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10/01/2015

Pour les assassins, "c'est la prison et c'est tout" Jeannette Bougrab se fait plus accusatrice au sujet du contexte de l'attentat qui s'est produit mercredi à la rédaction de Charlie Hebdo.... UN ATTENTAT annoncé ... contre "ces chiens de Charlie Hebdo"

Il y a six ans, Charlie Hebdo avait défrayé la chronique en publiant les douze caricatures de Mahomet parues en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten. Ce numéro du 8 février 2006 représentait en couverture un Mahomet soupirant : "C'est dur d'être aimé par des cons !" Il avait été tiré à plus de 600 000 exemplaires et rapidement épuisé en kiosques. Les ventes de l'hebdomadaire se situaient d'ordinaire autour de 60 000 exemplaires.

Plusieurs organisations musulmanes dont la Grande Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) avaient poursuivi l'hebdomadaire en justice. Charlie Hebdo avait été relaxé à l'issue d'un procès


Charlie Hebdo après l'incendie par lemondefr

Le 2 novembre 2011, le siège de Charlie Hebdo avait été détruit par un incendie criminel, le jour où il publiait en "une" une caricature de Mahomet.
 

Quand des rappeurs réclamaient

"un autodafé contre ces chiens

de Charlie Hebdo"

Attaquée vraisemblablement pour ses satires et son droit revendiqué au blasphème, la rédaction de Charlie Hebdo n'a pas toujours été soutenue dans tous ses combats sur la liberté d'expression.

Alors que des terroristes sont venus abattre de sang froid des journalistes et des caricaturistes de Charlie Hebdo ce mercredi, la condamnation de cet acte barbare est unanime. L'impertinence de la rédaction, au coeur de sa liberté d'expression, a pourtant toujours suscité des débats parfois polémiques en France

Depuis la publication des caricatures de Mahomet en 2006, le contentieux était lourd entre le journal satirique et certains rappeurs de culture musulmane. Les réactions de Disiz et Nekfeu étaient notamment très attendues après l’attentat meurtrier de mercredi à Charlie Hebdo.

Dans une longue lettre publiée sur son compte Facebook, Disiz explique qu’il a d’abord eu du mal à trouver les mots: «Je suis dévasté. Je suis triste. J'ai peur pour mes enfants. Je suis tétanisé par un cocktail de peur, de tristesse et de colère. Ça me touche et me remue le cœur sur trop de choses, je retiens des larmes depuis ce matin, des larmes de rage.»

Disiz avait également réagi et écrit sur son compte Instagram à l’instar des journalistes: 

«Si vous étiez muets je vous couperais la parole, vous voulez savoir comment je ferai ? Et bien je vous couperais les mains.»

Le rappeur Nekfeu a également publié une lettre sur les réseaux sociaux«Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles et proches des victimes de la tuerie sauvage qui a eu lieu aujourd'hui au siège de Charlie Hebdo.»

le rappeur Nekfeu (1995), réclamait "un autodafé contre ces chiens de Charlie Hebdo"
***
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*
 
Extraits
 

CHARLIE HEBDO - Chronique d'un attentat annoncé...

 extraits
http://blogs.mediapart.fr/blog/vangoollou/070115/charlie-hebdo-chronique-dun-attentat-annonce
 

"18h54 – 23/09/2012 : Le Rochelais qui a appelé à décapiter le directeur de Charlie Hebdo remis en liberté : L'homme interpellé samedi à La Rochelle et soupçonné d'avoir appelé à décapiter le directeur de Charlie Hebdo sur un site jihadiste a été remis en liberté dimanche, a-t-on appris de source judiciaire. L'enquête sur les agissements de cet homme, conduite par le parquet de Paris, se poursuit, a-t-on précisé. 

Cet homme est notamment soupçonné d'avoir écrit sur ce site internet radical: "Qui m'apporte cette tête, c'est le vase qui déborde". Il aurait appelé à surveiller et à décapiter le directeur de l'hebdomadaire satirique."

"18h57 – 23/09/2012 : Le Toulonnais qui menaçait Charlie Hebdo mis en examen et incarcéré Un jeune homme de 18 ans interpellé à Toulon après avoir déclaré vouloir s'en prendre aux responsables de Charlie Hebdo a été mis en examen dimanche par un juge antiterroriste et incarcéré, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on précisé. 

Le jeune homme avait été signalé par un proche préoccupé par sa radicalisation et trouvé en possession de plusieurs couteaux à son domicile, menaçant de s'en prendre aux responsables de Charlie Hebdo après la publication de caricatures du prophète Mahomet. Il avait émis ces menaces sur sa page Facebook et a confirmé ses propos en garde à vue.

