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25/04/2017

2. AUTOPSIE D'UN COUP D'ETAT ... un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

 https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/

L'article est long, alors je publie quelques extraits en plusieurs notes parce que ça vaut vraiment le coup pour qui n'est pas très politisé de savoir comment on peut en arriver là.

 

La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

Un article signé Bruno Roger Petit, dans le numéro de « Challenges » du 15 mars 2017 et titré « Mélenchon et sa constituante : l’inquiétante promesse d’un coup d’état permanent… » raconte : « Depuis des mois, sous prétexte de renouveau démocratique, Jean-Luc Mélenchon promet une assemblée constituante pour aller à la VIe République. En apparence, c’est démocratique, mais si l’on y regarde de plus près, ce projet du futur Mélenchon s’apparente à un coup d’État populiste ».

Cet article est, en vérité, un contre feu. Il est l’arbre qui cache la forêt.

Après s’en être pris, sur le même registre, à Fillon et à Le Pen, Bruno Roger Petit qualifie, avec une mansuétude consternante, la candidature de Macron de « 18 Brumaire de la bienveillance ». Mansuétude ? Pas tant que ça. L’employeur de ce journaliste n’est autre que Claude Perdriel, patron de presse et… soutien actif de Macron.

L’observation est cocasse dans la mesure où c’est en France, à l’occasion du 18 Brumaire, que nait l’expression « coup d’État », celui de Bonaparte…

Ce journaliste serait-il assez pervers pour nous suggérer de façon subliminale ce qui en train de se tramer dans cette élection ?

Après l’analyse, pour le moins farfelue, de la constituante de Mélenchon (que dire alors de la Constitution de 1958 !?!), voyons si la candidature de Macron est un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

AUTOPSIE D’UN COUP D’ÉTAT

D’un point de vue historique – y compris dans l’époque contemporaine – le coup d’État a été l’un des moyens les plus fréquemment utilisés pour accéder au pouvoir. D’ailleurs selon les spécialistes plus de la moitié des gouvernements du monde le seraient devenus grâce à ce procédé.

On peut décrire de manière assez précise les techniques opératoires, violentes ou non, de la prise de pouvoir. Ainsi, on observe qu’il s’agit d’abord, pour les auteurs, de s’emparer des structures de l’État, de s’assurer de la maitrise de l’opinion publique, de veiller à une synergie avec le contexte international avant de légitimer le processus, soit par la force, soit par des élections.

Nous allons dans cette publication analyser tous ces points, un par un, en cherchant, à chaque fois, à valider l’hypothèse avant de conclure sur la dangerosité de l’avènement de ce pouvoir en France.

  1. S’emparer de l’appareil d’État

La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.

Qui sont les commanditaires ?

Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le Secrétaire Général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.

 

Hollande et Jouyet sont amis depuis 35 ans, des bancs de l’ENA jusqu’à l’Élysée. Les deux hommes se rencontrent à 23 ans. Ils viennent de réussir le concours de l’École Nationale d’Administration et doivent effectuer leur service militaire ensemble, à Coëtquidan, où ils partagent leur chambre avec Michel Sapin. Les trois jeunes hommes se lient d’une forte amitié qu’ils entretiennent sur les bancs de l’ENA (la promotion Voltaire). Hollande déborde d’initiatives, et souvent, Jouyet accepte de le seconder dans ses projets. À la sortie de l’ENA, lors des affectations, François Hollande, classé 8e, laisse le dernier poste accessible à l’Inspection générale des Finances à Jean-Pierre Jouyet.

Leur amitié n’a jamais été mise à mal. Quand en 2014, Jouyet prend les fonctions de secrétaire général de l’Élysée, il déclare : « c’est l’aboutissement de ma vie publique et d’une vie avec lui». Et de préciser : «« Pendant les réunions, je suis secrétaire général, après je redeviens le copain, on sépare ce qui est public et privé de façon plus simple que ce que je croyais» Il promettait alors pour conclure: «Je suis là pour le servir, pas pour le gêner. Je l’ai gêné une fois, cela n’arrivera plus ».

La gêne dont parle Jouyet, c’est quand il a accepté d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, au poste de secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. François Hollande l’aurait très mal pris. « Mal pris » étant sans doute un peu fort…

Pour quel scénario ?

Hollande et Jouyet sont loin d’être des tendres, il faut que ce soit bien clair pour tous les lecteurs. Ce sont de fins observateurs – et acteurs – de la vie politique. Ils en connaissent les rouages, les stratégies, les us et coutumes, les trahisons et les fidélités.

