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15/12/2014

QUI SE RESSEMBLE S'ASSEMBLE

 Nicolas Sarkozy, au siège de l'UMP à Paris, le 13 décembre 2014

Sarkozy nomme une secrétaire nationale d'extrême droite

Fatima Allaoui, nouvelle secrétaire nationale de l’UMP à la formation professionnelle, est issue du Siel, un micro parti affilié au Rassemblement Bleu Marine.

Ciel, une membre du SIEL au sein même de la direction de l’UMP! Fatima Allaoui, conseillère régionale du Languedoc-Roussillon, a été nommée par Nicolas Sarkozy, vendredi 12 décembre, secrétaire nationale de l’UMP à la formation professionnelle.

Problème, elle était alors au SIEL (Souveraineté, indépendance et liberté), un micro parti d’extrême droite affilié au Rassemblement Bleu Marine, lui-même une sous formation politique liée au Front national. L’ex-chef de l’Etat et nouveau patron de l’UMP a personnellement validé cette nomination, mais c’est Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée du parti qui en est à l’origine et l’a imposée à ce poste.

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Tout se recycle donc à l’UMP, prise dans une guerre des sous-chefs où chaque clan place ses pions… sans que Nicolas Sarkozy ne veille à qui figure dans l’organigramme national du parti.

Il y a quelques mois, Fatima Allaoui, qui milite à Béziers, claque la porte de l’UMP. Elle proteste contre le refus de sa formation de l’investir aux élections départementales dans un canton favorable à la droite. Le parti invoque le cumul des mandats puisqu’elle est déjà conseillère régionale. Elle, accuse les siens de faire preuve de «communautarisme» en lui proposant «un canton à forte population d’origine maghrébine». Elle assure aussi qu’il n’était pas question de cumuler et qu’elle aurait démissionné en cas d’élection de son mandat à la région.

 «Crise d’adolescence politique»

Bien décidée à se présenter malgré tout, elle quitte l’UMP, rejoint le SIEL et se tourne alors vers le maire de Béziers, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national pour obtenir l’investiture de son mouvement politique local «Choisir Béziers».

Ce même Ménard qu’elle avait combattu quelques mois plus tôt sous les couleurs de l’UMP, lors des municipales de mars 2014… Refus sans appel du maire, qui l’envoie promener lui rappelant qu’elle avait participé à une réunion contre lui intitulée «Les loups sont entrés dans Béziers». Jusqu’au jour où l’ancien patron de Reporters sans frontières reçoit un appel de Karim Ouchikh, le président du SIEL, pour lui demander de soutenir et de donner son investiture à Fatima Allaoui. «Ce que j’ai de nouveau refusé», confirme le maire de Béziers à Libération.

Dimanche Fatima Allaoui nous expliquait avoir «fait une crise d’adolescence politique». A l’entendre, elle a «demandé leur soutien» aux formations politiques d’extrême droite «par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue». «Localement, je soutiens la plupart des initiatives de Robert Ménard, que ce soit le couvre-feu pour les mineurs ou l’installation d’une crèche dans les locaux de l’hôtel de ville», affirme-t-elle. Proche de NKM, elle dit aussi avoir été «sauvée» par l’ancienne candidate à la mairie de Paris et avoir été «ramenée au bercail par son entremise». Fatima Allaoui viendrait de reprendre sa carte à l’UMP et ne serait plus au SIEL. Nicolas Sarkozy l’a-t-il seulement vérifié?

(Photo UMP)

Antoine GUIRAL
 
 
"du beau linge en vérité"

04/12/2014

Il ne méritait pas d'être tiré comme un lapin

 
jeudi 4 décembre 2014
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Débats

