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13/05/2015

Le poison allemand


Mélenchon : «La réussite, ce n’est pas de... par lepartidegauche

 

 

 

 

 

   
 
 
 
     

Le hareng de Bismarck

(le poison allemand)

Jean-Luc MELENCHON

Le « poison allemand » est celui que la politique du gouvernement Merkel diffuse dans l'économie de ses voisins. Un poison asphyxiant qui condamne ceux-ci à la misère, au chaos social et politique. Dans ce pamphlet, Jean-Luc Mélenchon appelle à assumer une confrontation franche des points de vue avec l'Allemagne actuelle pour stopper la marche au chaos en cours.

Ceci est un pamphlet. Mon but est de percer le blindage des béatitudes de tant de commentateurs fascinés par l'Allemagne.
Je prends la plume pour alerter : un monstre est né sous yeux, l'enfant de la finance dérégulée et d'un pays qui s'est voué à elle, nécrosé par le vieillissement accéléré de sa population. L'un ne serait rien sans l'autre.
Cette alliance est en train de remodeler l'Europe à sa main. Dès lors, l'Allemagne est, de nouveau, un danger. Le modèle qu'elle impose est, une fois de plus, un recul pour notre civilisation.
Ce poison allemand est l'opium des riches. Changer la donne politique et faire changer l'Allemagne sont devenus une seule et même chose. Il faut le faire avant qu'il ne soit trop tard.

 http://www.alexis-corbiere.com/index.php/
 
 C’est un livre qui se tient à distance des petites polémiques du jour qui nourrissent nos chaines d’informations continues où une info chasse l’autre avec la durée de vie du kleenex les jours de grand rhume. C’est un livre qui nous sort des débats absurdes sur le nombre de bambins supposés musulmans dans les maternelles d’ici ou là. C’est un livre qui nous extrait du commentaire sur les disputes de la famille « Bélier contre immigrés » c’est à dire les Le Pen père, fille, petite fille et gendre. C’est un livre surtout qui plonge au cœur des problèmes économiques et sociaux de notre temps et qui a pour ambition d’expliquer pourquoi l’Union européenne mène à la chlague une absurde politique d’austérité qui provoque des dégâts sociaux dans toute l’Europe.

Ce livre, c’est le dernier ouvrage de Jean-Luc Mélenchon « Le hareng de Bismarck (Le poison allemand) » (Editions Plon). Le sous-titre annonce le contenu. Pour l’auteur, l’Europe souffre de l’arrogance politique de cette droite allemande (CDU-CSU) conduite par Angela Merkel enfermée dans le corset du capitalisme d’Outre Rhin. Là bas, comme l’explique Jean-Luc, le vieillissement de la population impose ses contraintes. Du coup, les retraités forment le gros des électeurs de cette droite. A la différence de notre modèle français où notre système de retraite est un système par répartition, le modèle allemand de retraite est un système par capitalisation. Pour assurer leurs vieux jours, les retraités allemands exigent toujours plus de dividendes et le maintien d’un euros fort. Donc, moins de salaires et d'investissements. Conséquence, c’est la finance qui règne sans partage et même le SPD (le PS allemand) la défend sans complexe dans des coalitions avec la droite.

Cet ouvrage fera peut être connaître au lecteur ce que l’on nomme « l’ordo-libéralisme » qui règne en Allemagne, c’est à dire cette théorie d’un ordre libéral non discutable dans l’espace public démocratique car selon lui les règles de l’économie sont sacrées et que la politique elle, est objet de passions non rationnelles et dangereuses pour la bonne marche de l’économie.

On découvrira en parcourant ces 200 pages que l’Allemagne n’est pas ce paradis écologique dont nous parlent certains. C’est même tout le contraire, le capitalisme allemand est particulièrement pollueur. Qui le savait ? Sur le terrain social, c’est une catastrophe, plus de 16 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ce qui représente 13 millions de personnes ! Qui le dit ? Leur système éducatif est en crise. Leur service public à l’abandon. Leur système fiscal est de plus en plus injuste et de moins en moins redistributif, etc, etc… Et pourtant presque personne n'osent l'avouer dans le débat public français et qui n'a jamais entendu à la TV ou la radio un journaliste ou un politique (UMP ou PS, ils sont là dessus aussi interchangeables) nous asséner que "l'Allemagne, elle, a eu le courage de faire les réformes nécessaires..." ? On lira donc avec intérêts pour une fois les tristes et authentiques résultats de ces réformes.