 

QUE SONT-ILS DEVENUS ? SONT-ILS SURVEILLES ?

****

Ce soir, la France est en deuil, je suis très triste, je pense à ces onze hommes, et cette femme qui ont pris leur café ce matin, en pensant peut être que la journée serait belle, et qui pour certains ont déposé un baiser sur le visage de ceux qu'ils aimaient et dont ils étaient aimés avant de partir à leur boulot et qui en 5 minutes... ont disparus.

Bien que je sois agnostique, 

"Paix à leur âme", "ad pacem animarum",

Je pense comme beaucoup à leur famille ce soir.

***

 

 

"IL EST TOMBE POUR LA CAUSE

MAIS LA CAUSE N'EST PAS MORTE"

Jeannette Bougrab - compagne de CHARB

"Ils défendaient selon elle la laïcité et la liberté d'expression et auraient peu gouté aux prières

qui ont eu lieu mercredi et jeudi devant la rédaction de Charlie Hebdo".

 

Pour les assassins, "c'est la prison et c'est tout"

Jeannette Bougrab se fait plus accusatrice au sujet du contexte de l'attentat qui s'est produit mercredi à la rédaction de Charlie Hebdo. Que se passe-t-il en France pour que des dessinateurs soient assassinés avait-elle déclaré sur le plateau de BFMTV un peu plus tôt dans l'après-midi. Sur TF1, elle va plus loin : "On aurait pu éviter ce massacre et on ne l'a pas fait". Au micro de Ruth Elkrief, elle avait précisé ses propos en pointant du doigt des coupables.
 
"Aujourd'hui, ce ne sont pas des imams qui sont morts, ce sont des dessinateurs". Ceux qui présentaient les collaborateurs de Charlie Hebdo comme des racistes et des islamophobes sont à ses yeux coupables. "C'étaient des gens exceptionnels, des héros. Il leur faudrait le Panthéon".

Quant aux meurtriers de son compagnon et des 11 autres victimes de l'attentat, elle ne veut "rien savoir d'eux, ni leurs parcours, ni leur histoire". Ils ne peuvent avoir aucune excuse, "c'est la prison et c'est tout".

Sur BFMTV, Jeannette Bougrab avait indiqué que c'était "une défaite, une tragédie pour notre pays, un immense gâchis".

Et en aucun cas les manifestations de soutien à Charlie Hebdo ne peuvent être perçues comme une victoire contre le terrorisme et les fondamentalismes, selon elle. Elle s'était montrée à la fois sceptique mais résolue sur l'avenir de Charlie Hebdo.

Alors que Ruth Elkrief insistait sur la nécessité que Charlie Hebdo continue à exister, Jeannette Bougrab avait estimé que les piliers fondateurs du journal, Cabu et Wolinski, n'étaient plus là et que son compagnon, directeur de la rédaction et cheville ouvrière, avait été tué. "C'était Charb qui tenait la barre, c'était un moine soldat, il ne faisait que travailler et ne prenait jamais de vacances et il n'est plus là".

 Charb : Jeannette Bougrab pleure son "amoureux"

"J'aimais son courage pour dénoncer cet islamisme radical"

Leur rencontre remonte à trois ans. C’est Richard Malka qui a organisé leur rencontre. «Je l’admirais depuis longtemps», confie Jeannette. Tous les deux avaient des combats communs, notamment la défense de la laïcité. «J’aimais son courage pour dénoncer cet islamisme radical. C’est vrai qu’on était différents. Lui, communiste. Moi, militante UMP», rappelle-t-elle très fière de cette relation improbable.

Le dessinateur gauchiste et la femme politique engagée dans le camp d’en-face –retournée au Conseil d’Etat après un crochet par le plateau du «Grand Journal» de Canal+- ne se cachaient pas. «On savait que quelque chose pouvait survenir à n’importe quel moment. Il n’avait pas peur. Moi, je redoutais qu’il finisse comme Theo van Gogh, le réalisateur néerlandais assassiné à Amsterdam en 2004 par un islamiste.»

Inconsolable, Jeannette Bougrab ne s’arrête plus de parler comme pour faire vivre son «amour abattu par des monstres». «Il était courageux. Il est mort debout avec ses camarades. Charb, Cabu et les autres méritent le Panthéon. Ils sont morts en soldats de la liberté. Ils incarnaient la France et esprit voltairien.» L’ex-ministre s’interroge : «Je ne comprends plus ce pays. Qu’est-ce qui se passe en France où l’on tue des gens parce qu’ils dessinent? Pourquoi ne fait-on rien contre Internet et les réseaux sociaux devenus des déversoirs de haine? J’aimerais qu’on m’explique.»