L’affaire Rémi Fraisse n’est pas terminée

Dimanche 30 novembre 2014
 

L’avocat du gendarme qui a lancé une grenade offensive tuant Rémi Fraisse le 26 octobre 2014 a récemment comparé l’état d’esprit de son client à celui d’« un conducteur qui s’est parfaitement conformé au Code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction ».  Certaines comparaisons avoisinent la déraison quand elles embrouillent au lieu d’éclairer. En l’occurrence, l’avocat, qui a raison de ne pas faire peser le poids de la responsabilité du drame sur son seul client, a tort de faire comme si l’affaire n’était pas politique. Le gendarme qui a lancé la grenade n’avait pas à ce moment-là l’occasion de respecter le Code de la route ni de le faire respecter. Il était chargé de la mission d’assurer l’ordre public à proximité du futur barrage de Sivens. Et, au moment de mourir, Rémi Fraisse ne traversait pas la chaussée en dehors des clous pas plus qu’il ne commettait un excès de vitesse au volant. Il a été tué comme manifestant. Engagé et déterminé, mais  pacifique, il s’était joint à une manifestation dont la violence est en relation avec  le dispositif policier disproportionné déployé ce jour-là et aux  consignes d’extrême fermeté qui furent  très vraisemblablement  données. La mort de Rémi Fraisse  n’a rien d’un fait divers, car on ne peut l’isoler de la tension qui s’était dangereusement installée depuis des semaines dans la région, ni de l’autisme des autorités politiques dans cette affaire de barrage très contesté et très contestable. Si le gendarme n’est ni coupable ni responsable politiquement de la mort de Rémi Fraisse, la mort violente de ce dernier ne s’ajoutera pas à la liste des morts d’un accident de la circulation automobile. Sa mort s’inscrit dans un contexte délétère de fractures sociales et générationnelles, de déficit démocratique et  de conflits d’intérêt, dont l’affaire du barrage de Sivens est révélatrice.

Il y a dans l’affaire du barrage de Sivens et au-delà d’elle, une affaire Rémi Fraisse qui tient d’abord au fait qu’un manifestant a été tué. Cette seconde affaire se caractérise aussi par le fait que, dans un premier temps, les  autorités publiques ont scandaleusement caché la vérité  du drame: une grenade offensive lancée par un gendarme  a causé la mort d’un manifestant pacifique. Il faut saluer le courage et la rigueur des proches de Rémi Fraisse qui ont su rectifier les premières versions tronquées des faits, sur fond de silence assourdissant des plus hautes autorités de l’État, forçant ainsi les autorités publiques à afficher enfin leur souci de la vérité en plus de leur compassion. On connaît la détestation que les pouvoirs  autoritaires vouent à la vérité des faits, surtout quand elle les dérange. La vérité des faits n’apparaît-elle pas plus têtue que la personne la plus obstinée ?  On sait aussi que le mensonge d’État est la seconde nature et parfois le carburant des  totalitarismes.  Plus directement, nous voyons que les  démocraties jouent une part de leur destin dans leur degré d’émancipation ou d’assujettissement à la raison d’État au nom de laquelle leurs  principes sont bafoués. Aujourd’hui, une complète transparence sur les circonstances précises de la mort de Rémi Fraisse s’impose. C’est un besoin démocratique. C’est aussi un besoin humain pour les proches de Rémi Fraisse. C’est enfin un besoin professionnel et institutionnel pour les gendarmes et la gendarmerie nationale. L’établissement public de la vérité des faits dans une affaire comme celle-ci est pour une République libre un impératif catégorique.

Mais la connaissance et la reconnaissance de la vérité de ce qui a factuellement conduit à la mort de Rémi Fraisse  ne suffisent pas. Il revient aux citoyens  de juger ce qui s’est passé et de comprendre comment on en est arrivé là. La première leçon tirée  fut la décision politique d’interdire l’usage d’armes de guerre, comme la grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse, lors des opérations de maintien de l’ordre. Cette décision pourrait  être prolongée d’une réflexion sur la tendance contemporaine à  criminaliser les conflits sociaux.  Une autre leçon  du drame a été récemment tirée  par François Hollande qui préconise le recours   à un « référendum local » lorsque des projets d’aménagement du territoire conduisent à des situations de blocage. L’idée présente le mérite de reconnaître que le fait accompli et l’enlisement dans des situations de blocage, comme celle du barrage de Sivens, sont à éviter. D’autres leçons de ce drame seront tirées et d’autres réflexions seront produites, en particulier  sur les enjeux écologiques et sur la jeunesse qui se cherche un avenir dans un monde impitoyablement compétitif. Assurément, ces leçons ne transformeront pas   la mort insoutenable de ce jeune homme de 21 ans non violent, aimant la vie et l’humour de soi, qui avait un projet, en une mort utile. Au moins permettront-elles la naissance  d’« un après Rémi Fraisse » qui portera la mémoire  du besoin de moins de violence et de plus de démocratie.   Mais nous n’en sommes pour l’instant qu’à la dernière phase d’une affaire commencée par une tragédie, aggravée par des mensonges, poursuivie par une émotion légitime et des violences absurdes. Nous sommes aujourd’hui au stade de l’attente de l’établissement complet des faits et des responsabilités qui seul mettra un terme à l’affaire Rémi Fraisse. L’affaire terminée, l’après  Rémi Fraisse pourra alors commencer.