Media et journalistes sont les instruments de leurs stratégies politiques et ils ont fait l’objet de manipulations constantes qu’ils ont parfois du mal à déjouer, tant leur connivence est forte et parfois incestueuse avec le pouvoir. C’est un jeu que maitrisent parfaitement les deux amis.

Pour Hollande et Jouyet (et d’autres qui leurs sont proches) ce n’est pas l’économie qui est en crise, mais le système politique.

Chez nos concitoyens, la rancœur est à son comble. « Cela fait plus de 40 ans que le libéralisme est au pouvoir, plus de 40 ans qu’on leurs demande de se serrer la ceinture, ceux là promettant des jours enchanteurs sans jamais qu’ils arrivent. 1000 milliards de déficit public en 10 ans (Sarkozy/ Hollande cumulé) disent-il, 10 millions de chômeurs et précaires, des pauvres de plus en plus pauvres, des riches de plus en plus riches ». Ils sont au bord de l’explosion et ne trouvent leur salut que dans des discours qui consistent à tirer un grand trait sur le passé. Force est de constater que nous sommes arrivés, aujourd’hui, à un point de rupture.

Les deux amis  en sont , évidemment, conscients et pour eux, l’heure est grave.

Il apparait, dès lors, trop dangereux de ne pas intervenir sous peine de laisser les « populismes renverser la table ».

Il faut agir vite, trouver l’antidote et résoudre la crise....

 

2) Le contrôle des media.

Justement. Le candidat dispose maintenant d’un bon encadrement politico-économique, il faut susciter  un mouvement d’opinion autour de lui. D’aucuns vont s’attacher à le provoquer.

Si la quasi totalité des media est acquise à la cause, c’est bien sûr parce que la dizaine de milliardaires qui soutient Macron en est propriétaire à 90%.

Voici ce qu’en dit Daniel Schneidermann (Arrêt sur Image) : « S’agissant de Macron (…) Xavier Niel et Pierre Bergé, copropriétaires du groupe le Monde, lui ont plus ou moins publiquement déclaré leur flamme. Rien, dans ce que l’on sait de lui, et du peu que l’on sait de son programme, n’est de nature à effaroucher MM. Dassault, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré ou Drahi. Ce qui ne signifie pas que les oligarques français soient pendus au téléphone chaque matin pour commanditer des unes, des éditos, ou des sondages favorables. Simplement, par capillarité intellectuelle, ils ont nommé à la tête des rédactions de «leurs» médias des journalistes macrono-compatibles, éventuellement macrono-indifférents, en tout cas jamais macrono-opposés, encore moins macrono-hostiles ».

Macron ne laisse rien au hasard. Il a organisé sa communication privée.

 

3) Contrôle de l’opinion publique.

 

Quand Macron ne déclare avoir nul besoin d’expérience politique et encore moins de programme pour être candidat. Il suffira pour lui d’avoir une bonne côte de popularité. Jouyet et Hollande l’ont bien compris. Ce sont eux et les économistes qui réfléchissent pour lui.

Seule l’image compte, car si on entre dans le dur du programme, on s’apercevra rapidement de quels ventriloques Macron est le nom.

Et en voici la parfaite illustration :

Macron est intégré pour la première fois dans un sondage pour les élections présidentielles en janvier 2016. Le Monde titre : « Sondage : Emmanuel Macron préféré à Manuel Valls ou François Hollande pour 2017 » et en sous titre « Un sondage Odoxa pour « Le Parisien/Aujourd’hui en France » estime que le ministre de l’économie pourrait devancer le premier ministre et même le président ». Il est placé d’entrée de jeu à 22%.

Mais qui sont les commanditaires de ce sondage – test ?

Sans aucun doute le staff de Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire du « Parisien/ Aujourd’hui en France ». Signalons que Nicolas Bazire, proche de Sarkozy, est l’un des administrateurs de LVMH en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild…Il connaît très bien Macron avec qui il a travaillé dans la même banque. Quant à Odoxa, les deux fondateurs sont d’anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et… le fond d’investissement Rothschild ont été actionnaires.

Ce sont donc des proches de Macron qui l’ont mis en selle. On se doute bien à la demande de qui.