07/01/2015

FLORILEGES DE DESSINS GRIS POUR UN 7 JANVIER NOIR

Konbini

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/reseaux-sociaux-dessins-charlie-hebdo/

Depuis plusieurs heures, des dizaines de dessins rendent hommage à Charlie Hebdo en réaction à l’attentat perpétré au siège du journal satirique, provocateur et nécessaire.

Les dessins comportent de nombreux points d’interrogation. On y croise des stylos, des plumes, de l’encre, des gommes mais aussi du sang. Ces illustrations ont été notamment diffusées via Twitter par des collègues des journalistes de Charlie Hebdo, et ce de par le monde.

Denis Pessin de Slate, Martin Vidberg, Zep et Plantu du quotidien Le Monde, na! de BFMTV, mais pas seulement : des internautes ont aussi exprimé leur soutien via le crayon.

Florilèges de dessins gris pour un 7 janvier noir.

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François PlayBac @dufourdufour

Hommage à l'ami Charb: son premier dessin dans Mon Quotidien, il y a 20 ans.

ATTENTAT TERRORISTE CHEZ CHARLIE HEBDO

Victimes de la liberté d'expression

face au fanatisme religieux

Ils ont "vengé le prophète"

Eux, faisaient juste leur métier de journaliste humoristique

Tout le monde y passait ... avec leur talent, leurs crayons

et leurs gommes bien pacifiques

 View image on Twitter

Charb dans le Charlie Hebdo de la semaine.

"Ils sont tous morts",

a dit à l'AFP Patrick Pelloux, urgentiste et chroniqueur de l'hebdomadaire, d'une voix blanche.

"Je suis vivant mais Charb, Cabu, ils sont tous morts...", a-t-il répété, hébété par le drame

Héca­tombe à Char­lie Hebdo

Cabu, Charb, Tignous, Wolins­ki…

4 dessinateurs particulièrement visés et lâchement assassinés

Des hommes cagoulés ont attaqué le siège du journal Charlie Hebdo, à Paris, mercredi 7 janvier. Le bilan provisoire était de douze morts, en début d'après-midi. Deux policiers feraient partie des victimes, selon une source proche de l'enquête.

Le procureur fait également état de 15 à 20 blessés,

dont quatre "en urgence absolue".

Charb travaille pour de nombreux journaux, Charlie Hebdo – dont il est le directeur de la publication depuis mai 2009 et le départ de Philippe Val –, L'Écho des savanes, Télérama, Fluide glacial et L'Humanité. Ses dessins, agrémentés pour la plupart des dessins symboliques de Maurice et Patapon, le chien et le chat anticapitalistes, se caractérisent par leur esprit corrosif et leur irrévérence. On peut citer aussi Marcel Keuf, le flic dans Fluide glacial.

 Sa rubrique dans Charlie Hebdo est intitulée Charb n'aime pas les gens.

 Mensuellement, il signe une rubrique satirique appelée La fatwa de l'Ayatollah Charb dans la gazette de Fluide Glacial. En 2007 et 2008, il a participé également à l'émission télévisée T'empêches tout le monde de dormir de Marc-Olivier Fogiel sur M6 en tant que dessinateur de plateau jusqu'à l'arrêt de l'émission, en juin 2008.

 C’est un soutien de longue date du PCF, et du Front de gauche aux élections européennes de 2009 et aux élections régionales françaises de 2010.

 Charb meurt le 7 janvier 2015, assassiné lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎ à Paris.

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Cabu, Charb, Tignous, Wolins­ki…: héca­tombe à Char­lie Hebdo

Jean Cabut, dit Cabu, est un caricaturiste, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français, né le 13 janvier 1938 à Châlons-en-Champagne (Marne) et mort le 7 janvier 2015 (à 76 ans) à Paris.

Créateur du personnage du Grand Duduche et participant aux équipes de journaux satiriques comme Hara-Kiri, Charlie Hebdo ou Le Canard Enchaîné, il collabore en outre à plusieurs émissions de télévisions aussi bien de débat - avec Droit de réponse - que pour enfant - avec Récré A2 - qu'il illustre en direc

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alt=Description de cette image, également commentée ci-après

 

Georges Wolinski, né le 28 juin 1934 à Tunis et mort le 7 janvier 2015 (à 80 ans) à Paris, est un dessinateur de presse français.

Il a collaboré au journal Hara-Kiri (versions mensuelle et hebdomadaire), ainsi qu'à Action, Paris-Presse, Charlie Hebdo, L'Humanité, Le Nouvel Observateur et enfin Paris Match. Il a également été rédacteur en chef de Charlie Mensuel.

Il est assassiné le 7 janvier 2015 lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎.

