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07/11/2014

Peintures rupestres : l'Asie concurrence l'Europe

Cette découverte, bouleverse chronologie établie jusqu’alors scientifiques, démontre l’art cavernes apparu Asie temps qu’en Europe.

Une découverte majeure vient bouleverser notre représentation de la vie des premiers hommes modernes et interroge la chronologie historique connue à ce jour.

Une série de douze dessins au pochoir datant de 40 000 ans a été découverte dans des grottes de l'île de Célèbes, en Indonésie, ainsi qu'une représentation d'un cochon femelle.

L'Europe ne serait donc pas le seul berceau de l'art pariétal pendant l'âge de glace.

Voilà qui confirme que l'Europe n'est pas le centre du monde.

(Humanité Dimanche - 16 au 22.10.2014)

 

C'était il y a quelque 40.000 ans. L'homme, sans doute néandertalien, occupait toutes les cavernes possibles de ses territoires. Et les décorait. On pensait jusqu'ici que les plus anciennes peintures rupestres étaient situées en Europe de l'Ouest. Petite révolution, une équipe de chercheurs français, australiens et indonésiens vient de montrer que des décorations d'une grotte indonésienne sur l'île de Sulawesi, à l'est de Bornéo, datait d'au moins 39.900 ans (travaux publiés dans la revue Nature). Ce qui veut dire que deux groupes humains, en Europe et en Asie, à 13.000 kilomètres de distance, ont «inventé» l'art pariétal au même moment.

 

 http://www.pourlascience.fr/e_img/boutique/impression2mains-400.jpg

 

Découverte d'une grotte avec des peintures rupestres

à Vallon Pont d'Arc

Quand on ne trouve pas le sommeil, on s'instruit, on découvre, on apprend

 

La grotte Chauvet ou grotte Chauvet-Pont-d'Arc

Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 420 représentations d'animaux (peintures, gravures)

La grotte Chauvet est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO

depuis juin 2014.

26/09/2014

DES TEMOINS ACCABLENT ISRAEL

crimes de guerre, crimes contre l'humanité ...

Le tableau dressé par le tribunal RUSSELL montre qu'ISRAEL n'a pas respecté le droit international.

Dans son fonc­tion­nement, le Tri­bunal Russell sur la Palestine se base sur des Comités d’Experts et de Témoins, chargés d’établir les faits et l’argumentaire juri­dique qui est soumis au Tri­bunal. Des Comités Nationaux d’Appui prennent en charge la pré­pa­ration de rap­ports d’expertise, assurent la mobi­li­sation popu­laire et média­tique autour du projet et le déve­lop­pement des moyens et des res­sources du Tribunal.

Ses promoteurs sont Ken Coates, président de la Fondation Bertrand Russell pour la Paix, Nurit Peled, une israélienne enseignant à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et Leila Shahid, déléguée générale de l'Autorité Palestinienne auprès de l'Union Européenne.

Eran Efrati, ex-sergent israélien, se confie à la télé russe…

Eran Efrati est un ancien sergent des forces armées israéliennes. Il s’est fait connaître en enquêtant sur l’utilisation par l’armée israélienne d’armes interdites, notamment à Gaza.

Ses commentaires sur Facebook lui avaient notamment valu d’être arrêté et interrogé par les services de renseignement israélien.

Voici une vidéo de la télévision russe Russia Today durant laquelle il témoigne à propos des méfaits de l’armée israélienne.

"Le témoignage d'Eran EFRATI, anciens sergent de l'armée israélienne,

Ex Directeur du Groupe de recherche BREAKING THE SILENCE

composé d'anciens vétérans, continue de donner la nausée.

l'ex soldat raconte, vidéo à l'appui, l'histoire de Salem Shamaly,

un jeune Gazaoui de vingt ans : "C'était le lendemain de l'intrusion de Tsahal dans Shujaiyya avec des M-13 américains, racontre Eran.

Ce jeune et d'autres venaient s'enquérir des familles alentour.

Sur la vidéo, une première balle touche le jeune homme sur le flanc gauche, qui s'écroule dans les gravats.

Il tente de se relever. Deux autres tirs secs résonnent et l'achèvent.

Après enquête, Eran EFRATI obtient le témoignage de soldats.

