriste, c’est 25 secondes de boulot. Terroriste, c’est un métier de feignant et de branleur ».

Touché à l’épaule droite lors de la fusillade, Riss devait sortir de l’hôpital hier. Il était directeur de la rédaction, depuis 2009, aux côtés de Charb. Il devient directeur de la publication. Dans une interview au Monde, publiée hier, il a précisé que « le prochain numéro de Charlie Hebdo ne paraîtrait pas le 28 janvier », comme initialement prévu, « mais dans les semaines à venir. À plus long terme, il faudra une refondation. Mais il faudra la mûrir ». Seule certitude : Charlie ne renoncera pas « au combat pour la laïcité », même s’il « ne faut pas que ça devienne une obsession ».

Riss parlait hier au Monde de « réinventer » Charlie Hebdo, d’autant qu’on a vu disparaître « des poids lourds ». Mais, nuance-t-il, « moi-même, je ne sais pas si, une fois sorti de l’hôpital, j’arriverai à le faire. On va essayer en tout cas ».

Il précise que c’est « la dynamique collective qui donnera la direction. Il faut transformer cette épreuve en quelque chose de créatif. Ce n’est pas évident ».

Riss ne doit sa survie qu’à un réflexe : il s’est jeté face contre terre, quand les coups de feu ont commencé à pleuvoir, et a fait semblant d’être mort pour échapper aux frères Kouachi. Il n’a entendu ni sons ni cris. Juste des coups de feu. Puis le silence, longtemps. La première nuit, à l’hôpital, raconte-t-il, il n’a cessé d’avoir peur que les terroristes viennent l’achever.

Le nouveau directeur de la publication s’est aussi exprimé sur la mobilisation et ses suites : « Vu l’énormité de la mobilisation, il fallait s’attendre à des voix dissonantes. On a le droit de dire “je ne suis pas Charlie”.

La question est de le dire pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Si c’est pour défendre les terroristes, là, j’ai du mal. » Riss fait partie de l’équipe, aux côtés de Cavanna, Charb et Val, qui a relancé Charlie Hebdo en 1992, après être passé durant une petite année à la Grosse Bertha.

Caricaturiste, Riss a aussi suivi de nombreux procès pour Charlie, depuis 1994. Certains sont emblématiques, comme ceux des collabos Paul Touvier ou de Maurice Papon (1997), voire du tortionnaire de la guerre d’Algérie Paul Aussaresses, ou de l’intégriste catholique l’abbé Cottard.

 
 BON COURAGE à RISS, AUX RESCAPES... PARCE QU'IL EN FAUDRA  !
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Journal l'Humanité
 
Nos lecteurs par centaines sont ulcérés par le comportement des chaînes publiques de télévision et de radio qui, durant des centaines d’heures sur le sujet, pas une fois, n’ont donné la parole à un journaliste de l’Humanité, pour laquelle pourtant dessinait Charb chaque lundi. Le drame n’a, pour l’heure, rien apporté au pluralisme, réduit à une fleur de rhétorique.

 

GRECE: POUR QUE L'ESPOIR RENAISSE

Capture GRECE.JPG

Photo : Patrick Nussbaum
 
Pour tous, une victoire de Syriza en Grèce symboliserait l’espoir d’un virage politique
à visage humain
en Europe.
 

 

... Paris, Athènes, même combat. Lundi soir, au gymnase Japy du 11e arrondissement de la capitale, plus de 1 500 personnes se sont rassemblées en solidarité avec le peuple grec et pour soutenir Syriza. La coalition menée par Alexis Tsipras, qui incarne la gauche radicale et progressiste, peut l’emporter lors des législatives grecques du 25 janvier prochain.

L’espoir et les vœux de victoire ont réchauffé les cœurs de tous les participants, invités par le Front de gauche et Attac, auxquels se sont joints Europe Écologie-les Verts, Nouvelle Donne et l’aile gauche du PS.

Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Guillaume Balas, et tous les autres représentants politiques, ont rappelé à tous que l’avenir de toute l’Europe, aujourd’hui, se joue en Grèce. Une victoire de Syriza sonnerait le départ d’un renouveau d’une union continentale au service des peuples, et concerne tous ceux qui sont confrontés au dogme d’une austérité qui n’en finit plus de briser les politiques de justice sociale et 
de solidarité. Parce que, pour eux, le combat est commun, qu’il concerne aussi bien le pays où fut inventé la démocratie que celui des droits de l’homme, les militants rassemblés à Paris, lundi, ont apporté un soutien total au peuple grec, pour la Grèce, et pour l’Europe.

Ils disent non à Juncker, oui à Tsipras. Non à une Commission européenne qui impose l’austérité en sacrifiant les peuples, oui aux Grecs qui veulent élire Syriza pour une alternative à gauche. « Le rapport de force nous est extrêmement défavorable à l’échelle du continent, mais cela peut changer. L’étincelle, le vrai changement, peut venir d’une victoire lors des législatives en Grèce. C’est pour cela que je suis là ce soir », lance Jean.

Membre de l’Union des étudiants communistes, le jeune homme de vingt-cinq ans était au milieu des militants rassemblés lundi soir au gymnase parisien de Japy, drapeau au poing. « La Grèce a été le laboratoire de mesures austéritaires qui ne servent qu’à empirer la situation. C’est pareil en France : même si elles sont moins brutales, elles avancent et détruisent. Quand je vois que l’Université d’Athènes a été fermée, je me dis qu’il y a danger, je me dis que l’avenir de nos jeunes est lié à celui des jeunes Grecs. Il faut combattre ensemble pour reprendre le pouvoir. Il n’y a pas de crise, mais des puissants qui se gavent sur le dos des autres », assène-t-il. Très critique à l’égard du projet européen sous sa forme actuelle, il rêve d’un virage à visage humain.

 
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