19/11/2014

MATERNITE D'ORTHEZ

Je suis passée à ORTHEZ devant la maternité qui n'existe plus

Je suis passée devant l'école publique qui jouxte l'hôpital : 2 banderoles fixées aux grilles ! NON A LA FERMETURE DE L'ECOLE !

Sur le trottoir d'en face : plus de Tribunal d'Instance

***

 

Dans Sud-Ouest du jour

Maternité d'Orthez : Kapa santé mis en cause dans "Le Point"

5 commentaires

Publié le 19/11/2014 à 06h00 , modifié le 19/11/2014 à 09h43 par

Les frères Hervé et Claude Kadji, à la tête du groupe Kapa santé dont dépend la clinique d’Orthez, ont vivement réagi suite à un article de l'hebdomadaire

Maternité d'Orthez : Kapa santé mis en cause dans "Le Point" « Les dangereuses cliniques des frères Kadji » titre l’article de l’hebdomadaire « Le Point » dans son édition du 13 novembre. © Photo

L. G.

«Orthez : Enquête sur une clinique très étrange » : le titre en haut de couverture de l'hebdomadaire « Le Point » n'y va pas de main morte dans l'édition datée du jeudi 13 novembre. Le groupe Kapa en général, et la clinique d'Orthez en particulier, y sont présentés sous un jour inquiétant dès le titre : « Les dangereuses cliniques des frères Kadji », suivi de l'accroche « Après l'affaire d'Orthez, le groupe Kapa santé est sur la sellette ».

Les trois pages consacrées au sujet dressent un sombre tableau résumé dans l'introduction, lapidaire, qui met en cause les pratiques du groupe : « C'est un modèle économique qui a ses limites, parfois mortelles. Comme à Orthez où, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014, une femme de 28 ans a fait un arrêt cardiaque durant sa césarienne, victime d'une anesthésiste ivre. »

Sur le recrutement d'Helga Wauters, l'anesthésiste, le ton se fait nettement accusateur : « Comment un établissement de soins a-t-il pu laisser travailler un praticien alcoolique ? » Et d'avancer que, face à la pénurie de médecins, « pour assurer la permanence des soins, on a le choix entre les remplaçants “mercenaires”, à 1 500 euros la journée, qui creusent le déficit, ou des praticiens sur le CV desquels on n'est pas trop regardant. »

« Un discrédit grave »

« L'article […] est extrêmement diffamatoire », ont vivement réagi les dirigeants de Kapa sur le blog dédié à la communication de l'entreprise. « Il lance un discrédit grave sur le Groupe Kapa Santé […] c'est-à-dire 10 établissements à ce jour, […] près de 2 000 collaborateurs ainsi que plus de 500 médecins. » S'appuyant également sur « les 180 000 patients dont 4 500 naissances et près de 140 000 interventions chirurgicales en quinze ans », les dirigeants préviennent : « Bien sûr, nous porterons plainte auprès des tribunaux compétents, mais le mal est fait. »

Et de poursuivre : « Oui, un drame s'est produit à Orthez dans une maternité publique sous la responsabilité de l'hôpital et nous le déplorons. Oui, l'anesthésiste responsable a été engagée par la Clinique sur dossier approuvé par le Conseil de l'Ordre des médecins et son alcoolisme n'a pas été détecté, et nous le regrettons amèrement. » Les Orthéziens noteront au passage la sortie d'un long mutisme de la part des responsables de Kapa dans ce dossier.