"En réalité, le sniper a demandé par deux fois à son officier l'autorisation de tirer. Par deux fois l'officier a donné son autorisation alors qu'il n'y avait aucun danger. Mais tout cela n'a rien d'extraordinaire, prévient l'ex-sergent, "car Tsahal n'a qu'un but : terroriser les habitants de Gaza pour briser toute résistance ... Et croyez-moi d'autres attaques auront lieu bientôt".

Une technique que Michaël MANSFIELD, membre du jury et professeur de droit à Londres, explique par la doctrine de la Dahyia utilisée par Israël depuis 2006 : "Il s'agit en réalité de punir de manière disproportionnée une population civile pour les actes commis par la résistance intérieure. Ce qui est un crime, Israël ne combat pas un Etat mais un peuple enfermé. La loi internationale le dit en tant que tel.

Imaginez 700 tonnes de munitions lâchées sur un petit territoire comme Gaza."

...

David SHEEN, journaliste au quotidien israélien HAARETZ, explique comment le travail de sape de l'extrême droite religieuse a pénétré les esprits des Israéliens qui n'hésitent plus à afficher leur haine sur les réseaux sociaux.

"Ils sont encouragés" explique le journaliste. "Ayelet Shaked, du parti du foyer juif et membre de la Knesset, a dit un jour : "Derrière chaque terroriste se tiennent des douzaines d'hommes et de femmes. (...) Ils sont tous des combattants ennemis et ils devraient mourir. Ceci concerne aussi les mères de ces martyrs. Elles devraient donc subir le même sort que leurs fils".

Sans commentaire.

Après la session du tribunal, jurés comme témoins sont allés jeudi après-midi au Parlement européen, à l'invitation du groupe de la Gauche unitaire européenne, afin de rendre compte de leurs travaux, dans le but de sensibiliser députés et Etats membres.

Comme le rappelle la juriste française, Agnès Bertrand-Sanz, ces derniers ne sont pas loin, par leur politique de l'autruche, d'être complices de ces massacres.

Stéphane Aubouard"

Journal l'Humanité vendredi, 26, samedi 27 et dimanche 28 septembre 2014

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Non ce n'est pas une vue de l'esprit

de gauchistes, de communistes,

du Front de Gauche,

d'anti juifs

C'est une réalité qu'il faut assumer et dénoncer

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BREAKING THE SILENCE

 d’anciens soldats israéliens racontent

Tsahal est une armée de conscription. Le service national est obligatoire pour tous les citoyens, hommes et femmes. L’appel sous les drapeaux peut durer jusqu’à trente mois pour les jeunes filles et jusqu’à trente-six mois pour les jeunes garçons. Pour ces derniers, la loi prévoit qu’ils peuvent être appelés à intégrer par la suite le service de réserve à des fins précises, dont l’entraînement en vue d’un état d’urgence, le maintien de la discipline et l’exécution de tâches opérationnelles. Les périodes de réserve peuvent être prolongées si l’état d’urgence est déclaré ou dans certaines conditions particulières. La plupart des jeunes appelés subissent durant les huit premiers mois de leur service un entraînement très difficile avant de servir, un M-16 en main, dans les territoires occupés. Pour eux, le service militaire ne relève pas seulement du devoir vis-à-vis de l’État d’Israël. C’est aussi un devoir religieux. N’oublions pas que les conscrits sont très majoritairement juifs, les citoyens d’autres religions n’étant pas tenus de servir dans l’armée. Mais ces jeunes appelés ne reviennent parfois jamais totalement indemnes de leur service national. Après le stress des missions à risques et de l’Intifada, certains vont s’éclater en Inde ou en Thaïlande à la recherche de paradis artificiels, se perdant parfois en route… quand d’autres s’occupent de façon plus constructive.

L’association Breaking the silence est composée d’anciens soldats qui n’arrivent pas à vivre avec le poids du mal qu’ils ont infligé aux populations palestiniennes dans les territoires occupés, et qui cherchent un peu de paix intérieure en racontant ce qu’ils ont fait.

Des visites guidées sur les lieux mêmes des combats sont même effectuées en autocars à partir de Jérusalem ; à l’intérieur du véhicule, quarante touristes occidentaux, le chauffeur et l’ex-soldat qui montre les lieux exacts où il opérait.