 

Né en 1957 à Paris, Bernard Verlhac, qui publie sous le pseudonyme de Tignous, est un dessinateur de presse français. Il dessine dans la presse depuis 1980. Après des débuts dans l’illustration et la bd, il publie en 1990 ses premiers dessins sur l’actualité dans L’idiot international et rejoint ensuite la rédaction de La Grosse Bertha. Tignous a beaucoup dessiné aussi pour L’événement du Jeudi. Depuis il collabore régulièrement à Charlie Hebdo, Marianne, Fluide Glacial, l’Express, VSD, Télérama et L'humanité!

 

 

Il semblerait que les tireurs les aient d'abord interrogés sur leur identité avant de les flinguer

C'est une tragédie, un acte abject

Jean Cabut (Cabu), Stéphane Charbonnier (Charb), comme Tignous et Wolinski, ont été assassinés par des terroristes ce 7 janvier 2015. Les assaillants étaient venus dans l'intention ferme de les tuer, rapporte une dessinatrice à l'Humanité.

 

[Mis à jour le 7 janvier à 14h43]

" Les terroristes étaient venus dans l'intention claire de les assassiner, affirme la dessinatrice Coco au journal l'Humanité. " Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu... Ça a duré cinq minutes...

Je m'étais réfugiée sous un bureau... Ils parlaient parfaitement le français... Se revendiquaient d'Al Qaïda" explique-t-elle. Les premiers témoignages recueillis laissent à penser que les assassinats ont tourné au massacre. Des victimes ont été comptabilisées dans toutes les pièces.

 

IDENTITE D'UNE AUTRE VICTIME : Bernard MARIS
 

Bernard MARIS, né le 23 septembre 1946 à Toulouse (Haute-Garonne) et mort le 7 janvier 2015 à Paris, est un économiste, écrivain et journaliste français.

Il est assassiné lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎.


 

Bernard Maris

 

Economiste de renom, Bernard Maris enseigne à l'institut d'études européennes de l'université Paris-VIII. En décembre dernier, il a été nommé par le président du Sénat membre du Conseil général de la Banque de France. Auteur d'ouvrages de vulgarisation économiques à succès, il a publié entre autres chez Albin Michel: Ah Dieu! que la guerre économique est jolie et La Bourse ou la vie (avec Ph. Labarde) et Capitalisme et pulsion de mort (avec G. Dostaler). Il collabore régulièrement à de nombreux magazines ( «Oncle Bernard» de Charlie Hebdo), à I.Télé et France Inter.

Enfin, la consommation augmente!

La crise n'existe pas pour tout le monde. La consommation somptuaire et le parasitisme explosent.

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***

Concernant la zone euro, Bernard Maris s'exprime ainsi dans Charlie Hebdo, le 15 décembre 2010 :

« Moi-même, je pense qu'il y aura une nouvelle crise financière, que la zone euro éclatera, que l'Europe se balkanisera — elle est déjà balkanisée.

Mais un certain nombre d'événements surgis depuis dix ans n'étaient pas prévisibles : la méga-crise financière, qui pouvait vraiment la prévoir ? Les Twin Towers ? »

 

Patrick Pelloux, rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo

Paris, le mercredi 7 janvier 2014 – Le docteur Patrick Pelloux, patron de l’Association des médecins urgentistes de France et collaborateur régulier de l’hebdomadaire Charlie Hebdo était présent ce matin lors de l’attentat perpétré au siège du journal et qui a causé la mort de douze personnes, dont plusieurs dessinateurs célèbres (Cabu, Wolinski, Charb et Tignous) . Selon Gérard Kierzeck, médecin urgentiste et chroniqueur pour Europe 1, Patrick Pelloux aurait participé à la prise en charge des blessés dans les minutes qui ont précédé l’arrivée des secours. Très éprouvé par cette tuerie, le praticien s’est rendu dans l’après-midi à l’Hôtel Dieu où une cellule psychologique a été mise en place pour accueillir les 34 rescapés.

A.H.

 

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité : "Nous pleurons des confrères, des collègues, des amis, des camarades"

Mercredi, 7 Janvier, 2015
L'Humanité.fr
"L’ensemble du personnel de l’Humanité et moi-même, profondément révoltés et attristés, a déclaré le directeur de l'Humanité. Parmi les victimes de cet abject attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo, quatre de nos amis ont perdu la vie : Georges Wolinski, Charb, Tignous et Cabu.
 
La violence barbare vient de frapper au cœur de Paris. En s’attaquant physiquement à un journal pour le détruire, c’est une part de liberté qu’on brûle. En massacrant, en tuant des journalistes, des salariés du journal, les policiers qui assuraient leur surveillance, les terroristes ont ciblé le fondement même de la République. 
 