Curieusement sa côte moyenne était de 17% dans les sondages tout au long de l’année 2016. Elle a bondi de 7 points en janvier 2017, à 24% pour arriver à 26% des intentions de vote en mars, le plaçant en tête de tous les sondages. Et comme on sait que les élections se jouent dans les trois mois qui précédent les élections, on comprend mieux ces scores…

Il en sera de même, bien sûr, pour Marine Le Pen, challenger indispensable à la réussite du coup d’État. Elle est créditée de 25% des intentions de vote. Normal.

En cherchant un peu on constate que plus de 80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Autant vous dire que, celui là, il connaît la musique.

La majorité des instituts de sondage appartient à des milieux financiers  (fonds d’investissement, grandes entreprises, publicitaires etc…) dont est issu Macron et dont la proximité politique, elle,  ne fait pas de doute.

 

4) Le contexte international

L’important, pour s’assurer de la réussite d’une prise de pouvoir c’est de ne pas froisser ses alliés. En tous les cas, il faut leur donner des gages de non agression. Dans le cas contraire les auteurs s’exposent à une déstabilisation. Il faut donc que les planètes soient alignées. Pour Macron, ses parrains ont rassuré tout le monde. Le candidat reste bien dans l’orbite assignée : atlantiste et européiste, deux points d’un équilibre indispensable.

 

5) La régularisation du coup d’État

Enfin, il s’agira de valider la démarche par les élections. Ce sera relativement simple.

Si le scénario arrive à son terme, Marine Le Pen sera en face d’Emmanuel Macron.

Les commanditaires joueront sur la fibre républicaine et rafleront la mise.

 

ILS RAFLERONT LA MISE SANS MOI

LE PEN A FAIT LE PLEIN DE SES VOIX

Et MACRON aura suffisamment de voix

du dépôt de gros encombrants pour passer

Tranquille ! La France aura fait un choix peu glorieux

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21/04/2017

UN DISCOURS DE PRESIDENT...Solennel, politique, authentique, net et sans bavures

 

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 "Le crime commis hier soir porte chacun d'entre nous à réfléchir sur les moyens dont dispose notre pays pour garantir sa sécurité et c'est bien normal.

 Les propositions de mon programme "L'AVENIR EN COMMUN" sont déclinées dans ce livret que voici et vous y trouverez l'ensemble des moyens que je propose de mettre en oeuvre.

Ce programme a été validé par de nombreux experts. Il a pour lui la garantie du sérieux et de la réflexion.

Mais à cette heure, honnêtement, notre premier devoir est d'abord de tenir chacune et chacun notre place de citoyen.

Nous sommes collectivement responsables de la façon avec laquelle le  pays va donner à voir sa façon de répliquer.

Le monde entier nous regarde.

Nous sommes engagés dans l'élection la plus importante de notre vie démocratique puisque c'est ce dont dispose les Institutions de la Ve République.

Dès lors notre premier devoir est un devoir de sang-froid, de ne pas céder à la panique, de ne pas se laisser emporter par les émotions, de ne pas se vouer à la haine, la vengeance, les rancunes et par dessus tout  éviter les polémiques grossières et vulgaires qui nous conduiraient à nous montrer les uns les autres du doigt et à se faire des reproches qui seraient les plus malvenus à cette heure.

Les services de sécurité du pays quels que soient ceux qui sont appelés politiquement à présider à sa destinée font pour le mieux ; ils sont efficaces et ils obtiennent des résultats et ils payent leur propre tribut à la lutte dans laquelle ils sont engagés.  Et nous ne devons jamais le perdre de vue.

Dans ces conditions, je souhaiterais, j'espère  que cessent les polémiques, notamment celles qui sont faites contre les responsables actuels du pays. Ce n'est pas cela qu'il faut faire.

Ce n'est pas cela qu'il faut donner à voir ; ce qu'il faut donner à voir c'est notre unité.

Et le fait qu'en aucun cas, quels que soient les moyens qui sont employés contre nous, nous ne cédons jamais, nous n'avons jamais peur.

Et en particulier quand nous sommes engagés dans une élection, ce ne sont pas des meurtriers qui sont en état de l'interrompre. Nous ferons triompher notre cause en faisant triompher nos manières d'être, en les poussant jusqu'au bout. Les valeurs républicaines commandent, exigent que l'on achève dignement cette campagne électorale, c'est à dire en annulant aucune réunion, aucune rencontre d'aucune sorte. La démocratie est plus forte que tous réunis et à la fin bien sûr, c'est elle qui l'emportera. Vous le savez aussi bien que moi.

Dès lors j'appelle tous mes amis à maintenir toutes les rencontres qu'ils avaient prévu d'organiser en fin de journée, qu'ils les tiennent toutes sans exception et je vous appelle, vous qui m'écoutez, à vous joindre à eux pour faire la démonstration du fait que nous ne sommes pas intimidés par les tueurs.