Il faut donc lire le livre de Jean-Luc Mélenchon pour qu’enfin nous puissions discuter démocratiquement pour savoir si l’Allemagne est bien ce modèle économique que nous resservent les libéraux du soir au matin, et sur lequel nous devons prendre exemple séance tenante. Il permet aussi de comprendre que le gouvernement Merkel n'a pas la moindre légitimité pour insulter tous ceux qui, comme le gouvernement de M. Alexis Tsipras en Grèce, veulent sortir de l’austérité et de l’absurde remboursement d’une dette illégitime. La thèse de ce livre est qu'en Europe, et un premier lieu en France, c'est tout l'inverse de l'Allemagne qu'il faut faire. A propos de la sacro-sainte dette que, selon Mme Merckel (tiens et aussi Mme Le Pen, le saviez vous ?) chaque peuple devrait rembourser aux banques au prix des pires maux, ce « Hareng de Bismarck » rappelle comment, par trois fois, l’Allemagne n’a pas remboursé sa dette au cours du 20e siècle et ce fut tant mieux pour son peuple. Ce salutaire rappel historique permet de mieux mesurer la valeur éthique de la « fermeté » de cette droite allemande qui veut imposer aux autres peuples une doxa économique lorsque ses intérêts sont en jeu, mais qui rencontra plus de clémence dans son histoire de la part de ses mêmes autres peuples lorsqu’elle traversa des difficultés.

Plutôt que de se coucher piteusement face à elle, comme le fait le gouvernement actuel malgré les promesses de campagne du candidat Hollande, il est donc temps de tenir tête à cette Allemagne dont beaucoup de responsables politiques nous insultent ouvertement et nous espionnent même, sans que cela soulève un grand débat en France. Il est temps de lui résister politiquement, de refuser qu’elle serve de référence, par un quasi terrorisme intellectuel pour nous faire baisser les yeux sitôt que nous dénonçons l’injustice de notre monde et la folie des choix économiques de l’Union européenne sous influence allemande.

Non, il n’existe pas en Europe un pays de cocagne Outre Rhin que nous devrions regarder au garde à vous comme un exemple de réussite et en conséquence, balancer par dessus bord tous les acquis sociaux et notre conception républicaine de la Nation. L’Allemagne n’est pas ce pays imaginaire que tant d’observateurs ignorants ou malveillants nous chantent si souvent.

Un dernier mot. Le livre de Jean-Luc Mélenchon est un pamphlet. C’est à dire un texte qui s’assume comme tranchant et voulant provoquer le débat. Je connais un peu l’univers médiatique et devine d’avance que dès les premières pages (ou même la couverture) certains vont avoir des vapeurs et crier au scandale, à la germanophobie ou même y voir un appel à la guerre contre le peuple allemand. Il n’a rien de cela. Je laisse les ignorants à leur ignorance et les malveillants à leur malveillance, mais tout esprit libre et épris d'un idéal d'émancipation, trouvera dans ce texte des arguments rationnels à la recherche de l'intérêt général. Une chose est certaine, nous avons toujours considéré que le peuple allemand est un peuple frère et que la paix avec lui est quelque chose de précieux à chérir et maintenir. Le peuple allemand est un grand peuple qui a beaucoup apporté à la civilisation et à la France. Il a été le berceau de la pensée socialiste et du mouvement ouvrier. C’est le combat de nos frères de Die Linke, et notre ami Oskar Lafontaine, qui nous a servi de source d’inspiration pour quitter le PS et fonder le Parti de Gauche. Donc, malheur aux crétins qui viendront nous traiter de ce je ne sais trop quoi après avoir lu ce livre, ou sans même l’avoir lu.