L’ensemble du personnel de l’Humanité et moi-même, profondément révoltés et attristés, exprimons notre plus vive sympathie et notre totale solidarité aux victimes ainsi qu’à leurs familles et amis. 
Parmi les victimes de cet abject attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo, quatre de nos amis ont perdu la vie : Georges Wolinski qui a participé à tant d’aventures avec les équipes et les lecteurs de l’Humanité, Charb qui nous a prêté son talent à de nombreuses reprises, Tignous qui illustrait de son ton mordant l’actualité de ces dernières années et Cabu, immense dessinateur unanimement reconnu.
Ils manqueront à notre journal.
Ils manqueront aux voix progressistes qui se battent partout contre l’obscurantisme et la folie meurtrière. Leur écriture, leurs dessins manqueront, car, quoiqu’on en pense, ils révélaient des faces parfois cachées des turpitudes de ce monde et de ses acteurs.
 
L’Humanité est en deuil. Nous pleurons des confrères, des collègues, des amis, des camarades. 
 
Nous appelons toutes les forces disponibles à se rassembler et à se mobiliser contre l’abject et pour la défense de la République.
 
Devant ce terrible drame, j’adresse mes condoléances et toute mon affection à leurs familles et amis dont de nombreux salariés de l’Humanité.
 

 Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - AFP Kenzo Tribouillard

Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - AFP Kenzo Tribouillard

Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche: "Le nom des meurtriers est connu: lâches, assassins, tuent les sans défense. Le nôtre: chagrin et réplique républicaine. # CharlieHebdo "(tweet).

 *

*
Une attaque "sans précédent" contre la presse en France (RSF). L'attaque armée contre le journal Charlie est une attaque "sans précédent" contre la presse en France, a souligné Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
 
"Une attaque barbare comme celle-là, c'est une affaire sans précédent", a déclaré sur la chaîne iTÉLÉ M. Deloire qui s'est rendu sur place dans le XIe arrondissement. "C'est des choses qu'on voit malheureusement dans des pays comme le Pakistan, la Somalie", a-t-il relevé.
 
"Il n'y a pas d'agression plus grande contre la liberté de la presse et contre toutes les libertés que de s'attaquer à un journal qui a simplement le tort d'exercer pleinement sa liberté d'expression", a ajouté Christophe Deloire.
 

 

 

 

06/01/2015

Une caméra plutôt qu'une mitraillette pour combattre

 

 

René Vautier laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits (Pierre Laurent)

Lundi, 5 Janvier, 2015

René Vautier, cinéaste militant du film indépendant et anticolonialiste, vient de disparaître.

Homme de légende, de convictions, cinéaste baroudeur- il nous manque déjà. René Vautier était membre du Parti communiste depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Individualiste généreux, enragé, charmeur, René Vautier était toujours un marginal, tant en politique que dans les milieux du cinéma. Homme de la fidélité dans ses convictions et amitiés, René Vautier avait épousé les causes de son époque : anticolonialiste, régionaliste frôlant l'indépendantisme, écologiste, anticapitaliste… Nous perdons un combattant de la liberté, qui a payé chèrement son engagement.

Son premier film, « Afrique 50 », est un violent et efficace réquisitoire contre le colonialisme français en Afrique noire, contre le travail forcé. Le film lui valu une interdiction totale, 13 inculpations. L'armée, se rappelant qu'il n'avait pas fait son service militaire (ses faits de Résistance auraient pu pourtant l'en exempter), l'envoya en Allemagne, où il passa quasiment un an en prison militaire.

Avec « Avoir 20 ans dans les Aurès » Il avait fait un choix, celui de montrer, dénoncer cette guerre d'Algérie qui n'en avait pas le nom. La distribution dans le circuit indépendant, les salles municipales d'art et d'essais, il y a quelques années, de ce film marquant. avait fait redécouvrir son œuvre, son génie cinématographique.

Il laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits. Il a su montrer la vérité telle qu'elle est. C'est grâce aux témoignages qu'il avait récoltés, qu'avait été prouvé que Jean-Marie Le Pen avait pratiqué la torture en Algérie (produit lors du procès du Canard enchaîne en 1985). Pacifiste, antimilitariste, passionné de la Bretagne, il était un bel anarcho-communiste et la légende raconte que les CRS, dans les années 60, le confondaient avec Léo Ferré.

Fier de l'avoir compté parmi les siens, son Parti lui rend hommage.

 rene-vautier nb

Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpuf
Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpu

 © 2005 ilan ginzburg

 

Je l'ai aperçu à la Fête de l'Huma à laquelle il se rendait chaque année

pour débattre

René Vautier « Les attardés du colonialisme me poursuivent encore de leur vindicte »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Lundi, 4 Mai, 2009
L'Humanité
Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.