La dangerosité contestée

« Voilà des années que nous essayons de trouver des solutions dans le but de sauvegarder la maternité de l'hôpital accueillie dans nos murs pour les accouchements, afin de mutualiser les charges de structure et maintenir une offre de soin sur la ville d'Orthez », estiment les responsables. « Nous portons cet établissement à bout de bras et personne ne peut dire qu'il permet l'enrichissement de nos entreprises, bien au contraire », ajoutent-ils.

Enfin, concernant les propos de David Habib (lire encadré), ils préviennent : « Il est diffamatoire et insultant de dire que nous “abusons des collectivités locales” alors que nous faisons tout pour simplement maintenir une offre de soin de proximité en adéquation avec la volonté de l'Agence régionale de santé (ARS) Aquitaine. »

Et de conclure en contestant la dangerosité des cliniques du groupe, lequel « n'est pas non plus sur la sellette. » La responsable de communication du groupe Kapa, que nous avons essayé de contacter hier à plusieurs reprises pour compléter ces propos, n'a pas donné suite.

"Ce sont des gens durs"

Sur le fond, il est reproché aux frères Hervé et Claude Kadji, à la tête du groupe Kapa santé dont dépend la clinique d’Orthez, de parier sur « des établissements mal en point, parfois rachetés à la barre du tribunal de commerce, car situés dans des petites localités où les médecins ne veulent plus venir exercer. […] Gestion hasardeuse, turn-over des directeurs, “cinq en cinq ans”, témoigne le docteur Garola (président de la commission médicale d’établissement NDLR), stratégie illisible, absence de dialogue social sont les reproches les plus fréquents », listent les auteurs.

Le groupe est enfin accusé d’abuser les collectivités locales par la bouche du député David Habib. En cause, les engagements non-tenus de la clinique envers l’hôpital dans le cadre du pôle de santé, pour lequel l’établissement public a investi plus de 2 millions d’euros alors que Kapa n’a pas rempli sa part du contrat. Le député témoigne : « Je les ai mis en demeure de respecter leurs engagements. […] Ce sont des gens durs, qui profitent des circonstances et souhaitent abuser les collectivités locales », affirme l’élu à ses interlocuteurs.

13/11/2014

Rémi FRAISSE... L'ETAT a caché, l'Etat à menti

Et tout ce beau monde donne des leçons... Mais fichons-les dehors ! Ils ne valent pas mieux que les autres. SARKO/VALLS MEME COMBAT.

VIVE LA VIe REPUBLIQUE !

 

 

Mort de Rémi Fraisse : l'Etat a bien menti, selon Mediapart ...

www.politis.fr › WebSur le vif

Il y a 6 jours - Plusieurs gendarmes ont reconnu l'« avoir vu tomber » et « avoir compris ... Un premier examen médico-légal a été pratiqué sur Rémi Fraisse « deux heures à peine après ..... Édito vidéo : Un certain Monsieur Dijsselbloem.

Rémi Fraisse : les gendarmes savaient, selon Le Monde

Dès la nuit du 25 au 26 octobre, les gendarmes avaient peu de doutes sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. C’est ce qui ressort des dernières informations du Monde. Le quotidien a eu accès à un procès verbal, daté du 29 octobre, retranscrivant les conversations des militaires sur place.

Sivens, 26 octobre, 2 h du matin. Quelques minutes après avoir vu un manifestant s’effondrer, les gendarmes partent le récupérer :

« Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse. “Il respire ou quoi ?”, s’inquiète le supérieur. L’infirmier de l’escadron tente alors les gestes de premiers secours. A 2 h 03, un gendarme s’écrie : “Il est décédé, le mec ! Là, c’est vachement grave… Faut pas qu’ils le sachent !”  », raconte Le Monde.