L’expérience des siècles précédents nous apprend que la paix est une construction politique constante car fragile et qu'à contrario l’ultra libéralisme du 21e siècle fracture le vieux continent en repassant sur les mêmes failles qu’antan. Les trois guerres qui nous ont tragiquement opposé à l'Allemagne ne sont pas nées de la seule folie d'un Hitler ou je ne sais trop quels arguments psychologisants mettant l'économie et la politique à distance. N'ayant rien appris de cette histoire tragique, l'ultra libéralisme et les fanatiques qui l'impulsent, par leurs égoïsmes, exacerbent les vieux nationalismes se qui réveillent. Danger donc. Et l'un des mérites du livre de Mélenchon est aussi de mettre le doigt sur les propos agressifs et méprisants contre la France de beaucoup de responsables allemands.

Pour éclairer les consciences et lutter contre cela aussi ce livre est utile, et même indispensable car il apporte des faits, des arguments et des analyses. Vraiment, lisez ce livre intelligent.

 

http://www.alexis-corbiere.com/index.php/

 


Débat Mélenchon-Minc sur l'Allemagne par lepartidegauche

 

Invité de Laurence Ferrari sur i>Télé Le mercredi 13 mai 2015 à 19h10

 

Invité du Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro

Le dimanche 17 mai 2015 à 18h30

 

 

30/04/2015

V comme VIETNAM ET VICTOIRE

V comme Vietnam et Victoire

PAR PATRICK APEL-MULLER
JEUDI, 30 AVRIL, 2015
L'HUMANITÉ
L'éditorial de Patrick Apel-Muller : "En France, le 30 avril 1975 fut un moment de joie. Ils n’étaient pas si nombreux ceux qui, avec les communistes et l’Humanité, s’étaient dressés contre la sale guerre d’Indochine"

Le ballet de fer et de feu des hélicoptères s’était mué en une fuite éperdue du haut de l’ambassade américaine à Saïgon. Les occupants américains et leurs collaborateurs fuyaient dans une cohue anxieuse. La fiction du régime du Sud s’effondrait. Trente ans d’une guerre sans fin s’achevaient par la déroute du plus puissant des pays au monde. Les Etats-Unis pliaient devant un peuple qu’ils avaient noyé sous le napalm, l’agent Orange et les tapis de bombe. La défaite, sous les caméras du monde, ouvrait, semblait-il, une nouvelle ère où les peuples auraient le dernier mot face à l’impérialisme qui avait pris le relais des anciens colonisateurs.

En France, le 30 avril 1975 fut un moment de joie. Ils n’étaient pas si nombreux ceux qui, avec les communistes et l’Humanité, s’étaient dressés contre la sale guerre d’Indochine, se couchant sur les voies des trains d’armes, s’opposant au chargement des navires qui approvisionnaient les troupes coloniales. La suite fut un long combat de solidarité associant aux militants de la première heure des progressistes, des chrétiens, des gens de cœur. La figure rayonnante et modeste de l’Oncle Ho, Ho-Chi-Minh, symbolisait un peuple tandis que la photo d’une fillette, le dos en flamme sous le napalm, devenait l’acte d’accusation irréfutable des crimes américains.

La victoire ne signait pas la fin des difficultés pour ce peuple entravé par sourd blocus. Il fallait reconstruire un pays dévasté, panser une nature défolié, inventer un futur de paix. Le Vietnam s’est mis en marche, trébuchant parfois, se relevant toujours. Nous continuons à croire en son avenir.

Patrick Apel-Muller

 

Vietnam : « Plutôt se sacrifier que perdre

notre indépendance »

LINA SANKARI
JEUDI, 30 AVRIL, 2015

L'HUMANITÉ

 Ce matin, armée, vétérans, travailleurs, femmes et artistes ont défilé pour célébrer les quarante ans de la libération de Saigon. Un anniversaire résolument tourné vers l’avenir.