Comment expliquer que des films comme Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès soient encore aujourd'hui la cible de violentes attaques des tenants de l'idéologie colonialiste ?

René Vautier. J'ai fait Afrique 50 à l'âge de vingt et un ans. Mon seul but était de montrer la vérité sur le quotidien des paysans noirs en Afrique occidentale française. J'ai simplement filmé ce que je voyais. On a alors tenté de m'empêcher de filmer. Les choses se sont très mal passées avec les colons. Ce film, auquel la Cinémathèque française a rendu il y a quelques années un élogieux hommage, m'a valu, à l'époque, de sérieux ennuis. Avoir vingt ans dans les Aurès a reçu, en 1972, le prix de la critique internationale au Festival de Cannes. En dépit de cette récompense, le film a dû attendre douze ans avant d'être diffusé sur une chaîne de télévision française. Certains y voyaient une insupportable mise en cause des prétendus bienfaits de la présence française dans les colonies. Ces films continuent d'être diffusés, cités, ce qui nourrit le ressentiment des attardés du colonialisme.

Comment expliquer le regain d'activisme des nostalgiques de la colonisation, du vote d'une loi exaltant « les aspects positifs » de la colonisation à la construction de stèles et de monuments glorifiant les criminels de l'OAS ?

René Vautier. Le député UMP Christian Vanneste (l'un des plus fervents défenseurs de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive » - NDLR) a tenté, il y a quelque temps, de faire interdire Avoir vingt ans dans les Aurès dans une salle de la banlieue lilloise. Des jeunes ont protesté. Du coup, il n'y a pas eu une, mais dix projections, qui ont rencontré un franc succès auprès du public. Ces nostalgiques, liés à la droite ou au Front national, me poursuivent encore aujourd'hui de leur vindicte, perturbant les manifestations auxquelles je participe.

Ces gens vous accusent d'être un ennemi de la « blanchitude » et de la « France française ». Comment le résistant juge-t-il de tels propos ?

René Vautier. C'est à 200 mètres du palais de justice de Quimper (où s'est tenu le procès - NDLR) que j'ai été décoré de la Croix de guerre à l'âge de seize ans pour faits de résistance. J'appartenais à un groupe d'Éclaireurs de France qui se sont battus contre les occupants allemands. J'ai continué, après la guerre, à me battre pour les mêmes idées : l'égalité des peuples, la lutte contre le fascisme, quel qu'il soit.

L'idéologie coloniale reste-t-elle, selon vous, enracinée en France ?

René Vautier. Certains milieux refusent catégoriquement tout regard lucide sur le passé colonial. Or les jeunes générations doivent être instruites de ce qui fut fait au nom de la France dans les colonies. J'espère que mes films peuvent continuer à y contribuer.

 

 Sur son compte Facebook, un ami très proche de René lui a dédié cette poésie d’Eluard, qui lui ressemblait tant.

Un homme d’image qui avait pour seul arme sa caméra est mort
Il s’appelle René VAUTIER
FRATERNITE disait-il … paix à lui

eluard

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies
Ajoutons-y Péri
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.

Paul Éluard

 

Les médias sont plus prompts à blablater sur Nabila

que de rendre hommage à cet homme-là

Alors je fais ce que je crois juste, à mon niveau

 

LA CAMERA CITOYENNE de René VAUTIER

 

René Vautier : le cinéma perd un oeil et un esprit libres

Eugénie Barbezat
 
 
Dimanche, 4 Janvier, 2015
 
Le cinéaste engagé et anticolonialiste, réalisateur du film sur la guerre d'Algérie
"Avoir 20 ans dans les Aurès", est mort dimanche matin à 86 ans en Bretagne
a annoncé sa femme Soazig Chappedelaine Vautier.
 
PHOTO : AFP MARCEL MOCHET
 
René Vautier est né le 15 Janvier 1928 à Camaret-sur-Mer, dans le Finistère (France).
 
*
*

"Votre nom : Vautier !


Votre vie : la liberté !



Votre cinéma : engagé !



Votre parole : enragée !"

C'était un cinéaste engagé et anticolonialiste. René Vautier est décédé ce dimanche matin à l'âge de 86 ans. Le réalisateur du film sur la guerre d'Algérie «Avoir 20 ans dans les Aurès» est mort à l'hôpital en Bretagne, où il résidait, a fait savoir sa femme Soazig Chappedelaine Vautier.

 

Ce réalisateur à la vie mouvementée, qui a connu la fuite, la prison, la grève de la faim, les menaces et les condamnations, se revendiquait comme «le cinéaste français le plus censuré».