Une petite phrase qui ne visait en rien à étouffer l’affaire, mais à empêcher la nouvelle de se répandre parmi les manifestants, et éviter ainsi que les affrontements ne redoublent d’ardeur, a assuré le service de la gendarmerie au Monde.

Mais ces révélations, qui viennent corroborer les informations de Mediapart, soulignent une fois de plus les erreurs de communication du gouvernement dans cette affaire.

Autre affirmation du Monde : les gendarmes sur place avaient reçu du préfet du Tarn la consigne de « faire preuve d’une extrême fermeté vis-à-vis des opposants par rapport à toute forme de violences envers les forces de l’ordre ». C’est, selon nos confrères, ce qu’a déclaré sur PV dès 4 h 30 du matin le 26 octobre, le commandant du groupement de gendarmes mobiles qui dirigeait les opérations cette nuit-là. Or, le 9 novembre, Thierry Gentilhomme, le préfet du Tarn, prétendait encore, dans La Dépêche du Midi, n’avoir « donné aucune consigne de sévérité aux forces de l’ordre ».

Réactions politiques

Ces nouvelles révélations relancent la polémique sur le rôle et les responsabilités du gouvernement. Dans un communiqué, EELV « demande une nouvelle fois au président de la République, dans l’attente des résultats des enquêtes en cours, de répondre dès maintenant aux questions de la famille de Rémi Fraisse et de dire la vérité aux Français sur la décision qui a été prise de ne pas révéler la vérité pendant ces premières 48 heures ».

Sur Twitter, Alexis Corbière a aussitôt renouvelé la demande d’une démission du ministre de l’Intérieur, formulée par son parti dès le mardi 28 octobre :

Ce secrétaire national du PG estime par ailleurs qu’il s’agit d’« un scandale d’État ». Joint au téléphone par Politis.fr, il explique que les mensonges de Bernard Cazeneuve dans les première 48 heures (il a fait mine de ne pas savoir ce qui s’était passé), sa déclaration du 28 octobre niant qu’il s’agisse d’une bavure, ainsi que la confirmation que des consignes de fermeté ont bien été données par la préfecture, justifient pleinement cette demande de démission.

 

 

 

 

07/11/2014

Peintures rupestres : l'Asie concurrence l'Europe

Cette découverte, bouleverse chronologie établie jusqu’alors scientifiques, démontre l’art cavernes apparu Asie temps qu’en Europe.

Une découverte majeure vient bouleverser notre représentation de la vie des premiers hommes modernes et interroge la chronologie historique connue à ce jour.

Une série de douze dessins au pochoir datant de 40 000 ans a été découverte dans des grottes de l'île de Célèbes, en Indonésie, ainsi qu'une représentation d'un cochon femelle.

L'Europe ne serait donc pas le seul berceau de l'art pariétal pendant l'âge de glace.

Voilà qui confirme que l'Europe n'est pas le centre du monde.

(Humanité Dimanche - 16 au 22.10.2014)

 

C'était il y a quelque 40.000 ans. L'homme, sans doute néandertalien, occupait toutes les cavernes possibles de ses territoires. Et les décorait. On pensait jusqu'ici que les plus anciennes peintures rupestres étaient situées en Europe de l'Ouest. Petite révolution, une équipe de chercheurs français, australiens et indonésiens vient de montrer que des décorations d'une grotte indonésienne sur l'île de Sulawesi, à l'est de Bornéo, datait d'au moins 39.900 ans (travaux publiés dans la revue Nature). Ce qui veut dire que deux groupes humains, en Europe et en Asie, à 13.000 kilomètres de distance, ont «inventé» l'art pariétal au même moment.

 

 http://www.pourlascience.fr/e_img/boutique/impression2mains-400.jpg

 

Découverte d'une grotte avec des peintures rupestres

à Vallon Pont d'Arc

Quand on ne trouve pas le sommeil, on s'instruit, on découvre, on apprend

 

La grotte Chauvet ou grotte Chauvet-Pont-d'Arc

Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 420 représentations d'animaux (peintures, gravures)

La grotte Chauvet est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO

depuis juin 2014.

 
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