Hô Chi Minh-Ville (Vietnam), envoyée spéciale
Il était 6 heures du matin, ce 30 avril 1975, lorsque l’assaut final fut donné par les troupes nord-vietnamiennes afin de libérer Saigon. Quarante ans plus tard, à la même heure, les différents corps de l’armée et les organisations de la société civile s’affairent. Le soleil peine à se lever sur Hô Chi Minh-Ville mais les jeunes communistes ajustent leur chemise bleue, les paysans cherchent les fleurs avec lesquelles ils doivent défiler, certains ont du mal à se réveiller. Les drapeaux rouges frappés de l’étoile jaune forment encore un tas désordonné sur la pelouse qui jouxte les cérémonies de la réunification. Jour férié au Vietnam, ce 30 avril était placé sous le signe de l’unité nationale et de la transmission de la mémoire aux générations futures par la présence des différents groupes ethniques et d’enfants. 
Emblématiques de la culture nationale, des fleurs de lotus, portées par des danseurs, symbolisent la fidélité aux idées de la révolution et la pureté. Deux thèmes centraux du discours du Premier ministre Nguyen Tan Dung qui a ponctué le défilé. Après un hommage appuyé aux vétérans et à l’héroïsme des mères de famille pendant la guerre, le chef du gouvernement a rappelé le sens de cette journée. « Après avoir vaincu les colonialistes français, le peuple du Vietnam aspirait à vivre en paix, dans l’unité, la liberté et la prospérité (…). Les impérialistes américains et leurs sbires ont imposé un régime néocolonial pour transformer le sud du pays en une base militaire américaine, réprimer brutalement la révolution dans le sud et mené une guerre dévastatrice au nord (…) Nous préférions endurer et nous sacrifier plutôt que perdre notre indépendance et être des esclaves». 
Trente ans de guerres presque ininterrompues, 7,8 millions de bombes larguées à partir de 1965 (deux fois plus que pendant la Seconde Guerre mondiale), 1 350 000 morts et entre 2,1 et 4,8 millions de personnes répartis dans 20 000 villages directement affectées par l’épandage d’agent orange…  Le Vietnam est dévasté mais doit désormais faire face à l’embargo américain et aux deux guerres successives contre les Khmers rouges cambodgiens et le puissant voisin chinois. « D’une nation sous-développée, nous sommes devenus un pays à revenus intermédiaires avec une croissance moyenne de 7% », a souligné Nguyen Tan Dung. A plusieurs égards, le Premier ministre a expliqué que de nombreux défis restaient à relever, malgré la mise en place, en 2012, d’un système de protection sociale et la réduction du taux de pauvreté à moins de 6%. Loin d’être achevé, le processus d’industrialisation reste trop lent, a-t-il reconnu. « L’écart de développement entre notre pays et le reste de la région n’a pas été réduit comme prévu. (…) L’écart entre les riches et les pauvres s’est creusé». Enfin, le chef du gouvernement a mis en garde contre le niveau de corruption et le train de vie de certains cadres du parti communiste. « Nous devons nous concentrer à rendre notre parti propre, fort et vraiment éthique et civilisé comme l’Oncle Hô l’a toujours souhaité », a expliqué Nguyen Tan Dung, appelant à la mise sur pied d’un « Etat de droit socialiste », à l’amélioration des droits de l’homme et du citoyen et à l’accélération des réformes. Avant de conclure : « Partant de la tradition de paix et d’amitié, nous portons une politique consistant à mettre le passé derrière nous pour regarder vers l’avenir ». 

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Vietnam « J’étouffais sous les morts mais je n’osais pas crier »

30 avril 1975, le Vietnam libéré
MADELEINE RIFFAUD
JEUDI, 30 AVRIL, 2015
Le 12 novembre 1970, l’Humanité publie les paroles poignantes de la petite Da, douze ans, rescapée 
d’un des multiples massacres de civils, recueillies à Stockholm par la grande reporter de guerre Madeleine Riffaud.
 
 

 Nous sommes le seul peuple à avoir vaincu une telle invasion »

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Toute la semaine, les vétérans ont afflué vers Hô Chi Minh-Ville afin d’assister aux multiples commémorations du quarantième anniversaire 
de la libération du Vietnam. La question de la mémoire aux jeunes générations reste posée.
 