Evidemment dans ces rencontres on aura soin d'avoir un mot pour ceux qui sont morts et de faire la minute de silence que le respect qui est dû à ceux qui meurent pour nous, commande.

Après quoi on continuera à parler, après quoi on continuera à discuter et peut-être même parfois à discuter vivement comme il le faut dans une discussion normale, comme c'est le cas en France chaque fois que l'occasion s'en présente.

Ce dimanche tout le monde le sait, tout le monde le dit,  la configuration du 2ème tour, -c'est à dire qui aura le droit d'y participer-, va se décider à quelques milliers de voix.

 J'ai déjà connu dans le passé des élections où quelques voix ont changé la décision. Je crois me souvenir avec précision du fait qu'en 2002, il aura manqué 2 voix par bureau de vote à Lionel Jospin pour être qualifié pour le second tour et ce fut la première fois que l'extrême-droite fit son entrée à ce deuxième tour

Si bien que chacun d'entre nous doit entrer en lui-même et se demander comment il peut être le plus efficace, à sa patrie, à son avenir, à l'organisation de la discussion qui va avoir lieu pour le 2ème tour.

Pour ma part, entouré des nombreuses équipes qui m'ont accompagné pendant toute cette campagne sur le plan matériel, culturel, intellectuel et dorénavant renforcé du concours de centaines, de milliers d'intellectuels, de travailleurs, de syndicalistes, d'artistes qui dans cette dernière longueur, ont voulu, ont tenu à manifester leur appui à ma candidature, je suis prêt.

Je suis prêt pour ce deuxième tour. Je suis prêt pour gouverner le pays si le pays le décide. Mais chacun d'entre vous doit lui aussi se sentir prêt ou prête à prendre sa décision non par rancoeur, non par calcul, non par animosité contre tel ou tel, mais pour le bien commun.

Le bien commun commande. Tel est le sens fondamental du mot République. C'est la chose commune.

Et ne l'oublions jamais, chacun d'entre nous en est comptable et demain dans le bureau de vote, dimanche, il aura avec son bulletin en toute égalité, avec tous les autres citoyens et citoyennes,dans le secret de l'isoloir, à se répéter. Qu'est-ce qui est bon pour tous ?

Et alors en suivant la feuille de route républicaine : liberté, égalité, fraternité ; nous voterons et nous ferons la France de demain.

BON COURAGE A VOUS LES GENS ! REFLECHISSEZ BIEN.

 

Après ça, plus rien à dire

ah si !

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QUE FAIRE DIMANCHE ? UN JEUNE YOUTUBEUR REPOND

Ajoutée le 21 avr. 2017

Que faire dimanche ? On a d’abord pensé garder ce qu’on ferait dimanche pour nous, mais on trouve qu’il se passe quelque chose de spécial dans cette campagne, et on s’est dit que le mieux était d’en parler, et de vous dire pour qui on votera à Osons Causer - puisqu’on est tous les trois d’accord - et surtout, pourquoi on pense que ce vote vaut le coup.

 

 

 

FILLON ... RENDS L'ARGENT !

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FILLON RENDS L'ARGENT !

François Fillon pensait éviter l'hostilité des élèves de l'école 42 en annulant à la dernière minute sa venue - officiellement pour des raisons de sécurité -, accompagné de son ex-concurrent de la primaire à droite, Alain Juppé, dans cette école de codage informatique fondée par le patron de Free (et co-actionnaire de "L'Obs"), Xavier Niel. Le candidat à la présidentielle avait trouvé une solution de remplacement pour ce déplacement symbolique qui devait montrer une famille LR bel et bien réunie à quatre jours du scrutin : les locaux de la plateforme de musique en streaming, Deezer.

Seulement, voilà, comme à l'école 42, les salariés de Deezer n'étaient pas non plus ravis de cette visite. S'inspirant et reprenant à leur compte ce que les élèves de 42 avait imaginé pour accueillir les anciens Premiers ministres, ils ont affiché sur leurs écrans d'ordinateurs et sur les télévisions un message à l'attention de François Fillon : "Rends l'argent" 

Un autre monde est possible avec Jean-Luc Mélenchon

Le Club de Mediapart

Plus de deux-cents universitaires, chercheur·e·s et enseignant·e·s appellent à l'union autour de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, pour «un vote de raison».
 