Il était notamment l'auteur de «Afrique 50», court-métrage réalisé à 20 ans, devenu le premier film anticolonialiste du cinéma français. L'oeuvre a été censurée pendant quarante ans et lui a valu une condamnation à un an de prison.

 

 

Premier film anticolonialiste français, il inaugure le combat de Vautier. Depuis, caméra au poing, il a définitivement choisi son camp : être de l’autre côté.

Au départ, il s’agit d’un film de commande de la Ligue de l'enseignement destinée à mettre en valeur la mission éducative de la France dans ses colonies. Mais les images tournées sur place témoignent d’une réalité tout autre et le film devient un véritable brûlot anticolonialiste. Ce sera même, le premier film anticolonialiste français de l’histoire du cinéma qui vaudra à René 13 inculpations et une condamnation à un an de prison. Le film reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie. Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahnstein en zone française d’occupation en Allemagne. Il sort en juin 1952.


Son regard s'est beaucoup porté sur la guerre d'Algérie, avec notamment «Une Nation l'Algérie» (1954), pour lequel il a été poursuivi pour «atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat», «Algérie en flammes» (1958). Il est surtout le réalisateur de «Avoir 20 ans dans les Aurès», son oeuvre la plus connue, prix de la critique internationale au festival de Cannes en 1972.

 

Il est surtout le réalisateur de "Avoir 20 ans dans les Aurès", son oeuvre la plus connue,
prix de la critique internationale au festival de Cannes en 1972.
« Fous pas ton pied dans cette merde,
C’est une vraie histoire de fou,
Pas ton pied dans cette merde,
Ou bien t’y passeras jusqu’au cou
»

(Refrain d’une chanson du film)
 
 Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine.

 Avec : Philippe Léotard, Amid Djellouli, Alexandre Arcady, Jean-Michel Ribes...
Grand Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes 1972
1961, Sud algérien.
 
Des rappelés, hostiles à la guerre d'Algérie, sont pris en main par le lieutenant Perrin. Pris dans l'engrenage de la guerre, ils tuent, pillent, violent. Sauf Noël, un humaniste qui a toujours refusé de se servir d'une arme. Il libère un prisonnier algérien et fuit avec lui. Film historique exceptionnel, "cette chronique filmée est en quelque sorte le condensé de 800 heures de témoignages de 600 appelés ou rappelés de la guerre d'Algérie.
 
A l'heure où les généraux, les politiciens, et les agents secrets donnent chacun leur version de ce que fut la guerre d'Algérie, nous avons pensé qu'il était utile de refléter l'état d'esprit des appelés"(René Vautier)
 
***
*

René Vautier a eu de grandes difficultés pour le réaliser. Ce n’est qu’en 1971 qu’il a pu le mener à bien et il n’obtint le visa de diffusion qu’après une grève de la faim...

 L'idée géniale est de montrer les actions d'un groupe de militaires qui au fond sont antimilitaristes, qui au fond n'auraient jamais pensé pouvoir tirer sur l'ennemi de qui pourtant ils partagent la cause.

Du coup, le film dépasse l'anecdote pour toucher le général, l'universel : comment l'armée - et, derrière elle, la Société - peut transformer un simple homme, pacifiste en machine de guerre.

Kubrick sur le même thème a fait Full Metal Jacket. Le propos est encore plus fort car Vauthier nous montre que la resistance généreuse mais individuelle de Noël n'aboutit qu'à un échec, mis en lumière par le lieutenant qui en profite pour augmenter sa pression sur ses hommes.

 ****

*

"Votre nom : Vautier !

Votre vie : la liberté !


Votre cinéma : engagé !


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"Votre nom : Vautier !

Votre vie : la liberté !


Votre cinéma : engagé !


Votre parole : enragée !" - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/?page_id=7#sthash.4brEKXi0.dpufLa vie de René VAUTIER pourrait se résumer à autant d’années de résistance cinématographique. Rebelle et militant, il s’est toujours efforcé de mettre « l’image et le son à disposition de celles et ceux à qui les pouvoirs établis les refusent »Et ce n’est pas sans risques qu’il a combattu avec sa caméra citoyenne pour témoigner des luttes de son époque et toujours tenter d’établir un dialogue en image.
En 1950, il réalise son premier film, Afrique 50. - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/?page_id=7#sthash.4brEKXi0.dpuf
En 1950, il réalise son premier film, Afrique 50. Au départ, il s’agit d’un film de commande de la Ligue de l'enseignement destinée à mettre en valeur la mission éducative de la France dans ses colonies. Mais les images tournées sur place témoignent d’une réalité tout autre et le film devient un véritable brûlot anticolonialiste. Ce sera même, le premier film anticolonialiste français de l’histoire du cinéma qui vaudra à René 13 inculpations et une condamnation à un an de prison. Le film reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie.
Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahnstein en zone française d’occupation en Allemagne. Il sort en juin 1952. - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/?page_id=7#sthash.4brEKXi0.dpufDe la dénonciation du colonialisme aux grèves des mineurs, de la guerre d’Algérie aux années Giscard, de la marée noire aux tortures en Algérie, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier n’a jamais cessé de dénoncer en images tout ce qui le révolte.Témoin crucial de son époque, il a constamment devancé l’histoire, comme le reconnaissait Malraux, quelques années après les Accords d’Evian, : « René Vautier est un français qui a vu juste avant les autres ».