 
 

24/04/2015

SALUTATIONS DISTINGUEES

Pour Vallaud-Belkacem, les huées de Hollande sont dues à des passants "frustrés de ne pas avoir été salués"

Pour Vallaud-Belkacem, les huées de Hollande sont dues à des passants "frustrés de ne pas avoir été salués"Najat Vallaud-Belkacem, ce jeudi sur BFMTV.
COPIE D'ECRAN
elle est drôle cette Najad ! Heureusement qu'elle est là pour nous rassurer...

L

es huées dont a été victime François Hollande, hier à Carmaux, seraient le résultat de la frustration de passants qui n'auraient pas été immédiatement salués par le Président, a expliqué Najat Vallaud-Belkacem.

"Parfois, on fait dire des choses aux images qui ne sont pas tout à fait la réalité". Tels sont les mots avec lesquels Najat Vallaud-Belkacem a expliqué, ce jeudi matin sur BFMTV, les huées qui ont accueilli, hier, François Hollandelors de l'hommage à Jean Jaurès à Carmaux.

L'ancienne porte-parole du gouvernement n'a visiblement rien perdu de son sens de la communication sur les accrocs à l'image qu'essuie ce dernier. Selon l'actuelle ministre des Droits des femmes, les huées sont dues à des gens "sans doute frustrés de ne pas avoir été salués" par François Hollande.

Un petit groupe de passants "oublié"

Un petit groupe de participants aurait en effet été "oublié" par le Président, qui serait descendu de sa voiture pour saluer des "passants sur son chemin", mais se serait fait huer par d'autres alors qu'il allait remonter dans son véhicule.

Najat Vallaud-Belkacem a néanmoins reconnu que certains des "passants" avaient interpellé le Président sur sa politique économique, lui demandant de "faire attention au pouvoir d'achat des petits retraités". 

 

 

02/04/2015

L'ACTU complaisant avec le FN... Raquel GARRIDO (P.G.) se désabonne

La secrétaire nationale du Parti de gauche Raquel Garrido a annoncé ce mercredi après-midi sur Twitter qu'elle allait "désabonner définitivement" ses enfants de "L'Actu", à la lecture du dernier numéro du quotidien pour adolescents (14-17 ans).

L'avocate et porte-parole du parti de Jean-Luc Mélenchon accuse notamment la version "ado" du groupe de presse PlayBac, qui édite aussi "Le Petit Quotidien" (6-10 ans), "Mon Quotidien" (10-14 ans) et "L'Eco", de présenter le Front national sous un jour favorable auprès de ses jeunes lecteurs.

Les critiques ciblent la Une, qui affiche une Marine Le Pen rayonnante entourée d'enfants et d'adolescents en liesse, mais également le ton globalement complaisant et une caricature "raciste" illustrant la double page de dossier sur le ralliement massif de jeunes au parti d'extrême-droite.

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1 avr.

Dessins racistes, propagande FN. Cette fois s'en est vraiment trop. Je désabonne définitivement mes enfants de

 
 
 
 
 
 
 

VALLS : faire sauter les verrous... FRAPPER PLUS FORT !

Valls doit frapper tout de suite : Bruxelles l'ordonne

 

 

Manuel Valls veut continuer comme avant. Dès 20h, dimanche soir, il a voulu balayer d’un revers de main la déroute du PS aux élections départementales. Et dresser laborieusement la liste des prochaines trouvailles de son gouvernement contre les droits sociaux. François Hollande avait déjà prévenu avant le premier tour, dans Challenges, qu’il ne voulait changer « ni de ligne, ni de Premier ministre ». Valls a répété la même chose une semaine plus tard, dans le même journal : « ceux qui pensent que nous allons freiner ou stopper les réformes se trompent. Quel que soit le résultat des élections, nous allons les poursuivre en ouvrant de nouveaux chantiers. Nous n’avons pas d’autres choix pour le pays que de faire sauter les verrous et débloquer les énergies ». Quel vocabulaire !