Certains n’hésitent pas à aller à Hébron, malgré les violences perpétrées par les colons israéliens au centre-ville, là où se trouve le tombeau d’Ibrahim (Abraham pour les chrétiens).

La peur et le dégoût se dessinent dans les récits de ces ex-soldats. Les jeunes de 20 ans préfèreraient fréquenter les plages de Tel-Aviv ou aller à l’université plutôt que de se retrouver à blesser d’autres personnes. Pourtant, ils l’ont fait. On leur a enseigné que les musulmans étaient dangereux et qu’ils pouvaient mettre en danger la sécurité d’Israël. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils se retrouvent, à Hébron ou ailleurs, à surveiller les terres que les colons fanatiques arrachent illégalement aux Palestiniens.

L’un de ces anciens conscrits a raconté que la bataille médiatique faisait rage… même en temps de paix.

Dans un jargon propre à Tsahal, on parle d’attaque « terroriste » lorsque les Arabes sont aux prises avec les Israéliens, mais il s’agit de « litiges » lorsque les colons s’attaquent à ces mêmes Arabes.

Israël est plus que jamais le pays des deux poids, deux mesures.

Mais ces jeunes Israéliens de l’association Breaking the silence espèrent changer les choses… Ils ont pourtant fort à faire face à l’actuelle classe politique et aux mentalités de la société israélienne. Beaucoup de ces ex-conscrits sont en effet considérés comme des traîtres, voire comme des lâches, y compris par leurs propres familles.

Mais ils sont peut-être les seuls en Israël à pouvoir dire « shalom » sans se renier.

Capitaine Martin

 

01/08/2014

2. Lettre ouverte de MEDIAPART à François HOLLANDE

Retour sur la lettre ouverte du directeur de Mediapart au président de la République sur la politique française à l'égard d'Israël.

Notamment après la vidéo de Cantona appelant

Hollande à la lire

 


A propos de la lettre d'Edwy Plenel à François... par Mediapart

Après l'appel d'Éric Cantona à lire la lettre d'Edwy Plenel à François Hollande, d'autres personnalités ont envoyé leur vidéo.

 

Après Cantona, Michel Broué par Mediapart

(Suite note précédente)

 

 

Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France

|  Par Edwy Plenel

Une faute politique doublée d’une faute intellectuelle

1. Vous avez d’abord commis une faute politique sidérante. Rompant avec la position traditionnellement équilibrée de la France face au conflit israélo-palestinien, vous avez aligné notre pays sur la ligne d’offensive à outrance et de refus des compromis de la droite israélienne, laquelle gouverne avec une extrême droite explicitement raciste, sans morale ni principe, sinon la stigmatisation des Palestiniens et la haine des Arabes.

Votre position, celle de votre premier communiqué du 9 juillet, invoque les attaques du Hamas pour justifier une riposte israélienne disproportionnée dont la population civile de Gaza allait, une fois de plus, faire les frais. Purement réactive et en grande part improvisée (lire ici l’article de Lenaïg Bredoux), elle fait fi de toute complexité, notamment celle du duo infernal que jouent Likoud et Hamas, l’un et l’autre se légitimant dans la ruine des efforts de paix (lire là l’article de François Bonnet).

Surtout, elle est inquiétante pour l’avenir, face à une situation internationale de plus en plus incertaine et confuse. À la lettre, ce feu vert donné à un État dont la force militaire est sans commune mesure avec celle de son adversaire revient à légitimer, rétroactivement, la sur-réaction américaine après les attentats du 11-Septembre, son Patriot Act liberticide et sa guerre d’invasion contre l’Irak. Bref, votre position tourne le dos à ce que la France officielle, sous la présidence de Jacques Chirac, avait su construire et affirmer, dans l’autonomie de sa diplomatie, face à l’aveuglement nord-américain.

Depuis, vous avez tenté de modérer cet alignement néoconservateur par des communiqués invitant à l’apaisement, à la retenue de la force israélienne et au soulagement des souffrances palestiniennes. Ce faisant, vous ajoutez l’hypocrisie à l’incohérence. Car c’est une fausse compassion que celle fondée sur une fausse symétrie entre les belligérants. Israël et Palestine ne sont pas ici à égalité. Non seulement en rapport de force militaire mais selon le droit international.