Dans cette campagne présidentielle qui bouleverse tous les repères du jeu politique, il faut rappeler la portée majeure de ce scrutin qui déterminera pour la France mais aussi pour l’Europe les grands axes du cadre politique, économique et social des prochaines années. C’est donc avant tout sur des enjeux de politique publique, sur les programmes des candidat·e·s et sur leur capacité à les porter réellement qu’il convient de se déterminer. Notre engagement ne résulte nullement d’une adhésion inconditionnelle à la personne d’un·e candidat·e : il est avant tout raisonné et fondé sur des critères que nous jugeons décisifs.

Pour commencer, tout projet raisonnable d’émancipation doit aujourd’hui prendre pour point de départ la réalité du changement climatique et la nécessité d’une transition écologique qui implique une rupture radicale dans notre mode de production et de consommation. Il est évident que cette rupture ne pourra se faire dans le cadre néolibéral actuel et nécessitera une intervention publique massive, visant à convertir en profondeur notre modèle économique et environnemental. 

Le projet que nous soutiendrons doit simultanément engager une réelle transformation économique et sociale, en n’acceptant aucun compromis avec les forces dominantes de la finance et des grands lobbys industriels, et lutter pied à pied pour réduire fortement la pauvreté et les inégalités, restaurer les services publics et renforcer le pouvoir des salarié·e·s dans l’entreprise.

Ce projet doit aussi en finir avec les politiques désastreuses de l’enseignement et de la recherche, qui soumettent toujours plus l’École et l’Université au diktat du marché sous le prétexte fallacieux d’« autonomie », simple synonyme de mise en concurrence généralisée. Ces politiques n’ont fait que précariser les enseignant·e·s et chercheur·e·s, et reproduire les inégalités dans la jeunesse de notre pays. Il convient donc de leur redonner les conditions de travail et la liberté pédagogique nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Imposé contre la volonté des peuples français et néerlandais qui s’étaient clairement prononcés en 2005, le cadre actuel des traités européens est un carcan qui favorise les dividendes au détriment des salaires et empêche toute politique économique audacieuse de lutte contre le chômage de masse et la précarité. Engager un rapport de force sans état d’âme pour refonder le projet européen est une condition de sa survie et le moyen le plus sûr de donner un coup d’arrêt à la montée de l’extrême droite sur le continent. De même qu’une Sixième République élaborée par les citoyen·ne·s permettra de se doter d’institutions réellement démocratiques, les institutions de l’Europe doivent être refondées pour servir enfin les peuples, et non plus la finance et les pouvoirs économiques dominants. Ajoutons que le beau projet humaniste d’une Europe des peuples, aujourd’hui ruiné et déshonoré par le déficit démocratique de l’UE, les politiques d’austérité et le traitement honteux réservé aux réfugié·e·s, doit impérativement être réhabilité : par une politique généreuse d’accueil et de coopération avec les pays en développement et émergents, et par une lutte impitoyable contre toutes les discriminations racistes.

Enfin, une politique d’indépendance claire à l’écart des grandes puissances, quelles qu’elles soient, apparaît chaque jour plus nécessaire alors que la paix mondiale est en danger.

Des candidat·e·s en lice, seuls Jean-Luc Mélenchon et le programme L’Avenir en commun formulent des propositions qui répondent à ces différents objectifs et, plus encore, engagent une démarche collective cohérente susceptible de leur donner corps et de ne pas trahir une fois de plus les électeurs et les électrices. À quelques jours du premier tour, la dynamique d’union se trouve être désormais celle de la France insoumise : la candidature de Mélenchon est en passe de devenir la candidature unitaire de la gauche. La situation électorale indécise incite plus que jamais à un vote fondé sur l’adhésion à un projet, et non sur des calculs pseudo-rationnels voués à l’échec, comme on a pu le voir avec les primaires. Après des années d’indignation et de résistance face aux régressions sociales et démocratiques, ne passons pas à côté de l’opportunité inédite qui nous est offerte de mettre en œuvre un programme novateur qui concrétise l’essentiel des idées progressistes, qu’il s’agisse du partage des richesses, de l’écologie politique ou encore du féminisme. Elaboré en collaboration étroite avec des intellectuel·le·s critiques, ce programme qui en appelle à l’intelligence et à la solidarité des citoyen·ne·s apparaît comme le seul à même de remettre en cause, à court et surtout à long termes, la montée de l'extrême droite.

C’est pourquoi le 23 avril, pour nous, le vote de la raison,

ce sera Mélenchon.

 
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