Dans le viseur de Valls ? Le transfert des protections des travailleurs, de la loi vers des négociations de branches et des négociations de branches vers les entreprises pour que le rapport de force soit plus favorable au patronat. C’est, en tout cas, ce que croit savoir Challenges. Manuel Valls vise aussi « le contrat de travail » avec un possible retour d’un ersatz du CNE – Contrat Nouvelle Embauche – inventé il y a 10 ans par Dominique de Villepin pour « assouplir » le CDI dans les petites entreprises. Autre cible ? Les chômeurs, dont le gouvernement cherche depuis des mois comment réduire l’indemnisation.

Face à tous ces projets, les salariés sont appelés à la grève jeudi 9 avril, par plusieurs syndicats : CGT, FO, Solidaires et FSU. Ils dénoncent l’austérité, le pacte de responsabilité et la loi Macron qui sera discutée au Sénat à partir du 7 avril. Cette grève est aussi l’occasion de regrouper des luttes courageuses mais jusqu’ici éparpillées : salariés du commerce opposés au travail du dimanche, chauffeurs routiers en lutte depuis des semaines pour des hausses de salaires, cheminots refusant la réforme ferroviaire, douaniers qui s’opposent à 250 suppressions de postes par an d’ici 2018, salariés de Radio France en grève depuis des jours contre les coupes budgétaires pendant que leur patron fait refaire son bureau à grand frais…

Mais le cœur, c’est le refus de la politique d’austérité budgétaire et salariale. Cette politique est une aberration économique et une catastrophe sociale. Elle est imposée par le gouvernement allemand et la Commission européenne à toute l’Europe. François Hollande a mis le doigt dans cette broyeuse en ne renégociant pas le traité budgétaire en 2012, comme il avait promis de le faire dans la campagne. Depuis, son gouvernement multiplie les coupes budgétaires. Il a prévu 50 milliards d’euros de coupes dans les budgets publics et de la Sécurité sociale entre cette année et 2017. La Commission européenne juge que ce n’est pas assez et en demande davantage.

Pourtant, les ravages sont bien visibles. Comme le dit le nouveau secrétaire général de la CGT Philippe Martinez « il y a une convergence de politiques, en Europe, qui conduit à l’austérité. On est sur la même autoroute, certains pays sont devant nous. En France, on gèle les pensions des retraités, on n’augmente pas les salariés et les fonctionnaires, on réduit les effectifs partout ».

Les coupes dans l’investissement public ont des conséquences dramatiques : explosion du chômage, report des investissements nécessaires à la transition écologique… Le secteur du bâtiment et des travaux publics est durement frappé. Le patronat du secteur tire la sonnette d’alarme depuis des mois. Près de 30 000 emplois ont été détruits dans le secteur en 2014. Encore autant devraient disparaître cette année ! Bien sûr, la concurrence déloyale de patrons voyous, utilisant le système du détachement de travailleurs, frappe durement les PME. Mais le cœur du problème, c’est l’absence de projets faute de financements publics. Le président de la Confédération des artisans et petites entreprises du bâtiment s’inquiète : « nos carnets de commandes sont vides ». Son homologue de la Fédération nationale des travaux publics est plus alarmiste encore : « c’est carrément le marasme… ou la catastrophe, je ne sais plus quel terme employer », dit-il dans Le Monde.

Il y a donc urgence à changer de politique et à engager la relance écologique de l’activité.

 

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Les chômeurs aussi sont appelés à se faire entendre. Ils sont de plus en plus nombreux. En février, on a battu un nouveau record de chômeurs sans activité ou avec une activité réduite : 3,26 millions. Or on sait que moins d’un chômeur sur deux est indemnisé. Sans compter que les ministres Macron et Rebsamen ont plusieurs fois laissé entendre que le gouvernement voulait durcir encore les contrôles sur les chômeurs. Leur modèle ? C’est le système allemand : des chômeurs obligés d’accepter n’importe quel boulot même payé 1 euro de l’heure sous peine d’être radiés. Puisqu’ils ne veulent pas changer de politique, les radiations massives sont la seule solution qui leur reste pour faire baisser les chiffres du chômage ! La nouvelle convention d’assurance chômage ne doit théoriquement pas être renégociée avant l’an prochain. Mais le gouvernement Valls aimerait bien aller plus vite, notamment pour rendre les allocations chômage dégressives au bout d’un certain temps.