En violation de résolutions des Nations unies, Israël maintient depuis 1967 une situation d’occupation, de domination et de colonisation de territoires conquis lors de la guerre des Six Jours, et jamais rendus à la souveraineté pleine et entière d’un État palestinien en devenir. C’est cette situation d’injustice prolongée qui provoque en retour des refus, résistances et révoltes, et ceci d’autant plus que le pouvoir palestinien issu du Fatah en Cisjordanie n’a pas réussi à faire plier l’intransigeance israélienne, laquelle, du coup, légitime les actions guerrières de son rival, le Hamas, depuis qu’il s’est imposé à Gaza.

Historiquement, la différence entre progressistes et conservateurs, c’est que les premiers cherchent à réduire l’injustice qui est à l’origine d’un désordre tandis que les seconds sont résolus à l’injustice pour faire cesser le désordre. Hélas, Monsieur le Président, vous avez spontanément choisi le second camp, égarant ainsi votre propre famille politique sur le terrain de ses adversaires.

 

2. Vous avez ensuite commis une faute intellectuelle en confondant sciemment antisémitisme et antisionisme. Ce serait s’aveugler de nier qu’en France, la cause palestinienne a ses égarés, antisémites en effet, tout comme la cause israélienne y a ses extrémistes, professant un racisme anti-arabe ou antimusulman. Mais assimiler l’ensemble des manifestations de solidarité avec la Palestine à une résurgence de l’antisémitisme, c’est se faire le relais docile de la propagande d’État israélienne.

Mouvement nationaliste juif, le sionisme a atteint son but en 1948, avec l’accord des Nations unies, URSS comprise, sous le choc du génocide nazi dont les Juifs européens furent les victimes. Accepter cette légitimité historique de l’État d’Israël, comme a fini par le faire sous l’égide de Yasser Arafat le mouvement national palestinien, n’entraîne pas que la politique de cet État soit hors de la critique et de la contestation. Être antisioniste, en ce sens, c’est refuser la guerre sans fin qu’implique l’affirmation au Proche-Orient d’un État exclusivement juif, non seulement fermé à toute autre composante mais de plus construit sur l’expulsion des Palestiniens de leur terre.

Confondre antisionisme et antisémitisme, c’est installer un interdit politique au service d’une oppression. C’est instrumentaliser le génocide dont l’Europe fut coupable envers les Juifs au service de discriminations envers les Palestiniens dont, dès lors, nous devenons complices. C’est, de plus, enfermer les Juifs de France dans un soutien obligé à la politique d’un État étranger, quels que soient ses actes, selon la même logique suiviste et binaire qui obligeait les communistes de France à soutenir l’Union soviétique, leur autre patrie, quels que soient ses crimes. Alors qu’évidemment, on peut être juif et antisioniste, juif et résolument diasporique plutôt qu’aveuglément nationaliste, tout comme il y a des citoyens israéliens, hélas trop minoritaires, opposés à la colonisation et solidaires des Palestiniens.

Brandir cet argument comme l’a fait votre premier ministre aux cérémonies commémoratives de la rafle du Vél’ d’Hiv’, symbole de la collaboration de l’État français au génocide commis par les nazis, est aussi indigne que ridicule. Protester contre les violations répétées du droit international par l’État d’Israël, ce serait donc préparer la voie au crime contre l’humanité ! Exiger que justice soit enfin rendue au peuple palestinien, pour qu’il puisse vivre, habiter, travailler, circuler, etc., normalement, en paix et en sécurité, ce serait en appeler de nouveau au massacre, ici même !

 

 

1. Lettre ouverte de MEDIAPART à François HOLLANDE


A propos de la lettre d'Edwy Plenel à François... par Mediapart

Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France

|  Par Edwy Plenel

De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France.

 

Monsieur le Président, cher François Hollande, je n’aurais jamais pensé que vous puissiez rester, un jour, dans l’histoire du socialisme français, comme un nouveau Guy Mollet. Et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y résoudre tant je vous croyais averti de ce danger d’une rechute socialiste dans l’aveuglement national et l’alignement international, cette prétention de civilisations qui se croient supérieures au point de s’en servir d’alibi pour justifier les injustices qu’elles commettent.