Ses films font souvent écho à l’actualité et deviennent des archives d’une extraordinaire diversité (documentaire, fiction, court ou long métrage) qui nous permettent d’éclairer l’histoire contemporaine et de mettre en perspective les crises d’aujourd’hui par l’étude des luttes du passé.

Cinéaste engagé, René Vautier a connu la censure sur pratiquement toute son oeuvre. Le critique Michel Boujut écrivait d’ailleurs à son propos : « C’est le réalisateur qui a eu le plus de problèmes avec la censure… et qui lui a posé le plus de problèmes. »

 
 

RENÉ VAUTIER
ses engagements

La vie de René Vautier pourrait se résumer à autant d’années de résistance cinématographique. Rebelle et militant, il s’est toujours efforcé de mettre « l’image et le son à disposition de celles et ceux à qui les pouvoirs établis les refusent ». Et ce n’est pas sans risques qu’il a combattu avec sa caméra citoyenne pour témoigner des luttes de son époque et toujours tenter d’établir un dialogue en image.
Afrique 50, premier film anticolonialiste français, inaugure le combat de Vautier.
Depuis, caméra au poing, il a définitivement choisi son camp : être de l’autre côté.
De la dénonciation du colonialisme aux grèves des mineurs, de la guerre d’Algérie aux années Giscard, de la marée noire aux tortures en Algérie, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier n’a jamais cessé de dénoncer en images tout
ce qui le révolte.
Témoin crucial de son époque, il a constamment devancé l’histoire, comme le reconnaissait Malraux,
quelques années après les Accords d’Evian, : « René Vautier est un français qui a vu juste avant les autres ».
Aujourd’hui encore, ses films font souvent écho à l’actualité et deviennent des archives d’une extraordinaire diversité (documentaire, fiction, court ou long métrage) qui nous permettent d’éclairer l’histoire contemporaine et de mettre en perspective les crises d’aujourd’hui par l’étude des luttes du passé. Cinéaste engagé, René Vautier a connu la censure sur pratiquement toute son oeuvre. Le critique Michel Boujut écrivait d’ailleurs à son propos : « C’est le réalisateur qui a eu le plus de problèmes avec la censure… et qui lui a posé le plus de problèmes. »
Entretien avec cet empêcheur de filmer en rond…

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RENÉ VAUTIER
ses engagements

La vie de René Vautier pourrait se résumer à autant d’années de résistance cinématographique. Rebelle et militant, il s’est toujours efforcé de mettre « l’image et le son à disposition de celles et ceux à qui les pouvoirs établis les refusent ». Et ce n’est pas sans risques qu’il a combattu avec sa caméra citoyenne pour témoigner des luttes de son époque et toujours tenter d’établir un dialogue en image.
Afrique 50, premier film anticolonialiste français, inaugure le combat de Vautier.
Depuis, caméra au poing, il a définitivement choisi son camp : être de l’autre côté.
De la dénonciation du colonialisme aux grèves des mineurs, de la guerre d’Algérie aux années Giscard, de la marée noire aux tortures en Algérie, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier n’a jamais cessé de dénoncer en images tout
ce qui le révolte.
Témoin crucial de son époque, il a constamment devancé l’histoire, comme le reconnaissait Malraux,
quelques années après les Accords d’Evian, : « René Vautier est un français qui a vu juste avant les autres ».
Aujourd’hui encore, ses films font souvent écho à l’actualité et deviennent des archives d’une extraordinaire diversité (documentaire, fiction, court ou long métrage) qui nous permettent d’éclairer l’histoire contemporaine et de mettre en perspective les crises d’aujourd’hui par l’étude des luttes du passé. Cinéaste engagé, René Vautier a connu la censure sur pratiquement toute son oeuvre. Le critique Michel Boujut écrivait d’ailleurs à son propos : « C’est le réalisateur qui a eu le plus de problèmes avec la censure… et qui lui a posé le plus de problèmes. »
Entretien avec cet empêcheur de filmer en rond…

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