Outre l’assurance chômage, il y aussi la facilitation du chantage à l’emploi en allant encore plus loin que la loi « made in Medef » de 2013 sur les « accords de maintien de l’emploi ». Le gouvernement a prévu une loi sur le sujet. Son idée ? Permettre aux actionnaires d’exiger des salariés qu’ils renoncent à des droits au nom de « l’emploi » même quand l’entreprise n’est pas en difficulté. Il appelle cela « des accords offensifs ». Le respect de la durée légale du travail de 35h est notamment visée par Emmanuel Macron.

Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, a donc totalement raison de dénoncer « les « réformes structurelles » qui consistent à flexibiliser et précariser le social et le travail pour répondre aux dogmes économiques libéraux ».

L’appel à la mobilisation s’adresse aussi aux retraités actuels et futurs. Les retraites sont gelées depuis un an. Actuellement, patronat et syndicats négocient la future convention concernant les retraites complémentaires. Le MEDEF fait le forcing pour rogner les droits des salariés et retraités. Il propose que les retraites soient gelées trois ans de plus.

Il veut aussi réduire les pensions de réversion, versée aux veufs et veuves. Surtout, le MEDEF veut utiliser les retraites complémentaires pour repousser encore l’âge de la retraite. Il propose ainsi d’instaurer une décote pour les retraites complémentaires entre 62 et 67 ans ! Cela reviendrait à obliger les salariés à partir à la retraite à 67 ans, sauf à perdre 20% à 40% de sa retraite complémentaire ! L’âge légal de départ à 62 ans pour le régime de base ne serait plus qu’une coquille vide ! 

L’objectif du 9 avril n’est pas seulement défensif. Il est de « reprendre l’offensive » comme l’écrit Solidaires.

Les conditions sont réunies pour que cette grève soit un succès. L’appel unitaire à la grève et à des manifestations a été lancé le 17 février. Les militants syndicaux préparent donc activement cette journée depuis des semaines dans les entreprises. Autre élément positif, en plus des traditionnelles manifestations partout en France, la CGT appelle à faire du défilé de Paris une manifestation nationale. Cette volonté de grossir les rangs parisiens pour être visible donne une nouvelle dimension à l’action. Il s’agit de montrer la force. C’est la logique que nous avons développée dans le champ politique en appelant à plusieurs marches nationales depuis l’élection présidentielle. Pour faciliter la mobilisation, nous appelons à des marches le weekend. Les syndicats appellent à la grève, donc nécessairement en semaine. C’est plus difficile pour les salariés, notamment ceux aux petites payes ou en contrat précaire. Mais c’est aussi la base de la construction du rapport de force contre le MEDEF et les actionnaires.

Cette situation est un révélateur puissant du lien entre la lutte sociale et la lutte démocratique pour la 6e République.Contester la politique d’austérité, c’est nécessairement s’attaquer aux diktats de la Commission européenne et donc défendre la souveraineté populaire. Dénoncer les effets du traité budgétaire, c’est souligner comment la 5e République a permis à un président à peine élu de renier sa promesse sur ce point comme sur tant d’autres et de faire ratifier ce traité sans référendum. Combattre la loi Macron, c’est aussi refuser la brutalité de Manuel Valls imposant l’adoption de ce texte sans vote à l’Assemblée nationale grâce à l’article 49-3 de la Constitution.

Réclamer des hausses de salaires ou défendre les droits des salariés, c’est remettre en cause la toute puissance du patronat et des actionnaires dans les entreprises. Les deux volets ne s’opposent pas, bien au contraire. Ils se renforcent mutuellement comme ils l’ont toujours fait dans l’histoire du socialisme républicain dans notre pays.

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