Vous connaissez bien ce spectre molletiste qui hante toujours votre famille politique. Celui d’un militant dévoué à son parti, la SFIO, d’un dirigeant aux convictions démocratiques et sociales indéniables, qui finit par perdre politiquement son crédit et moralement son âme faute d’avoir compris le nouveau monde qui naissait sous ses yeux. C’était, dans les années 1950 du siècle passé, celui de l’émergence du tiers-monde, du sursaut de peuples asservis secouant les jougs colonisateurs et impériaux, bref le temps de leurs libérations et des indépendances nationales.

Guy Mollet, et la majorité de gauche qui le soutenait, lui opposèrent, vous le savez, un déni de réalité. Ils s’accrochèrent à un monde d’hier, déjà perdu, ajoutant du malheur par leur entêtement, aggravant l’injustice par leur aveuglement. C’est ainsi qu’ils prétendirent que l’Algérie devait à tout prix rester la France, jusqu’à engager le contingent dans une sale guerre, jusqu’à autoriser l’usage de la torture, jusqu’à violenter les libertés et museler les oppositions. Et c’est avec la même mentalité coloniale qu’ils engagèrent notre pays dans une désastreuse aventure guerrière à Suez contre l'Égypte souveraine, aux côtés du jeune État d’Israël.

Mollet n’était ni un imbécile ni un incompétent. Il était simplement aveugle au monde et aux autres. Des autres qui, déjà, prenaient figure d’Arabes et de musulmans dans la diversité d’origines, la pluralité de cultures et la plasticité de croyance que ces mots recouvrent. Lesquels s’invitaient de nouveau au banquet de l’Histoire, s’assumant comme tels, revendiquant leurs fiertés, désirant leurs libertés. Et qui, selon le même réflexe de dignité et de fraternité, ne peuvent admettre qu’aujourd’hui encore, l’injustice européenne faite aux Juifs, ce crime contre l’humanité auquel ils n’eurent aucune part, se redouble d’une injustice durable faite à leurs frères palestiniens, par le déni de leur droit à vivre librement dans un État normal, aux frontières sûres et reconnues.

Vous connaissez si bien la suite, désastreuse pour votre famille politique et, au-delà d’elle, pour toute la gauche de gouvernement, que vous l’aviez diagnostiquée vous-même, en 2006, dans Devoirs de vérité (Stock). « Une faute, disiez-vous, qui a été chèrement payée : vingt-cinq ans d’opposition, ce n’est pas rien ! » Sans compter, auriez-vous pu ajouter, la renaissance à cette occasion de l’extrême droite française éclipsée depuis la chute du nazisme et l’avènement d’institutions d’exception, celles d’un pouvoir personnel, celui du césarisme présidentiel. Vingt-cinq ans de « pénitence », insistiez-vous, parce que la SFIO, l’ancêtre de votre Parti socialiste d’aujourd’hui, « a perdu son âme dans la guerre d’Algérie ».

Vous en étiez si conscient que vous ajoutiez : « Nous avons encore des excuses à présenter au peuple algérien. Et nous devons faire en sorte que ce qui a été ne se reproduise plus. » « Nous ne sommes jamais sûrs d’avoir raison, de prendre la bonne direction, de choisir la juste orientation, écriviez-vous encore. Mais nous devons, à chaque moment majeur, nous poser ces questions simples : agissons-nous conformément à nos valeurs ? Sommes-nous sûrs de ne pas altérer nos principes ? Restons-nous fidèles à ce que nous sommes ? Ces questions doivent être posées à tout moment, au risque sinon d’oublier la leçon. »

Eh bien, ces questions, je viens vous les poser parce que, hélas, vous êtes en train d’oublier la leçon et, à votre tour, de devenir aveugle au monde et aux autres. Je vous les pose au vu des fautes stupéfiantes que vous avez accumulées face à cet énième épisode guerrier provoqué par l’entêtement du pouvoir israélien à ne pas reconnaître le fait palestinien. J’en dénombre au moins sept, et ce n’est évidemment pas un jeu, fût-il des sept erreurs, tant elles entraînent la France dans la spirale d’une guerre des mondes, des civilisations et des identités, une guerre sans issue, sinon celle de la mort et de la haine, de la désolation et de l’injustice, de l’inhumanité en somme, ce sombre chemin où l’humanité en vient à se détruire elle-même.

Les voici donc ces sept fautes où, en même temps qu’à l’extérieur, la guerre ruine la diplomatie, la politique intérieure en vient à se réduire à la police.

-autre note-

2. Lettre ouverte de MEDIAPART à François HOLLANDE

 

 

 


 

30/07/2014

JE NE VEUX PAS ME TAIRE

"Je ne veux pas me taire"

APPEL. Gisèle HALIMI est engagée depuis toujours pour la cause anticolonialiste et les droits de l'homme.

 

Un peuple aux mains nues -le peuple palestinien- est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ?

Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J'affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l'histoire.

Aujourd'hui règne un silence complice, en FRANCE, pays des droits de l'homme et dans tout un Occident américanisé.

Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner.

Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l'on ne veut pas entendre.

 

L'histoire jugera mais n'effacera pas le saccage.

Saccage des vies,

saccage d'un peuple,

saccage des innocents.

 

Le monde n'a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ?

 L'Humanité du lundi 28 juillet 2014

 

 APPEL A INTENSIFIER LA SOLIDARITE

Pierre LAURENT (PCF) appelle à "amplifier la mobilisation" pour un cessez-le-feu et la protection du peuple palestinien.

"Tout doit être fait pour élargir cette mobilisation (et) le déploiement du plus ample mouvement de solidarité possible", dit-il.

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Le courageux combat des pacifistes et progressistes israéliens

 

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Notre appel pressant pour une protection internationale du peuple palestinien
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l'humanité,gisèle halimi,gaza,palestine

 
Qui n’a pas été choqué, par les violences des images venues de Gaza ces derniers jours… !
Quel humaniste peut être insensible à ces massacres de masse, qui constituent un crime contre l’humanité perpétré par la cinquième armée du monde.
A Gaza, une force d’occupation militaire tue et blesse des enfants, des femmes et des hommes innocents enfermés dans ce qu’il est convenu d’appeler une « prison à ciel ouvert ».
Des enfants sont massacrés sur la plage, des ambulances pilonnées, des écoles et des hôpitaux éventrés, des quartiers sont rasés.
A Gaza, c’est l’horreur !
L’envoyé spécial de l’Humanité sur place, Pierre Barbancey, nous rapporte les suppliques des citoyens palestiniens à agir.  On ne peut en effet laisser faire plus longtemps ! On ne peut laisser tranquille les gouvernements et l’Union européenne qui ont les moyens de faire cesser ces crimes. Ils disposent des outils juridiques, politiques, commerciaux pour faire entendre raison au gouvernement ultra-droitier et guerrier de Tel-Aviv. Ils peuvent également prendre immédiatement la décision d’envoyer une aide humanitaire, médicale et sanitaire d’urgence pour aider les victimes et en premier lieu les nombreux enfants touchés par cette tragédie. Ils ont une lourde responsabilité face à l’histoire !
Rien ne les empêche de prendre l’initiative d’une conférence internationale pour la paix, la sécurité au Proche-Orient sur la base des résolutions de l’Organisation des Nations-Unies. Ils répondraient ainsi à l’aspiration des peuples.
 Un mouvement international pour un cessez le feu, la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation et du mur d’apartheid, et la libération des prisonniers politiques grandit depuis plusieurs jours.
De puissantes manifestations le font entendre avec force et détermination, de Londres à Tel-Aviv, de Marseille à Bruxelles, d’Oslo à Edimbourg, de Melbourne à Chicago, de Stockholm à Sidney, de Rome à Tokyo, de Paris à Istanbul, de Caracas à Toronto, de New-York à Madrid, de Los Angeles à Sanaa. Ce mouvement va prendre encore de l’ampleur pour obtenir que le peuple palestinien soit placé sous protection internationale.
 
C’est aussi le sens de la pétition que nous mettons à votre disposition.
 
Signez là, donnez lui de l’ampleur et de la force. Cela comptera !
 
 
         

 

 

 
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